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Dernière modification : 25-02-2020

Amin(o)-     Du latin ammoniacum, du grec ammôniakos. C'est le temple d'Ammon en Libye, qui est à l'origine du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui au départ, signifiait "libyen" et s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon). En français, ce mot est devenu armoniac, dérivé de armoniacus, arménien, car l'Arménie fournissait le sel ammoniac.
    Le mot armoniac a été progressivement remplacé par ammoniac au XVIIIe siècle, puis désigne le gaz NH3 découvert par Priestley en 1774 à partir de l'alcali, solution d'ammoniac dans l'eau. Amide et amine sont des dérivés de méthylamide et méthylamine que l'on appelait ammoniaques composées. Amine désigne un composé organique obtenu par substitution à l'hydrogène de l'ammoniac de radicaux acides (-ide) ou hydrocarbonés (-ine).


Amination -  AmineAmine biogène - Amine de réveil - Amine-oxydase - Amineptine - Amino-6 purine - Aminoacide - Aminoacide-oxydase - Aminoacidémie - Aminoacidurie - Aminoacidurie type Hartnut - Aminoacyl-ARNt synthétase - Aminoalcool - Aminoazoïque - Aminobenzène - Aminobenzylpénicilline - Aminocaproïque - Aminoergique - Aminoéthylpyrazole - Aminogène - Aminoglutéthimide - Aminolyse - Aminopénicilline - Aminopeptidase - Aminophénazone - Aminophénol - Aminophérase - Aminophylline - Aminoptérine - Aminopurine - Aminopyridine - Aminoside - Aminosurie - Aminotransférase - Aminotripeptidase - Aminoxydase - Aminurie 

Amination
Biochimie, pharmacologie
  -  [Angl. : Amination]   N. f.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * ation : du latin atio, ationis [-isation], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom. 
    On appelle amination le fait d'introduire le radical NH2 dans la molécule d'un composé. Cette opération se fait généralement par substitution d'un ou deux atomes d'hydrogène.     Haut de page

Amine   Amine biogène   Amine de réveil
Pharmacologie, neurologie, physiologie 
[Angl. : Amine, Biogenic amine, Awakening amine]   N. f.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français.
    Amine : Les amines sont des composés organiques dérivés de l'ammoniac NH3, par substitution d'un ou plusieurs atomes d'hydrogène par des groupements alkyles ou aromatiques. Sur l'atome d'azote, une paire libre d'électrons permet de rendre les amines basiques ou nucléophiles. On distingue les amines primaires (RNH2), secondaires (R2NH) ou tertiaires (R3N), selon qu'un, deux ou trois atomes d'hydrogène ont été remplacés.

    Les amines sont connues par le fait que certaines d'entre elles produisent sur notre organisme des réponses biologiques très importantes, comme la dépendance, un effet cancérogène, par exemple :
- la nicotine dans les plants de tabac,
- la cocaïne
dans les arbustes de coca en Amérique du Sud,
- les amphétamines
, ou amines de réveil : substances (amphétamine et ses dérivés) qui ont une action tonique sur le psychisme et une fonction amine dans leur molécule,
- la quinine, extraite de l'écorce du quinquina, a été le premier médicament efficace contre le paludisme,
- les catécholamines : adrénaline, noradrénaline sont des drogues cardiovasoactives, ont un effet direct sur le rythme cardiaque
- les amines biogènes : molécules dérivées d'acides aminés et qui se comportent comme un neurotransmetteur. La sérotonine est dérivée du tryptophane et la dopamine, la noradrénaline et l'adrénaline dérivent de la tyrosine.         Haut de page

Amine-oxydase ou Aminoxydase
Médecine biologique 
[Angl. : Amine oxidase]   N. f.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * oxy, oxydo : du grec oxos [oxy] : relatif à l'oxygène ; * ase : du suffixe -ase, qui signifie enzyme, synonyme de diastase. 
    Les amine-oxydases ou aminoxydases constituent une famille d'enzymes contenant entre autres la monoaminoxydase (ou monoamine-oxydase),  la diaminoxydase (ou diamine-oxydase).
- La monoaminoxydase se trouve surtout dans le foie, les reins et la muqueuse intestinale. Elle oxyde de très nombreuses amines aliphatiques, aromatiques et hétérocycliques, parmi lesquelles celles qui proviennent de la décarboxylation des acides aminés.
- La diaminoxydase est identique à l'histaminase ; on la trouve dans le foie, les reins la muqueuse intestinale, les poumons le placenta, les glandes mammaires. Elle oxyde les diamines.     Haut de page

