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  Date de la dernière modification : 3-04-2017

LANDRY Jean-Baptiste LEBER Theodor LOBSTEIN Jean Georges
LANDSTEINER Karl LEIGH Digby LWOFF André
LA PEYRONIE François LEISHMAN William Boog  
LAPICQUE Louis LINDAU Arvid Vilhelm  

Jean-Baptiste Octave LANDRY de THÉZILLAT

   Médecin neurologue français, Jean-Baptiste Octave LANDRY de THÉZILLAT est né le 10.10 1826 à Limoges, mort le 1.11.1865 à Paris. En 1852, il étudie la stéréognosie (reconnaissance de la forme et du volume des objets) et publie "Recherches physiologiques et pathologiques sur les sensations tactiles". En fait, il est surtout connu depuis 1859, date à laquelle il publie le premier (et seul) volume du "Traité complet des paralysies", intitulé "Notes sur la paralysie ascendante aigüe", pathologie qui portera son nom : le syndrome de Landry.

Karl LANDSTEINER

    Biologiste américain d'origine autrichienne, né à Vienne en 1868, mort à New York en 1943. 

    Il étudie à l'Université de Vienne, diplômé en 1891, il sera toute sa vie intéressé par les mécanismes du sang. Il complètera sa formation en chimie aux laboratoires de Hantzsch près de Zurich, d'Emil Fischer à Würzburg et Bamberger à Munich. De retour à Vienne, il retourne travailler comme assistant de Max Von Gruber à l'Institut d'Hygiène de Vienne. De 1898 à 1908, il sera assistant au Département d'Anatomie Pathologique de l'Université de Vienne, du professeur Weichselbaum. Ce dernier le fera engager plus tard à l'hôpital Wilhelmina de la ville.
    Il découvre les groupes sanguins entre 1901 et 1903. S'exilant aux USA, il deviendra Professor Emeritus à l'Institut Rockefeller en 1939. La rencontre avec son collègue " Schlemihl " aura lieu en 1899 au Whilelminaspital. Il découvrit les groupes sanguins, en étudiant le phénomène de coagulation du sang. Karl Landsteiner et Wiener découvrent le « facteur Rhésus » (Rh), du nom du singe macaque ayant servi à l’expérimentation et le mécanisme des iso-immunisations fœto-maternelles en 1940.  
    Ces groupes sont déterminés par la présence ou l'absence d'agglutinogènes M et N et d'agglutinines spécifiques des globules rouges et du plasma. Ces résultats permirent en particulier d'expliquer et d'éviter les accidents qui se déroulaient lors des transfusions. Prix Nobel de Médecine 1930. Son ouvrage The Specificity of Serological Reactions (1936) contribua au développement de l'immunologie et de la sérologie.     Haut de page.

François Gigot de La PEYRONIE

Chirurgien français du roi de France Louis XV, qui a décrit, en 1743, la maladie qui porte son nom : la maladie de La Peyronie, caractérisée par une fibrose avec plaques qui apparaît au niveau de la verge. Il est né en 1678, mort en 1747.

Il reçut en 1717 la survivance de la charge de premier chirurgien du roi, dont il hérita en 1736. Membre de la Société royale des Sciences de Montpellier, il s'acquit un grand prestige comme chirurgien major de l'armée sous les ordres du Maréchal de Villars. Louis XV le décida à se fixer à Paris. Il fut un chirurgien grand seigneur, favorisé par l'amitié de Louis XIV et de Louis XV, et ne cessa de travailler à la gloire de la chirurgie, notamment en participant à la création de l'Académie royale de Chirurgie en 1731. Il avait été anobli en 1721.     Haut de page.

Louis LAPICQUE

    Né à Épinal le 01.08.1866 d'un père vétérinaire et républicain, Louis Lapicque fit ses études au collège de garçon de la ville. A 18 ans, il fonda "le football association", un club qui promeut alors le ballon rond, jusqu'alors inconnu dans les Vosges. Il partit ensuite à Paris pour terminer ses études et devint docteur en médecine et en sciences. Dès 1892, il effectua plusieurs voyages en Orient afin de mener ses études sur la morphologie humaine.
    Grâce à sa thèse, il obtint un poste de maître de conférence à la faculté des Sciences de Paris en 1899 avant d'être nommé professeur. Il devient titulaire de la chaire de physiologie générale à la faculté des sciences de Paris. Étant membre de l'Académie de Médecine et de l'Académie des Sciences, il entreprit, dès 1903, des travaux sur l'excitabilité nerveuse humaine par le courant électrique et se fit connaître pour sa découverte de la chronaxie. Il a largement contribué au développement de la neurologie. Ses travaux font référence dans le monde entier.

