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Dernière modification : 25-03-2020

Chol(o)-, chol(é)-        Du grec kholê [chol(é)], bile. La racine kholê a également donné colère, mélancolie.
Cholécyst(o)-             Du grec kholê [chol(é)], bile et du grec kustis [-cyste, cyst(o)-], vessie : relatif à la vésicule biliaire.
Cholangio-                Du grec kholê [chol(é)], bile et du grec aggeion [angio], vaisseau, relatif aux voies biliaires.


Cholagogue - Cholangiectasie - Cholangiocarcinome - Cholangiographie - Cholangiographie intraveineuse - Cholangiographie orale - Cholangiographie transcutanée - Cholangiographie transhépatique - Cholangiographie transpariétale - Cholangiographie veineuse - Cholangiopancréatographie rétrograde - Cholangite - Cholangite sclérosante - Cholangite sclérosante primitive - Cholangite sclérosante secondaire - Choléastome - Choléchromopoïèse - Cholécystalgie - Cholécystectomie - Cholécystite - Cholécystite aigüe - Cholécystite gangreneuse - Cholécystite lithiasique - Cholécystite suppurée - Cholécystokinine-pancréozymine - Cholécystolithiase - Cholécystomégalie - Cholécystopathie - Cholécystopexie - Cholécystorraphie - Cholécystostomie - Cholécystotomie - Cholédochographie - Cholédocholithiase - Cholédocholithotomie - Cholédochotomie - Cholédocholithotripsie - Cholédocite - Cholélithe - Cholélithiase - Cholélithotomie - Cholélithotripsie - Cholélithotritie - Cholémèse - Cholémie - Cholémie familiale - Cholémie pigmentaire - Cholémie saline - Cholépoïèse - Choléra - Cholerae - Cholérèse - Cholérétique - Cholériforme - Cholérique - Choléroïde - Cholestase - Cholestéatomateux - Cholestéatome - Cholestérol - Cholestérol estérifié - Cholestérol HDL - Cholestérol LDL - Cholestérol total - Cholestérolémie - Cholostase -

Cholagogue
Hépatologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Cholagogue]   N. f.  * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * agogue : du grec agagein, agôgos [-agogie, -agogique, -agogue], qui conduit, qui entraîne, qui favorise. 
    Une substance cholagogue facilite l'évacuation de la bile renfermée dans les voies biliaires extrahépatiques et surtout dans la vésicule biliaire.    Haut de page

Cholangiectasie
Hépatologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Cholangiectasy]   N. f.  * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; * ectasie : du grec ektasis [ectasie], dilatation d'un segment d'organe creux ou d'un vaisseau
    La cholangiectasie est la dilatation plus ou moins importante des canaux biliaires.       Haut de page

Cholangiographie   Cholangiographie veineuse   Cholangiographie intraveineuse   Cholangiographie transpariétale   Cholangiographie transcutanée   Cholangiographie transhépatique   Cholangiographie orale
Hépatologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Cholangiography, Veinous cholangiography, Intraveinous cholangiography, Transparietal cholangiography, Transcutaneous cholangiography, Transhepatic cholangiography, Oral cholangiography]   N. f.  * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; * grapho, graphie : et du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire. 
    La cholangiographie est la radiographie des voies biliaires, mais aussi de la vésicule, dans le but de dépister des pathologies telles que tumeurs, calculs, choléstase, entre autres. Pour pratiquer cet examen dans de bonnes conditions, il faut opacifier ces voies biliaires.
    Pour cela, on peut
- injecter un produit radioopaque iodé et soluble dans l'eau par voie intraveineuse dans l'avant-bras (c'est la cholangiographie dite veineuse ou intraveineuse),
- faire absorber un produit opacifiant en capsules par voie orale (cholangiographie orale) ou
- l'injecter via une sonde ou d'un drain introduit directement dans les voies biliaires (cela nécessite une petite intervention chirurgicale pour traverser la paroi abdominale) : c'est la cholangiographie transpariétale ou transcutanée ou transhépatique.
    Autre forme d'examen : la cholangiographie rétrograde. Le patient est légèrement anesthésié (anesthésie générale) et le praticien lui introduit un fibroscope par la bouche. Il passe par l'œsophage, l'estomac et s'arrête au niveau du duodénum, à la hauteur de l'ampoule de Vater. Par ce fibroscope, un fin cathéter est introduit jusqu'à l'embranchement du canal cholédoque et du canal de Wirsung, puis le produit de contraste est injecté. 
      Syn. : cholécystographieSchéma du foie, du pancréas et de leurs canaux d'excrétion   Haut de page

Cholangiocarcinome
Hépatologie, cancérologie  -  [Angl. : Cholangiocarcinoma]   N. m.  * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; * carcino : du grec karkinôma, de karkinos, [carcino], crabe, cancer ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction 
    C'est une tumeur des voies biliaires.  Le terme cholangiocarcinome, dans la littérature anglosaxone, est plutôt réservé aux tumeurs intrahépatiques, et celui de carcinome des voies biliaires aux tumeurs de l'arbre biliaire extrahépatique. Les hommes sont plus souvent touchés que les femmes, et le pic de survenue concerne la sixième décennie.
    L'évolution est lente et se traduit par un ictère progressif avec prurit, simulant une cirrhose biliaire primitive. Le foie est gros et choléstatique, alors que la vésicule biliaire est vide. Les métastases sont fréquentes dès le premier examen. Il s'agit d'une tumeur qui progresse lentement, et des survies prolongées sont obtenues, même en l'absence de résection de la tumeur, pourvu qu'un drainage biliaire ait pu être effectué.    Haut de page

