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  Date de la dernière modification : 3-04-2017

SABOURAUD Raymond SERTOLI Enrico STURGE William Allen
SCHEUERMANN Holger SJÖGREN Henrick Samuel Conrad  
SCHWARTZENBERG Léon SIGURDSSON Björn  


Raymond SABOURAUD

    Médecin français, né à Nantes en 1864, mort en 1938. Interne de l'hôpital Saint-Louis en 1892, Raymond-Jacques-Adrien Sabouraud s'est attaché à l'étude des affections parasitaires de la peau et du cuir chevelu, en particulier des teignes, auxquelles il consacra sa thèse en 1894. Il a suivi le cours de bactériologie de Roux à l'Institut Pasteur et appliqué les nouvelles méthodes de microbiologie à l'étude des mycoses cutanées. Il découvrit ainsi un milieu de culture des champignons qui porte son nom (le milieu Sabouraud). En 1895, il publie un volume sur "La pelade et les teignes de l'enfant". 
    Spécialiste des maladies du cuir chevelu, Sabouraud fut Directeur du laboratoire de l'École des teigneux à l'hôpital Saint-Louis. De 1893 à 1932, il publia de nombreux travaux sur les dermatophyties (mycoses) et sur les maladies du cuir chevelu. Date importante : en 1903, il découvre, avec Noiré, une méthode de traitement rapide des teignes en une seule séance, par les rayons X, ce qui a permis de limiter considérablement la durée de traitement de cette très contagieuse affection. Sabouraud était également un peintre et un sculpteur de grand talent. 
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Holger (Olgar) SCHEUERMANN 

   Radiologue danois né en 1877, mort en 1960, qui a décrit les symptômes de la maladie qui porte son nom en 1921. C'est une ostéochondrose vertébrale qui touche les adolescents. Maladie familiale, elle se manifeste par une légère raideur, une cyphose dorsale à grand rayon et des douleurs. Les lésions prédominent entre les vertèbres dorsales D7 et D11 et s'arrêtent une fois la croissance finie.
    Chez l'adolescent le traitement est à base de rééducation kinésithérapique, de ménagement de la colonne dorsale (dormir dans un lit dur sans oreiller, ne pas porter de charges lourdes) et d'antalgiques si nécessaire.       Haut de page.

Léon SCHWARTZENBERG

Hématologue et cancérologue français, né le 2 décembre 1923 à Paris, mort le 14 octobre 2003 à Paris. 

   Interdit d'études médicales à cause des lois raciales anti-juives de Vichy, il entre dans la résistance en 1942 avec ses 2 frères. En 1958, il devient médecin attaché au service d'hémobiologie de l'hôpital Saint-Louis à Paris, puis assistant d'hématologie à l'Institut Gustave Roussy à Villejuif en 1963. Il devient célèbre en 1958, quand il traite les savants yougoslaves irradiés avec des greffes de moelle osseuse, un traitement révolutionnaire pour l'époque.
    Puis, il développe les transfusions de globules blancs utilisées dans le traitement de certains cancers jusqu'à la fin des années 70. En 1971, il devient professeur agrégé à l'Institut de cancérologie et d'immunogénétique de Villejuif.

    Pendant toute sa vie, il a prôné le devoir de dire la vérité aux malades et d'accompagner la mort. Ses convictions ont été décrites dans les ouvrages "Changer la mort" qu'il a publié en 1977 et "Requiem pour la vie" en 1985. En 1987, il déclare publiquement avoir aidé un malade à mourir, ce qui lui vaut une interdiction d'exercer la médecine pendant un an de la part du Conseil de l'Ordre, décision annulée ensuite par le Conseil d'Etat.
    Toute sa vie, il a milité pour de grandes causes, notamment celle des sans-abri et des sans-papiers. Il s'est également essayé dans la politique : ministre délégué à la santé dans le gouvernement de Michel Rocard pendant une semaine (il a alors demandé la dépénalisation et la vente libre de la drogue, sous contrôle de l'Etat pour barrer la route aux trafiquants), député européen pendant 5 ans, conseiller régional en Provence Alpes Côte d'Azur.       Haut de page.


Enrico SERTOLI

    Physiologiste et histologiste italien, Enrico Sertoli est né le 6 juin 1842 à Sondrio, mort le 28 janvier 1910 à Sondrio. Il a étudié la médecine à l'Université de Pavie, où un de ses professeurs était le physiologiste Eusebio Oehl (1827-1903), qui a développé les domaines de l'anatomie microscopique et histologie. Giulio Bizzozero (1846-1901) et Camillo Golgi (1844-1929) furent ses collègues.
    Il a été diplômé en 1865 et a alors étudié la physiologie avec Ernest Von Wilhelm Brücke (1819-1892) à Vienne. Après la guerre, il est entré à Tübingen en 1867 pour travailler dans le laboratoire Ernest Félix Emmanuel Hoppe-Seyler (1825-1895).
    De 1870 à 1907 Sertoli était professeur d'anatomie et physiologie, et après 1907 de physiologie seulement, à l'École Royale Avancée de Médecine Vétérinaire à Milan. Là il a fondé le Laboratoire de Physiologie Expérimentale.       Haut de page.