Amineptine
Pharmacologie, neurologie, physiologie
  -  [Angl. : Amineptin]   N. f.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français. 
    L'amineptine est une molécule qui appartient à la famille des antidépresseurs (médicament : Survector). L'amineptine est une molécule tricyclique qui inhibe essentiellement la recapture de la dopamine. Cet effet sur la dopamine confère à l'amineptine des propriétés antidépressives et stimulantes.
    Chez l'animal, à doses élevées, l'amineptine exerce des effets qui s'apparentent à ceux du méthylphénidate ou de la dexamphétamine. L'action spécifique sur l'humeur ne se manifeste nettement qu'après un délai de 10 a 20 jours, même si des améliorations symptomatiques portant par exemple sur le ralentissement idéomoteur, peuvent être observées plus précocement.
    Cette notion doit être prise en compte avant l'interruption d'un traitement pour raison d'inefficacité.      Haut de page

Amino-6 purine
Biochimie, génétique 
[Angl. : 6-amino purine, adenine]   N. f.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * purine : de l’allemand Purin [-purine, -purique], base organique bicyclique d’où dérivent les bases puriques. 
    L'amino-6 purine est une base azotée de la famille des bases puriques. Avec un ribose ou un désoxyribose et un acide phosphorique, l'adénine constitue un nucléotide. Dans l'ADN, l'adénine s'apparie par 2 liaisons hydrogène à la thymine ; elle s'apparie avec l'uracile de l'ARNm au cours de la transcription. Elle intervient également dans la composition d'autres molécules. Ex. NAD : nicotinamide adénine dinucléotide. 
    Syn. adénine.      Schéma de la molécule d'adénine      Haut de page

Aminoacide
Biochimie, pharmacologie 
[Angl. : Aminoacid]   N. m.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * acido, acide : du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante.
    Comme son nom l'indique, un aminoacide ou acide aminé est une molécule qui porte une fonction amine -NH2 et une fonction acide carboxylique -COOH.  Il existe 20 aminoacides différents qui entrent dans la constitution des protéines (c'est à dire un assemblage d'acides aminés) et s'unissent entre eux par les liaisons peptidiques pour former des peptides ou des protéines. 
    Dans la nomenclature, ils sont désignés soit par un code à trois lettres, soit par un code à une lettre (voir le tableau). On notera au passage la découverte dans les protéines d'un acide aminé n° 21 : la sélénocystéine, un dérivé de la cystéine.   Formule générale d'un acide aminé   Tableau des acides aminés     Haut de page

Aminoacide-oxydase
Biochimie 
[Angl. : Amino-acidoxidase]   N. f.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * acido, acide : du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante.
    L'aminoacide-oxydase est une enzyme intervient dans les mécanismes de la désamination oxydative au cours du métabolisme des acides aminés. Ce mécanisme se compose d'une déshydrogénation, suivie d'une hydrolyse.      Haut de page

Aminoacidémie
Hématologie, médecine biologique
  -  [Angl. : Aminoacidemia, amino-acidaemia]   N. f.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * acido, acide : du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante ; * émie, hémo : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang.
    L'aminoacidémie est le taux d'acides aminés dans le sang. La détermination de l'aminoacidémie est moins intéressante que celle de l'aminoacidurie (voir ce terme), elle est pourtant nécessaire lorsqu'il s'agit de différencier une hyperaminoacidémie par surcharge sanguine (aminoacidémie élevée) ou par insuffisance tubulaire rénale (aminoacidémie normale).
    L'aminoacidémie est augmentée en bloc dans les altérations de la cellule hépatique, le coma diabétique, les toxicoses, les maladies infectieuses, les brûlures importantes, les hémorragies etc.
    Valeurs normales : 0,040 à 0,060 g/litre de sang total (en azote).     Haut de page

Aminoacidurie
Néphrologie urologie, médecine biologique
  -  [Angl. : Aminoaciduria]   N. f.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * acido, acide : du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante ; * uro, urie : du grec oûron [uro-, -urie, -urique], urine.
   