Cholangite    Cholangite sclérosante   Cholangite sclérosante primitive   Cholangite sclérosante secondaire 
Hépatologie, médecine biologique  -  [Angl. : Cholangitis, Sclerosant cholangitis, Primary sclerosant cholangitis, Secondary sclerosant cholangitis]   N. f.  * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * scléro, sclérose, sclérosante : du grec sklêros [sclér(o)-, sclérose, sclérotique], dur. 
    La cholangite sclérosante est l'inflammation des voies biliaires (dans le foie et hors du foie), qui deviennent progressivement fibreuses. L'évolution se fait généralement vers un ictère (jaunisse) et une augmentation de la taille du foie (hépatomégalie), parfois des affections cutanées de type prurit. Passé ce stade, les voies biliaires ont tendance à s'obstruer, ce qui augmente le risque d'apparition d'une cirrhose.
    Il n'y a malheureusement pas de traitement efficace contre cette maladie. Dans les formes très évoluées, la greffe hépatique reste le seul recours. Si la cholangite sclérosante survient après une autre pathologie hépatique, on parle de forme secondaire, alors que la forme primaire (CSP ou cholangite sclérosante primitive) apparaît sans aucune cause évidente. C'est une forme relativement rare, qui apparaît en majorité chez les hommes avant 40 ans.
    En France, les hépatologues la considèrent comme une maladie orpheline et notent qu'elle est souvent associée à la RCH (rectocolite hémorragique). À noter enfin que l'on appelle cholangite toute inflammation des voies biliaires. Pour en savoir plus, le site Internet ALBI (Association pour la lutte contre les maladies biliaires inflammatoires) est particulièrement bien documenté.   Haut de page

Choléchromopoïèse
Hépatologie, médecine biologique  -  [Angl. : Cholechromopoiesis]   N. f.  * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * chromo : du grec khrôma, khrômatos [chroma-, chromato, chromo], couleur poïèse : du grec poiein [-poïèse, -poïétique], faire, fabriquer. 
    C'est la synthèse des pigments (matières colorées) biliaires par le foie. Il s'agit essentiellement de la bilirubine. Elle dérive du catabolisme de l'hémoglobine, pigment qui colore les hématies en rouge.
    Dans le plasma, elle est transportée sous forme non conjuguée et insoluble, liée à l'albumine. Les hépatocytes (cellules du foie) captent cette bilirubine, la conjuguent et l'évacuent dans la bile. La bilirubine conjuguée est soluble dans l'eau.      Haut de page

Cholécystalgie
Hépatologie, cancérologie, chirurgie digestive  -  [Angl. : Cholecystalgia]   N. f.  * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * cysto : du grec kustis, vessie : vésicule biliaire ; * algo, algie : du grec algos [algo-, -algie, -algique], douleur. 
    La cholécystalgie désigne la ou les douleurs résultant d'une pathologie de la vésicule biliaire. La cause la plus fréquente est la lithiase cholécystique (présence de calculs dans la vésicule et/ou dans le canal cholédoque) qui en elle-même n'est pas douloureuse.
    Ce sont les complications de cette lithiase cholécystique qui vont provoquer la cholécystalgie qui est une forme de colique hépatique. Les douleurs naissent généralement dans l'hypocondre droit - sous les côtes - et peut irradier à travers tout le thorax, jusque dans les épaules. J'ai personnellement subi ce type de douleur - impression que mon thorax était pris dans un étau - jusqu'à la cholécystectomie qui a fait disparaître deux ans de douleur du jour au lendemain. (Ci-dessous, schéma du foie, du pancréas et de leurs voies d'excrétion).      Haut de page

Cholécystectomie
Hépatologie, chirurgie digestive  -  [Angl. : Cholecystectomy]   N. f.  * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * cysto : du grec kustis [-cyste, cyst(o)], vessie ; * ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation. 
    C'est l'ablation chirurgicale de la vésicule biliaire, nécessitée dans la plupart des cas par la présence d'un nombre plus ou moins important de lithiases ou calculs biliaires, entraînant une cholécystite aigüe. Selon le type de pathologie (présence ou non de calculs dans le canal cholédoque ...) le chirurgien fera une cholécystectomie "ouverte" avec incision de l'abdomen, ou une cholécystectomie laparoscopique (dite aussi par cœlioscopie).
    Dans ce dernier cas, l'abdomen est gonflé de CO2 et une lumière froide, une caméra et les différents instruments sont introduits par 3 ou 4 petits orifices. Cette technique permet une hospitalisation plus courte et une diminution des douleurs abdominales.  Schéma du foie, du pancréas et de leurs canaux d'excrétion        Haut de page

