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  Date de la dernière modification : 3-04-2017

FANCONI Guido FLEMMING Alexander FORESTIER Jacques
FIESSINGER Noël FÖLLING Asbjorn FREUD Sigmund


Guido FANCONI

   Pédiatre suisse né le 1er janvier 1892 dans le canton des Grisons en Suisse, mort en 1979. Diplômé de l'Université de Zurich en 1918, il a également exercé à Lausanne, Munich et Berne.
    En 1929, il est nommé directeur de l'Hôpital des Enfants et titulaire de la chaire de pédiatrie de l'Université de Zurich.
    En 1930, préconisant les fruits crus dans le traitement des diarrhées infantiles, il devient le précurseur des médicaments à base de pectine. C'est l'un des fondateurs de la pédiatrie moderne. Il intervient dans des domaines très variés comme les déshydratations et les équilibres hydroélectrolytiques, le rachitisme et le métabolisme du calcium, la pneumonie, entre autres.
    Jusqu'en 1962, il est le secrétaire général de l'Association Pédiatrique Internationale et il s'est occupé des enfants défavorisés des pays sous-développés.


Noël FIESSINGER

    Anatomiste français, né le 24 décembre 1881 à Thaon Les Vosges ; mort le 15 janvier 1946 à Paris. Éponymes associés : maladie de Reiter, syndrome de Stevens Johnson. Ce syndrome est caractérisé par un érythème sévère multiforme avec éruption de la peau et lésions de la muqueuse buccale, génitale et anale, des hémorragies qui encroûte les lèvres, associées à de la fièvre, des maux de tête et une arthralgie.
    Noël Fiessinger descend d'une famille de médecins alsaciens. Il a étudié à Lyon et Paris où il a obtenu son doctorat en 1908. Il est devenu des Chef de clinique à Lyon et Paris en 1910. 

    Les plus hautes responsabilités dans les hôpitaux de Paris lui ont été confiées. Il était responsable du grand laboratoire de l'Hôpital Beaujon, et en 1931 a été nommé à la chaire de médecine expérimentale et la chaire renommée de médecine clinique à l'Hôtel-Dieu.
En 1908 Fiessinger a élucidé l'histogenèse de la cirrhose. Ce processus dégénératif des cellules du foie est le même quel que soient les conditions, pathologiques ou autres, qui la déterminent. Il a démontré l'existence d'enzymes dans les globules blancs du sang, et a montré que ces cellules, d'après leur type, contiennent des protéases ou lipases. 
    Pendant la première guerre mondiale, il a fait des observations majeures dans la biologie des blessures de guerre. Après la guerre Fiessinger s'est révélé être un  physiologiste éminent. Il était parmi les premier à définir les principes d'exploration utilitaires d'un organe qu'il a appliqués avec succès au foie, à travers de nouvelles épreuves comme le galactose et la teinture rose de Bengale. Il a découvert la maladie Fiessinger-Leroy-Reiter. Il a eu une influence considérable sur le monde médical de son époque.     Haut de page.

 
Alexander FLEMMING (Sir)

   Alexander Fleming est né dans une ferme du Ayrshire ('Écosse), le 6 août 1881, mort le 11 mars 1955 à Londres. En juillet 1901, il obtient une bourse de début d'études en médecine à la St. Mary's Hospital Medical School où il présentera une thèse sur les infections microbiennes et les moyens de les combattre. Il obtient son diplôme de docteur en médecine et une médaille d'or de l'université de Londres, en 1908. Comme il pense devenir chirurgien, Alexander Fleming obtient le titre de Compagnon du Collège royal des chirurgiens. 
    Alexander Fleming commence ses travaux sur le traitement des infections bactériennes, qui à l'époque font des ravages. Il dispose pour cela d'un petit laboratoire de recherche en sous-sol au centre d'inoculation de l'hôpital St. Mary's, qui deviendra par la suite l'Institut Wright-Fleming. En septembre 1915 Fleming épouse Sarah Marion Mac Elroy, une infirmière. Il est nommé professeur de bactériologie, en 1928. 
    Le 3 septembre 1928, alors qu'il observe l'inhibition de la croissance de colonies staphylococciques sur une boîte de Pétri, contenant une culture de bactéries se développant sur une couche d'agar-agar, une moisissure verte, ressemblant à celle du fromage de Roquefort, trouble sa culture. Alexander Fleming observe que la moisissure verte a littéralement anéanti la culture de bactéries. Il constatera bien vite que cette moisissure est active sur un grand nombre de bactéries.