L'aminoacidurie est le taux d'acides aminés dans l'urine. À l'état normal, l'urine fraîche contient des sels ammoniacaux et des acides aminés. Dans l'étude de ces composés azotés, on peut faire 3 groupes de recherches, ayant chacun son intérêt clinique :
- dosage de l'ammoniac seul -NH3,
- dosage de l'ammoniac et d'une partie des acides aminés,
- dosage des acides aminés.      Haut de page

Aminoacidurie type Hartnup
Urologie, dermatologie, neurologie - [Angl. : Aminoaciduria type Hartnut]   N. f. * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * acido, acide : du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante ; * uro, urie : du grec oûron [uro-, -urie, -urique], urine ; * Hartnup : du nom de la famille dans laquelle la maladie a été découverte et décrite.
    Également connu sous les noms de syndrome de Hartnup, maladie de Hartnup, aminoacidurie type Hartnup, maladie des couches bleues, ce syndrome est une maladie autosomique (le gène responsable n'est pas sur un chromosome sexuel) récessive (les deux parents doivent être atteints pour que l'enfant développe la maladie), et la mutation du gène SLC6A19 a été localisée sur le chromosome 5p15.33 (bras court du 5e chromosome, locus 15.33).
  Ce gène code pour un transporteur d'acides aminés neutres (surtout tryptophane, mais aussi phénylalanine et méthionine) à travers les cellules épithéliales du tubule proximal des néphrons et de la membrane en brosse de la muqueuse intestinale.

   Quand ce transport est perturbé, les acides aminés se retrouvent en quantité anormale dans les urines où ils sont partiellement dégradés et c'est l'oxydation à l'air de l'indican qui provoque leur coloration bleue (indigo), et donc une cyanurie.
   Parmi les symptômes les plus fréquents : dermatite photosensible, problèmes neurologiques intermittents, céphalées, changement de personnalité, photophobie. Le traitement est à base de nicotinamide (vitamine PP) et d'un régime enrichi en tryptophane et en protéines.   Schéma du néphron       Les cellules en brosse de la muqueuse intestinale      Haut de page

Aminoacyl-ARNt synthétase
Médecine biologique, biochimie
  -  [Angl. : Aminoacyl-tRNA synthetase]   N. f.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * ase : du suffixe -ase qui signifie enzyme, synonyme de diastase. 
    L'aminoacyl-ARNt synthétase est une enzyme qui fixe de manière spécifique un acide aminé sur un ARNt (acide ribonucléique de transfert).     Haut de page

Aminoalcool
Pharmacologie, cardiologie
  -  [Angl. : Amino alcohol]   N. m.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * alcoolo, alcool : du latin des alchimistes alkol, alkohol, de l’arabe al-kuhl, relatif à l’alcool. 
    Un aminoalcool est une molécule qui possède les 2 fonctions : amine et alcool. Utilisée comme médicament, elle agit en bloquant au niveau des organes l'action des catécholamines sur les récepteurs bêta, par antagonisme de type compétitif, et spécifique.

    Au niveau du cœur, l'aminoalcool provoque
- un ralentissement du rythme,
- une diminution de la force contractile,
- une diminution de l'excitabilité,
- une baisse du débit cardiaque et de la consommation d'oxygène du myocarde,
- une amélioration du rendement énergétique cardiaque,
- une dépression de la conduction auriculoventriculaire,
- une diminution modérée du débit coronaire.
    Aux doses moyennes, l'effet est antiarythmique et bêtabloquant.      Haut de page

Aminoazoïque
Biochimie
  -  [Angl. : Aminoazoic]   Adj. et n. m.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * a- : du préfixe a privatif ; * zoo, zoïque : du grec zôê , la vie. [azot(o)-, -azoïque] : l’azote ne permet pas la vie ; qui contient de l’azote. 
    Se dit d'un dérivé provenant de la copulation d'un composé diazoïque avec une aniline. Ex. colorant aminoazoïque.     Haut de page

