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  Date de la dernière modification : 3-04-2017

CHARCOT Jean-Martin CREUTZFELDT Hans-Gerhard CURIE Marie
CHAUSSIER François CRICK Francis CUSHING Harvey Williams
COLLIP James Bertram CROHN Burril Bernard CUVIER Georges
CONN Jérôme William CROUZON Louis Édouard  

Jean-Martin CHARCOT

    Médecin français (Paris, 1825 -  Nièvre, 1893). Avec Guillaume Duchenne, il fut le fondateur de la neurologie moderne et l'un des plus illustres médecins français de la fin du XIXe siècle et le précurseur de la psychopathologie et de nouvelles pratiques en pathologie nerveuse.

   Alors que Charcot enseignait l'anatomie pathologique à l'Université de Paris (1860-1893), il fut nommé en 1862 à l'hôpital parisien de la Salpêtrière, où il devait rester de longues années et où il ouvrit en 1882 ce qui allait devenir la plus grande clinique neurologique d'Europe. L'un de ses plus célèbres étudiants fut, en 1885, Freud, dont l'intérêt pour les origines psychologiques de la névrose fut stimulé par l'emploi que faisait Charcot de l'hypnose, en vue de découvrir une base organique à l'hystérie.

   Sa contribution à l'étude de la physiologie et de la pathologie du système nerveux a été fondamentale. On lui doit notamment la description de la sclérose en plaques et de la sclérose latérale amyotrophique (maladie de Charcot) . Il fut élu membre de l'Académie de médecine (1873) et de l'Académie des sciences (1883). Ses cours, à la Salpêtrière, étaient des événements scientifiques et mondains. Son ouvrage le plus important est le recueil de ses Leçons sur les maladies du système nerveux faites à la Salpêtrière, qui ont été publiées en trois volumes en 1885-1887, puis traduites dans toutes les langues.

   Sous son influence, la maladie mentale commença à être systématiquement analysée ; et l'hystérie, à l'étude de laquelle il se consacra à partir de 1870, fut distinguée des autres affections de l'esprit.     Haut de page.
 

James Bertram COLLIP

      Né en 1892, d'un père fleuriste, Collip fait des études brillantes de physiologie et de biochimie. En 1921, âgé de 29 ans, il est déjà professeur depuis un an, spécialisé dans la chimie du sang et intéressé depuis longtemps par les extraits tissulaires.
      Sa grande joie est de veiller tard la nuit à doser, filtrer, isoler, et purifier diverses substances mystérieuses.
Fred Banting insiste auprès de Mac Leod pour que J. B. Collip fasse partie de l'équipe, car les travaux d'isolement des extraits pancréatiques avancent et il faudra nécessairement isoler les produits en quantité suffisante ce que Banting et Best ne sont pas qualifiés pour faire. Collip comprend le premier que les extraits de pancréas préparés par Banting et Best abaissaient la glycémie du lapin normal, et pas seulement celle du chien diabétique. Il se servira de cette propriété pour tester la puissance de ces extraits.

      D'autre part, alors que Banting et Best subissent des déboires dans l'isolement de la sécrétion pancréatique, Collip fabrique, par des méthodes personnelles, un extrait puissant, permettant à un chien diabétique de former du glycogène dans son foie, tout en faisant baisser considérablement la glycémie. C'est aussi Collip qui le premier reconnaît, devant des convulsions déclenchées chez le lapin par des injections d'extraits pancréatiques, qu'il s'agit d'hypoglycémie. Il prouve son hypothèse en traitant l'animal par administration d'une solution de glucose. Il est clair que sans les travaux de Collip la purification de l'insuline et sa fabrication industrielle n'auraient probablement pas réussi.     Haut de page.
 

Jérôme William CONN

    Médecin américain, né le 24 septembre 1907 à New York, mort le 11 juin 1981, il a décrit le syndrome qui porte son nom. Il s'agit d'une affection rare caractérisée par un adénome, un carcinome, ou une hyperplasie des glomérules et de la zone du cortex surrénal, résultant d'une hypersécrétion d'aldostérone, menant à une rétention du sodium et une perte de l'hydrogène.

