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Dernière modification : 9-11-2018

Desm-, desm(o)-     Du grec desmos [desm(o)-], lien et, par extension ligament. Le mot grec desmos signifie "lien", mais aussi "ligature, faisceau de choses liées", d'où "masse compacte". Aujourd'hui, en médecine, cette racine désigne essentiellement ce qui concerne les ligaments.


17, 20 desmolase - 20, 22 desmolase - Desmectasie - Desmépithélium - Desmine - Desmiognathe - Desmodonte - Desmodontite - Desmodontose - Desmodynie - Desmogène - Desmographie - Desmoïde - Desmoïde (tumeur) - Desmolase - Desmologie - Desmolyse - Desmome - Desmopathie - Desmoplakine - Desmoplasie - Desmoplastique - Desmopressine - Desmorrhexie - Desmose - Desmosome - Desmotomie - Desmotubule -

Desmectasie
Rhumatologie, kinésithérapie
  -  [Angl. : Desmectasis]    N. f.  * desm : du grec desmos [desm(o)-], lien et, par extension ligament ; * ectasie : du grec ektasis [ectasie], dilatation d'un segment d'organe creux ou d'un vaisseau. 
    La desmectasie est l'étirement pathologique, la distension d'un ligament.    Haut de page

Desmépithélium
Anatomie, histologie  -  [Angl. : Desmepithelium]    N. m.  * desm : du grec desmos [desm(o)-], lien et, par extension ligament ; * épi : du grec epi [épi-], sur, dessus ; * thélium : du grec thêlê [-thélium], mamelon du sein ; l’épithélium désignait autrefois la peau du mamelon ; la terminaison « -thélium » est utilisée pour désigner divers tissus. 
    Le desmépithélium
désigne en même temps l'endothélium ou revêtement interne des vaisseaux sanguins et des vaisseaux lymphatiques, mais aussi celui des cavités séreuses, c'est-à-dire des cavités closes de l'organisme, comme la plèvre qui entoure les poumons, le péricarde autour du cœur, le péritoine.    Haut de page

Desmine
Anatomie, histologie  -  [Angl. : Desmin]    N. f.  * desm : du grec desmos [desm(o)-], lien et, par extension ligament ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif.  
    La desmine est la protéine des tonofilaments des fibres musculaires. On la trouve à travers le cytoplasme des cellules du muscle lisse et elle fait le lien entre différentes myofibrilles (faisceaux de molécules d'actine et de myosine).
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Desmiognathe
Anatomopathologie, teratologie[Angl. : Desmiognathus]    Adj. et nom  * desmio : du grec desmios [desm(io)-], lié ; * gnathe : du grec gnathos [-gnathe, -gnath(o)-, -gnathie], mâchoire.  
    L
'adjectif desmiognathe, qui s'utilise aussi comme substantif, désigne un monstre à deux têtes, dont la surnuméraire est attachée au cou de la première par des structures musculaires et cutanées. Cette tête anormale est généralement incomplète.     Haut de page

Desmodonte
Anatomie, odontostomatologie  -  [Angl. : Periodontium, periodontial ligament]    N. m.  * desmo : du grec desmos [desm(o)-], lien et, par extension ligament ; * odonte : du grec odous, odontos [odonto-, -odontie], dent ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.  
    Le desmodonte, connu aussi sous le nom de périodonte, périodonte d'insertion, ligament alvéolodentaire
, ligament parodontal, est un tissu de soutien conjonctif fibreux en forme de manchon qui entoure complètement le cément de la racine et dont le rôle est la fixation très efficace de la dent dans son alvéole. Il occupe tout l'espace compris entre la racine et l'os alvéolaire. Un autre rôle tout aussi important : il amortit les importantes forces qui s'exercent sur la dent pendant la mastication.     Une dent dans son alvéole    Haut de page