Aminobenzène
Biochimie, toxicologie 
[Angl. : Aminobenzene, aniline]   N. m.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * benzène : du latin benzoe [benz(o)-, -benzénique, -benzoïque], benjoin ou encens de Java, résine aromatique tirée d’un arbre, le styrax. 
    Syn. aniline. C6H7N. L'aminobenzène est toxique : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par inhalation, par contact avec la peau et par ingestion. Après contact avec la peau, se laver immédiatement et abondamment avec du polyéthylène glycol 400, rincer avec beaucoup d'eau. Porter un vêtement de protection et des gants appropriés. En cas d'accident ou de malaise consulter immédiatement un médecin (si possible lui montrer l'étiquette).     Haut de page

Aminobenzylpénicilline    Aminopénicilline
Pharmacologie
  -  [Angl. : Aminobenzylpenicillin]   N. f.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * benzyl : du latin benzoe [benz(o)-, -benzénique, -benzoïque], benjoin ou encens de Java, résine aromatique tirée d’un arbre, le styrax.  
    L'aminobenzylpénicilline est un antibiotique antibactérien. Syn. aminopénicilline, ampicilline. Mode d'action : interruption du processus de transpeptidation qui lient les peptidoglycanes de la paroi bactérienne. Les bêta lactamines se lient et inactivent des cibles enzymatiques situées sur la paroi interne de la membrane bactérienne : les protéines de liaison des pénicillines : transpeptidases, carboxypeptidases, endopeptidases. L'inactivation de certaines protéines provoque la mort cellulaire.
    Les bêta lactamines inactivent également des inhibiteurs endogènes des autolysines bactériennes. Cet antibiotique est sensible à la bêtalactamase des staphylocoques et de certaines bactéries Gram -.      Haut de page

Aminocaproïque
Pharmacologie, hématologie, angiologie et médecine vasculaire 
[Angl. : Aminocaproic acid]   Adj.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * capro, caproïque : du latin capra [capr(o)-, -caproïque], chèvre ; relatif au lait de chèvre. 
    L'acide aminocaproïque est un antifibrinolytique qui inhibe des activateurs du plasminogène. Cette action antiplasmine ne se manifeste que pour des doses élevées. On l'utilise contre les hémorragies dues à l'activité du système fibrinolytique.      Haut de page

Aminoergique
Neurologie, physiologie
  -  [Angl. : Aminoergic]   Adj. et n. m.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * ergo, ergique : du grec ergon [-ergie, -ergique], action, travail.
    L'adjectif aminoergique caractérise un neurone dont l'arborisation terminale libère comme neurotransmetteurs des acides aminés tels que le GABA, le glutamate, la glycine.     Haut de page

Aminoéthylpyrazole
Pharmacologie, biochimie 
[Angl. : Aminoethylpyrazole]   N. m.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * éthylo, éthyl : du latin aether, du grec hulê [éthan(o)-, éthyl(o)-], bois ; relatif à l’éthane, gaz combustible C2H6 ; * pyro, pyrazole : du grec pur [pyro, pyréto, pyrex, -pyrine], chaleur, feu.  
    L'aminoéthylpyrazole est un stimulant de la sécrétion gastrique qui agit essentiellement sur la masse cellulaire pariétale. Le ß aminoéthylpyrazole est l'Histalog, isomère de l'histamine, mais ne demandant pas de couverture antihistaminique. L'Histalog a l'inconvénient d'avoir une cinétique de réponse telle qu'un grand débit de suc gastrique n'est obtenu qu'après 45 à 60 minutes.     Haut de page

Aminogène
Biochimie
  -  [Angl. : Aminogen]   Adj. et n. m.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * géno, gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre.
    L'adjectif aminogène caractérise un radical univalent NH2 dont la substitution à un hydrogène fournit une amine. Ce terme désigne aussi un produit pharmaceutique (États-Unis) : "Aminogen® est un ingrédient breveté, naturellement dérivé d'enzymes de synthèse qui aide le corps à libérer des acides aminés à partir des protéines des aliments (tout comme des liens de rupture d'une chaîne). Aminogen® augmente le processus d'absorption du corps en cassant les liens des peptides, qui attachent des acides aminés aux molécules de protéine".     Haut de page