    Au microscope il découvre un champignon, qu'il appellera "penicillium notatum". La substance antibactérienne portera le nom de pénicilline, tiré du nom latin du champignon "penicillium". Il présente sa découverte fabuleuse devant le gratin de la science et de la médecine du Medical Research Club, qui reste cependant sceptique, le 13 février 1929.
    Ce n'est que 12 ans plus tard que sa découverte prend toute son importance au niveau médical, avec les travaux majeurs de Sir Howard Florey et de son équipe de l'université d'Oxford, avec Ernst Boris Chain. Ces derniers réussissent l'extraction et la purification de la pénicilline qui peut être utilisable, bien que semi-pure. Le 16 août 1941, l'effet thérapeutique de la pénicilline et son innocuité sont reconnus. 

    En 1943, il aide à soigner à la pénicilline l'infection d'un adolescent, présentant une septicémie. Après utilisation de la pénicilline, la fièvre est tombée spectaculairement et, après trois jours, le malade était apparemment guéri. En ces temps de guerre, c'est au Canada et aux États-Unis principalement que la pénicilline est mise au point en vue de son exploitation commerciale. Chaque dose coûte une fortune. Mais la substance sera vitale pour vaincre non seulement les infections des plaies de soldats blessés, mais pour combattre des épidémies de fièvre typhoïde et de typhus.

   Alexander Fleming portera pour le reste de sa vie les honneurs de sa découverte : il est fait membre de la Royal Society de Londres en1943, reçoit la Croix de Chevalier en1944, est anobli par le roi George VI en Juillet 1944 ; le 7 décembre 1945 Alexander Fleming partage le prix Nobel de médecine avec Howard Florey et Ernst Boris Chain, pour leurs contributions à la mise au point du traitement antibiotique par la pénicilline et leurs apports au développement de la médecine moderne.     Haut de page.


Asbjorn FÖLLING

    Médecin et biochimiste norvégien né en 1888, mort en 1973.  Il a décrit la maladie qui porte son nom (plus connue maintenant sous le nom de PCU ou phénylcétonurie). En 1934, Asbjorn Fölling a rapporté qu'il avait découvert la cause de retard mental chez deux enfants. La maladie, phénylcétonurie, est encore appelée la maladie de Fölling en Norvège. Cet article retrace toutes les étapes qui l'ont mené à la découverte de la cause de phénylcétonurie.

    Asbjorn Fölling fut médecin à Oslo, puis s'est spécialisé dans les applications de la chimie à la médecine. Une réaction au phénylpyruvate en excès et au chlorure ferrique a provoqué un changement de couleur aux échantillons de l'urine acidifiée des enfants Egeland. Fölling a testé ensuite de nombreux enfants présentant un retard mental et a trouvé que huit d'eux avaient aussi une phénylcétonurie.
    La découverte a été publiée dans norvégien et allemand dans 6 mois des expériences originales. Il a aussi permis d'améliorer les régimes alimentaires de ces enfants.     Haut de page.