Desmodontite   
Anatomie, odontostomatologie  -  [Angl. : Periodontitis]    N. f.  * desmo : du grec desmos [desm(o)-], lien et, par extension ligament ; * odont(o) : du grec odous, odontos [odonto-, -odontie], dent ; * itedu grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.  
    Voir d'abord la définition du desmodonte. Le desmodontite est l'inflammation du desmodonte, c'est-à-dire du ligament alvéolodentaire ou parodonte.
La parodontite, terme plus employé que la desmodontite est l'inflammation du parodonte, qui se traduit souvent par des poches parodontales remplies de pus, ce qui lui vaut comme synonyme : pyorrhée alvéolodentaire (du grec puon [-pyo], relatif au pus et du grec rhein [rrhée, rrhénie, -rroïde], couler).
    La cause principale de la parodontite est la présence de la plaque dentaire et du tartre qui renferment une énorme quantité de germes, sur les tissus de soutien de la dent : gencive, os alvéolaire et cément. En général, la parodontite débute vers la trentaine et est d'évolution lente (plus d'une dizaine d'années), avec quelques crises paroxysmiques au cours desquelles les gencives sont gonflées et saignent au moindre contact, notamment au brossage.
    Faute de soins, la dent "se déchausse" et devient de plus en plus mobile. Chez l'adolescent, cette parodontite peut se déclarer brutalement et évoluer très rapidement : c'est ce que les spécialistes nomment la parodontite juvénile aigüe. Elle se traduit par un état général souvent délabré, avec fièvres et douleurs gingivales lancinantes. La gencive est violacée, se décolle et dégage une odeur fétide.
    Dans ce cas particulier de parodontite, l'antibiothérapie est souvent de règle, en plus des soins en cabinet dentaire. Il existe aussi des formes de parodontites prépubertaires (PPP). Ces formes rares ont souvent une origine génétique et apparaissent pendant ou à la fin de l'émergence des dents temporaires (ou de lait). Les symptômes peuvent particulièrement graves : atteinte de toute la gencive, destruction rapide de l'os alvéolaire avec mobilité puis perte des dents, infections ORL voire même affections cutanées.
    Dans tous les cas de parodontite et quel que soit le degré de destruction du parodonte, le chirurgien-dentiste pratique un détartrage-surfaçage de la racine, qui consiste en fait à gratter la racine pour la débarrasser de ses dépôts. Cette petite intervention chirurgicale se pratique évidemment sous anesthésie locale. Par la suite et si cela s'avère nécessaire, le patient se verra proposer un comblement des structures détruites par greffe de gencive et/ou comblement osseux par un substitut synthétique d'origine bovine (hydroxyapatite, phosphate tricalcique
b, RTR - produits agréés et visibles sur le site de l'AFSSAPS.    Haut de page

Desmodontose
Anatomie, odontostomatologie  -  [Angl. : Periodontosis]    N. f.  * desmo : du grec desmos [desm(o)-], lien et, par extension ligament ; * odont(o) : du grec odous, odontos [odonto-, -odontie], dent ; * ose du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.  
    Voir d'abord la définition du desmodonte. Actuellement, on utilise de plus en plus le terme parodontose à la place de desmodontose, de même que parodontite remplace desmodontite.
Dans la parodontose, on observe une régression simultanée de la gencive et de l'os alvéolaire, sans qu'il y ait de processus infectieux, ce qui la rend encore plus insidieuse.
    Au fil des ans et à défaut de soins, le profil de la gencive s'abaisse progressivement, montrant de plus en plus la racine et sa couverture de cément. Par la suite, la dent devient mobile et tombe. Autre phénomène souvent associé à ces parodontopathies : la rhizolyse (destruction osseuse de la racine par la partie apicale (elle devient de plus en plus courte) et la parodontolyse qui correspond à la destruction simultanée et irréversible de toutes les structures du parodonte et qui intervient dans les parodontopathies profondes.
    Les odontostomatologues distinguent en effet
* les parodontopathies superficielles avec atteinte plus ou moins localisée des gencives (tuméfaction et saignements) et
* les parodontopathies profondes : parodontites, parodontoses.
  Un exemple de parodontose    Haut de page

