Retour à la page d'accueil BioTop     BioTop         

Date de la dernière
modification : 10-04-2017


Bruits, odeurs, sécrétions et autres petits délices quotidiens ...


Bâillement - Bâiller - Caca - Coproculture - Crottes de nez - Défécation - Déféquer - Éructation - Éructer - Éternuement - Éternuer - Excrément - Fèces - Fish odor syndrome - Flatulence - Flatuler - Flatuosité - Flues blanches - Flueurs blanches - Frisson - Frissonner - Frisson thermogénique - Gaz - Glaires - Glaires anales - Glaires de la gorge - Glaires vaginales - Glaireux - Grelottement - Grelotter - Halitose - Hoquet - Hoquet bénin - Hoqueter - Hoquet persistant - Hoquet réfractaire - Hyperhidrose - Leucorrhée - Matières fécales - Mauvaise haleine - Merde - Morve - Mucophagie - Mucosité - Mucus - Pertes blanches - Pet - Péter - Pipi - Pisse - Pisser - Puer - Puer de la bouche - Puer des aisselles - Puer des pieds - Rhinotillexomania - Rhinotillexomanie - Ronflement - Ronfler - Rot - Roter - Roteur - Roteuse - Selles - Sternutation - Sternutatoire - Suer - Sueur - Syndrome de l'odeur de poisson - Tousser - Toux - Transpirer - Triméthylaminurie - Urine - Uriner - Vomir - Vomissement - Vomissement de sang - Vomitif - Vomitive -


Bâillement   Bâiller
Physiologie, neurologie  -  [Angl. : Yawning, to yawn]  N. m.  * bâillement : du latin populaire bataculare, de batare, tenir la bouche ouverte. 
   Réflexe : le bâillement est un réflexe qualifié d'archaïque qui consiste à ouvrir largement la bouche, tout en ayant une contraction instinctive des muscles de la face et de la gorge (pharynx), accompagné d'une inspiration lente et profonde, suivie d'une expiration rapide, plus ou moins sonore selon les individus ou l'environnement et parfois accompagnée d'étirements. Si vous y prêtez attention, vous vous rendrez compte que, pendant le bâillement, nous subissons une véritable phase de surdité entre l'inspiration et l'expiration, qui est due à la fermeture temporaire des trompes d'Eustache (elles font communiquer l'oreille interne avec les fosses nasales).   

    Mimétisme : avez-vous déjà remarqué qu'une personne qui bâille entraîne très souvent une véritable réaction en chaîne auprès de son entourage ? Il suffit même souvent simplement d'en parler ou d'y penser pour que les bâillements se déclenchent en cascade. D'ailleurs au moment où j'écris ces lignes ... On ne connaît toujours pas les mécanismes neurologiques intimes qui provoquent le bâillement, mais on sait qu'il est lié à l'ennui, à l'assoupissement, mais aussi à la faim, la grossesse, un repas copieux, tous ces états qui ralentissent le rythme cardiaque et pulmonaire et conduisent lentement mais sûrement à un manque d'oxygène dans certains organes.

    Besoin d'oxygène ? Le fait de bâiller provoque un mouvement important des muscles du diaphragme et des muscles élévateurs des côtes et donc une inspiration particulièrement profonde. Il en résulte un afflux d'oxygène dans tout le corps et les bâillements semblent être d'autant plus fréquents que ce besoin en oxygène est important. Le cerveau étant l'organe du corps qui consomme le plus d'oxygène, tout ce qui est susceptible de diminuer son irrigation sanguine peut provoquer des bâillements avec une fréquence plus ou moins élevée et, dans ce cas, c'est un phénomène de compensation, voire d'adaptation.

    Bien-être : c'est une évidence, le fait de bâiller procure un certain bien-être. Des études récentes montrent que, pendant cet acte, notre encéphale sécrète des endorphines, véritables "substances du bonheur". De plus, le bâillement a bien d'autres effets bénéfiques : il stimule la vigilance, rétablit l'équilibre des pressions entre l'oreille interne et l'extérieur (tous ceux qui ont pris l'avion le savent), entre autres.      Haut de page.

Hoquet   Hoqueter   Hoquet bénin   Hoquet persistant   Hoquet réfractaire
Physiologie, neurologie  -  [Angl. : Hiccup, hiccought, To hiccup, to hiccought, Benign hiccups, Persistent hiccups, Refractory hiccups]  N. m.  * hoquet : de l'onomatopée (mot formé de façon à suggérer, par harmonie imitative, l'objet, la personne ou l'action à désigner) "hok". 
    Le hoquet est le résultat d'une contraction spasmodique, brutale et incontrôlable (involontaire) du diaphragme, accompagnée d'une constriction de la glotte, d'une vibration des cordes vocales et émission d'un bruit guttural. Dans la plupart des cas, les crises de hoquet surviennent sans cause particulière et ne durent que quelques minutes à quelques heures au plus. Il existe des cas pathologiques dans lesquels les crises durent de quelques heures à plusieurs jours, avec tous les inconvénients que cela suppose : fatigue, mauvais sommeil, perturbation de toutes les activités.
    Pour chercher la cause, il faut savoir que le diaphragme est irrigué par les deux nerfs phréniques (
du grec phrên [-phrène, -phrénie] esprit ou relatif au diaphragme) qui naissent au plexus cervical, entre la 3e et la 5e vertèbre cervicale et passent dans le cou à proximité des carotides. La cause peut se situer au niveau de ces zones nerveuses ou au niveau du diaphragme : pleurésie, pneumonie, compression nerveuse par une tumeur, mais aussi certaines affections gastriques ou pancréatiques, de l'œsophage (hernie hiatale, œsophagite).