Cholangiopancréatographie rétrograde
Hépatologie, gastroentérologie, chirurgie digestive  -  [Angl. : Endoscopic Retrograde Cholangiopancreatography]   N. f.  * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; * pancréato : du grec pankreas (utilisé en 1562 par Ambroise Paré) formé de pan-, tout, et de kreas : chair, relatif au pancréas, dont A. Paré disait "qu'il a partout similitude de chair" ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire ; * rétro : du latin retro [rétro-], en arrière de, derrière ; * grade : du latin gradi [-grade], marcher, (en position). 
    La cholangiopancréatographie rétrograde (anc. orth. : cholangio-pancréatographie rétrograde) est aussi connue sous l'abréviation ERCP : Endoscopic Retrograde Cholangiopancreatography. Cet examen est pratiqué pour investigation de la zone du duodénum dans laquelle se déversent les sécrétions pancréatiques et la bile. Il permet donc un diagnostic du pancréas, des voies biliaires et de la vésicule biliaire.
    C'est un examen endoscopique qui est pratiqué à jeun et généralement sous anesthésie locale, pendant lequel un endoscope avec caméra est introduit dans la bouche et guidé à travers le pharynx, l'œsophage, l'estomac et le duodénum où arrivent les canaux pancréatiques et hépatique.
    Pendant cet examen, le praticien peut faire des clichés, de petites incisions au niveau de la papille, extraire un ou plusieurs calculs...    Relations foie, pancréas, duodénum    Haut de page

Cholécystite   Cholécystite gangreneuse   Cholécystite aigüe   Cholécystite lithiasique   Cholécystite suppurée
Hépatologie   -  [Angl. : Cholecystitis, Gangrenous cholecystitis, Acute cholecystitis, Lithiasic cholecystitis]   N. f.  * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * cysto : du grec kustis [-cyste, cyst(o)], vessie ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    Inflammation de la vésicule biliaire qui peut présenter plusieurs formes.
- La cholécystite aigüe est le résultat d'une succession d'épisodes inflammatoires, se traduisant souvent par un épaississement de la paroi de la vésicule, pouvant être très important.
- Certaines formes de cholécystites dites gangreneuses sont dues à l'action de bactéries qui peuvent entraîner une destruction progressive de la vésicule.
- Enfin, il arrive fréquemment que la cholécystite soit le résultat de la présence d'un nombre plus ou moins important de calculs biliaires, surtout si l'un d'entre eux obstrue le canal cystique. Il s'agit alors d'une cholécystite aigüe lithiasique, pouvant évoluer vers une suppuration (formation de pus) : c'est la cholécystite suppurée ou pyocholécystite. Cette pathologie peut nécessiter un traitement chirurgical d'urgence. La cholécystectomie, ou ablation de la vésicule se fait actuellement par cœlioscopie : c'est la cholécystectomie laparoscopique.      Haut de page

Cholécystokinine-pancréozymine
Médecine biologique, gastroentérologie  -  [Angl. : Cholecystokinin-pancreozymin]   N. f. * cholécysto : du grec kholê [cholé], bile, du grec kustis, vessie : vésicule biliaire ; * kinine : du grec kinêsis [kin-, kinési-, kinési(o)-, -kinésie], mouvement ; pancréo : du grec pankreas (utilisé en 1562 par Ambroise Paré) formé de pan-, tout, et de kreas : chair, relatif au pancréas, dont A. Paré disait "qu'il a partout similitude de chair" : * zymo : du grec zumê [zym(o)-], levain, ferment ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif.
    La sécrétion des enzymes pancréatiques pendant la digestion est sous le contrôle de la CCK-PZ ou cholécystokinine-pancréozymine, hormone peptidique de 33 acides aminés, qui est élaborée par la muqueuse duodénale au passage des aliments, notamment les graisses insaturées.
    Cette hormone active la sécrétion des enzymes pancréatiques : trypsine, chymotrypsine pour les protides, amylase et un peu de maltase pour les glucides, lipase, phospholipases lécithinase et cholestérosestérase pour les lipides ... Elle est aussi responsable de la contraction de la vésicule biliaire en début de digestion.      Haut de page

Cholécystolithiase
Hépatologie, chirurgie digestive, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Cholecystolithiasis]   N. f.  * cholécysto : du grec kholê [cholé], bile, du grec kustis, vessie : vésicule biliaire ; * litho : du grec lithos [-lithe, ou -lite, -lithique, lith(o)-, -lithiase], pierre ; * iase : du grec iasis, guérison. En médecine, le suffixe -iase est utilisé pour désigner un état pathologique ; * biliaire : du latin bilis [bile, -bilie, -biliaire, -biline], liquide jaunâtre sécrété par le foie ; relatif à la bile. 
    La lithiase biliaire ou lithiase cholécystique (ou calcul biliaire) ou cholécystolithiase est une concrétion qui se forme dans la vésicule biliaire ou dans les voies biliaires. Le foie et les voies biliaires  En général, les calculs biliaires sont essentiellement constitués de cholestérol, de pigments et de sels biliaires.
    Il peut arriver que ces calculs s'éliminent spontanément par les voies naturelles. Sinon, ils peuvent provoquer des coliques hépatiques parfois très douloureuses. À plus ou moins long terme, cette lithiase peut provoquer une inflammation de la vésicule : c'est la cholécystite lithiasique aigüe, qui est opérée aujourd'hui par endoscopie, (cholécystectomie laparoscopique) avec un temps d'hospitalisation réduit.
    On parle de lithiase hépatique lorsqu'elle se forme dans les voies biliaires intrahépatiques (à l'intérieur du foie).      Haut de page