Desmodynie
Algologie, odontostomatologie  -  [Angl. : Desmodynia]    N. f.  * desmo : du grec desmos [desm(o)-], lien et, par extension tendon ; * odynie : du grec odous, odontos [odonto-, -odontie], dent ; * itedu grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.  
    Le terme desmodynie est un terme générique pour désigner toutes les douleurs dues à une altération d'un ligament ou quand il s'agit d'une dent, du desmodonte ou parodonte.
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Desmogène
Anatomie, histologie, cytologie  -  [Angl. : Desmogenous]    Adj.  * desmo : du grec desmos [desm(o)-], lien et, par extension ligament ; * gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre.  
    L'adjectif desmogène caractérise tout ce qui est d'origine ligamentaire.
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Desmographie    Desmologie
Anatomie, histologie  -  [Angl. : Desmography, Desmology]    N. f.  * desmo : du grec desmos [desm(o)-], lien et, par extension ligament ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison, étude.  
    La desmographie et la desmologie sont deux termes pratiquement synonymes, car tous deux définissent l'étude (desmologie) et la description (desmographie) des ligaments du corps humain.
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Desmoïde    Tumeur desmoïde    Desmome
Anatomie, histologie, chirurgie  -  [Angl. : Desmoid, Desmoid tumor, Desmoma]    Adj.  * desmo : du grec desmos [desm(o)-], lien et, par extension ligament ; * oïde : du grec eidos, [-oïde, -oïdal, -oïdien], qui a l’apparence ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction.  
    L'adjectif desmoïde qualifie un tissu ou une structure pathologique qui est dure et fibreuse. Une tumeur desmoïde est une tumeur dure et fibreuse qui apparaît préférentiellement au niveau de la peau ou des muscles de la paroi abdominale, et dont la malignité est atténuée et reste très localisée. Syn. : desmome.
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Desmolase    17, 20 desmolase    20, 22 desmolase
Physiologie cellulaire, biochimie  -  [Angl. : Desmolase]    N. f.  * desmo : du grec desmos [desm(o)-], lien et, par extension ligament, chaîne ; * ase : du suffixe -ase, -asie, qui signifie enzyme, synonyme de diastase.  
    La desmolase est une enzyme qui a la particularité de pouvoir catalyser la rupture des longues chaînes carbonées, ce qui a pour conséquence de libérer de grandes quantités d'énergie.
Il existe un nombre important de desmolases qui interviennent souvent dans les bioréactions de synthèse de nombreuses hormones.
    Quelques exemples parmi de nombreux autres.
* Cholesterol side-chain cleavage enzyme (enzyme qui catalyse le clivage d'une chaîne latérale du cholestérol)  ou 20, 22-desmolase, qui permet la transformation du cholestérol en prégnénolone, stéroïde intermédiaire dans les réactions de synthèse des hormones.
* 17, 20 desmolase ou CYP17A1 (CYtochrome P450 strroid 17-alpha-monooxygenase) ou 17 α-hydroxylase, qui permet la transformation de la 17-hydroxyprégnénolone en 17-hydroxyprogestérone, et la corticostérone en cortisol.
* La 17 α-hydroxylase permet aussi la transformation de la 17-hydroxyprégnénolone en déhydroépiandrostérone ou DHEA.       Haut de page

