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  Date de la dernière modification : 3-04-2017

JACOB François JENNER Edward
JAKOB Alfons Maria

François JACOB

    Médecin français et docteur ès sciences, né en juin 1920 à Nancy, décédé le 20 avril 2013 à Paris. Après ses classes au Lycée Carnot à Paris, il commence des études de médecine à la Faculté de Paris dans le but de devenir chirurgien. Ces études sont interrompues par la guerre. En juin 1940, il quitte la France et s'engage à Londres dans les Forces Françaises Libres. Envoyé en Afrique, il est alors médecin de bataillon et fait les campagnes du Fezzan, Libye, Tripolitaine et Tunisie où il est blessé. Affecté à la deuxième Division Blindée, il est grièvement blessé en Normandie en août 1944. Il est Compagnon de la Libération et Grand-croix de la Légion d'Honneur.
    Après la guerre, François Jacob termine ses études de médecine et soutient une thèse de doctorat en médecine à Paris en 1947. Ne pouvant faire de chirurgie à cause de ses blessures, il s'essaie à différents métiers avant de se tourner vers la biologie. Il obtient une licence ès sciences en 1951, puis un doctorat ès sciences en 1954 à la Sorbonne.
    En 1950, François Jacob entre à l'Institut Pasteur dans le Service du Docteur André Lwoff. Il est successivement nommé chef de laboratoire en 1956, puis en 1960 chef du service de Génétique cellulaire récemment créé à l'Institut Pasteur. En 1964, il est nommé Professeur de Génétique cellulaire au Collège de France jusqu'en 1991. De 1982 à 1988, il a été Président du Conseil d'Administration de l'Institut Pasteur.
    François Jacob a travaillé principalement sur les mécanismes génétiques des bactéries et des virus bactériens, sur les transferts d'information génétique et les mécanismes régulateurs de la cellule bactérienne. Avec Jacques Monod, François Jacob est à l'origine d'une série de notions nouvelles : ARN messager, gènes régulateurs, répresseur, promoteur, opéron, allostérie.
    François Jacob a reçu plusieurs prix scientifiques français et notamment le prix Charles Léopold Mayer de l'Académie des Sciences (1962).
    En 1965, il a reçu, avec André Lwoff et Jacques Monod, le prix Nobel de Physiologie ou Médecine.
    Il est membre étranger de l'Académie Royale des Lettres et Sciences du Danemark (1962), de l'American Academy of Arts and Sciences (1964), de la National Academy of Sciences des États-Unis (1969), de l'American Philosophical Society (1969), de la Royal Society, Londres (1973), de l'Académie Royale de Médecine de Belgique (1973), de la New York Academy of Sciences (1976), de l'International Academy of the History of Science, Oxford (1985), de l'Académie des Sciences de Hongrie (1986), de l'Académie Royale des Sciences, Madrid (1987).
    Il est Docteur honoris causa des Universités de Chicago (Michigan), The Mount Sinaï Medical Center (New York), Humboldt (Berlin), Bruxelles, Barcelone, The Weizmann Institute of Science, The Rockefeller University (New York), Oxford, Rome, Lisbonne, Bologne, Harvard, Athènes, Crète, Montréal, Valence, Madrid. Il est membre de l'Académie des Sciences de Paris (1977) et de l'Académie française (1996).      Haut de page.
 

Alfons Maria JAKOB

(1884 - 1931) Médecin neurologue allemand (et Hans-Gerhard CREUTZFELDT). En 1920 ils font état d’une étrange maladie chez l’homme avec cachexie (maigreur extrême et atteinte grave de l'état général) et troubles de la coordination, se soldant par la mort, et qui ressemble à la tremblante du mouton.

