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Dernière modification : 16-02-2020

Em-, en-     Préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le factitif. Ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m, "en-" dans les autres cas.


Embrochage - Empathie - Emphysémateux - Emphysème - Emphysème alvéolaire - Emphysème bulleux - Emphysème centrolobulaire - Emphysème interlobulaire - Emphysème irrégulier - Emphysème médiastinal - Emphysème panlobulaire - Emphysème paracicatriciel - Emphysème paralésionnel - Emphysème pulmonaire - Emphysème pulmonaire interstitiel - Emphysème sous-cutané - Emplâtre - Empyème - Empyème chaud - Empyème froid - Empyème pleural - Empyocèle - Empyomphale - Enchondromatose - Enchondrome - Enchondrosarcome - Enclouage - Enclouage centromédullaire supracondylien - Encoprésie - Endémicité - Endémie - Endémique - Endémosporadique - Endermie - Endermique - Endermologie - Endermose - Engelure - Enképhalinase - Enképhaline - Enkystement - Énophtalmie - Ensemencement - Ensemencement dans une boîte de culture - Ensemencement dans un tube de culture - Ensemencement d'une galerie Api - Enthèse - Enthésiopathie - Enthésite - Enthésopathie - Enthésopathie d'insertion - Enthésophyte - Entorse - Entropion - Énurésie - Énurésie nocturne primaire isolée - Énurésie primaire - Énurésie secondaire - Énurétique

Embrochage
Chirurgie orthopédique et traumatologique  -  [Angl. : Pinning]    N. m.  * em- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; * broche : du latin populaire brocca, chose pointue ; * age : du suffixe -age qui transforme un verbe en substantif. 
    Technique qui consiste à implanter dans un os fracturé une ou plusieurs pièces métalliques pour favoriser l'ostéosynthèse. Brochage d'une fracture  Cette méthode suppose que l'os ait une qualité suffisante.
    La radiogrammétrie ou l'ostéodensitométrie permettent, lors d'un examen préalable, d'évaluer la densité osseuse, donc la qualité de l'os, surtout s'il s'agit d'une femme de plus de 50 ans.
    Il existe plusieurs techniques d'embrochage (toutes selon la méthode de Kapandji) selon les pathologies à traiter : dans certains cas (par ex. fracture de la diaphyse humérale), des broches dites de Kirschner sont introduites dans le canal centromédullaire de l'os (méthode de l'embrochage souple).       Haut de page

Empathie
Psychologie psychiatrie  -  [Angl. : Empathy]    N. f.   * em- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], ce qu'on éprouve, souffrance, changement accidentel. 
    Cette association sur le modèle de sympathie vient probablement de l'anglais empathy, où ce mot a été attesté dès 1904, vraisemblablement en traduction de l'allemand Einfühlung (1903). Employé en philosophie et en psychologie, le terme empathie désigne la capacité de s'identifier à autrui, de ressentir ce qu'il ressent. 
    On parle aussi de degré de syntonie avec l'entourage.       Haut de page

Emphysème   Emphysème alvéolaire   Emphysème centrolobulaire   Emphysème interlobulaire   Emphysème pulmonaire   Emphysème pulmonaire interstitiel   Emphysème médiastinal   Emphysème panlobulaire   Emphysème paralésionnel   Emphysème paracicatriciel   Emphysème irrégulier   Emphysème sous-cutané   Emphysémateux     
Pneumologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Emphysma, Alveolar emphysema, Centrolobular emphysema, Interlobular emphysema, Pulmonary emphysema, Interstitial pulmonary emphysema, Mediastinal emphysema, Panlobular emphysema, Paralesional emphysema, Paracicatricial emphysema, irregular emphysema, Subcutaneous emphysema, Emphysematous]    N. m.  * em- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; * physème : du grec phusêma [-physème], souffle, phusaô, souffler.   En principe, un emphysème est un gonflement de tissu sous-cutané avec infiltration diffuse d'air, souvent d'origine traumatique, mais le mot emphysème employé seul signifie maintenant emphysème pulmonaire ou son synonyme : emphysème alvéolaire et la conséquence immédiate, qui amène à consulter est une insuffisance respiratoire plus ou moins invalidante.
    D'autant plus que, si une thérapie n'est pas engagée, cette insuffisance pulmonaire peut se chroniciser et avoir un retentissement sur le cœur. Cette pathologie, dont il existe plusieurs formes, se caractérise schématiquement par une distension excessive des alvéoles (on retrouve la notion de gonflement excessif), avec destruction progressive et plus ou moins étendue de leurs parois et des bronchioles. Les pneumologues distinguent parfois plusieurs emphysèmes en fonction de leurs causes, quand elles sont connues, de leur évolution et des territoires concernés.