    En 1928, après 3 ans passés à l'université Rutgers, il s'inscrit à l'École de Médecine de l'Université de Michigan. Après le crash boursier d'octobre 1928, sa famille a été durement éprouvée financièrement. Puis il s'est marié avec une camarade de classe, Arrière Betty qui a travaillé avec lui dans la recherche clinique.
    Conn a été premier à l'internat en chirurgie, puis, l'année suivante, en médecine interne. Après deux années de résidence officielle médicale il a fait des recherches dans la Division d'Enquête Clinique dans les régions où la population présentait une forte obésité et du diabète. Sa femme a collaboré dans des études du rapport entre obésité et diabète non insulinodépendant. Conn est entré dans la division comme un associé en 1935 et est devenu professeur auxiliaire de médecine interne en 1938.
    Pendant seconde guerre mondiale, en 1943, Conn a dirigé la Division d'Endocrinologie et Métabolisme. 
Il a passé toute sa carrière à l'Université de Michigan. En 1968 il a été nommé le L. H. Newburgh Distinguished Professeur d'Université, qu'il a quittée en 1974.     Haut de page.
 

François CHAUSSIER

    Médecin et anatomiste français, François Chaussier est né à Dijon le 2 juillet 1746, mort à Paris le 19 juin 1828. Il entreprend ses études de médecine à Besançon puis enseigne la médecine et l'anatomie à Dijon.

   Il obtient son doctorat en 1780 et enseigne la médecine légale en 1790. En 1804, il occupe une chair d'obstétrique de la maternité et enseigne aussi la chimie à l'École Polytechnique.
Il est l'auteur d'une nouvelle nomenclature pour les muscles, qui a été en grande partie abandonnée aujourd'hui.     Haut de page.

 

 

Harvey Williams CUSHING

    USA Neurochirurgien américain (Cleveland, 1869 - New Haven, 1939). Fils, petit-fils et arrière-petit-fils de médecin, Harvey Williams Cushing naît à Cleveland (États-Unis) le 8 avril 1869. Après des études au collège de Yale, le jeune homme intègre la Harvard Medical School dont il ressort diplômé en 1895. En quatrième année, il développe sa première contribution à l'histoire de la chirurgie : un appareil visant à contrôler en continu la respiration et le pouls du patient opéré.
    Lors de son internat au Massachusetts General Hospital, c'est aux rayons X, récemment découverts par Rœntgen, que Cushing s'intéresse. Il importe leur utilisation au département de chirurgie du John Hopkins Hospital de Baltimore où il passe quatre années auprès de William Halstead afin de compléter sa formation. Il s'y familiarise avec nombre de techniques chirurgicales de précision et commence à collectionner les anciens livres médicaux, à l'image de son maître à penser William Osler.

    Sur l'insistance de ce dernier, le jeune Cushing s'envole bientôt pour quatorze mois de tours et détours dans les salles d'opérations de toute l'Europe. Son chemin croise celui de médecins de renom comme Horsley, Roux, Kocher, Kronecker et Sherrington. 
    En 1901, Cushing est de retour au John Hopkins Hospital dans le rôle du professeur cette fois. En 1912, après avoir repoussé de nombreuses et prestigieuses propositions de postes, il accepte celui de professeur de chirurgie à l'université de Harvard et devient chirurgien en chef au Peter Bent Brigham Hospital. Pendant vingt ans, il se spécialise en neurochirurgie, notamment dans le traitement des tumeurs intracrâniennes, invente de nouvelles techniques. Ces travaux sur le corps pituitaire et un trouble qui lui est associé (la maladie de Cushing) lui valent une reconnaissance internationale. 
    En 1933, Cushing quitte Harvard pour l'université de Yale à laquelle il fait don de sa remarquable collection de livres médicaux. Lui-même rédige différents ouvrages dont La vie de Sir William Osler, paru en 1925, pour lequel il reçoit le prix Pulitzer. Le fondateur de la neurochirurgie meurt d'une crise cardiaque en 1939, avec plus de 2000 opérations du cerveau à son actif.     Haut de page.
 

Hans-Gerhard CREUTZFELDT

    Hans-Gerhard CREUTZFELDT (1885 - 1964) psychiatre et neurologue allemand (et Alfons Maria JAKOB (1884 - 1931 - médecin neurologue allemand). En 1920 ils font état d’une étrange maladie chez l’homme avec cachexie (maigreur extrême et atteinte grave de l'état général) et troubles de la coordination, se soldant par la mort, et qui ressemble à la tremblante du mouton. Le cerveau des malades est criblé de trous comme une éponge. D’où le nom « d’encéphalopathie spongiforme », donnée à cette maladie qui prendra ensuite le nom de ses découvreurs « Maladie de Creutzfeldt-Jakob ».
    Aujourd'hui, on qualifie de "sporadique" cette forme déjà ancienne d'affection encéphalique, par opposition aux formes familiales (ou génétiques) et iatrogènes, c'est-à-dire acquises au cours d'un acte médical : vaccination, hormonothérapie ...     Haut de page.