Aminoglutéthimide
Pharmacologie, endocrinologie et métabolismes
  -  [Angl. : Aminoglutethimide]   N. f.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * gluto : du latin gluten [glut(o)-, gluten], colle, protéine de la farine. 
    L'aminoglutéthimine est une molécule (médicament : Orimétène) qui s'oppose à la production par l'organisme de cortisone et d'œstrogènes : elle empêche les glandes surrénales de synthétiser les hormones stéroïdes et bloque la transformation des stéroïdes androgènes en œstrogènes. Le médicament est utilisé dans le traitement des maladies  dues à un développement anormal des glandes mammaires ou des glandes surrénales.     Haut de page

Aminolyse
Biochimie
  -  [Angl. : Aminolysis]   N. f.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * lyso, lyse : du grec lusis [-lys, lysi-, lyso-, -lyse, -lytique], dissolution.
   L'aminilyse est la décomposition d'un composé organique avec intervention d'éléments d'une amine. 
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Aminopeptidase
Biochimie
  -  [Angl. : Aminopeptidase]   N. f.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * pepto, peptide : du grec pepsis [peptide, peptidique], digestion ; composé naturel ou synthétique formé par l’union d’un nombre restreint d’acides aminés, unis par les liaisons peptidiques ; * ase : du suffixe -ase qui signifie enzyme, synonyme de diastase.
    Une aminopeptidase est une enzyme qui libère le groupement aminé (-NH2) de l'acide aminé terminal d'un peptide ou/et qui catalyse l'hydrolyse des peptides, donnant soit des petits (endopeptidases), soit des acides aminés libres (exopeptidases).      Haut de page

Aminophénazone
Algologie, pharmacologie
  -  [Angl. : Aminophenazone]   N. f.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * phéno, phénazone : du grec phainein [phén(o)-, -phénol, -phénique], apparaître, briller ; en chimie, relatif au phénol, extrait des goudrons et de la houille. 
    L'aminophénazone ou son syn. l'amidopyrine, entre dans la composition de nombreux médicaments antalgiques. Elle a une action analgésique périphérique de type aspirine, une action anti-inflammatoire au stade aigu de l'inflammation, par inhibition de la sortie des enzymes lysosomiaux. Elle s'oppose à l'action des médiateurs chimiques de l'inflammation, stimule la sécrétion d'ACTH. Elle a en plus une action antipyrétique de type aspirine.     Haut de page

Aminophénol
Biochimie 
[Angl. : Aminophenol]   N. m.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * phéno, phénol : du grec phainein [phén(o)-, -phénol, -phénique], apparaître, briller ; en chimie, relatif au phénol, extrait des goudrons et de la houille. 
    Nom générique de corps possédant les deux fonctions amine et phénol. Il existe trois aminophénols (ortho, méta et para), dérivant du benzène. Certains de leurs dérivés sont des colorants ou des révélateurs photographiques.     Haut de page

Aminophérase
Biochimie, hépatologie, médecine biologique 
[Angl. : Aminopherase, aminotransferase]   N. f.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * ase : du suffixe -ase qui signifie enzyme, synonyme de diastase.
    L'aminophérase est plus connue sous son synonyme transaminase.
    Les deux transaminases les plus étudiées en biologie sont les suivantes  :
* alanine aminotransférase (ALT ou ALAT), aussi appelée transaminase glutamique-pyruvique (TGP ou GPT, ou encore SGPT) et
* aspartate aminotransférase (AST ou ASAT), également appelée transaminase glutamique oxaloacétique (TGO ou GOT ou encore SGOT).
    Ces deux transaminases ont un taux légèrement plus élevé chez l'homme que chez la femme, ainsi que lors d'un effort musculaire important et prolongé. On voit leur taux monter (hypertransaminasémie) de façon très importante, en cas d'hépatite (10 à 100 fois les valeurs usuelles), d'obstruction des voies biliaires, mais aussi d'infarctus du myocarde ou d'intoxication alcoolique. En fait, une augmentation importante des transaminases est souvent le signe d'une destruction cellulaire.