Desmolyse
Physiologie cellulaire, biochimie  -  [Angl. : Desmolyse]    N. f.  * desmo : du grec desmos [desm(o)-], lien et, par extension ligament, chaîne ; * lyse : du grec lusis [lys(o)-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique, -lysine], dissolution.  
    La desmolyse est la rupture entre 2 atomes de carbone d'une chaîne carbonée. Pour mieux comprendre ce phénomène, voir la définition de desmolase, une enzyme qui catalyse cette rupture.
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Desmopathie    Desmose
Anatomie, rhumatologie, kinésiologie  -  [Angl. : Desmopathy]    N. f.  * desmo : du grec desmos [desm(o)-], lien et, par extension ligament ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.  
    Le mot desmopathie (ou son synonyme desmose) est un terme générique qui désigne toutes les pathologies qui peuvent affecter un ligament.
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Desmoplakine
Anatomie, histologie, cytologie  -  [Angl. : Desmoplakin]    N. f.  * desmo : du grec desmos [desm(o)-], lien et, par extension ligament ; * plakine : du néerlandais plaken [plaque, plaquette] rapiécer, relatif aux plaquettes, ou à des petites structures plates.  
    Sur le schéma du desmosome, on distingue, au niveau de chacune des 2 cellules, une plaque épaisse ou plaque cytoplasmique, qui est un élément important de l'ensemble cytosquelette - kératine - plaque cytoplasmique - membrane cellule 1- cadhérine - membrane cellule 2 - plaque cytoplasmique, kératine, cytosquelette. Ces plaques cytoplasmiques sont des assemblages denses de 2 protéines d'attachement intracellulaires : la plakoglobine les desmoplakines.   
Un desmosome       Haut de page

Desmoplasie   Desmoplastique
Anatomie, histologie, cytologie  -  [Angl. : Desmoplasia, Desmoplastic]    N. f.  * desmo : du grec desmos [desm(o)-], lien et, par extension ligament ; * plasie, plastique : du grec plasis,  plassein [-plasie, -plasique], action de façonner, modeler.  
    La desmoplasie est la formation, le développement d'un tissu fibreux, comme celui des ligaments par exemple. L'adjectif desmoplastique caractérise tout ce qui est susceptible de provoquer cette desmoplasie.
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Desmopressine
Endocrinologie et métabolismes, pharmacologie  -  [Angl. : Desmopressin]    N. f.  * desmo : du grec desmos [desm(o)-], lien et, par extension ligament ; * pressine : du latin pressare [press(o)-, -presseur, -pressine, pression, -pressure], presser.  
    La de
smopressine est une substance médicamenteuse de synthèse qui a le même effet antidiurétique que la vasopressine arginine, c'est-à-dire de l'hormone antidiurétique. Comme c'est un antidiurétique, la desmopressine est utilisée en injection ou en pilules pour réduire la production d'urine dans la forme dite insipide du diabète.
    Elle est également utilisée chez personnes qui souffrent d'hémophilie, car cet octapeptide (formé par une association de 8 acides aminés) agit dans la chaîne de la coagulation sanguine en libérant le facteur VIII (*) et le facteur de Von Willebrand (**), ce qui favorise la coagulation du sang, donc la formation de caillots stables et résistants. Pour savoir si on peut prendre cette desmopressine, il existe des "tests à la desmopressine" prescrits par le médecin et pratiqués en laboratoire. 

(*) Facteur VIII ou facteur antihémophilique A ou thromboplastinogène. Son déficit entraîne l'hémophilie A. C'est une glycoprotéine codée par un gène situé sur le bras long du chromosome X, qui a pu être cloné et donc synthétisé par génie génétique. Gros avantage : on produit un facteur VIII parfaitement pur et indemne de toute trace virale. Il est synthétisé dans le foie (par les hépatocytes), mais aussi dans d'autres organes comme la rate, le rein.
    En réalité, le facteur VIII est très instable et exposé à des réactions enzymatiques dès qu'il se retrouve dans la circulation sanguine. C'est la raison pour laquelle il s'associe au VWF (facteur de Von Willebrand) et forme le complexe VIII. Cette liaison empêche entre autres, la protéolyse du facteur VIII. Dans la cascade de la coagulation, il joue un rôle fondamental en activant ou en catalysant des étapes de cette cascade, notamment pour les facteurs IX et X. 

