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  Date de la dernière modification : 3-04-2017

HAHNEMANN Christian HAYEM Georges HOFFMANN Jules
HAIG David HEIMLICH Henry Jay HORNER Johann Friedrich
HALLPIKE Charles Skinner HIRSCHPRUNG Harald HORTON Bayard Taylor
HANOT Victor Charles HODGKIN Thomas  


Christian Friedrich Samuel HAHNEMANN

    Médecin allemand, né le 10 avril 1755 à Meissen (Allemagne), mort le 2 juillet 1843 à Paris. Il est le fondateur de l'Homéopathie. 
     Pendant toute son enfance, Hahnemann poursuivit vigoureusement ses études et devint un linguiste talentueux, spécialisé en Allemand, Anglais, Français, Italien, Grec, Hébreu, Latin et Arabe. Vers la fin de son adolescence, il développa un intérêt pour les sciences, et la médecine en particulier. Il reçut une formation de médecin à Leipzig et à Vienne, avant d'obtenir finalement son diplôme à Erlangen, en 1779. 
     En 1782, à l'âge de 27 ans, Hahnemann épousa Johanna Henriette Kuchler, la fille d'un apothicaire. Ils fondèrent une famille de 11 enfants en tout - 9 filles et 2 garçons. Hahnemann devint Docteur en Médecine en 1781 et pratiqua la médecine conventionnelle. Durant les premières années de son mariage, il gagna sa vie en exerçant la médecine et en traduisant des textes médicaux et scientifiques. 

     Au cours de ses 10 premières années d'exercice, Hahnemann traitait autant que possible ses patients par des régimes et de l'exercice, utilisant un minimum de médicaments ou d'autres pratiques nocives. En 1790, il sentit que même ainsi il ne pouvait plus continuer, et renonça complètement à l'exercice de la médecine. 
     Pendant quelques temps, Hahnemann vécut avec sa femme et ses enfants dans un état de pauvreté considérable, gagnant sa vie uniquement d'écriture et de traductions. Un ami l'a décrit à cette période comme vivant avec sa famille dans une seule pièce séparée par un rideau, poursuivant ses propres investigations le jour, et veillant une nuit sur deux pour faire du travail de traduction et nourrir sa famille.
    Hahnemann trouva d'abord par hasard le phénomène qui fut plus tard appelé l'action homéopathique des médicaments, l'année où il renonça à l'exercice de la médecine. En traduisant Un Traité sur la Matière Médicale par le médecin d'Édimbourg William Cullen, il lut que le médicament cinchona (china ou quinine) était efficace dans le traitement de la malaria parce qu'il était amer et astringent, et avait un effet tonifiant sur l'estomac. Hahnemann ne fut pas satisfait par cette déclaration car, si elle était vrai, alors toutes les substances amères, astringentes seraient aussi efficaces dans le traitement de la malaria, et elles ne l'étaient pas.

     Hahnemann décida d'expérimenter les effets du cinchona sur lui-même et découvrit que les effets secondaires, ou symptômes, qu'il produisait en lui étaient semblables aux symptômes de la malaria. Il s'interrogea par la suite sur le fait que l'action curative du médicament pouvait reposer sur la similarité entre les symptômes de la maladie malarienne et les symptômes capables d'être produits par le médicament.
    D'où la première expérimentation homéopathique, et la découverte de la première loi de l'homéopathie : Similia similibus curentur, ou "les semblables guérissent les semblables". Hahnemann nomma cette nouvelle thérapie "Homéo" (semblable) "pathie" (souffrance). Il commença donc à tester d'autres médicaments le jour, tels que la belladone, le camphre et l'aconit, pour étudier les symptômes qu'ils provoquaient. Au vu des résultats de ces expérimentations, il commença à penser sérieusement à un nouveau principe médical, le principe de guérison par les semblables, mais ses méthodes furent accueillies avec incrédulité et ridicule par ses contemporains.

     Bien que ses patients fissent l'expérience de guérisons profondes vérifiant solidement ses théories, Hahnemann fut considéré comme un paria parce que sa méthode de dose unique et minimale menaçait la fondation financière des puissants apothicaires. Hahnemann chercha à réduire la dose au point de ne plus avoir aucun effet secondaire mais ne fut pas satisfait car cette avancée diminuait la force d'action de la dose. Il expérimenta donc une nouvelle méthode selon laquelle, après chaque dilution, il secouerait la substance énergiquement. Il l'appela la "succussion", développant ainsi l'aspect énergétique de l'homéopathie. On ne sait pas comment Hahnemann expliquait cette méthode de "potentialisation" (toujours scientifiquement inexplicable).
     En 1810, Hahnemann publia la première des six éditions de L'Organon, qui définissait clairement sa philosophie homéopathique. La même année, 80 000 hommes furent tués lorsque Napoléon attaqua Leipzig. Le traitement des survivants par la méthode homéopathique d'Hahnemann, et aussi des victimes de la grande épidémie de typhus qui suivit le siège, fut couronné de succès et sa réputation, ainsi que celle de l'homéopathie, se propagea davantage.