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Francis CRICK

    Biophysicien anglais (né à Northampton en 1916 - mort à San Diégo (Californie) le 28 juillet 2004). Francis Crick suit ses études de physique à l'Université de Cambridge où il obtient son doctorat. Il travaille un temps à l'University College de Londres, avant d'accepter, en 1949, un poste au Cavendish Laboratory auprès de Max Perutz et Laurence Bragg. Là, il apprend à utiliser la cristallographie aux rayons X pour déterminer la structure de l'hémoglobine. 
    En 1951, Jim Watson rejoint l'équipe du laboratoire. Plus jeune de douze ans, Watson est séduit par le regard de physicien que Crick pose sur les problèmes de biologie. Ils décident tous deux de se consacrer à l'étude de l'ADN en se basant sur les travaux de Maurice Wilkins, biophysicien néo-zélandais, qui avait montré par cristallographie aux rayons X que l'ADN était composé de structures en spirale se répétant.
    En 1953, Watson et Crick proposent un modèle de structure tridimensionnelle de l'acide désoxyribonucléique et imaginent du même coup le mécanisme qui régit la réplication de l'ADN.
    Ces travaux valent en 1962 un prix Nobel de médecine et de physiologie aux deux chercheurs qu'ils partagent également avec Wilkins. Après ces découvertes constituant le fondement de la biologie moléculaire, Crick se penche sur le déchiffrage du code génétique qui sera élucidé en 1966. Il se tourne ensuite vers la biologie du développement avant d'entrer en 1973 au Salk Institute for Biological Studies (Californie) pour participer à des recherches en neurobiologie.     Haut de page.                  Retour à la page "ADN"
 

 Burril Bernard CROHN

    Gastroentérologue américain, né en 1884, mort en 1956.
    En 1932, Burril B. Crohn, médecin américain, a donné son nom à la maladie en décrivant 14 cas de l'affection localisée à la moitié terminale de l'intestin grêle (iléon). Il a mis en lumière la spécificité des lésions laissées par la maladie. Par la suite, on a pu constater que ces lésions spécifiques pouvaient être localisées à différents endroits des intestins, bien que 40 à 50% des cas soient localisés à l'iléon (iléite régionale-terminale).
    Au moment il a décrit "sa" maladie, en 1932, Crohn était médecin à l' Hôpital du Mont Sinaï où il a travaillé avec le neurologue Bernard Sachs (1858-1944). Là il a bientôt construit une très grande et prospère réception pour les malades atteints d'entérocolite où il est devenu chef du département de gastroentérologie. Il a soigné des malades venant de tous les USA, et même d'Europe.
Crohn a été professionnellement actif jusqu'à l'âge de 88 ans.     Haut de page.


Louis Édouard Octave CROUZON

   Neurologue français né à Paris en 1874, d'un père français et d'une mère flamande, mort à Paris en 1938. Avant son entrée dans la Faculté de Médecine à l'Université de sa ville native de Paris il avait déjà été influencé par Pierre Marie Félix Janet (1859-1947) et avait montré son intérêt pour la psychologie. Étudiant à Paris il a été très influencé par Paul Georges Dieulafoy (1839-1911), par Joseph Jules François Félix Babinski (1857-1932) et surtout par Pierre Marie (1853-1940).

    Devenu médecin en 1900, il a fait son troisième cycle avec Philippe Charles Ernest Gaucher (1854-1918). Il est devenu ensuite chef de clinique et de laboratoire à l'Hôtel Dieu en 1906, puis à Médecin des hôpitaux en 1912. Pendant la première Guerre mondiale il a été attaché au service des ambulances, et était responsable d'un service neurologique militaire. Les capacités d'organisation qu'il a développées pendant cette période ont été employées ensuite dans des activités sociales et de santé communautaire. Après que la guerre Crouzon a poursuivi ses travaux sur les dystrophies héréditaires, et en particulier sur les ataxies héréditaires du cervelet, les difformités de la colonne vertébrale et les désordres rhumatismaux chroniques.
    Crouzon est resté à la Salpêtrière de 1919 jusqu'à sa retraite. Il est devenu président de la Société Neurologique de Paris et secrétaire de la Revue Neurologique. Il a publié beaucoup d'articles sur la neuropathologie et sur l'arthrite chronique des personnes âgées au long séjour de la Salpêtrière. Une chaire spéciale d'assistance médicosociale a été créée pour lui, à laquelle il a été nommé en 1937. Crouzon était décoré de la Croix Guerre et commandant de la Légion d'Honneur.     Haut de page.