Henrick Samuel Conrad SJÖGREN

    Ophtalmologue suédois, Henrick Samuel Conrad SJÖGREN est né le 23.07.1899 à Köping en Suède, mort le 17.09.1986 à Lund (Suède).

 

 



SIGURDSSON Björn

    En 1949, Björn Sigurdsson découvre le virus "Visna-maedi" (en islandais, visna qui touche le système nerveux central signifie "gaspillage" et maedi qui affecte les poumons, signifie "respiration travaillée ou difficile". Ce virus appartient à la famille des rétrovirus (comme le HIV) et au genre Lentivirus. Il provoque une "maladie lente" des moutons (épidémie entre 1930 et 1950 en Islande) avec pneumonie et inflammation du système nerveux central pouvant aller jusqu'à la paralysie totale.

   En 1954, à l'issue de 15 années de recherches sur cette maladie qui frappe le cheptel d'Islande, le vétérinaire islandais Björn Sigurdsson, directeur de l'Institut de pathologie expérimentale de Reykjavik, introduit le terme de "virus lent" pour parler de l'agent responsable de la tremblante du mouton.       Haut de page.             Retour à la page "Les Prions"


William Allen STURGE

    Médecin anglais né en 1850 à Bristol (Angleterre), mort en 1919. Entré à l'École de Médecine de Bristol en 1868, il a également travaillé à l'Hôpital Général de Bristol. Négligeant sa santé au profit de son travail, il est atteint de diphtérie en juin 1869.
    Après sa guérison, il reprend ses études et réussit l'Examen Fondamental du Collège de Chirurgiens en 1870. Rentré à Londres en 1871 pour poursuivre ses études, il est atteint d'une nouvelle crise de rhumatismes articulaires, il est obligé de s'arrêter pendant deux ans et en profite pour séjourner en Égypte. Puis il reprend ses études et obtient son doctorat de médecine à Londres en 1875.
    En 1876 et 1877 il se rend à Paris pour y étudier la neurologie auprès de Charcot dans la clinique de la Salpetrière. William n'a pas limité ses études à neurologie. Il a travaillé dans pathologie générale et en médecine et a suivi attentivement l'entraînement de Fornier. C'est à Paris qu'il a rencontré sa femme, Emily Bovell qui était aussi médecin. Ils se sont mariés en septembre 1877 et sont revenus à Londres pour travailler ensemble. Il a été nommé médecin et pathologiste à l'Hôpital Libre Royal, et conférencier à l'École de Médecine des Femmes. 

    Son épouse ayant développé une tuberculose, le couple a déménagé à Nice en France pour vivre dans un climat plus doux. Là ils ont installé un cabinet pour des Anglais riches et célèbres et des visiteurs américains. En même temps, STURGE soignait la Reine Victoria et sa famille. Reconnaissante pour ses services, la Reine Victoria lui a accordé de nombreux cadeaux et une décoration réservée aux personnes ayant rendu service à la Famille Royale. William Sturge est resté à Nice pendant 27 ans. Sa femme Emily Bovell est morte en 1885, à 40 ans.
    L'année suivante William s'est marié avec Julia Sherriff qui était son infirmière à Nice. Pendant les fortes chaleurs de l'été, ils partaient en vacances et c'est pendant cette période que Sturge a développé une véritable passion pour l'archéologie.
Le nom du Dr. Sturge est associé avec le syndrome largement connu - syndrome Sturge-Weber. En 1879, Dr. Sturge a décrit le cas d'un malade qu'il a vu à l'âge de 6 ans ½. Cet enfant avait joui d'une bonne santé jusqu'à 6 mois. À cet âge elle a commencé à avoir des contractures sur côté de gauche de son corps. Plus tard les attaques sont devenues plus fortes mais l'enfant ne perdrait pas conscience. Avec le temps les contractures se sont étendues à l'autre côté et elle perdait conscience. Sturge a décrit avec précision les affections apparues sur le visage, le cuir chevelu et le dos du cou, ainsi que les pathologies ophtalmologiques.

    Le Dr. Sturge été violemment critiqué par ses pairs quand il a présenté son cas à la Société Clinique à Londres le 18 avril 1879, mais il a maintenu que le déficit neurologique du malade avait pour origine une lésion de la surface du même côté du cerveau. Ce n'est qu'en 1901 que S. Kalischer a fourni une preuve pathologique d'une telle association. Les conclusions radiographiques ont été décrites en premier par l'anglais F. Parkes Weber en 1922 puis par l'argentin V. Dimitri en 1923. William Sturge a obtenu la médaille d'argent de la Société Royale de Médecine pour sa contribution à une meilleure compréhension des maladies musculaires (atrophies musculaires vertébrales).       Haut de page.

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