Retour à la page d'accueil   Retour au menu Biographies     R    

  Date de la dernière modification : 3-04-2017

RAYNAUD Maurice RENDU Henri ROUX Pierre-Paul-Émile
RECKLINGHAUSEN RŒNTGEN Wilhelm Conrad


Maurice RAYNAUD

    En 1862, un médecin français, le Dr Maurice Raynaud, a découvert une maladie que l’on appelle aujourd’hui le phénomène de Raynaud ou syndrome de Raynaud et qui se manifeste par le blanchissement de l’extrémité des doigts par suite d’une exposition au froid. Puis, en 1911, pour la première fois en Amérique du Nord, une maladie qui présente des symptômes similaires attribuables à l’exposition aux vibrations d’outils mécaniques est étudiée par un médecin du nom d’Alice Hamilton.
    Cette maladie est connue sous plusieurs noms : syndrome des vibrations du système main - bras, phénomène de Raynaud d’origine professionnelle, syndrome du doigt mort, trouble vasospastique d’origine traumatique et maladie des mains blanches.
    Le SR est un syndrome complexe caractérisé par la constriction des vaisseaux sanguins des doigts qui entraîne des troubles circulatoires, sensoriels, moteurs et musculosquelettiques. Lorsqu’il y a exposition prolongée aux vibrations, les accès de blanchissement des extrémités des doigts augmentent en fréquence et en gravité ; une exposition continue peut étendre le phénomène sur toute la longueur des doigts.
     Haut de page.

Friedrich Daniel Von RECKLINGHAUSEN  

    Médecin allemand né le 2 décembre 1833 à Gütersloh, en Westphalie, mort le 26 août 1910 à Strasbourg. Il a décrit cette maladie en 1882 et lui a donné son nom.

   Friedrich Daniel Von Recklinghausen a étudié la médecine à Bonn de 1852 à 1855, puis à Würzburg et Berlin où il a obtenu son doctorat en 1855, à l'âge de 22 ans. Il a très vite montré des talents exceptionnels et a passé les années 1858-1864 comme assistant à l'Institut d'Anatomie Pathologique de Berlin.
    Professeur à Würzburg de 1866 à 1872 et à Strasbourg de 1872 à 1906, il est devenu pasteur de l'université en 1877 et est resté actif comme chercheur et professeur jusque peu avant sa mort en 1910.

    Von Recklinghausen a fait une première description d'hémochromatose et a introduit ce terme dans la littérature médicale. En 1862, alors qu'il était encore assistant de Virchow, il a publié deux articles importants : l'un qui montre que le tissu conjonctif contient des espaces traversés par la lymphe, l'autre dans lequel il a montré que quelques-unes de ces cellules avait des mouvements amiboïdes et les a identifiés comme leucocytes. Il a inventé la méthode à l'argent pour colorer les jonctions cellulaires.         Haut de page.

Henri Jules Louis Marie RENDU

    Médecin français né le 24 juillet 1844, mort le 16 avril 1902.    Rendu a passé son baccalauréat à l'âge de 16 ans et projetait d'étudier l'histoire naturelle. Il a passé 2 années à l'École Agronomique à Rennes où il a travaillé sur les couches tertiaires autour de Rennes. 
    En octobre 1865, Rendu s'inscrit à l'École de Médecine à Paris sur le conseil de son père. Il est externe en 1867 et, en 1868 devient interne à l'Hôpital Saint-Antoine dans le département de Jules Guyot (1828-1905).
    En 1870, après la déclaration de la guerre, il est nommé comme chirurgien à l'armée. Revenu à Paris, il exerce à l'Hôpital Saint-Louis en dermatologie. En 1873 il passe une année à l'Hôpital Necker dans le département de professeur Pierre Charles Édouard Potain (1825-1901). En 1874 il produit sa thèse sur les "Paralysies en rapport avec la méningite tuberculeuse des enfants" pour laquelle il a reçu la Médaille d'Argent.

    Rendu a publié plus de 100 articles médicaux et ses activités académiques ont été récompensées en 1878 par élévation au statut de professeur agrégé de la faculté de médecine à l'Université de Paris. Rendu était un homme sans prétention, extrêmement tolérant et avec les convictions religieuses fortes. Il avait un sens strict du devoir et a été respecté universellement pour sa force de caractère et ses connaissances médicales étendues. 
    Rendu a publié beaucoup de ses articles dans le Bulletin de la Société Anatomique de Paris. Il a contribué au Dictionnaire Encyclopédique des Sciences Médicales.
       Haut de page.


Wilhelm Conrad RŒNTGEN

    Physicien allemand, Rœntgen découvre par hasard, le 8 novembre 1895, que le tube de Crookes, mis au point pour étudier les courants cathodiques en 1879, émet des rayons, capables de traverser la matière et d'impressionner une plaque photographique, qu'il baptise rayons X. La première radiographie est celle de la main de sa femme. Cette découverte se propage rapidement.
    Un mois plus tard Bergonié reproduit à Bordeaux l'expérience de Rœntgen, avant que ce dernier communique officiellement ses observations à la Société de Physique médicale de Würzburg le 28 décembre. Six mois après paraîtra le premier livre consacré à ce qui va devenir la radiologie dont les applications se multiplient – dans le cadre de la physique médicale, pour le diagnostic des maladies puis leur traitement (radiothérapie qui donne une expansion extraordinaire à ce qui était jusque-là l'électrothérapie) – et n'ont pas fini de s'étendre un siècle plus tard.

    Cette découverte qui, avec d'autres, bouleverse l'exercice médical en cette fin de XIXe siècle, vaudra à son auteur le premier prix Nobel de physique décerné en 1901.      
Haut de page.

 

Pierre-Paul-Émile ROUX

    Médecin et bactériologiste français, Pierre-Paul-Émile ROUX est né à Confolens (Charente) le 17 décembre 1853. Il a commencé par être préparateur du cours de chimie de DUCLAUX à Clermont-Ferrand où il mène ses études de médecine, puis du laboratoire de PASTEUR à l'École Normale. Il a suivi Pasteur en son institut et en est le directeur en 1904. Entretemps, il a obtenu son doctorat de médecine. Il a travaillé sur les virus, les vaccinations les antiseptiques et les maladies infectieuses.
    Son nom reste attaché au "sérum curateur de la diphtérie" (traitement de la diphtérie par le sérum de cheval) qu'il met au point en 1894. Il est membre de l'Académie de Médecine et de l'Académie des Sciences. A Paris, une rue porte son nom (Rue du Docteur Roux) dans le XVe arrondissement, ainsi que des centres hospitaliers dans plusieurs villes de France. Il décède le 3 novembre 1933 à Paris.     
Haut de page.

Retour à la page d'accueil   Retour au menu Biographies