    Parmi les très nombreux remèdes plus ou moins sérieux et efficaces, on peut retenir :
* l'hypercapnie, c'est-à-dire l'augmentation du taux de dioxyde de carbone CO2 dans le sang. Pour cela, le moyen le plus simple est d'essayer de retenir sa respiration le plus longtemps possible, plusieurs fois de suite si nécessaire ; autre moyen pour provoquer une hypercapnie : respirer profondément dans un sac en papier (pas de plastique) dans lequel le pourcentage de dioxygène O2 va diminuer à chaque expiration, technique à utiliser avec beaucoup de prudence ;
* la compression prolongée des nerfs phréniques, à condition d'en connaître le trajet : éviter le cou, du fait de la proximité des artères carotides, choisir plutôt l'arrière de l'articulation sternoclaviculaire, point de rencontre de la clavicule et du sternum ;
* pression forte sur les artères radiales au niveau du pouls (face intérieure de l'avant-bras, juste derrière le pouls - on voit d'ailleurs souvent battre l'artère), boire un grand verre d'eau le plus rapidement possible, entre autres.

    De toute façon, un hoquet de très longue durée ou récidivant souvent doit impérativement mener à consulter son médecin. Les médecins distinguent habituellement 3 types de hoquet : le hoquet bénin qui ne dure généralement pas plus de quelques minutes, le hoquet persistant, de quelques heures à plusieurs jours avec fréquentes récidives et enfin le hoquet réfractaire, plus redoutable car pouvant durer des mois, voire des années et qui finit par provoquer une faiblesse généralisée.  Le diaphragme et l'arrivée des nerfs phréniques    Haut de page.

Crotte de nez   Morve   Mucophagie   Rhinotillexomania   Rhinotillexomanie
Physiologie de la respiration, immunité  -  [Angl. : Nose's dung, Dirty-nosed, snotty-nosed, Mucophagy, nose picking, Rhinotillexomania]  N. f. 
* crotte : du francique krotta, excrément plus ou moins dur des animaux et de l'homme. 
    Pour comprendre la formation et le rôle des crottes de nez, un peu d'anatomie. Dans l'étage inférieur des fosses nasales, la muqueuse est particulièrement épaisse et très vascularisée, car elle doit fournir à l'air inspiré les 500 grammes d'eau qui lui sont nécessaire par 24 heures (contrairement à celui qui passe par la bouche, l'air inspiré par le nez est réhydraté avant d'arriver dans les poumons). Dans cette muqueuse, de nombreuses glandes produisent un mucus qui, comme les nombreux cils qui tapissent les fosses nasales, a la propriété de retenir et d'agglomérer toutes les particules contenues dans l'air : poussières, pollens, microorganismes, entre autres.
    Le mucus contient aussi un nombre très important de globules blancs spécialisés dans l'ingestion et la destruction de ces microorganismes : c'est la phagocytose nasale. C'est en passant par les fosses nasales que l'air extérieur assèche progressivement ce mélange de mucus, de globules blancs, de poussières et autres impuretés, que l'on appelle la morve (morve : d'origine incertaine : c'est peut-être la forme altérée par métathèse, forme née dans le domaine d'oc, de vorm, "morve du cheval", forme méridionale de gourme. ) et qui forme en séchant, de petits amas, les crottes de nez.

Les manies : la rhinotillexomanie (ou rhinotillexomania) * rhino : du grec rhis, rhinos [rhin(o)-, -rhinie], nez ; * tillo : de l’ancien scandinave telgio [till(o)-, -tille], couper, ou du grec tillô : arracher brin à brin, épiler ; * exo : du latin ex-, du grec exô- (préfixe ou racine), qui signifie hors de ; * manie : du latin mania [maniaco-, -maniaque, -manie], folie, habitude bizarre
    C'est la fâcheuse habitude de se curer fréquemment le nez, habitude qui concernerait environ 7 personnes sur dix. On y récupère la fameuse "morve" (à ne pas confondre avec la maladie du même nom) plus ou moins séchée et très diversement colorée par les impuretés de toutes sortes qui ont été arrêtées dans les fosses nasales. En fait, cette production est importante et la morve (mucus + impuretés) est constamment ramenée vers l'arrière des fosses nasales, puis le pharynx, par les mouvements des cils et nous l'avalons ! Dans le tube digestif, les enzymes se chargent de décomposer ce mélange en nutriments réutilisables ou en déchets qui seront éliminés. De la même façon, le mucus produit par la muqueuse de la trachée et des bronches (qui récupère aussi des impuretés de l'air) remonte lui aussi vers le pharynx, poussé vers le haut par les mouvements des cils, et bascule dans l'œsophage pour y subir le même sort.
    La mucophagie : * muco : du latin mucus, mucosus [muc(o)-, -muqueux, -mucine],  humeur visqueuse ; * phagie : du grec phagos,  phagia, de phagein [phag(o)-, -phage, -phagie, -phagique], manger. Le mucus contient des protides, sécrétés par des tissus de revêtement, destinés à retenir poussières et microbes.  La mucophagie est le fait de manger son mucus, en particulier ses crottes de nez, habitude bien plus répandue qu'on ne la croit. Compte tenu du contenu microbien de ces sécrétions, c'est une habitude vicieuse dont il vaut mieux se passer !       Haut de page.

Ronflement   Ronfler
Otorhinolaryngologie  -  [Angl. : Snoring, To snore]  N. m.  * ronfler, ronflement : de l'ancien français ronchier, du latin pop. roncare, ronchus, ronfler, ronflement.
    Le ronflement est une forme de ronchopathie qui consiste en un certain bruit de la gorge et des narines, plus ou moins bruyant, produit pendant le sommeil. Ces bruits divers et variés selon les personnes sont produits par les vibrations du voile du palais. Dans les cas invalidants (surtout pour l'entourage), il existe des sprays qui permettent de réduire les ronflements ou, dans les cas vraiment insupportables, une petite intervention chirurgicale pour réduire la taille du voile du palais.      Haut de page.