    Hahnemann enseigna à la Faculté de Leipzig, où ses cours se transformaient en diatribes à la langue acérée contre les pratiques dangereuses de la médecine conventionnelle, alors surnommée "Ouragan Violent" par ses étudiants. En 1821, Hahnemann avait expérimenté soixante-six remèdes et publié sa Matière Médicale Pure en six volumes. En 1831, le Choléra gagna l'Europe Centrale. Hahnemann publia des articles sur le traitement homéopathique de la maladie, et fut à l'origine du déploiement de l'homéopathie dont le taux de guérison était de 96 %, comparé au taux de 41 % de l'allopathie.
     En 1834, Hahnemann fit la connaissance de Mademoiselle Marie Mélanie d'Hervilly, une Parisienne avant-gardiste. Il se marièrent (lui en seconde noce, elle en première) en moins de six mois, et s'installèrent à Paris. En dépit du fait qu'il avait plus du double de son âge, ils restèrent très proches, lui exerçant activement, et elle travaillant à ses côtés jusqu'au 2 juillet 1843, quand Hahnemann mourut à Paris, à l'âge de quatre-vingt-huit ans.      Haut de page.


David M. HAIG

Immunologiste vétérinaire anglais.    

   En 1960, il travaille sur les ovins malades et réussit à contaminer des souris avec des extraits encéphaliques de moutons atteints de scrapie (tremblante). Il démontre ainsi le caractère interspécifique (entre espèces différentes) de la contamination.  

   Directeur du département de virologie et chef de programme au Moredun Research Institute (créé en 1920 par Animal Diseases Research), il se spécialise dans des travaux sur les virus, les zoonoses virales et l'étude du génome des PPV (parapoxvirus).    
Moredun Research Institute : Pentlands Science Park, Bush Loan, Midlothian, EH26 0PZ, Scotland, UK        Haut de page.              Retour à la page "Les Prions"


Victor Charles HANOT

Médecin français né le 6 juillet 1844 à Paris, mort le 28 octobre 1896, à 52 ans (suicide ?) Il obtient son doctorat de médecine à l'hôpital Saint Antoine puis devient professeur agrégé en médecine générale et éditeur en chef des Archives Générales de Médecine. Il s'est consacré aux maladies du foie et c'est en 1875 qu'il découvre pour la première fois la cirrhose hypertrophique avec ictère chronique.       Haut de page.


Georges HAYEM


    Médecin français, né en 1841 à Paris, mort en 1933. Médecin des Hôpitaux, professeur de thérapeutique et de clinique médicale.

    Georges HAYEM a obtenu son DES de médecine en 1868 et son agrégation de médecine en 1872. En 1986, il devient membre de l'Académie de Médecine. Il fut l'un des fondateurs de l'hématologie et a mis au point l'hémocytomètre pour le comptage des plaquettes (ou thrombocytes), une solution pour compter les hématies, entre autres. 
    Extrait d'une citation du Pr. Baruk : "Pendant des siècles et des siècles, la médecine ne considérait que les organes et négligeait le milieu intérieur, le sang. C'est le célèbre Professeur G. Hayem qui découvrit le sang, l'étudia à fond, découvrit les mystères de la coagulation avec les hématoblastes, ceux de l'hémolyse, décrivit les ictères hémolytiques, décrivit les maladies de l'estomac et du tube digestif."
    On lui doit également la mise au point d'une solution isotonique qui lui a permis de sauver de la déshydratation un nombre conséquent de ses malades pendant les grandes épidémies de choléra. Ce succès lui valut d'ailleurs le surnom de "Dr choléra".        Haut de page.
 

Henry Jay HEIMLICH

    Médecin américain (spécialisé en chirurgie thoracique) né en 1920, Henry J. HEIMLICH s'est rendu mondialement célèbre pour la manœuvre de HEIMLICH qui permet de désobstruer les voies aériennes supérieures accidentellement obstruées. Diplômé de l'Hospital-Cornell University Medical Center de New York où il exerce pendant de nombreuses années, il est transféré en 1977 à l'université Xavier de Cincinnati (c'est une institution jésuite) dans l'Ohio, où il obtient une chaire de professeur de sciences cliniques avancées.