Cholécystomégalie
Hépatologie, chirurgie digestive, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Cholecystopathy]   N. f.  * cholé- : du grec kholê [cholé], bile, biliaire ; * cysto : du grec kustis, vessie : vésicule biliaire ; * mégalie : du grec megas [méga-], très grand.
    On qualifie de cholécystomégalie une vésicule biliaire anormalement volumineuse. Dans la plupart des cas, on n'observe aucune pathologie liée à cette cholécystomégalie et il n'y a alors pas lieu d'intervenir.     Haut de page

Cholécystopathie
Hépatologie, chirurgie digestive, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Cholecystopathy]   N. f.  * cholécysto : du grec kholê [cholé], bile, du grec kustis, vessie : vésicule biliaire ; * cysto : du grec kustis, vessie : vésicule biliaire ;  * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel. 
    Toute affection survenant au niveau de la vésicule biliaire, quelles qu'en soient son intensité ou sa localisation, peut être qualifiée de cholécystopathie. L'une des plus fréquentes est la présence de calculs biliaires, qui peuvent envahir totalement la vésicule et, dans certains cas, nécessiter son ablation.      Haut de page

Cholécystopexie
Hépatologie, chirurgie digestive  -  [Angl. : Cholecystopexy]   N. f.  * cholécysto : du grec kholê [cholé], bile, du grec kustis, vessie : vésicule biliaire ; * pexie : du grec pexis [-pexie, -pexique], fixation 
    La cholécystopexie est une intervention chirurgicale qui consiste à fixer la vésicule biliaire à la paroi abdominale.       Haut de page

Cholécystorraphie
Hépatologie, chirurgie digestive  -  [Angl. : Cholecystorrhaphy]   N. f.  * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * cysto : du grec kustis [-cyste, cyst(o)], vessie ; * rraphie : de [-rraphie], suture chirurgicale 
    Suture de la vésicule biliaire après cholécystotomie pratiquée par exemple pour l'extraction de gros calculs biliaires.    Haut de page

Cholécystostomie
Hépatologie, chirurgie digestive  -  [Angl. : Cholecystostomy]   N. f.  * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * cysto : du grec kustis [-cyste, cyst(o)], vessie ; * stoma, stomie : du grec stoma [-stome, -stomie], bouche. 
    Par laparotomie ou cœlioscopie, intervention chirurgicale au niveau de l'orifice de la vésicule biliaire, puis abouchement de cette vésicule à la paroi abdominale.    Haut de page

Cholécystotomie
Hépatologie, chirurgie digestive  -  [Angl. : Cholecystotomy]   N. f.  * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * cysto : du grec kustis [-cyste, cyst(o)], vessie ; * tomo, tomie : du grec tomê [-tome, -tomie], section, coupe 
    Incision chirurgicale au niveau de la vésicule biliaire, pour l'extraction de gros calculs biliaires, par exemple.    Haut de page

Cholédocholithiase   Cholédochographie   Cholédocholithotomie   Cholédochotomie   Cholédocholithotripsie
Hépatologie, chirurgie digestive  -  [Angl. : Choledocholithiasis, Choledochography, Choledocholithotomy, Choledochotomy, Choledocholithotripsy]   N. f.  * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * doque : du grec dokhos [-doque], qui reçoit ; * litho, lithiase : du grec lithos [-lithe, ou -lite, -lithique, lith(o)-, -lithiase], pierre. 
    La cholédocholithiase désigne la présence de calculs dans le canal qui reçoit la bile venant du foie, c'est-à-dire dans le canal cholédoque.  Si la vésicule biliaire ne présente pas de calculs, son ablation (cholécystectomie) n'est pas indiquée et les techniques actuelles utilisées en chirurgie digestive permettent d'aller "chercher" ces calculs et de les extraire.
    La mise en évidence des calculs dans le cholédoque se fait par une cholédochographie (du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire) ou radiographie ciblée du canal cholédoque après injection d'un produit radioopaque.
    Pour extraire ces calculs, il peut être nécessaire d'inciser le canal cholédoque : c'est la cholédochotomie (du grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe) ou cholédocholithotomie.
    Le médecin peut également, en fonction de la taille et de la composition des calculs, procéder à leur broyage : c'est la cholédocholithotripsie (du grec triptêr, triptêros [-tripsie], pilon.  Du grec thrupsis [-trypsie], broiement).   Schéma du foie, du pancréas et de leurs canaux d'excrétion    Haut de page

