Retour au menu Prions          Retour au lexique 

Date de la dernière modification : 13-04-2017

      Virus

 

I -  Définition et composition  

  • Contrairement à des idées reçues, le virus n'est pas à proprement parler un être vivant, malgré son pouvoir souvent hautement pathogène (responsable de maladies). Il est essentiellement constitué d'acide nucléique (ADN ou ARN) et de protéines d'accompagnement.
  • Historiquement, leur découverte et la compréhension de leur physiologie correspond avec l'apparition du microscope électronique, même si certains chercheurs les soupçonnaient déjà de n'être que des gènes capables de passer d'une cellule à l'autre. Les premières séparations de virus de leurs cellules hôtes datent des années 1930. Dans la décennie suivante, le fait que les virus contenaient un acide nucléique fut admis par la communauté scientifique.

En 1952, un progrès important fut accompli avec l'étude des bactériophages, virus s'attaquant aux bactéries, qui a montré que seul l'ADN du virus et non ses protéines, pénétrait dans la bactérie.

La capside est une coque protéique qui entoure l'acide nucléique de la plupart des virus. Elle est organisée en plusieurs couches de polypeptides. En fait, chez beaucoup de virus, on distingue la capside proprement dite, elle-même entourée par une double couche de lipides et de protéines. Cette double couche est souvent acquise par les virus au cours de leur processus de bourgeonnement : c'est de la membrane plasmique de la cellule hôte.

   II -  Pénétration dans la cellule

Le virus est constitué d'un brin d'ARN (le génome) entouré par une capside formée de protéines. La nucléocapside (génome + capside) est entourée de la double couche de lipides et de protides. Le virus s'approche de la cellule hôte. 

La bicouche lipidique (en gris sur le schéma) va interagir avec la membrane plasmique de la cellule hôte. L'infection démarre lorsqu'une protéine de l'enveloppe virale se lie à une protéine cellulaire normale, qui fonctionne comme un récepteur. Le virus peut alors pénétrer dans la cellule par endocytose.

    

   III - Utilisation de la cellule hôte et multiplication du virus  

Grâce à l'une de ses protéines d'enveloppe, le virus échappe à l'action des enzymes des lysosomes. Les 2 membranes fusionnent et la nucléocapside est "déshabillée" dans le cytoplasme, libérant son ARN viral et la transcriptase inverse (ou ADN polymérase)

Cette transcriptase inverse permet la synthèse d'un brin d'ADN complémentaire, à partir de l'ARN viral. L'ADN complémentaire sert ensuite de modèle pour la synthèse d'un nouveau brin, et c'est maintenant de l'ADN bicaténaire (à 2 brins) qui se trouve dans la cellule hôte. Cet ADN, traduction directe de l'ARN viral peut s'intégrer à l'ADN normal de la cellule qui est définitivement parasitée. 
 

 

 

  La cellule fabrique maintenant de très nombreuses copies de l'ARN viral dont certains exemplaires dirigent la synthèse de protéines du virus, dont des protéines de structure, la protéine C de capside et les trois protéines d'enveloppe.

De nombreux phénomènes de synthèse et d'assemblage se produisent dans la cellule infectée, qui aboutissent à la libération de nouveaux virus par bourgeonnement. Le processus de colonisation d'autres cellules peut commencer.

   Retour au menu Prions          Retour au lexique