    En 1955, il publie un article dans lequel il décrit une opération de remplacement de l'œsophage qu'il a pratiqué sur des chiens. Or, en Roumanie, le docteur Graviliu avait déjà pratiqué cette intervention chirurgicale sur des humains. Un an plus tard, en 1956, Heimlich se rend en Roumanie et assiste le Dr Graviliu. En 1957, de retour aux États-Unis, il publie un article dans lequel il reconnaît que Graviliu a mis au point cette opération, mais, dans les années qui suivirent, il semble qu'il se soit progressivement approprié cette technique, parlant d'abord de l'opération de Graviliu, puis de Graviliu et Heimlich et enfin d'opération de Heimlich.

Très récemment, en 2003, de nombreux emails ont circulé accusant Heimlich d'avoir récupéré à son compte la technique opératoire de Graviliu - démenti mis en ligne sur le site du Heimlich Institute, ( http://www.heimlichinstitute.org ) fondé en 1960 à New York, déménagé 30 ans plus tard à Cincinnati.
 
    Il est décédé le 17 décembre 2016 à Cincinnati, à l'âge de 96 ans.      Haut de page.
 

Harald HIRSCHPRUNG (ou HIRSCHSPRUNG)

   Pédiatre danois, né le 14 décembre 1830 à Copenhague, mort le 11 avril 1916.

   Son père avait comme projet de le nommer à sa succession dans l'affaire de négoce de tabac qu'il dirigeait, mais Harald voulait devenir médecin. Brillant élève, il obtient son diplôme en 1855 et s'intéresse très tôt aux pathologies viscérales et à la gastroentérologie. En 1861, il passe don doctorat et approfondit ses connaissances sur les dysfonctionnements intestinaux, tout en publiant de nombreux ouvrages. Il est ensuite nommé comme médecin chef de pédiatrie à l'hôpital pour enfants de la Reine Louisa en 1891.
    Relativement timide devant une assemblée, il organise ses cours pour des petits groupes et fait preuve d'un grand intérêt pour tous les domaines de la médecine. A l'âge de 74 ans, Harald HIRSCHPRUNG est atteint d'une sclérose cérébrale et doit abandonner ses activités hospitalières. Il continue cependant à travailler sur la maladie qui porte son nom et entrevoit le fait qu'elle puisse résulter d'une anomalie du développement embryonnaire.
    C'est en 1901 que cette hypothèse est confirmée, lorsque d'autres médecins constatent l'absence de ganglions nerveux dans une zone du côlon.      Haut de page.


Thomas HODGKIN

    Médecin anglais, né en 1798 à Pentonville, mort en 1866 à Jaffa. Thomas Hodgkin était anatomopathologiste, et a donné en 1832 la première description de la maladie qui reçut son nom en 1865. Un siècle plus tard, des progrès décisifs, stimulant les recherches sur les thérapeutiques anticancéreuses allaient largement contribuer à la compréhension de cette pathologie.
    Issu d'une modeste famille de quakers (son père, enseignant cultivé est allé en France au début de la Révolution), il reçoit une éducation ouverte sur les sciences, puis fait un stage d'apothicaire avant d'entamer ses études de médecine. Il séjourne à Paris auprès de Laennec (avec qui il parle en français, ou en latin devant les malades) dont il importe le stéthoscope à Londres, avant de recevoir son diplôme de médecin à Edimbourg.

    Deux ans plus tard, à 27 ans, après avoir voyagé en Italie, en Suisse et en France, il devient professeur et conservateur du musée anatomique du Guy's Hospital de Londres. Il y développe la méthode anatomoclinique, confrontant les données cliniques avec celles de l'autopsie complétée par l'examen des tissus au microscope.
    C'est ainsi qu'il identifie la maladie qui devait porter son nom à partir de sept cas d'adénopathies qu'il présente à la Medico-Chirurgical Society. Sa brillante carrière de pathologiste est interrompue en 1837 à la suite d'un différend avec le trésorier de l'hôpital qui lui fait préférer un obscur médecin pour un poste qu'il avait brigué. Il démissionne alors de toutes ses fonctions officielles pour se tourner vers la pratique privée. Il est mort en 1866 d'une dysenterie.      Haut de page.
 