Marie CURIE, née Marya Salomea SKLODOWSKA

    Physicienne et chimiste française, née le 7 novembre 1867 à Varsovie (Pologne) de parents enseignants, morte le 4 juillet 1934 à Sancellemoz. A 16 ans, le 12 juin 1983, elle reçoit la médaille d'or de son gymnase (lycée), puis passe une année chez des parents en province. Pour permettre à sa sœur Bronia de faire des études universitaires à Paris, elle devient institutrice jusqu'en 1890. Pressée par sa sœur, Marya arrive à Paris en 1891 et s'inscrit à la Sorbonne. En 1893 elle commence une licence de physique et rencontre Pierre Curie l'année suivante. Ses diplômes sont obtenus brillamment : première en physique, deuxième en mathématiques. Pierre Curie et Marie Sklodowska se marient le 25 juillet 1895.
    En 1896, Marie est reçue première au concours de l'agrégation. En 1897, elle donne naissance à leur première fille Irène (elle en aura une deuxième).
    Les découvertes sur les rayonnements (RX par Roentgen, rayons uraniques par Becquerel) le passionnent et, en 1897 elle commence une thèse sur les propriétés des rayonnements ionisants. Avec son mari Pierre, elle découvre le polonium et le radium en 1898.
    C'est en 1903 que Marie Curie présente sa thèse "Recherches sur les substances radioactives" et, la même année, les époux Curie reçoivent le prix Nobel de physique, partagé avec Henri Becquerel. Le 19 avril 1906, Pierre Curie meurt, victime d'un accident sur la voie publique. Elle va remplacer son mari à la Sorbonne et devient titulaire de la chaire de physique, devenant ainsi la première femme professeur de la Sorbonne. En 1910, elle isole le radium pur et obtient le prix Nobel de chimie en 1911. Elle va ensuite créer l'Institut du Radium en 1914
    Pendant la première guerre mondiale, elle a une idée de génie en créant les premières voitures radiologiques. En 1920, un entretien avec une journaliste américaine va changer sa vie. Elle se rend aus États-Unis en 1921 puis acquiert rapidement une renommée internationale. Le 15 janvier 1934 sa fille Irène Curie et son mari Frédéric Joliot découvrent la radioactivité artificielle. Le 4 juillet 1934 Marie Curie meurt d'une leucémie, suite aux expositions répétées au rayonnement du radium.     Haut de page.


Georges CUVIER

    Naturaliste français, né à Montbéliard en 1769, mort à Paris en 1832. C'est à l'université Caroline, en Allemagne, qu'il étudie les sciences économiques et juridiques, mais il s'intéresse aussi à l'histoire naturelle et à l'anatomie comparée. Plus tard, il rencontre un passionné d'histoire naturelle : l'abbé A. H. TESSIER (1741 - 1837) et entre ainsi au Muséum d'Histoire Naturelle à Paris.
    En 1795, Cuvier est nommé enseignant assistant d'anatomie comparée au Muséum où il deviendra bientôt le scientifique le plus titré et honoré de son temps.
    En 1799, il devient titulaire de la chaire d'histoire naturelle au Collège de France, puis, en 1802, directeur du Muséum. Membre de l'Académie des sciences, de l'Académie Française et de beaucoup d'autres à travers le monde, il s'impose bientôt comme spécialiste de l'anatomie comparée et fondateur de la paléontologie.

    Il pose les bases des classifications actuelles dans les grands groupes animaux dans son livre le Règne animal distribué selon son organisation (1817) et énonce le principe de corrélation des parties selon lequel chaque organe est lié dans son fonctionnement à tous les autres (un mammifère à cornes possède toujours des sabots et des molaires usées, mange de l'herbe et rumine). Il reste néanmoins entêté sur la théorie du fixisme, allant même jusqu'à s'opposer violemment à son ami Geoffroy Saint-Hilaire, plus nuancé, ainsi qu'à Lamarck, tenant de la théorie transformiste.
    En 1831, il est élu président du Conseil d'Etat et déclaré pair de France. L'année suivante, il est nommé de Ministre de l'Intérieur, mais il s'éteindra quelques semaines plus tard, à l'âge de soixante-trois ans.     Haut de page.

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