Cholédocite
Hépatologie, chirurgie digestive  -  [Angl. : Choledochitis]   N. f.  * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * -doc- : du grec dokhos [-doque, doc-], qui reçoit ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    La cholédocite est l'inflammation du canal cholédoque. Petit rappel : le système de canalicules et canaux qui permettent de collecter la bile fabriquée par le foie comprend les canaux de Hering qui relient les canalicules biliaires aux canaux biliaires. Ils sont suivis par les canaux hépatiques qui se réunissent pour former le canal cholédoque.  
    Tous ces canaux véhiculent la bile mais aussi du mucus venant des glandes muqueuses siégeant dans le chorion des voies biliaires extrahépatiques. La contraction ou le relâchement du sphincter d'Oddi permet la régulation du passage de la bile dans l'intestin. La vésicule biliaire, branchée sur ces voies excrétrices, assure entre les repas le stockage et la concentration de la bile par réabsorption de 90 % de l'eau.  Les voies biliaires et pancréatiques       Haut de page

Cholélithe  Cholélithiase   Cholélithotomie   Cholélithotripsie  Cholélithotritie
Hépatologie, chirurgie digestive  -  [Angl. : Cholelith, Cholelithiasis, Cholelithotomy, Cholelithotripsy]   N. m.  * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * litho, lithe, du grec lithos [-lithe, ou -lite, -lithique, lith(o)-, -lithiase], pierre. 
    Le terme cholélithe est synonyme de calcul biliaire. La lithiase biliaire ou lithiase cholécystique (ou calcul biliaire) ou cholélithiase est une concrétion qui se forme dans la vésicule biliaire ou dans les voies biliaires. En général, les calculs biliaires sont essentiellement constitués de cholestérol, de pigments et de sels biliaires. Il peut arriver que ces calculs s'éliminent spontanément par les voies naturelles.
    Sinon, ils peuvent provoquer des coliques hépatiques parfois très douloureuses. À plus ou moins long terme, cette lithiase peut provoquer une inflammation de la vésicule : c'est la cholécystite lithiasique aigüe, qui est opérée aujourd'hui par endoscopie, (cholécystectomie laparoscopique) avec un temps d'hospitalisation réduit.
    Autre alternative : le chirurgien peut pratiquer une cholélithotomie (du grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe), c'est-à-dire une incision de la vésicule biliaire afin d'extraire, lorsque cela est nécessaire et possible, le ou les calculs.
    Enfin, la cholélithotripsie (du grec triptêr, triptêros [-tripsie], pilon, du grec thrupsis [-trypsie], broiement) ou son synonyme cholélithotritie, est l'écrasement ou le broyage ou la pulvérisation par ondes de choc d'un calcul, technique également utilisée pour les lithiases rénales. On parle de lithiase hépatique lorsqu'elle se forme dans les voies biliaires intrahépatiques (à l'intérieur du foie).  Le foie et les voies biliaires      Haut de page

Choléra   Cholérique   Cholerae
Immunologie allergologie, épidémiologie et santé publique, parasitologie pathologies infectieuses et tropicales  -  [Angl. : Cholera, Choleric, Cholerae]   N. m.  * choléra : du latin cholera, du grec kholera, maladie provenant de la bile. 
    Le choléra est une infection intestinale aigüe due à une bactérie, Vibrio cholerae, ou bacille virgule, qui se transmet par l'eau et les aliments contaminés. Après une incubation très rapide de 1 à 5 jours, l'entérotoxine produite par le vibrion entraîne une diarrhée aqueuse, abondante et indolore qui provoque une déshydratation grave et peut entraîner la mort en l'absence d'un traitement rapide.
    Cette maladie provoque également des vomissements, une soif intense, un abattement profond et une hypothermie. Ces symptômes ne touchent en fait que 10% des personnes infectées. La plupart des cas de diarrhée à Vibrio cholerae peuvent être traités de façon satisfaisante par l'administration d'une solution de sels de réhydratation orale (présentés sous forme de sachets standards OMS/UNICEF).

    Au cours d'une épidémie, la seule administration d'un liquide de réhydratation orale suffit dans 80 à 90 % des cas, mais une perfusion peut être nécessaire en cas de déshydratation prononcée. Dans les cas graves, une antibiothérapie efficace peut réduire le volume et la durée de la diarrhée et la période d'excrétion du vibrion. La tétracycline est l'antibiotique de première intention, mais elle se heurte à une résistance croissante. Les autres antibiotiques efficaces en cas de résistance à la tétracycline sont le cotrimoxazole, l'érythromycine, la doxycycline, le chloramphénicol et la furazolidone. 
    Des stocks limités de deux vaccins anticholériques oraux, préparés à partir de vibrions tués, assurant une protection de haut niveau pendant plusieurs mois contre le choléra à V. cholerae 01 sont disponibles depuis peu dans quelques pays. La protection induite par ces vaccins ne dépasse pas 6 mois.
    Tous deux peuvent être utilisés par les voyageurs mais on ne les a pas encore employés à grande échelle à des fins de santé publique. Il n'est pas recommandé d'utiliser ce vaccin pour éviter les flambées de choléra ou comme moyen de lutte car on risque de donner aux sujets vaccinés et aux autorités sanitaires une fausse impression de sécurité et de les amener à négliger des mesures plus efficaces.
    Adj. : cholérique : qui se rapporte au choléra.    Haut de page