(**) Facteur VWF ou facteur de von Willebrand : cette protéine est synthétisée par les cellules de l'endothélium vasculaire et par les mégacaryocytes (Dans notre sang, des éléments appelés plaquettes ou thrombocytes, jouent un rôle très important dens les mécanismes de la coagulation. Tout commence dans la moelle osseuse (organe hématopoïétique) où se trouve une lignée particulière de cellules : les mégacaryoblastes. Ce sont les précurseurs des thrombocytes. Elles se différencient progressivement en mégacaryocytes, très grosses cellules (plus de 30 µ) avec un énorme noyau multilobé.  Ces cellules représentent un stade intermédiaire entre les mégacaryoblastes et les plaquettes ou thrombocytes.)
    Le facteur Willebrand assure plusieurs rôles très importants dans la coagulation :
* Ils interviennent dans l'hémostase primaire en permettant l'activation et l'agrégation des plaquettes au niveau de la lésion vasculaire.
* Il protège le facteur VIII instable en s'associant avec lui et en empêchant sa dégradation précoce. Son déficit provoque la maladie de Willebrand, au cours de laquelle on observe aussi une baisse du facteur VIII, du fait qu'il n'est plus protégé.
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Desmorrhexie
Anatomie, rhumatologie, kinésiologie  -  [Angl. : Desmorrhexis]    N. f.  * desmo : du grec desmos [desm(o)-], lien et, par extension ligament ; * rrhexie : du grec rhexis [-rrhexie, -rrhexis], cassure, brisure.  
    La desmorrhexie est la forme grave d'une entorse, puisque ce terme désigne une rupture d'un ou plusieurs ligaments. Une entorse est un traumatisme articulaire dans lequel l'articulation subit une distension brutale et importante (ou répétée) avec élongation ou rupture d'un ou plusieurs ligaments de la capsule articulaire.
    Cette pathologie se traduit généralement par une douleur vive et une tuméfaction, rendant les mouvements quasiment impossibles. Même s'il ne s'agit pas d'une fracture, une rupture de ligament doit être prise très au sérieux et soignée dans les plus brefs délais pour éviter au maximum que ce(s) ligament(s) rompu(s) ne se rétracte(nt).
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Desmosome
Anatomie, histologie, cytologie  -  [Angl. : Desmosome]    N. m.  * desmo : du grec desmos [desm(o)-], lien et, par extension ligament ; * some : du grec sôma [somato-, -some, -somie], corps.  
    Les desmosomes représentent un type de jonction cellulaire.
Ils permettent à des cellules voisines d'adhérer très fortement les unes aux autres, malgré un espace intercellulaire de 24 nm (nanomètres). Sur le schéma d'un desmosome, on voit que les 2 cellules adjacentes possèdent chacune une plaque cytoplasmique caractéristique, associée à un réseau très dense de kératine et que ce réseau est lui-même ancré au cytosquelette.
    Le tout représente donc une structure particulièrement homogène et résistante à l'étirement ou à l'arrachement. Pour compléter cette structure, l'espace intercellulaire contient un véritable ciment protéique constitué par la cadhérine, molécule d'adhérence intercellulaire Ca2+-dépendante.    Un desmosome       Haut de page

Desmotomie
Anatomie, histologie, chirurgie  -  [Angl. : Desmotomy]    N. f.  * desmo : du grec desmos [desm(o)-], lien et, par extension ligament ; * tomie : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.  
    La desmotomie est la section ou la dissection, la préparation anatomique, d'un ligament.
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Desmotubule
Histologie et cytologie végétales  -  [Angl. : Desmotubule]    N. m.  * desmo : du grec desmos [desm(o)-], lien et, par extension ligament ; * tubule : du latin tubus [tub(o)-, tube, tubule], tuyau cylindrique.  
    Les
cellules végétales ont une membrane pectocellulosique épaisse et rigide, ce qui rend théoriquement impossibles les échanges d'ions et autres substances d'une cellule à l'autre. C'est la raison pour laquelle il existe des structures particulières : les plasmodesmes, qui vont permettre ces échanges indispensables.
    Sur le schéma, on voit que le plasmodesme est une véritable communication à travers la lamelle moyenne, des membranes plasmiques souples qui séparent 2 cellules. Un prolongement du RE (réticulum endoplasmique) sous la forme d'un véritable tube microscopique fait communiquer 2 cellules adjacentes. C'est ce microtube que l'on appelle desmotubule, et qui permet les échanges cellulaires.     Desmotubule dans un plasmodesme       Haut de page