   Parallèlement, il s'engagea dans de nombreux autres domaines : combat pour la cause de Dreyfus ; création de l'hebdomadaire "L'ouvrier vosgien, journal d'éducation et de défense ouvrière" ; fondation de l'Université Populaire d'Épinal. Pendant la 1ère guerre mondiale, Louis Lapicque demande à servir comme médecin militaire et connut le front et les combats de 1914 et 1915. Il y gagna une citation et devint ensuite médecin-chef au 53ème régiment d'infanterie.
    A la fin de la guerre, il fut l'un des fondateurs du comité d'assistance aux sinistrés vosgiens. Il mourut à Paris le 6 décembre 1952. Parmi ses principaux ouvrages : L'excitabilité en fonction du temps. La chronaxie, sa signification et sa mesure, 1926,  La machine nerveuse, 1943, L'isochronisme neuromusculaire et l'excitabilité rythmogène, 1947.     Haut de page.

Theodor LEBER

     Ophtalmologiste allemand, né le 29 février 1840 à Karlsruhe, mort en 1917, il s'est distingué, entre autres, pour avoir décrit l'amaurose congénitale en 1869, ainsi que la neuropathie optique héréditaire. Initialement intéressé par des études de chimie, c'est le professeur Robert Wilhelm Eberhard BUNSEN qui va le convaincre de s'orienter vers la médecine.
    Il obtient son doctorat de médecine en 1862 à Heidelberg et passe une année comme assistant du professeur Herman Jakob KNAPP dans la clinique ophtalmologique de Heidelberg. Il étudie ensuite la physiologie à Vienne, et se décide finalement pour l'ophtalmologie. Il devient l'assistant du fameux Ernest Von GRAEFE, à Berlin, de 1867 à 1870, tout en séjournant plusieurs fois à Paris.
    En 1869 il est nommé "Professeur extraordinaire d'ophtalmologie" et, en 1871, directeur de la clinique ophtalmologique universitaire de Göttingen. A partir de 1890, il occupe la chaire et la direction de la clinique ophtalmologique de Heidelberg.      Haut de page.


Digby LEIGH

   Docteur en médecine, anesthésiste pédiatre, Digby LEIGH est né en 1904 à Jersey, Channel Island. Il obtient son doctorat de médecine à L'Université McGill de Montréal (Québec - Canada) en 1932.
    Il est nommé Directeur du Département d'Anesthésie au Children Memorial Hospital. En 1939, il sert comme anesthésiste dans les RCAMC (Royale Canadian Army Medical Corps). En 1947, il déménage en Colombie Britannique et devient Directeur d'Anesthésie au Vancouver General Hospital et, en 1954 il est nommé à Los Angeles (Californie) où il devient Directeur d'Anesthésiologie au Children's Hospital et professeur d'anesthésiologie à l'Université de Californie du Sud, jusqu'à sa retraite en 1970.
    Digby LEIGH a largement contribué à l'amélioration des techniques d'anesthésie et du matériel endotrachéal d'intubation. C'est en 1051 qu'il décrit le syndrome qui porte son nom (encéphalomyélopathie nécrosante).     Haut de page.

Sir William Boog LEISHMAN 

    Fils du Dr. William LEISHMAN titulaire de la chaire de Jurisprudence Médicale au Collège d'Anderson, William Boog LEISHMAN, chirurgien militaire anglais, est né le 6 novembre1865 à Glasgow, 1926. Étudiant en médecine à 21 ans, il entre  dans le Service Médical des Armées comme chirurgien en 1887. Envoyé en Inde, il s'intéresse particulièrement aux fièvres entériques et au kala azar. De retour en Angleterre, il travaille avec le Dr. Oater WRIGHT, professeur de pathologie, et c'est ensemble qu'ils procèdent aux premières vaccinations contre la fièvre typhoïde. 
    En 1900, Leishman est nommé Professeur Auxiliaire de Pathologie à l'École de Médecine de l'Armée, où il met au point une nouvelle méthode de coloration sanguine pour la malaria et d'autres parasites, à base de bleu de méthylène et d'éosine. C'est le colorant de Leishman. C'est avec Charles DONOVAN (1863-1951), un médecin irlandais qui a participé au service sanitaire de la Couronne britannique en Inde, qu'il découvre des parasites  ovales colorés par le Giemsa dans des macrophages d'Indiens atteints de kala-azar, en 1900 et 1903. En même temps, un pathologiste américain, James Homer WRIGH (1871-1928), a décrit le premier cas d'infection par Leishmania tropica  chez un malade arménien à Boston.
Presque un siècle plus tard, les leishmanioses provoquent un regain d'intérêt. L'évolution dramatique des infections par le HIV (SIDA) a produit un intérêt renouvelé dans les maladies infectieuses. L'apparition de HIV a déclenché de nouvelles recherches dans tous les domaines de la médecine interne.
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Arvid Vilhelm LINDAU