Cholérèse   Cholérétique
Hépatologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Choleresis, Choleretic]   N. f.  * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * -rèse : du grec rhein [rrhée, rrhénie, -rroïde], couler. 
    La cholérèse est l'écoulement de la bile. Par contre, contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'adjectif cholérétique (utilisé aussi maintenant comme substantif) vient du grec éréthizô, j'excite. Un cholérétique, ou une substance cholérétique  est donc capable d'augmenter la sécrétion de bile.    Haut de page

Cholériforme   Choléroïde
Immunologie allergologie, épidémiologie et santé publique, parasitologie  -  [Angl. : Choleriform, Choleroid]   Adj.   * cholér(a) : du latin cholera, du grec kholera, maladie provenant de la bile ; * forme : du latin forma [-forme], moule, aspect ; * oïde : du grec eidos, [-oïde, -oïdal, -oïdien], qui a l’apparence. 
    Les adjectifs cholériforme et choléroïde sont synonymes et caractérisent ce qui ressemble au choléra, qui présente les mêmes symptômes.     Haut de page

Cholestase   Cholostase   Cholémèse
Hépatologie, génétique  -  [Angl. : Cholestasis, Cholemesis]   N. f.  * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * stase : du grec stasis [-stase, -stasie], station verticale, base, arrêt.   
    Ralentissement important ou arrêt de la circulation de la bile dans les canaux excréteurs. La cause peut être intrahépatique ou extrahépatique. Dans la majorité des cas, elle est due à la présence de calculs (lithiase) biliaires dans les voies d'écoulement. La cholestase peut aussi résulter d'un dysfonctionnement des hépatocytes (cellules du foie).
    Il existe une forme génétique rare de cholestase, à transmission autosomale récessive, dont le gène est situé sur le chromosome n° 18.
Adj. : Choléstatique
Syn. : cholostase. La cholémèse (du latin emeticus, du grec emein [-émétique, -émèse], vomir, qui fait vomir) est le fait de vomir de la bile.     Haut de page

Cholémie   Cholémie pigmentaire   Cholémie saline   Cholémie familiale
Hématologie, génétique, médecine biologique  -  [Angl. : Cholemia, cholaemia, Pigmentary cholaemia (or cholemia), Saline cholaemia (or cholemia), Familial cholaemia, Gilbert's disease]   N. f.  * cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang.   
    La cholémie est la présence dans le sang d'un ou plusieurs composants de la bile : bilirubine, cholestérol, sels biliaires. En réalité, quand on parle de cholémie, il s'agit généralement de la cholémie pigmentaire, c'est-à-dire de la présence de bilirubine dans le sang.
    De la même façon, on distingue également la cholémie saline, qui doit son nom au fait que ce sont des sels biliaires qui sont présents dans le sang. La cholémie familiale, connue aussi sous le nom de maladie de Gilbert, est une maladie héréditaire qui se transmet selon le mode autosomique (chromosome non sexuel) dominant (un parent atteint suffit pour transmettre la maladie à ses descendants).
    C'est une anomalie dans le métabolisme des pigments biliaires qui provoque une hyperbilirubinémie (*) de type indirect, du fait de l'absence de certaines enzymes hépatiques, en particulier de la glycuronyl-transférase. Les personnes atteintes présentent un subictère (ou ictère léger) chronique qui évolue par poussées mais dont le pronostic est généralement bénin.

(*) * bili : du latin bilis [bile, -bilie, -biliaire, -biline], liquide jaunâtre sécrété par le foie ; relatif à la bile ; * rubine : du latin ruber [rubine], rouge, ancien nom de certains pigments rouges. 
   La bilirubine, de formule brute C33H36N4O6 est un produit jaune brunâtre, résultant de la dégradation des hématies ou globules rouges et qui est, dans un premier temps, insoluble dans l'eau. Il en résulte que les reins ne peuvent pas l'éliminer sous cette forme dans les urines. Cette bilirubine est appelée libre ou non conjuguée ou indirecte.
    On trouve dans le commerce des bandelettes réactives qui permettent de différencier les valeurs normales (3 à 8 mg/L de sérum) des valeurs pathologiques (au-delà de 20 mg/L) par simple trempage dans le sérum du malade. Cette bilirubine libre est prise en charge par l'albumine et transportée dans le foie où elle sera glycuroconjuguée par une enzyme, la glycuronyl-transférase. Elle est maintenant soluble dans l'eau et peut être éliminée avec la bile.
    C'est la bilirubine conjuguée ou bilirubine directe. Ces deux types de bilirubine, libre et conjuguée, vont déterminer deux grands types d'ictères : à bilirubine conjuguée ou à bilirubine libre, avec pour chacun des causes bien spécifiques. À noter que la bilirubine totale est la somme de ces deux formes, libre et conjuguée.

- Dans les ictères à bilirubine libre ou non conjuguée, les causes sont celles qui augmentent les produits de dégradation des globules rouges : maladies hémolytiques qui détruisent un nombre trop important de ces globules rouges et provoquent l'ictère hémolytique, déficit dans les cellules hépatiques des enzymes (notamment la glycuronyl-transférase) nécessaires à la transformation de la bilirubine libre en bilirubine conjuguée ou tout autre facteur susceptible d'augmenter la bilirubine libre dans le sang. Dans ces formes d'ictères, les urines restent claires et cette particularité peut être un facteur de diagnostic.

