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Dernière modification : 25-02-2020

Amél(o)-     D’origine anglosaxone (to melt), [amél(o)-] est relatif à l’émail. Syn. : adamanto-.
La racine adamant(o)-, synonyme de amél(o)-, vient du latin adamantinus, "d'acier, dur comme l'acier", lui-même emprunté au grec adamantinos, de adamos, -anios, "corps dur", "fer le plus dur" et "diamant".


Amélaire - Améloblaste - Améloblastine - Améloblastome - Amélocémentaire - Amélodentinaire - Amélogenèse - Amélogenèse imparfaite - Amélogénine  

Amélaire
Odontostomatologie, anatomie
  -  [Angl. : Enamel]   Adj.  * amélo : d’origine anglosaxone (to melt), [amél(o)-] est relatif à l’émail ; * aire : suffixe d’origine latine, servant à former, à partir d’une racine, des mots exprimant une qualité ou un métier.
    Qui se rapporte à l'émail de la couronne d'une dent. Ex. hypersensibilité amélaire, due à des microcaries ou à des imperfections de l'émail. L'isolation thermique de la dent n'est plus correctement réalisée.    Haut de page

Améloblaste
Odontostomatologie, embryologie
  -  [Angl. : Ameloblast]   N. m.  * amélo : d’origine anglosaxone (to melt), [amél(o)-] est relatif à l’émail ; * blasto, blaste : du grec blastos [-blaste, -blasto], germe, qui a un rapport avec le développement embryonnaire.
    La périphérie de la dent est faite d'émail au niveau de la couronne et de cément au niveau des racines. L'émail contient 90% de sels minéraux organisés en prismes, dérivant chacun d'un améloblaste.
    Pendant la vie intra-utérine, l'émail, substance la plus dure de l'organisme, est sécrété par les adamantoblastes ou améloblastes, cellules épithéliales d'origine ectodermique. Comme les odontoblastes, ce sont des cellules hautement spécialisées et polarisées.  Coupe longitudinale d'une dent   Haut de page.

Améloblastine
Odontostomatologie, embryologie
  -  [Angl. : Ameloblastin]   N. f  * amélo : d’origine anglosaxone (to melt), [amél(o)-] est relatif à l’émail ; * blasto, blastine : du grec blastos [-blaste, -blasto], germe, qui a un rapport avec le développement embryonnaire.
    Protéine matricielle de l'émail, exprimée lors de la différenciation terminale des améloblastes. Cette améloblastine est responsable (avec d'autres) des mouvements transépithéliaux du calcium et des phosphates responsables de la minéralisation de certains tissus et de leur transformation en émail.      Haut de page

Améloblastome
Odontostomatologie, cancérologie 
[Angl. : Ameloblastinoma]   N. m.  * amélo : d’origine anglosaxone (to melt), [amél(o)-] est relatif à l’émail ; * blasto : du grec blastos [-blaste, -blasto], germe, qui a un rapport avec le développement embryonnaire, * ome : du grec -ôma,[-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction. 
    L'améloblastome est une tumeur épithéliale bénigne mais récidivante, qui se développe dans les maxillaires à partir des cellules génératrices de l'émail : les améloblastes. Cette tumeur est généralement localisée dans la région des molaires et sur la branche montante du maxillaire inférieur. L'améloblastome détruit la gencive et l'os.   
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Amélocémentaire
Odontostomatologie, anatomie
  -  [Angl. : Amelocemental]   Adj.  * amélo : d’origine anglosaxone (to melt), [amél(o)-] est relatif à l’émail ; * cémento, cémentaire : du latin caementum [cément(o)-], en médecine : relatif au cément, substance dure qui recouvre la racine d’une dent.
    L'adjectif amélocémentaire caractérise ce qui concerne à la fois le l'émail de la couronne et le cément qui recouvre la racine. La relation entre le cément et l'émail ou jonction amélocémentaire (JAC), au niveau de la zone cervicale de la dent, est variable : le cément peut affronter directement l'émail, il peut le recouvrir sur une courte distance.
    Ce profil trouve son origine dans la dégénérescence de l'épithélium adamantin à son extrémité cervicale, ce qui favorise le contact entre le mésenchyme papillaire et la surface de l'émail. Enfin, il peut exister un espace entre les limites de l'émail et du cément, qui pourrait expliquer certaines hyperesthésies (hypersensibilités) au niveau du collet.    Haut de page

Amélodentinaire
Odontostomatologie, anatomie
  -  [Angl. : Amelodentinal]   Adj.  * amélo : d’origine anglosaxone (to melt), [amél(o)-] est relatif à l’émail ; * dento, dentino, dentinaire : du latin dens, dentis [dent(o)-, -dental], dent et, par analogie, ce qui a la forme d’une dent.
    L'adjectif amélodentinaire définit ce qui se rapporte à la fois à l'émail de la couronne d'une dent et à la dentine, c'est-à-dire à "l'ivoire", situé entre l'émail  et la pulpe dans la couronne, entre le cément et la pulpe dans la racine. Ex. un traitement amélodentinaire concerne l'émail et la dentine (traitement d'une carie).    Haut de page.

Amélogenèse   Amélogenèse imparfaite
Odontostomatologie, embryologie
  -  [Angl. : Amelogenesis, Amelogenesis imperfecta]   N. f.  * amélo : d’origine anglosaxone (to melt), [amél(o)-] est relatif à l’émail ; * géno, gène, genèse : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre. 
    C'est la synthèse de l'émail de la couronne d'une dent. Cette amélogenèse peut être imparfaite pour plusieurs raisons. L’émail mal formé est moins résistant et peut se séparer de la dentine sous l’effet de la mastication ou de l’abrasion due au brossage. Cette anomalie peut être isolée ou s’inscrire dans un syndrome génotypique.

    L'amélogenèse imparfaite peut être quantitative : il s’agit alors d’un trouble du stade formatif. Il y a insuffisance de matrice amélaire au cours de l’amélogenèse. Ceci conduit à un émail dur mais très mince et rugueux, présentant plissures, dépressions et dyschromies.
    L'anomalie peut aussi être qualitative : par trouble de la maturation, il y a perturbation de la minéralisation conduisant à un émail d’épaisseur normale mais extrêmement mou se séparant de la dentine lors de la mastication, du brossage.   
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Amélogénine
Odontostomatologie, embryologie
  -  [Angl. : Amelogenin]   N. f.  * amélo : d’origine anglosaxone (to melt), [amél(o)-] est relatif à l’émail ; * géno, génine : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre. 
    C'est une protéine qui, chez les mammifères, est sécrétée par l'épithélium et qui piège les molécules de phosphate de calcium. L'amélogénine intervient directement dans l'hyperminéralisation de certains tissus, qui mène à la formation de l'émail. Des études sont actuellement menées pour comprendre l'évolution du gène de l'amélogénine.    Haut de page