Rot   Roter   Roteur   Roteuse   Éructation   Éructer  
Physiologie de la digestion
 -  [Angl. : Belch, burp, To belch, to burp, Burper, Belch, burping, To belch, to burp]  N. m.  * rot : du bas latin ruptus, du latin classique ructus, qui a donné le verbe éructer, émission bruyante par la bouche de gaz stomacaux. 
    Pour bien comprendre le phénomène de l'éructation, petit rappel sur l'estomac :
* Estomac : du latin stomachus, du grec stomakhos, dérivé de stoma, bouche, partie du tube digestif formant une poche, entre l'œsophage et l'intestin.  Dans le trajet du tube digestif, l'estomac est un renflement vertical, situé dans l'hypocondre gauche (on écrit aussi hypochondre), dont la capacité varie entre 1 et 1,5 litres. Les régions de l'abdomen  Situé à la suite de l'œsophage auquel il est relié par le cardia, il s'abouche dans sa partie inférieure au duodénum, par l'intermédiaire du pylore. Estomac en place dans la cavité abdominale 
    Le pylore (du grec pulôros, portier) est un sphincter ou muscle circulaire qui ne s'ouvre que de façon sporadique pour laisser passer les aliments (en fait le chyle, aliments + suc gastrique) que par petites quantités dans le duodénum pendant la vidange de l'estomac. Juste à gauche du cardia, l'estomac se renfle en une grosse tubérosité, qui occupe l'essentiel de l'hypocondre gauche et n'est séparée du cœur que par le diaphragme, ce qui explique qu'une dilatation excessive de l'estomac par une grosse poche d'air (aérophagie) puisse avoir des répercussions sur le fonctionnement du cœur. Schéma de l'estomac normal

    Les parois de l'estomac sont recouvertes par le péritoine lisse, qui a la propriété de l'isoler des organes voisins et de permettre ses mouvements de dilatation, de rétraction, ainsi que les mouvements péristaltiques. Ces parois sont constituées de 3 couches successives.
* À l'extérieur, une couche musculeuse avec fibres longitudinales, circulaires et obliques, permet tous les mouvements de l'estomac, ainsi qu'une distension impressionnante, puisque l'estomac peut en principe se dilater jusqu'à atteindre un volume supérieur à 10 litres.
* Puis une couche conjonctive lâche et enfin
* la couche muqueuse, formée de cellules prismatiques et contenant un nombre important de puits gastriques, glandes spécialisées dans la sécrétion très acide du suc gastrique. Structure microscopique des puits gastriques 

    Lorsque nous mangeons, une quantité non négligeable d'air est introduite dans l'estomac, d'autant plus si nous mangeons vite en mâchant peu. Cette quantité d'air s'ajoute au volume des aliments et à l'air toujours présent dans la partie supérieure de l'estomac ou antre, pour provoquer une distension et la sensation que le haut de l'abdomen gonfle. Le rot ou éructation est le passage d'une certaine quantité de cet air stomacal vers la bouche, qui a pour but de diminuer le volume de l'estomac et donc de soulager la pression exercée sur le poumon gauche et surtout sur le cœur.
    Roter ou éructer est donc indispensable à la fin de chaque repas et à faire plus ou moins discrètement en fonction de son environnement. Rappelez-vous le bébé tenu ventre contre son épaule jusqu'à ce qu'il fasse son rot, au grand plaisir cette fois, de son entourage. À noter que plusieurs facteurs peuvent augmenter cette aérophagie (présence d'air dans l'estomac) et donc le besoin de roter : stress, nervosité, stimulation des glandes salivaires en-dehors des repas (chewing-gum par ex.) qui provoque de nombreuses déglutitions, tabagisme, entre autres. On traite de roteur ou de roteuse une personne qui rote fréquemment.       Haut de page.

Caca   Déféquer   Défécation   Selles   Merde   Matières fécales   Fèces   Chier   Excrément   Coproculture
Physiologie de la digestion, médecine biologique
  -  N. m.  * caca : du latin cacare, se décharger le ventre. 
    Caca, crotte
(du francique krotta, excrément plus ou moins dur des animaux et de l'homme), merde (du latin merda, "mot trivial, proscrit par les bienséances, ainsi que ses dérivés" : excrément de l'homme et des animaux), chier (du latin cacare, se décharger le ventre, "verbe proscrit par le bon usage, ainsi que ses dérivés et les locutions dans lesquelles il entre) ... tous ces mots sont dans le Larousse français, qualifiés pudiquement de populaires ou triviaux et sont encore considérés par certains comme des gros mots. Pourtant, la défécation, le fait d'aller à la selle (pour ne pas être "populaire") est une fonction ô combien importante, voire vitale.
    En effet, qu'une occlusion, une tumeur ou un fécalome nous empêche d'accomplir cette fonction car elle (il) obstrue le côlon et empêche les matières fécales de passer et c'est une hospitalisation en urgence. Il n'est pas question ici de refaire toute la description de la digestion, mais de rappeler l'essentiel pour comprendre comment se forment les matières fécales ou  fèces (
du latin faeces, de faex, lie, excréments solides des animaux et de l'homme).