- Dans les ictères à bilirubine conjuguée, les causes sont à rechercher dans les pathologies du foie ou des voies biliaires (ictères par hépatite) : hépatites à virus, à bactéries, tumeurs du foie ou des voies biliaires, cirrhoses, fièvre jaune, entre autres. L'une des caractéristiques de ces ictères à bilirubine conjuguée est qu'ils génèrent souvent des urines très colorées, voire foncées. L'adjectif bilirubinique se rapporte à la bilirubine ou à ce qui en contient.    Dégradation des hématies - origine de la bilirubine      Haut de page

Cholépoïèse
Hépatologie, endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : Cholepoiesis]   N. f.   * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * poïèse : du grec poiein [-poïèse, -poïétique], faire, fabriquer. 
    La cholépoïèse est l'ensemble des réactions qui se produisent dans le foie pour l'élaboration de la bile. La fonction biligénique (syn. biligenèse, biligénie) caractérise les différentes étapes qui permettent la synthèse de la bile par le foie.
* La bile est sécrétée par les hépatocytes (* hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * cyte : du grec kutos [cyto-, -cyte], cellule) qui présentent deux pôles distincts :
    - le pôle sinusoïdal (du côté d'un capillaire sinusoïde) par lequel entrent les éléments plasmatiques nécessaires à leur métabolisme, et
    - un pôle canaliculaire ou pôle biliaire (généralement latéral) en rapport avec un canalicule biliaire, qui va permettre la sécrétion de la bile dite hépatocytaire vers les voies biliaires.
* Cette bile va ensuite être enrichie en eau et bicarbonates par les cellules des voies biliaires.
* Dans la synthèse de la bile "finale" par les hépatocytes, il faut noter leur rôle déterminant dans la transformation de la bilirubine libre, apportée au foie, associée à l'albumine, en bilirubine conjuguée.
* Cette opération, qui permet l'élimination de la bilirubine neurotoxique, se fait dans le RE (réticulum endoplasmique) des hépatocytes.
* Ces hépatocytes permettent également d'inclure dans la bile, via l'intestin, des produits et déchets toxiques divers : IgA, médicaments, cholestérol ...

    Il y a des échanges et des réabsorptions constants entre le foie et l'intestin, grâce à la circulation entérohépatique. Il existe encore bien d'autres fonctions assurées par les hépatocytes : ce sont eux qui stockent le glucose sous forme de glycogène, ils font la néoglucogenèse en transformant acides aminés et acides gras en glucose, ils transforment les chylomicrons en lipoprotéines circulant dans le plasma, assurant la synthèse de nombreuses protéines et des acides biliaires à partir du cholestérol, permettent la détoxication de l'organisme. Le foie et les voies biliaires      Haut de page

Cholestéatome   Cholestéatomateux  Choléastome
Otorhinolaryngologie, chirurgie ORL  -  [Angl. : Cholesteatoma, Cholesteatomatous]   N. m.   * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * stéato : du grec stear, steatos [stéar(o)-, stéat(o)-], graisse ; * ome : du grec -ôma,[-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction. 
    Le cholestéatome (ou épidermose) est un épithélium malpighien qui kératinise et desquame de façon évolutive dans l'oreille moyenne et/ou le rocher. Il se présente sous forme de tumeurs cutanées bénignes, contenant du cholestérol, mais qui peuvent détruire les parois et le contenu de l'oreille avec une redoutable efficacité.
    Selon la gravité des cholestéatomes, les signes cliniques vont d'une simple hypoacousie à une otorrhée, puis surdité, vertiges, voire paralysie faciale. Le seul traitement envisageable est chirurgical, pour permettre l'exérèse ou ablation chirurgicale) de cet épiderme, après ouverture des cavités par antroatticotomie. Le cholestéatome est souvent bien délimité, sous la forme d'un kyste avec membrane épidermique (c'est la matrice) contenant des débris épidermiques et des cristaux de cholestérine.

    Pour mémoire, l'oreille moyenne est située entre le tympan (limite du CAE ou conduit auditif externe) et la fenêtre ovale qui donne accès à l'oreille interne. Elle est composée d'une chambre contenant de l'air : la aisse du tympan, et dans laquelle se trouve la chaîne tympanique ossiculaire, c'est-à-dire les 3 osselets : marteau, enclume et étrier. Cette chaîne tympanique transmet et amplifie les vibrations de l'air, donc du tympan, vers la fenêtre ovale puis l'oreille interne.