Jules HOFFMANN

   Biologiste français, né le 2 août 1941 à Echternach (Luxembourg), Jules HOFFMANN écrit à 17 ans son premier article scientifique sur les criquets du Grand-duché.  En 1961, il commence ses études à l'université de Strasbourg et soutient sa thèse sur "Les mécanismes de défense antimicrobiens chez les insectes". Docteur en sciences naturelles en 1963, il entre au CNRS en 1964 puis obtient son doctorat ès sciences en 1969. En 1970, il obtient la nationalité française. Jules Hoffmann est actuellement directeur de recherches émérite au CNRS, où il a créé et dirigé l'unité "Réponse immunitaire et développement chez les insectes". Il a aussi dirigé l'IBMC (Institut de biologie moléculaire et cellulaire de l'Université de Strasbourg) jusqu'en 2004.
   Dès 1987 il est correspondant de l'Académie des sciences, en devient membre en 1992, puis président pour 2006 et 2007. Il est aussi membre des Académies des sciences des Etats-Unis, d'Allemagne et de Russie.
   Le 3 octobre 2001, il reçoit, avec ses collègues américain Bruce BEUTLER et canadien Ralph STEINMAN (décédé quelques jours avant cette nomination), le prestigieux prix Nobel de médecine, pour leurs travaux sur le système immunitaire.
   Extrait des Dernières Nouvelles d'Alsace du 04.10.2011 : "Dans le cas précis de Jules Hoffmann, ce sont ses travaux sur l'endocrinologie et l'immunologie des insectes qui ont ouvert des pistes nouvelles (pour le développement de la prévention et pour des thérapies contre les infections, les cancers et les maladies inflammatoires). Le biologiste strasbourgeois a notamment étudié l'immunité innée chez la drosophile (la mouche du vinaigre), c'est-à-dire la façon dont elle est outillée pour se protéger des agents pathogènes malgré l'absence d'immunité adaptative, c'est-à-dire de "mémoire" des agressions. Ces travaux ont mis en relief le rôle particulier de ce que l'on appelle les "récepteurs Toll", qui savent détecter une infection de champignons ou de bactéries et y riposter. Ces découvertes ont permis de repérer les mêmes mécanismes chez les mammifères et chez l'homme, ouvrant ainsi des voies de recherche inespérées en matière de défense immunitaire".
   L'année 2011 aura été particulièrement faste pour Jules Hoffmann :
     * En juin à Hong Kong (Chine) : prix Shaw, "le Nobel d'Asie", partagé avec 2 chercheurs américains
     * Médaille d'or du CNRS
     * En octobre à Toronto (Canada) : colauréat du Gairdner International Award pour les sciences biomédicales.      Haut de page.
 


Johann Friedrich HORNER

    Ophtalmologue suisse, né le 27 mars 1831 à Zurich, mort le 20 décembre 1886 également à Zurich. D'un père médecin et d'une mère linguiste, Johann Friedrich Horner commence ses études de médecine en 1849 à Zurich et obtient son doctorat en 1854, pendant lequel il présente une remarquable thèse sur la courbure spinale.
    C'est à Vienne qu'il s'essaye à plusieurs spécialités. Conseillé par plusieurs éminents spécialistes dont Albrecht Von GRAEFE de Berlin, il se lance dans l'ophtalmologie.
    Il se rend ensuite à Paris et seconde Louis Auguste DESMARRES, grand chirurgien de l'œil. Il retourne à Zurich en 1856 et devient, en 1862, directeur de la clinique d'ophtalmologie et en 1873, professeur d'ophtalmologie.
    Il opère un nombre impressionnant de patients atteints de cataracte, glaucomes, entre autres, avec des méthodes révolutionnaires, tant au niveau des techniques opératoires que des mesures d'antisepsie. Doué d'un grand sens de l'organisation, il a ensuite créé sa propre clinique ophtalmologique, participé à l'établissement d'un hôpital pour enfants, introduit les examens ophtalmiques en milieu scolaire.
    Atteint très tôt de troubles cardiaques et rénaux, il démissionne de toutes ses fonctions enseignantes en 1855 et meurt un an plus tard, à l'âge de 55 ans.      Haut de page.


Bayard Taylor HORTON

   Médecin américain, né en 1895 à Gate City, Virginie, mort le 6 juillet 1980 à Rochester, Minnesota. Fils de Thomas (1869-1949) et Ellen (Watkins) Horton (1870-1944), Bayard Horton a obtenu son doctorat de médecine en 1922, à l'Université de Virginie. Il a servi à l'Hôpital de Virginie pendant les années 1923-1925 et, en 1928, il a reçu un Master de Science en Médecine de l'Université de Minnesota. Puis il est venu à la clinique Mayo où il a été nommé chef du département d'enquêtes cliniques en 1940.
    Horton a contribué à de nombreux articles dans des journaux médicaux et était membre des principales sociétés médicales de ce pays. Pendant les années 1937 à 1957 il a examiné 1.402 malades qui l'avaient contacté pour des maux de tête. Il était aussi membre de l'Association Médicale américaine et du Collège des Médecins Américains et, pendant les années 1943 et 1944, il était président de la Société de Médecine Interne du Minnesota.      Haut de page.

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