    Leur taux augmente également au cours de la pancréatite aigüe.  Taux normaux :  ALAT (SGPT) : 5 à 25 UI/L ;  ASAT (SGOT) : 5 à 30 UI/L. Important : certains médicaments comme les dérivés salicylés (l'aspirine est de l'acide acétylsalicylique), les opiacés, les anticoagulants, augmentent les taux de transaminases sanguines. Il en est de même pour ceux qui contiennent de l'isoniazide, utilisés dans le traitement des différentes formes de tuberculose, comme Rimifon ®, Dexambutol ®, Rifater ®, Rifinah ®.
    Ils présentent tous une certaine hépatotoxicité, parfois encore augmentée par des molécules associées comme la Rifampicine ou le Pirazinamide et peuvent augmenter de façon plus ou moins importante les transaminases. Cette augmentation peut être telle qu'une surveillance de ces taux (entre autres) est indispensable pendant les premières semaines des traitements à l'isoniazide.     Haut de page

Aminophylline
Pharmacologie, pneumologie
  -  [Angl. : Aminophylline]   N. f.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * phyllo, phylline : du grec phullon [phyll(o)-, -phylle], feuille. 
    Cette molécule est un bronchodilatateur qui libère de la théophylline dans l'organisme. C'est un stimulant respiratoire qui provoque la dilatation des bronches en luttant contre une dilatation anormale de leur paroi. On l'utilise aussi comme un tonicardiaque, un diurétique, un antiasthmatique et un sédatif.     Haut de page

Aminoptérine
Cancérologie, pharmacologie  -  [Angl. : Aminopterin]   N. f.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * ptéro, ptérine : du grec pteron [ptér(o)-, -ptère, -ptérine], aile. 
    L'aminoptérine est une substance chimique synthétique, antagoniste de l'acide folique, utilisée pour diminuer la multiplication cellulaire dans le traitement des leucémies aigües.     Haut de page

Aminopurine
Biochimie
  -  [Angl. : Aminopurine]   N. f.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * purine : de l’allemand Purin [-purine, -purique], base organique bicyclique d’où dérivent les bases puriques. 
    C'est une purine qui contient une ou plusieurs fonctions amine, comme l'adénine, la guanine, la 2-aminopurine etc. Ce sont des constituants des acides nucléiques et des nucléotides.      Haut de page

Aminopyridine
Neurologie, physiologie
  -  [Angl. : Aminopyridin]   N. f. * amin(o) : - du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * pyro : du grec pur [pyro, pyréto, pyrex, -pyrine], chaleur, feu. Explications : découverte en 1820 de l'acide pyro-kinique par MM Joseph PELLETIER (1788 - 1842) et Joseph-Bienaimé CAVENTOU (1795 - 1877), découvreurs de la quinine et de la strychnine, et qu'ils appelèrent "pyro-kinique" car ils l'obtinrent en décomposant l'acide kinique "par le feu".  En 1818 déjà, HOUTON-LABILLARDIERE décrit aussi sa découverte de l'acide pyro-mucique en "décomposant par le feu" l'acide mucique. La pyridine est une base azotée que l'on extrait des goudrons de la houille. 
    C'est le nom donné aux dérivés aminés de la pyridine. La 4-aminopyridine bloque les canaux ioniques à K+ (potassium) sur les membranes  cellulaires. On l'utilise comme anticonvulsifiant (antiépileptique) dans les crises d'épilepsie.     Haut de page

Aminoside
Pharmacologie, médecine biologique
  -  [Angl. : Aminoglycoside]   N. f.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * ose, oside : du suffixe -ose [-ose, -oside, -osidique] qui, en chimie organique, désigne la présence d’un sucre (glucide). 
    Les aminosides constituent une famille d'antibiotiques particulièrement actifs sur les staphylocoques. Les aminosides injectables, surtout en fortes doses, peuvent être toxiques pour le rein ou pour l'oreille interne. Exemples d'aminosides : Streptomycine, Gentamycine, Tobramycine, Nétromycine, Amikacine,  Amiklin,  Isépamycine, Isépaline.     Haut de page