Schéma 1 : Vue générale de l'appareil digestif.
Schéma 2 : Des aliments aux nutriments : schéma fonctionnel.
Schéma 3 : Bilan de la digestion 

    Quand l'absorption est terminée dans l'intestin grêle, ce qui reste du chyme passe dans le gros intestin ou côlon, où il va subir de nouvelles transformations, notamment la réabsorption de l'eau et du glucose, mais aussi de très importantes actions des bactéries coliques (c'est-à-dire présentes dans le côlon). En fait, les matières fécales qui sont éliminées par le rectum et l'anus, représentent les résidus alimentaires non utilisables par notre organisme, ainsi que des cellules intestinales et un nombre incroyablement élevé de bactéries.
Composition moyenne
des matières fécales dans une selle normale de 100 à 150 grammes : environ 80% d'eau et 20% de matières sèches, avec essentiellement de la cellulose (résidus végétaux) et des bactéries dont certaines synthétisent des vitamines (K, B12) réutilisables par notre organisme, mais aussi des cellules intestinales et des champignons. Les bactéries représentent environ un tiers du volume des matières fécales. Leur action dégage un volume plus ou moins important de gaz (hydrogène, dioxyde de carbone, méthane, ammoniac, sulfure d'hydrogène, entre autres), mais aussi d'autres composés qui rendent les selles plus ou moins (mal) odorantes.
Fréquence : la moyenne est de 1 à 2 fois par jour. On considère comme anormale une fréquence supérieure à 3 par jour (diarrhée) ou inférieure à 3 par semaine (constipation). Pour rechercher certaines pathologies, le médecin prescrit une coproculture (du grec kopros, excrément, saleté) qui est effectuée dans un laboratoire d'analyses médicales et qui est destinée essentiellement à rechercher certains germes pathogènes (bactéries, virus, champignons), mais aussi la présence de sang ou un excès de graisses.      Haut de page.

Flatulence   Flatuosité   Flatuler   Gaz (intestinal)   Pet   Péter
Physiologie de la digestion  -  [Angl. : Flatulence, wind, Flatulency, To fart, Fart, flatulence, To fart]   N. f. * flatulence : du latin flatus, vent ; * pet, péter : du latin peditum, gaz intestinal qui sort du fondement avec bruit ; du latin pedere, faire un pet ; * gaz : mot créé par le chimiste Van Helmont d’après le latin chaos ou le grec khaos : abîme, vide ; en 1670, gaz prend la signification de vapeur, émanation.  
    Ce paragraphe fait tout naturellement suite au précédent car ce sont les selles qui contiennent les bactéries responsables de ces gaz. La quantité de gaz résultant de ces actions bactériennes (la fameuse flore bactérienne) sur nos aliments dépend tout naturellement de ce que nous mangeons (les haricots blancs sont bien connus pour faire péter ... pardon ! flatuler) et le volume moyen de gaz produit par jour est compris entre 0,5 et 1 litre. Il faut donc éliminer ces gaz, même si une partie est réabsorbée par les parois intestinales.
   Péter est bon pour la santé, le tout est d'arriver, si l'on n'est pas seul, à le faire avec suffisamment de discrétion. Ces gaz peuvent aussi s'avérer redoutables par leur odeur, elle aussi variable en fonction de ce que l'on mange. Des mercaptans et surtout le sulfure d'hydrogène sont responsables de leur odeur nauséabonde et putride. Attention, ils contiennent aussi du méthane CH4 hautement inflammable et c'est une propriété qu'il ne faut pas essayer de vérifier, plusieurs personnes gravement brûlées pouvant en témoigner.      Haut de page.

Urine   Uriner   Pipi   Pisse   Pisser  
Urologie néphrologie, médecine biologique  -  N. f.  * urine : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine.  
    L'urine ou pipi (ce mot vient du redoublement enfantin de la première syllabe du verbe pisser, lui-même du latin populaire pissiare, évacuer l'urine) est le liquide produit par la fonction excrétrice du rein. Elle contient environ 95% d'eau et 5% de composés organiques et minéraux. Les techniques d'analyse de ses différents constituants n'ont cessé de se perfectionner, car des anomalies même minimes, peuvent révéler des pathologies importantes. Schéma de l'appareil urinaire 
    En plus des éléments organiques et minéraux, on pratique parfois un ECBU (examen cytobactériologique des urines). Comme pour les matières fécales, pisser ou uriner est une fonction vitale, car l'urine (ou la pisse, mais ce mot a lui aussi une connotation triviale) contient un nombre important de substances toxiques (urée, créatinine, acide urique, médicaments entre autres) qu'il convient absolument d'éliminer. La preuve en est qu'en cas de blocage rénal, ces substances toxiques demeurent dans le sang et l'hémodialyse (filtration artificielle du sang) devient indispensable 2 à 3 fois par semaine.

Comment ça marche ? Sur ce schéma d'une coupe sagittale d'un rein, on peut suivre le trajet de l'urine. Coupe sagittale d'un rein  Le sang arrive par l'artère rénale qui se ramifie progressivement pour former les glomérules, capillaires pelotonnés au nombre de plus d'un million par rein.
* Le processus de filtration commence dans une structure appelée néphron Schéma et fonctionnement d'un néphron  et aboutit après plusieurs étapes, à l'urine définitive.
* Chaque néphron se projette dans un tube collecteur ; plusieurs tubes collecteurs forment une pyramide dont le sommet débouche dans un calice.
* L'urine passe maintenant dans le bassinet puis l'uretère et aboutit dans la vessie où elle est stockée. Schéma de la vessie 

    La vessie est un réservoir musculomembraneux, situé entre les uretères venant des reins et l'urètre qui permet d'expulser l'urine qu'elle contient. Située dans le petit bassin où elle est maintenue par des ligaments, elle n'a pas plus de 3 cm de diamètre quand elle est complètement vide. Par contre, quand elle est pleine, elle peut remonter presque jusqu'à l'ombilic et sa paroi postérieure est proche du rectum chez l'homme, du vagin et de l'utérus chez la femme.  Urographie : les voies urinaires  
    Le péritoine recouvre sa face postérieure et la partie supérieure des faces latérales en formant des culs-de-sac qui la séparent en arrière du rectum (cul-de-sac de Douglas) et, sur les côtés, des parois latérales de l'excavation pelvienne.  À l'intérieur, elle est tapissée par une muqueuse plissée, dont les plis disparaissent par la distension due au remplissage. Chez les personnes âgées ou souffrant d'hypertrophie prostatique, il n'est pas rare que la muqueuse présente des structures en colonnes ou en cellules, dues au développement progressif de la couche musculaire placée immédiatement sous la muqueuse. Très richement vascularisée par un important réseau de veines, la vessie comprend une couche de muscles lisses dont la commande est indépendante de notre volonté.