Le cerveau des malades est criblé de trous comme une éponge. D’où le nom « d’encéphalopathie spongiforme », donnée à cette maladie qui prendra ensuite le nom de ses découvreurs « Maladie de Creutzfeldt-Jakob ». Aujourd'hui, on qualifie de "sporadique" cette forme déjà ancienne d'affection encéphalique, par opposition aux formes familiales (ou génétiques) et iatrogènes, c'est-à-dire acquises au cours d'un acte médical : vaccination, hormonothérapie ...      Haut de page.          Retour à la page "Les Prions"


Edward JENNER

    Naturaliste et médecin anglais, Edward Jenner est né le 17 mai 1749, à Berkeley, (Gloucestershire), mort le 23 janvier 1823. Choisissant d'être médecin, il est successivement apprenti chirurgien sous la conduite de D. Audlow, élève de John Hunter qui lui enseigne l'anatomie et la chirurgie, à l'hôpital Saint-George, employé par Sir John Banks avec lequel il peut donner libre cours à ses goûts de naturaliste en participant à la préparation et au classement des spécimens zoologiques recueillis au cours des premiers voyages du capitaine Cook.
    Après ses études, il s'installe dans sa ville natale comme médecin de campagne pendant le reste de sa vie. C'est lui qui débarrassa l'humanité de la variole, introduite en Europe par les invasions arabes, à la suite de l'épidémie de la Mecque en 572. C'est d'ailleurs un médecin arabe, Rhazès, qui au IX siècle, en donna le premier un excellent exposé symptomatique.
    Au XVIIIe  siècle, Diderot écrit : "la petite vérole ne le cède point à la peste par les ravages qu'elle cause." A Paris en une seule année elle fait jusqu'à vingt mille morts.

   Dès le XIe siècle, les chinois pratiquaient la variolisation par voie nasale en déposant le contenu d'une pustule sur des tampons de coton, qu'ils introduisaient dans les narines des sujets réceptifs. Cette immunité acquise ne fut connue en Europe qu'au XVIIIe siècle grâce à la femme de l'ambassadeur anglais à Constantinople, Lady Montague. "La vieille matrone arrive dans le harem, tenant en mains dans une coquille de noix la matière de la petite vérole ; elle l'introduit avec une aiguille dans le bras de ses clientes Chaque année, des milliers de personnes subissent cette opération." Lady Montague fit appliquer le procédé à ses propres enfants et, revenue en Angleterre en 1710, elle entreprend une campagne en faveur de la variolisation. En 1722 la famille royale se fait varioliser, après qu'on ait procédé à quelques essais sur des condamnés à mort.
    Jenner apprend en discutant avec ses patients l'existence d'une bien étrange croyance populaire : les personnels travaillant dans les laiteries de la région affirment à Jenner qu'ayant eu la vaccine, maladie qui se contracte au contact de vaches contaminées, ils ne pouvaient être atteints par la variole.
    Dès 1775, Jenner commence ses recherches sur la variole par l'étude de la vaccine des vaches. En 1788, il observe que chez les garçons de ferme ou les livreurs de lait qui ont accidentellement contracté la "maladie de la vache", le cow-pox, l'inoculation échoue toujours et qu'ils sont réfractaires à la variole humaine.
    En 1792, Jenner obtient son diplôme de Docteur en Médecine. Quatre ans plus tard, et vingt ans après ses premiers travaux, le 14 mai 1796, Edward JENNER pratique la première inoculation du vaccin contre la variole. Il inocule du pus prélevé sur une pustule de cow-pox de la main d'une paysanne contaminée Sarah Nelmes, à un garçon de huit ans, James Philipps, qui n'avait jamais été en contact avec la variole. Au dixième jour l'enfant présenta une pustule vaccinale au point d'inoculation, qui guérit sans incident. Ensuite, Jenner lui fit subir une variolisation, qui n'eut aucun effet (après un délai d'observation de deux ans). 

   On commence à vacciner à Londres d'abord, puis dans différents pays d'Europe et en 1802 les résultats sont tels que le Parlement anglais lui octroie une subvention de 10.000 livres.
    En 1803 se crée la "Royal Jennerian Society". En 1808 voit la création d'une "fondation nationale." Jenner devient rapidement l'homme le plus en vue du monde entier et en France l'empereur Napoléon Ier ordonnera en 1805, de vacciner tous les soldats de la Grande Armée n'ayant pas eu la variole, et fait vacciner le roi de Rome le 11 mai 1811. En 1813 Oxford lui confère le titre de Docteur en médecine Honoraire. Après plusieurs hémiplégies régressives, il succombe à une hémorragie cérébrale le 23 janvier 1823.      Haut de page.

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