   Pathologiste suédois, né en 1892 à Malmö, mort en 1958. Arvid Vilhelm LINDAU a étudié la médecine à l'Université de Lund, et y a reçu son diplôme en 1923. Quand il a publié sa thèse sur les kystes cérébelleux et leur rapport à l'angiomatose de la rétine : "Kleinhirncysten. Bau, und Pathogenese zur Beziehungen retinae Angiomatosae", il travaillait à l'Institut d'Anatomie Pathologique de Lund. Lindau a ensuite reçu une formation de bactériologiste à Copenhague puis à l'Université de Harvard, Boston. En 1933 il obtient la chaire de pathologie générale, bactériologie et science de la santé générale (hälsovårdslära de l'allmän) à Lund.
    Il s'est intéressé principalement à la bactériologie clinique : tuberculose bovine, le sarcome de Boeck, chimiothérapie et chimiorésistance dans les infections bactériennes, la réaction de Wassermann et les problèmes de transfusions du sang. En plus de sa carrière médicale Lindau était un politicien et un musicien actif.     Haut de page.

Jean Georges Chrétien Frédéric Martin LOBSTEIN

   Chirurgien et pathologiste français (né allemand), né le 8 mai 1777, à Giessen,  mort le 7 mars 1835 en France. Son nom (en allemand : Johann Georg Chrétien Friedrich Martin Lobstein) est associé au syndrome de LOBSTEIN ou maladie des os de verre. C'est une maladie génétique qui se traduit par des fractures multiples et des déformations de la colonne vertébrale, des dents fragiles, une surdité, la sclérotique bleue, entre autres. 

    Jean Martin Lobstein était le neveu de l'anatomiste et chirurgien Johann Friedrich Lobstein (1736-1784). Son père était un professeur d'université et un ministre de l'église protestante. La famille est revenue dans sa ville natale de Strasbourg (Alsace) en 1790 au commencement de la révolution française. Après la mort de son père, Jean Frédéric Lobstein, âgé de 17 années, a dû s'occuper et entretenir sa mère veuve et ses quatre plus jeunes frères. 
    A l'Université de Strasbourg, il est d'abord étudiant en philosophie pendant deux ans puis entre à la faculté de médecine. Après neuf années de service actif Lobstein a laissé l'armée et est revenu à Strasbourg où il a obtenu son diplôme de docteur en médecine en 1803 avec une thèse a intitulé "Sur la nutrition du fœtus". Il sera successivement chef des travaux anatomiques puis assistant du Médecin accoucheur en chef aux hôpitaux du Citoyen. En 1805 il est aussi professeur à l'école d'obstétrique du Rhin inférieur.

    En 1813 Lobstein fonde un musée pathologique. Cette initiative a bien été reçue et a attiré de nombreux visiteurs académiques. Il a aussi apporté le crédit à Lobstein qui en 1814 a sollicité sans succès la place de professeur de médecine judiciaire. C'est en 1819, appuyé par le baron Georges Léopold-Chrétien Frédéric Cuvier (1769-1832), qu'il a obtenu le professorat d'anatomie pathologique, la première chaise indépendante de cette discipline jamais créée. 

   En 1870, pendant la guerre francoprussienne, Strasbourg (et l'Alsace Lorraine) ont été annexées à l'Empire allemand. La faculté de médecine est devenue alors le Kaiser Wilhelm Spital. Un nouvel institut de pathologie a été établi, avec le pathologiste allemand Friedrich Daniel Von Recklinghausen (1833-1910) comme directeur, et les spécimens du musée de Lobstein ont été déplacés ou dispersés.
    Lobstein était aussi historien, archéologue et numismate. Il est mort en 1835 d'une infection urinaire.     Haut de page.


André LWOFF

    Médecin biologiste français et docteur ès sciences né à Ainay-le-Château en 1902, mort à Paris en 1994. André LWOFF est d'abord assistant, puis chef de laboratoire à l'Institut Pasteur. En 1938, il devient le premier chef du service de physiologie microbienne. Mobilisé pendant la première année de guerre, il revient à l'Institut où il fait de son service un centre actif de la Résistance. De 1959 à 1968, Il est titulaire de la chaire de microbiologie à la Sorbonne.
    En 1965, il reçoit le prix Nobel de physiologie et de médecine associé à Jacques Monod et François Jacob pour leurs travaux sur la régulation génétique de la synthèse d'enzymes et de virus.
    Il fut également directeur de recherche au CNRS et directeur de l'Institut de recherche scientifique sur le Cancer. Ses recherches ont porté sur le rôle des facteurs de croissance, sur les facteurs gouvernant la virulence des virus, sur le rôle de l'hyperthermie et de la réaction inflammatoire dans l'évolution des infections virales ainsi que sur le traitement des rhinites allergiques.     Haut de page.

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