    Il existe de nombreuses difficultés opératoires et donc des techniques différentes en fonction du type de choléstéatome, de la morphologie anatomique de l'oreille moyenne, des modifications engendrées par le choléstéatome, entre autres. Les modifications muqueuses peuvent être importantes : granulomes, bourgeonnements, bourgeons à cholestérine ...
    L'exérèse nécessite de nombreuses précautions, notamment l'utilisation d'instruments non traumatisants, à extrémités mousses, pour décoller et refouler la matrice du choléstéatome sans provoquer de rupture. C'est la forme de la mastoïde et l'étendue du choléstéatome qui vont déterminer la technique opératoire. Pour atteindre le choléstéatome, le chirurgien pratique un EPM ou évidement pétromastoïdien, toujours appelé "mastoïdectomy" (mastoïdectomie) par les anglo-saxons.
    Rappelons que "pétro-" se rapporte au rocher, l'une des 3 parties de l'os temporal (avec la conque et l'os tympanal) qui abrite l'oreille moyenne et interne. La mastoïde renferme les espaces pneumatiques (qui contiennent de l'air) et voisine avec les cellules (ou espaces) périlabyrinthiques et les cellules du massif pétreux (= du rocher). C'est cette EPM qui peut être réalisée selon 2 principales techniques : ouverte ou fermée.

* Dans la technique fermée, le mur osseux séparant le CAE et la mastoïde est conservé.
* En technique ouverte, ce mur est abaissé avec une fraise : le CAE, l'attique, l'antre et la mastoïde forment alors une unique cavité, cette technique semblant plus facile à réaliser, donc plus sûre.

    Après exérèse complète du choléstéatome, mais aussi d'une partie plus ou moins grande du tympan et souvent du marteau et de l'enclume, cette grande cavité sera comblée par un lambeau musculaire, généralement une aponévrose du muscle temporal, pour reconstituer une petite caisse tympanique, après avoir fait une greffe de tympan directement sur la platine de l'étrier.
    Selon les cas (état de l'étrier, du tympan), l'opération se poursuit par une reconstruction des destructions osseuses par des greffons ou du bio-os et des granulés d'hydroxyapatite. Ces matériaux seront progressivement détruits par les ostéoclastes et remplacés par de l'os par les ostéoblastes. 9 à 12 mois plus tard, une vérification est entreprise pour vérifier que la choléstéatome ne récidive pas et compléter éventuellement la reconstruction.
    On peut aussi rencontrer d'autres formes de cholestéatomes ne siégeant pas dans l'oreille, notammentla forme perlée (ou épithélioma pavimenteux perlé de Cornil et Ranvier) : ce sont des petites tumeurs kystiques bénignes, qui peuvent siéger à proximité des méninges, dans l'encéphale ou le rachis.
Cholestéatomateux
: adj. qualifiant ce qui ressemble à un cholestéatome, qui en a sa structure et sa composition.
Syn. : choléastomeCoupe sagittale de l'oreille      Haut de page

Cholestérol   Cholestérol HDL   Cholestérol LDL   Cholestérol total   Cholestérol estérifié
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Cholesterol, HDL cholesterol, LDL cholesterol, Total blood cholesterol, Cholesterol ester]   N. m.  * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * stéro, stérol : du mot cholestérol [-stérol, -stéroïde], désignant les corps qui dérivent du noyau stérol. 
    Le cholestérol est un lipide formé à partir d'un noyau stérol.  On le trouve dans toutes les membranes cellulaires et il entre dans la composition de nombreuses hormones. Le foie en fabrique jusqu'à 1,2 g/jour et il est aussi synthétisé dans les glandes surrénales. Pendant longtemps, on a mesuré dans le sang, le rapport entre le cholestérol total libre et le cholestérol estérifié. Les valeurs normales de ce rapport varient entre 0,60 et 0,80.
    Actuellement, on dose
* le cholestérol HDL (high density lipoproteines ou alpha lipoprotéines) ou cholestérol à haute densité qui a la propriété d'éliminer le cholestérol des parois des artères et de le transporter vers le foie où il est dégradé. C'est le "bon cholestérol". On dose aussi
* le cholestérol LDL (low density lipoproteines ou ß lipoprotéines) ou cholestérol à basse densité qui a tendance à déposer le cholestérol sur les parois artérielles. C'est le "mauvais cholestérol".
* Le rapport moyen LDL sur HDL est < 3,5 chez l'homme, < 3,2 chez la femme. 

    Des études menées actuellement tendent à montrer que le cholestérol joue un rôle bénéfique au niveau de l'encéphale, notamment en ce qui concerne l'établissement de nouvelles synapses.
    Les statines sont des médicaments qui ont la faculté de faire baisser le taux de LDL. En 2004, une nouvelle molécule a été découverte : c'est la rosuvastatine, appartenant elle aussi aux statines mais plus efficace.     Schéma de la molécule de cholestérol       Haut de page

Cholestérolémie
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Cholestérolaemia, cholesterolemia]   N. f.  * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * stéro, stérol : du mot cholestérol [-stérol, -stéroïde], désignant les corps qui dérivent du noyau stérol ; * émie, hémo : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang. 
    La cholestérolémie est le taux de cholestérol dans le sang. En moyenne, cette valeur est d'environ 2 g/L de plasma. Mais il faut prendre en compte plusieurs facteurs qui peuvent normalement faire varier les valeurs de la cholestérolémie : l'âge, les habitudes alimentaires, d'éventuelles pathologies hypercholestérolémiantes.
    Actuellement, on mesure le rapport LDL / HDL (voir cholestérol) qui est plus significatif des risques de développer des athéromes.     Haut de page