    Lors d'une endoscopie vésicale, on aperçoit, dans la partie basse et sur la face arrière, 2 orifices latéraux (ceux des uretères) et un peu plus bas en avant, l'orifice de l'urètre. Ces trois orifices forment une surface triangulaire que l'on appelle le trigone. À noter que l'orifice de l'urètre, qui correspond au col de la vessie, a la forme d'une fente transversale dont la lèvre inférieure peut s'hypertrophier chez les personnes âgées et gêner la miction (expulsion de l'urine) ou l'introduction d'une sonde. En arrière du trigone, la vessie présente une excavation ou bas-fond qui peut se déprimer de façon importante chez les vieillards qui ont une hypertrophie de la prostate. Dans cette zone où l'urine est mal évacuée et stagne, des corps étrangers ou/et des calculs peuvent se déposer.

Pourquoi l'envie de pisser ? Dès que le remplissage de la vessie atteint un certain niveau (environ 250 cm3 chez l'homme, un peu plus chez la femme), l'envie d'uriner se fait sentir, mais cette quantité est très variable en cas de pathologies vésicales : de quelques cm3 dans les inflammations de la vessie jusqu'à la vessie constamment pleine (plusieurs litres !) dans les hypertrophies prostatiques.         Haut de page.

Éternuement   Éternuer   Sternutation   Sternutatoire  
Immunologie allergologie  -  [Angl. : Sneeze, To sneeze, Sternutation, Sternutatory]   N. m.  * éternuer : du latin impérial sternutare, de sternuere, produire un bruit particulier en expirant brusquement l'air, par suite d'une contraction involontaire de certains muscles respiratoires, provoquée par une irritation des muqueuses nasales. 
    L'éternuement est un arc réflexe involontaire, constitué par une inspiration brusque spasmodique, bientôt suivie d'une expiration violente, avec rejet de liquide et de mucosités par le nez et la bouche. Le bruit caractéristique de l'éternuement résulte du choc de l'air contre les parois anfractueuses des fosses nasales.

A quoi ça sert ?
    L'éternuement est un excellent moyen de défense qui contribue à dégager les voies respiratoires engorgées, à leur rendre la perméabilité nécessaire, grâce à un "vent" proche de 200 km/heure dans les voies nasales ! Il favorise ainsi l'expulsion des poussières et autres corps étrangers des cavités nasales. Par contre, si la personne est malade, elle peut projeter à plusieurs mètres des particules de salive et de mucosité contaminées.
    Il peut aussi exister des aspects négatifs : fatigue importante si les crises d'éternuements se prolongent ou se répètent, hémorragie nasale (épistaxis) chez les personnes qui saignent facilement du nez, fuite urinaire ou même fécale si les sphincters concernés sont fragilisés.

Comment ça marche ? On connaît un mécanisme nerveux et un mécanisme humoral faisant intervenir notre système immunitaire.
    * Mécanisme nerveux : à l'intérieur des fosses nasales, il existe des terminaisons nerveuses du nerf V (5e paire de nerfs craniens) ou nerf trijumeau. Leur stimulation par des poussières ou certaines molécules irritantes, envoie des influx nerveux (ou potentiels d'action) au noyau trijumeau situé entre le pont et le pédoncule cérébelleux. Ce centre commande en retour les muscles responsables des mouvements respiratoires : diaphragme, muscles intercostaux, mais aussi muscles du pharynx, de l'épiglotte, du voile du palais et même des paupières, qui se ferment pendant l'éternuement.
    * Mécanismes humoraux : ils mettent en jeu la défense immunitaire avec production d'anticorps spécifiques : les IgE ou immunoglobulines E qui ont la spécificité d'être produites pour se défendre contre des corps étrangers ou antigènes  non dangereux : les allergènes. On peut donc considérer que ce type de réaction est excessif. Pour mieux comprendre la suite : petit rappel sur la défense immunitaire.

Immunité :  N. f.  * immuno : du latin immunitas, exemption, dispense, remise, de im- privatif et munus, charge ; aujourd’hui : capacité d’un organisme à se défendre contre une substance ou un corps étrangers ; * ité : du suffixe -(e)té, -(i)té qui transforme un adjectif en substantif. 
    L'immunité est la capacité d'un organisme à se défendre contre toute agression du milieu extérieur (bactérie, virus, champignon, antigène). On distingue plusieurs formes de défense immunitaire. L'immunité innée est due à la peau, au lysozyme (présent dans les larmes, la salive ...).
Schéma de la réaction immunitaire  Tout au long de la vie et en fonction des agressions subies, se développe une immunité spécifique : fabrication d'anticorps, acquisition d'une immunité par vaccination. Notre organisme développe 2 types de défenses : l'immunité à médiation cellulaire qui fait essentiellement intervenir les lymphocytes T (LT), cytotoxiques ou cytolytiques, et l'immunité à médiation humorale, dans laquelle les lymphocytes B (LB) se transforment en plasmocytes producteurs d'anticorps.


    En ce qui concerne l'éternuement (on dit aussi sternutation), mais aussi la rhinite (nez qui coule), le rhume des foins, c'est une réaction d'hypersensibilité qui se produit dès que l'allergène est en contact avec la muqueuse. Parmi les allergènes sternutatoires les plus répandus : les pollens, les acariens, les poils de chat ....
    Le premier contact entre l'allergène et l'individu provoque une sensibilisation avec mise en mémoire qui rendra les prochaines réactions beaucoup plus rapides et violentes. Le premier contact provoque la synthèse, par notre système immunitaire, d'IgE qui vont se retrouver à la surface de cellules spécialisées : les granulocytes basophiles Un granulocyte basophile avec ses granules contenant de l'histamine  et les mastocytes (ce sont des lymphocytes B transformés), présents dans les muqueuses et sur leur surface.