 
Jacques FORESTIER

   Né en 1890, mort en 1978, le français Jacques FORESTIER a été le plus grand rhumatologue de sa génération. Au congrès international de rhumatologie en 1977 à San Francisco où il était présent, un hommage solennel lui a été rendu à la séance d'inauguration devant tous les participants.
    Et cependant il n'était ni professeur ni médecin des hôpitaux. Après son Internat en médecine il est devenu médecin thermal à Aix-les-Bains, où son père Henri FORESTIER était déjà installé. Après la guerre de 14-18 durant laquelle il s'est distingué comme médecin d'une unité de zouaves, il a commencé son Internat à l'Assistance Publique de Paris où il a mis au point le radiodiagnostic par le lipiodol.
    Utilisée pour la première fois chez l'homme, la méthode a permis un repérage précis de compression médullaire et a été utilisée par tous les neurochirurgiens jusqu'à une date récente, remplacée alors par les techniques du scanner et de l'IRM.

    FORESTIER l'applique ensuite au radiodiagnostic de l'appareil bronchique puis à l'urètre, à l'utérus, aux veines et au système artériel. Invité aux États-Unis en 1925 par la Société Américaine de Radiologie, le « docteur lipiodol » obtint un succès considérable. Pendant les trois mois de son séjour, il présente sa méthode dans la plupart des centres médicaux de l'Amérique du Nord. De son côté, il est impressionné par l'organisation et les méthodes de travail américaines. Il décide de s'en inspirer lorsque, après avoir hésité, il s'installe à Aix-les-Bains pour prendre la succession de son père, médecin thermal réputé. Les découvertes vont suivre et se succéder après la Première Guerre, pendant et après la Deuxième Guerre.
    Le 1er mars 1929 le traitement de la polyarthrite rhumatoïde par les sels d'or à partir des quinze premiers malades de sa série est présenté à la tribune de la Société Médicale des Hôpitaux de Paris, communication historique à laquelle fait suite un article confirmatif dans LANCET (27 février 1932).
    C'est la première fois qu'un traitement se montre efficace pour améliorer nettement les signes et l'évolution dans une maladie longue, douloureuse et invalidante. La méthode se généralise en Europe, plus difficilement aux États-Unis en raison des accidents cutanés et rénaux possibles. Elle a été utilisée largement dans le monde jusqu'à la fin des années quatre-vingt ; supplantée peu à peu par le traitement corticoïde symptomatique et le méthotrexate après essai d'autres substances (antipaludéens, pénicillamine, ciclosporine, etc.).

    En 1931, il distingue clairement et pour la première fois en particulier grâce à l'apport de la vitesse de sédimentation globulaire, les rhumatismes inflammatoires qui comprennent les arthrites et les rhumatismes dégénératifs auxquels convient le mot allemand « d'arthroses ».
    En 1934 il montre que la clef du diagnostic précoce de la spondylarthrite ankylosante est dans la radiographie des sacro-iliaques.
    En 1953, il établit l'existence dans la pathologie du rachis, à côté de l'arthrose et de la dégénérescence discale, de l'hyperostose sénile observée volontiers chez des sujets athlétiques, qui raidit certes mais qui n'est pas douloureuse et n'appelle pas de traitement. Dans le monde rhumatologique, c'est la « maladie de Forestier ».
    En 1955, c'est la description à partir de vingt-cinq observations suivies avec un recul important de la pseudopolyarthrite rhizomélique (polymyalgia reumatica) que certains de ses élèves ont appelé la deuxième maladie de FORESTIER.     Haut de page.
 

Sigmund FREUD

    Sigmund Freud est né à Freiberg (Moravie) le 6 mai 1856, mort le 23 septembre 1939 en Angleterre. En 1860, son père fait faillite et la famille se réfugie à Vienne. C'est dans cette ville que Sigmund obtient son baccalauréat et fait ses études de médecine.
    En 1876, il entre au laboratoire de Ernst Wilhelm Brücke et y commence une carrière en anatomophysiologie du système nerveux. Diplômé de médecine en 1881, il se marie le 14 septembre 1886 et aura trois enfants. Il entre ensuite dans le service psychiatrique du professeur Theodor Meynert.
    En 1885, à l'occasion d'une étude sur la cocaïne, il met en évidence ses propriétés analgésiques et publie "Über coca", un ouvrage louant les vertus de la substance mais qui lui sera plus tard reproché par le corps médical viennois.