Aminosurie    Aminurie
Néphrologie urologie, médecine biologique
  -  [Angl. : Aminuria]   N. f.   * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * uro, urie : du grec oûron [uro-, -urie, -urique], urine.
    L'aminosurie est la présence d'amines dans les urines. Syn. aminurie, aminoacidurie. C'est le taux d'acides aminés dans l'urine. À l'état normal, l'urine fraîche contient des sels ammoniacaux et des acides aminés. Dans l'étude de ces composés azotés, on peut faire 3 groupes de recherches, ayant chacun son intérêt clinique : dosage de l'ammoniac seul -NH3, dosage de l'ammoniac et d'une partie des acides aminés, dosage des acides aminés.     Haut de page

Aminotransférase
Médecine biologique, hépatologie
  -  [Angl. : Aminotransferase]   N. f.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * transférer : du latin transferre [-transfert], porter au-delà ; * ase : du suffixe -ase qui signifie enzyme, synonyme de diastase.
    L'aminophérase est plus connue sous son synonyme transaminase.
    Les deux transaminases les plus étudiées en biologie sont les suivantes  :
* alanine aminotransférase (ALT ou ALAT), aussi appelée transaminase glutamique-pyruvique (TGP ou GPT, ou encore SGPT) et
* aspartate aminotransférase (AST ou ASAT), également appelée transaminase glutamique oxaloacétique (TGO ou GOT ou encore SGOT).
    Ces deux transaminases ont un taux légèrement plus élevé chez l'homme que chez la femme, ainsi que lors d'un effort musculaire important et prolongé. On voit leur taux monter (hypertransaminasémie) de façon très importante, en cas d'hépatite (10 à 100 fois les valeurs usuelles), d'obstruction des voies biliaires, mais aussi d'infarctus du myocarde ou d'intoxication alcoolique. En fait, une augmentation importante des transaminases est souvent le signe d'une destruction cellulaire.

    Leur taux augmente également au cours de la pancréatite aigüe.  Taux normaux :  ALAT (SGPT) : 5 à 25 UI/L ;  ASAT (SGOT) : 5 à 30 UI/L. Important : certains médicaments comme les dérivés salicylés (l'aspirine est de l'acide acétylsalicylique), les opiacés, les anticoagulants, augmentent les taux de transaminases sanguines. Il en est de même pour ceux qui contiennent de l'isoniazide, utilisés dans le traitement des différentes formes de tuberculose, comme Rimifon ®, Dexambutol ®, Rifater ®, Rifinah ®.
    Ils présentent tous une certaine hépatotoxicité, parfois encore augmentée par des molécules associées comme la Rifampicine ou le Pirazinamide et peuvent augmenter de façon plus ou moins importante les transaminases. Cette augmentation peut être telle qu'une surveillance de ces taux (entre autres) est indispensable pendant les premières semaines des traitements à l'isoniazide.      Haut de page

Aminotripeptidase
Médecine biologique
  -  [Angl. : Aminotripeptidase]   N. f.  * amin(o)-  : du mot latin ammoniacum ou du grec ammôniakos qui s'appliquait au chlorure d'ammonium naturel (halas ammôniakon), devenu ammoniac en français ; * tri : du latin et du grec tri , trois ; * pepto, peptido, peptide : du grec pepsis [peptide, peptidique], digestion ; composé naturel ou synthétique formé par l’union d’un nombre restreint d’acides aminés, unis par les liaisons peptidiques ; * ase : du suffixe -ase qui signifie enzyme, synonyme de diastase.
    L'aminotripeptidase est une enzyme glycoprotéique contenant un peu de sucre. Elle se compose d'une sous unité de poids moléculaire 50.000 et possède 1 atome de zinc par molécule. Sa spécificité est principalement orientée sur des tripeptides avec un résidu de proline de N-terminal.
    Cependant, l'enzyme peut également hydrolyser d'autres tripeptides. L'aminotripeptidase épurée est responsable de presque toute l'activité des tripeptidases de la fraction soluble de la muqueuse intestinale.
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