    Lors des contacts suivants entre allergènes et IgE, la réaction est brutale et les mastocytes subissent une dégranulation qui libère une grande quantité d'histamine. La molécule d'histamine  C'est ce produit qui est responsable (les asthmatiques le savent bien) de la plupart des manifestations allergiques : vasodilatation périphérique, urticaire, œdème, bronchoconstriction, exéma, rhinite, asthme, éternuements, voire dans le pire des cas, choc anaphylactique. Un test cutané 
    Dans certains cas pour lesquels la désensibilisation est possible, le médecin allergologue pratique un test cutané pour déterminer le ou les allergènes responsables.

    Aujourd'hui, un autre test est utilisé :  le RAST (Radio-allergo-sorbent-test)* radio : du latin radius [radio-], rayon, rayonnement, radiation ; * allergo : du grec allos, autre, et ergon, réaction ; racine des termes relatifs aux allergies ; * sorbent : terme anglais que l'on peut traduire par absorption ; * test : de l'anglais test, essai, épreuve. 
    C'est une méthode de dosage d'une IgE spécifique (immunoglobuline E). On avait l'habitude de se baser uniquement sur les tests cutanés, sans corrélation avec les données cliniques pour détecter une allergie. Ce qui a entraîné des échecs de l'immunothérapie. Un taux d'IgE total élevé n'est pas une preuve d'allergie. Le RAST vient en complément de l'anamnèse et des tests cutanés pour confirmer l'allergie. 
        Haut de page.

Frisson   Frisson thermogénique   Frissonner   Grelottement   Grelotter
Physiologie  -  [Angl. : Shiver, chill, Thermogenic shiver, shivering thermogenesis, To shiver, Shivering, To tremble, to shake, to shiver]  N. m.  * frisson : du bas latin frictio, considéré comme un dérivé de frigere, avoir froid. 
    Chez une personne en bonne santé, le frisson est un tremblement involontaire qui se fait sous le contrôle du centre thermorégulateur situé dans la partie postérieure de l'hypothalamus et qui peut concerner un ou plusieurs muscles ou se généraliser à tout le corps. Dans la plupart des cas, le frisson ou le grelottement est accompagné d'un claquement des dents et de la chair de poule. Ce dernier phénomène, connu aussi sous le nom d'horripilation, est le redressement des poils, qui permet d'augmenter l'épaisseur de la couche d'air isolante autour de la peau.
    Le réflexe de frisson est une bonne défense contre le refroidissement du corps, car ces nombreuses contractions musculaires à fréquence relativement élevée, produisent un dégagement de chaleur : c'est le frisson thermogénique. La meilleure preuve en est que ces frissons dus au froid s'arrêtent dès que le corps se réchauffe. Le frisson peut aussi être une réaction de l'organisme à des décharges de toxines bactériennes dans certaines infections, ou accompagner une fièvre débutante.          Haut de page.

Glaire   Glaireux   Mucosité   Mucus   Leucorrhée   Glaires de la gorge   Glaires anales   Glaires vaginales   Pertes blanches   Flues blanches   Flueurs blanches
Physiologie, histologie cytologie, gynécologie obstétrique, gastroentérologie  -  [Angl. : Glair, flaw, mucus, phlegm, Glairy, glaireous, Glair, flaw, mucus, phlegm, Leukorrhoea, leukorrhea, leucorrhoea, leucorrhea, Throat mucus or phlegm, Anal mucus, Vaginal mucus, Leukorrhoea, leukorrhea, leucorrhoea, leucorrhea
]  N. f.  * glaire : du latin populaire glaria, de claria ovi, blanc d'œuf.   
    Une glaire (ce mot est souvent employé au pluriel) est une sécrétion visqueuse excessive d'une muqueuse, normalement incolore, qui a un aspect de blanc d'œuf, visqueuse, filante et gluante.  Toute muqueuse étant susceptible de produire ses glaires ou mucosités en excès, il y en a donc une grande variété, résultant ou non de pathologies et je ne parlerai ici que des plus fréquentes.

Glaires de la gorge
: De nombreuses personnes consultent pour des glaires plus ou moins abondantes dans la gorge, particulièrement malodorantes, parfois putrides et de ce fait particulièrement handicapantes. Ce sont le plus souvent des sécrétions qui se produisent dans l'amygdalite cryptique : les amygdales palatine et linguales sont infectées et la consultation médicale s'impose pour une antibiothérapie, voire une amygdalectomie.

Glaires anales
: lorsque les selles sont régulièrement accompagnées de glaires plus ou moins abondantes, visqueuses, décrites par certains comme ressemblant à du crachat ou du blanc d'œuf, il faut consulter un gastroentérologue ou un proctologue, car ces sécrétions peuvent être le signe d'un cancer digestif ou de tumeurs villeuses (mais ce n'est pas toujours le cas). On connaît en effet de telles sécrétions dites idiopathiques constitutionnelles, c'est-à-dire ne correspondant pas à une pathologie.

Glaires vaginales
: ou leucorrhées. N. f.  * leuco : du grec leukos [leuc(o)-, leuk(o)-], blanc ; * rrhée : du grec rhein [rrhée, rrhénie, -rroïde], couler.  Étymologiquement "écoulement blanc", la leucorrhée est une perte muqueuse blanche d'origine vaginale, plus connue sous le nom de pertes blanches (ou flueurs blanches ou flues blanches) et qui se produit par les voies génitales féminines. Cette sécrétion est normale et a pour but de protéger la muqueuse vaginale, notamment contre les infections.
    La consultation médicale ou gynécologique peut être envisagée si cet écoulement devient trop important et donc gênant. Dans certains cas cependant, l'écoulement peut être mucopurulent et la consultation d'un médecin ou un gynécologue s'impose.  Si l'écoulement purulent est confirmé, il peut être dû à une cervicovaginite ou une vulvovaginite et nécessite alors un traitement par antibiothérapie pour éviter une généralisation de l'infection. Quand la leucorrhée est très abondante, on parle de leucorragie.         Haut de page.