    En 1885 Sigmund Freud va faire un stage à Paris, dans le service du neurologue français Jean Charcot. A l'hôpital de la Salpêtrière, Freud observe les manifestations de l'hystérie, les effets de l'hypnotisme et la suggestion. Il propose à Charcot de traduire certains de ses ouvrages en allemand : "Leçons sur les maladies du système nerveux" est publié en 1886. 
    Après un bref séjour à Berlin où il s'intéresse à la neuropathologie infantile Freud retourne à Vienne et y ouvre son propre cabinet de consultation. Il utilise l'électrothérapie et l'hypnose, mais recherche constamment de nouveaux moyens thérapeutiques.
    En 1889, il se rend à Nancy étudier les méthodes du professeur Hippolyte Bernheim pour lequel l'hypnotisme n'existe pas réellement. Pendant dix ans, Freud va se consacrer entièrement au traitement des malades et créer jour après jour la psychanalyse.

    Le cas d'Anna O., relaté par Joseph Breuer dans "Études sur l'hystérie", est traditionnellement reconnu comme le premier pas vers la théorie freudienne. Les deux médecins, qui se connaissent de longue date, sont amenés à se pencher sur les symptômes d'hystérie présentés par cette jeune femme. Au fur et à mesure des consultations, Freud met en évidence l'origine des manifestations : pour lui, "l'accès hystérique est un souvenir, la revivification hallucinatoire d'une scène ayant joué un rôle important dans la maladie".
    Entre 1887 et 1902, il travaille à élucider les mécanismes du refoulement et la formation des symptômes, découvre l'Œdipe (1897) et rédige "l'Interprétation des rêves" (1900) qui fait pour la première fois du rêve un objet d'étude scientifique.
    En 1905, il publie "Trois essais sur la théorie de la sexualité", second ouvrage capital avec "le Mot d'esprit dans ses rapports avec l'Inconscient". La psychanalyse est devenue la théorie du fonctionnement de l'appareil psychique. Et cette théorie fait des émules …

    Sous la forme de la Société psychologique du mercredi d'abord, institution analytique créée en 1902 qui regroupe les premiers disciples de Freud comme Paul Federn et Carl Gustav Jung, puis sous celle de la Société psychanalytique de Vienne (1908).
    Entre 1910 et 1930, Freud fait publier un certain nombre d'ouvrages. Parmi eux, "Totem et tabou" (1913) qui lui permet d'introduire la notion de "narcissisme" à travers l'histoire des origines de l'humanité.
    En 1920, c'est "Au-delà du principe de Plaisir" ; Freud y expose ce qu'il désigne comme les pulsions de vie et de mort et soumet le modèle de l'appareil psychique faisant intervenir le Moi, le Ça et le Surmoi. Enfin, appliquant les théories psychanalytiques aux civilisations, il dénonce, d'abord dans "L'avenir d'une illusion" (1927) puis dans "Malaise d'une civilisation" (1929), le poids que la religion et la morale civilisée imposent à l'enfant.

    En 1930, Freud reçoit le prix Goethe et ainsi la reconnaissance de l'Allemagne. Mais Hitler se profile à l'horizon et quatre ans plus tard, les nazis brûlent ses livres à Berlin. Freud est alors contraint à l'exil. Il quitte Vienne en 1938 pour s'installer en Angleterre où il continue à traiter de rares patients.
    Opéré une première fois en 1923 pour un début de cancer à la mâchoire, Freud souffrira tant de la progression du mal que le 21 septembre 1939, il demande à son médecin d'abréger son calvaire. Deux centigrammes de morphine le plongent dans le coma. La mort surviendra deux jours plus tard.     Haut de page.
 

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