Puer   Puer de la bouche   Puer des pieds   Puer des aisselles   Triméthylaminurie   Fish odor syndrome   Syndrome de l'odeur de poisson   Halitose   Mauvaise haleine   Sueur   Suer   Hyperhidrose   Transpirer
Physiologie, odontostomatologie, dermatologie, pharmacologie, génétique  - 
[Angl. : To stink, to emit a foul smell, to have an offensive smell, Have bad breath, Have smelly feet, stinking feet, Have smelly armpits, Trimethylaminuria, Fish odor syndrome, Halitosis, Foul breath, Sweat, To sweat, Hyperhidrosis, To sweat]
  Verbe  * puer : du latin populaire putire, du latin classique putere, exhaler une odeur insupportable.   
    En principe, la sueur est inodore. Si une personne dégage une odeur nauséabonde par la bouche, les pieds, les aisselles voire tout le corps, il faut en rechercher la cause : hygiène générale pour le corps, buccodentaire pour l'haleine ... Mais il faut savoir qu'il existe des maladies ou dérèglements physiologiques capables de provoquer l'apparition de mauvaises odeurs. Ci-dessous un exemple qui n'est pas encore totalement élucidé, notamment en ce qui concerne les traitements.

La triméthylaminurie ou TMAU ou fish odor syndrome ou syndrome de l'odeur de poisson :
 * tri : du latin et du grec tri , trois ; * méthyl : du grec mêthe [métha-], alcool, en biochimie, se rapporte au méthane, CH4 et du suffixe -yl(e) qui, en chimie, désigne un alkyle, c’est-à-dire un alcane (terminaison -ane) qui a perdu un hydrogène ; * amine : les amines sont des dérivés de méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution de radicaux hydrocarbonés (-ine) à l'hydrogène de l'ammoniac NH2 ; * urie : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine. 
    La triméthylurie est une pathologie qui se transmet de façon héréditaire, selon le mode autosomal (donc le gène responsable - ou les gènes - n'est pas sur les chromosomes sexuels) récessif, c'est-à-dire que les 2 parents doivent porter les gènes mutés pour que les enfants soient atteints. Les généticiens ont identifié 2 gènes responsables : FMO3 et FMO4 (F pour flavine, M pour mono et O pour oxygénase) situés aux loci 23 et 24 du bras long du chromosome 1.
    Leur fonction est le codage de la FMO, flavine monoxygénase, qui va jouer le rôle de catalyseur dans le foie pour oxyder la TMA (triméthylamine - formule C3H9N) en TMAO : triméthylamine N-oxyde.

    Dans la maladie, ces gènes FMO3 et FMO4 ont subi une mutation dont la conséquence est la fabrication insuffisante du catalyseur FMO. Dans le foie, la TMA est insuffisamment transformée en TMAO, ce qui provoque, au niveau des sécrétions (sueur, salive, sécrétions vaginales, urine, haleine ...) cette odeur caractéristique de poisson pourri qui a valu à cette pathologie ne nom de syndrome de l'odeur de poisson. On estime à environ 1% les personnes atteintes par ce syndrome particulièrement invalidant, socialement parlant et les femmes semblent plus touchées que les hommes.
    Il existe des traitements plus ou moins efficaces, basés sur l'observation de restrictions alimentaires, notamment en ce qui concerne les précurseurs de la TMA (dont il faut réduire le plus possible le taux dans l'organisme), comme la choline et la carnitine.

Puer de la bouche ou la mauvaise haleine ou halitose (du latin halitus, halare, haleine, d'après alena, de anhelare, souffler).    
    Particulièrement désagréable pour le voisinage immédiat, le fait de puer de la bouche ou d'avoir une haleine fétide nauséabonde a toujours une cause plus ou moins facile à déterminer (hormis la TMAU décrite ci-dessus). Parmi les plus fréquentes : parodontose, caries, amygdalite cryptique (voir ci-dessus), tabagisme, brossage des dents insuffisant voire inexistant, toutes susceptibles de favoriser un développement excessif de bactéries et donc de mauvaise haleine.
    En cas de brossage "normal" et de mauvaise haleine persistante, il faut impérativement consulter son dentiste. En effet, des caries non soignées ou une parodontose (détérioration de la gencive avec formation de poches de pus le long des racines) peuvent être à l'origine d'odeurs particulièrement nauséabondes. Les remèdes sont nombreux et efficaces : soins dentaires, brossage 2 à 3 fois par jour des dents, mais aussi des gencives, de la langue et du palais, bains de bouche antibactériens.

Puer des pieds ; puer des aisselles : les deux ensemble, car les causes sont souvent les mêmes. Petit rappel sur la sueur : nous avons, sur toute la surface de notre corps, environ 2 à 4 millions de glandes sudoripares, dont le rôle essentiel est la régulation thermique. En effet, la sueur qui s'évapore puise de l'énergie sous forme de chaleur, ce qui refroidit notre peau, mais surtout le sang qui y circule dans les très nombreux capillaires. Il en résulte un rafraîchissement général de l'organisme.
    Transpirer est non seulement un phénomène normal, mais une excellente adaptation. En temps normal, nous rejetons environ un litre de sueur par jour, cette quantité pouvant dépasser un litre par heure en cas d'effort important par forte chaleur. Le problème se pose en cas d'hyperhidrose, c'est-à-dire de sudation excessive. Il n'y a pas de miracle . . . hygiène rigoureuse (une douche par jour est un minimum raisonnable), surtout par forte chaleur, et utilisation de déodorants mixtes, c'est-à-dire qui réduisent un peu la sudation.

    Pour les pieds, il existe toute une variété de produits dans les pharmacies, adaptés aux différents types de peau, de sudation ... Le talc est toujours très apprécié et efficace. Et si vous portez des chaussures de sport comme des tennis ou des baskets, sachez qu'un passage en machine à laver (à froid) une fois par mois ou tous les 15 jours ne leur fait aucun mal mais fait le plus grand bien aux pieds. Penser aussi aux semelles qui supportent toutes des lavages hebdomadaires.
         Haut de page.

Toux   Tousser
Pneumologie, allergologie, ORL, cancérologie...  - 
[Angl. : Cough, To cough]
  N. f.  * toux : du latin tussis [toux, tussif], expiration brusque et sonore de l’air contenu dans les poumons, provoquée par l’irritation des voies respiratoires. 
    La toux, expulsion violente et saccadée de l'air des poumons est avant tout un réflexe (ou un mouvement volontaire) de défense. Le but de ce courant d'air qui peut atteindre 200 km/h, est d'expulser un ou plusieurs corps étrangers présents dans les VAS (voies aériennes supérieures), parfois même dans les bronches : particules alimentaires, corps étranger, mucus, pus, entre autres. La toux n'est pas une maladie, mais un symptôme qui traduit une fausse route au niveau du carrefour digestif avec inhalation d'une particule alimentaire, mais aussi une maladie comme l'asthme, la bronchite, la trachéite, la tuberculose, une rhinopharyngite, une otite, un RGO ou reflux gastro-œsophagien, voire même une insuffisance cardiaque.
    En règle générale, c'est l'excitation de terminaisons du X ou nerf vague (dixième paire de nerfs craniens) qui provoque la toux. On parle de toux aigüe (du latin acutus [aigu, aigüe], effilé, pointu) lorsqu'il s'agit d'un accès de courte durée, de toux chronique (du grec khronos [chron(o)-, -chrone, -chronique, -chronisme], temps) quand elle dure plusieurs semaines. Tousser : verbe exprimant le fait d'avoir un accès de toux.         Haut de page.

Vomir
Hématologie,  gastroentérologie
  - 
[Angl. : To vomit] 
N. m.  * vomir : du latin populaire vomire ou du latin classique vomere [vomi(r)], rejeter avec effort par la bouche le contenu de l’estomac.  Le verbe vomir représente le fait d'expulser brutalement le contenu de l'estomac par le cardia (jonction entre l'œsophage et l'estomac), l'œsophage et la bouche.          Haut de page.

Vomissement
Hématologie,  gastroentérologie  -  [Angl. : Vomit, vomiting]  N. m.  * vomir : du latin populaire vomire ou du latin classique vomere [vomi(r)], rejeter avec effort par la bouche le contenu de l’estomac ; * -issement : suffixe qui permet la transformation d’un verbe en substantif
    Le vomissement est le fait de vomir, c'est-à-dire d'expulser brutalement le contenu de l'estomac par le cardia (jonction entre l'œsophage et l'estomac), l'œsophage et la bouche. Il résulte de contractions puissantes et simultanées du diaphragme et des muscles abdominaux. Les causes sont particulièrement nombreuses : mal de mer ou des transports, presque toutes les affections sévères de l'abdomen et maladies digestives, méningite, vertiges de Ménière, premiers mois de la grossesse, chimiothérapie et certains médicaments, entre autres.          Haut de page.

Vomissement de sang
Hématologie,  gastroentérologie  -  N. m.  [Angl. : Vomiting blood]   * vomir : du latin populaire vomire ou du latin classique vomere [vomi(r)], rejeter avec effort par la bouche le contenu de l’estomac ; * -issement : suffixe qui permet la transformation d’un verbe en substantif ; * hémato : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * émèse : du latin emeticus, du grec emein [-émétique, -émèse], vomir, qui fait vomir
    Le fait de vomir du sang est plus connu sous le nom d'hématémèse. Cet événement doit inciter à consulter rapidement son médecin ou un gastroentérologue. Les causes peuvent être nombreuses : hernies hiatales, ruptures de varices œsophagiennes, tumeurs bénignes ou malignes, alcoolisme actuel ou même ancien, entre autres. L'hématémèse est la conséquence d'une hémorragie digestive.         Haut de page.

Vomitif   Vomitive
Hématologie,  gastroentérologie  -  [Angl. : Vomitive]  Adj. et nom  * vomir : du latin populaire vomire ou du latin classique vomere [vomi(r)], rejeter avec effort par la bouche le contenu de l’estomac ; * -if, -ive : suffixe qui concerne la qualité (de ce qui précède)
    On qualifie de vomitif, -ive ce qui est susceptible de provoquer les vomissements. Cet adjectif est synonyme d'émétique : * éméto : du latin emeticus, du grec emein [-émétique, -émèse], vomir, qui fait vomir. 
    Un bon exemple de vomitif ou émétique est l'émétine, substance pulvérulente blanche, extraite de la racine de l'ipéca (en réalité Ipecacahuana) et utilisée comme expectorant et dans la lutte contre l'amibiase (responsable entre autres des dysenteries).  C'est un alcaloïde qui est soluble dans l'alcool et le chloroforme.
    Il existe plusieurs sortes de vomitifs ou d'émétiques en fonction de leur mode d'action : certains comme l'émétomorphine agissent directement sur le centre du vomissement qui est situé dans le bulbe rachidien, alors que d'autres agissent sur les terminaisons nerveuses du X (nerf vague) ou du nerf glossopharyngien et qu'un troisième groupe a une action mixte. C'est le cas notamment de l'émétine. Ipecacahuana : planche           Haut de page.