* L'emphysème (pulmonaire) panlobulaire (* pan : du grec pan, pantos [pan-, panto-], tout, tous ; * lobulaire : du grec lobos [lob(o)-, lobe], en anatomie, désigne une partie arrondie d’un organe quel qu’il soit) qui concerne la totalité du tissu pulmonaire, y compris les structures vasculaires.
* L'emphysème centrolobulaire, résultant souvent d'une bronchite chronique, elle-même conséquence du tabagisme, se caractérise par le fait qu'il n'affecte au début que les alvéoles pulmonaires, mais son évolution se fait généralement vers la forme précédente.
* Dans les formes dites paralésionnelles ou paracicatricielles ou irrégulières (du grec para, à côté de), l'emphysème ne se développe qu'à partir de cicatrices d'anciennes lésions pulmonaires et cette forme d'emphysème affecte plutôt des personnes qui ont souffert de silicose ou qui ont eu une tuberculose.
* L'emphysème médiastinal est parfois synonyme de pneumothorax (* pneumo : du grec pneumôn [pneum(o)-], poumon. Syn. pulm(o)- ; * thorax : du grec thôrax, thôrakos [thorac(o)-], cavité limitée par les côtes et le diaphragme) : c'est un épanchement brutal et spontané de gaz (généralement de l'air) dans le médiastin ou dans la cavité pleurale, due à une perforation de la membrane pulmonaire ou à une fistule pleurale.

    Autrefois, on provoquait volontairement cette forme d'emphysème en Injectant de l'azote dans la plèvre pour soigner la tuberculose pulmonaire. Ce traitement permettait d'obtenir un collapsus eu une immobilisation du poumon malade.
* Dans l'emphysème pulmonaire interstitiel ou interlobulaire, la cause est la rupture d'une ou plusieurs alvéoles, mais cette rupture affecte en réalité le tissu environnant interstitiel.
    L'adjectif et nom emphysémateux se rapporte à un emphysème ou à une personne qui en est atteinte.       Haut de page

Emphysème bulleux
Pneumologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Bullous emphysema]    N. f.  * em- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; * physème : du grec phusêma [-physème], souffle, phusaô, souffler ; * bulleux : du latin bulla, petite bulle d'eau. 
    L'emphysème bulleux est une pathologie dans laquelle le patient présente des bulles pulmonaires d'emphysème, constituées d'une cavité non fonctionnelle à paroi particulièrement mince, d'un diamètre généralement supérieur à un centimètre mais pouvant concerner tout le poumon, et qui contiennent de l'air. Leur localisation dans le parenchyme pulmonaire est pathologique et témoigne d'un tissu pulmonaire anormal, distendu (emphysémateux).
    Lorsque la taille d'une bulle devient importante, elle comprime le reste du poumon mais aussi les gros vaisseaux et les risques cardiovasculaires deviennent importants.

    Autre risque majeur : des bulles situées à la surface des poumons peuvent se rompre et provoquer un pneumothorax, c'est-à-dire la présence d'air dans le thorax, avec essoufflement et douleurs importants. Le traitement est chirurgical : pleurectomie et bullectomie.
    La bullectomie (* ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation) est l'ablation de la bulle ou des bulles pulmonaires.       Haut de page

Emplâtre
Pharmacologie, dermatologie, rhumatologie  -  [Angl. : Emplastrum]    N. m.  * em : préfixe qui indique la position dans quelque chose ou le factitif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; * plâtre : du grec plassein, façonner ou intervention modifiant les formes ou les rapports des organes.  
    Un emplâtre est un onguent qui a la propriété de se ramollir à la chaleur, mais sans couler, donc en restant malléable, mais aussi d'adhérer naturellement à la peau. Comme les autres onguents et cataplasmes, les emplâtres sont exclusivement d'usage externe et destinés au traitement de certaines affections cutanées.
    Il existe une grande variété d'emplâtres, dont la composition est faite en fonction de l'affection à traiter. Sans entrer dans le détail : emplâtre simple, vésicatoire ou résineux, mercuriel ...       Haut de page

Empyème   Empyème chaud   Empyème froid   Empyème pleural
Pharmacologie, médecine biologique  -  [Angl. : Empyema, Hot empyema, Cold empyema, Pleural empyema]    N. m.  * em- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; * pyème : du grec puon [-pyo, -pyème], relatif au pus. 
    Un empyème ou abcès est un amas de pus constitué à partir d'un foyer d'infection local, dans une partie du corps et qui refoule ou détruit les tissus environnants. Selon les cas, on parle
* d'abcès chaud (empyème chaud) s'il s'accompagne d'une réaction inflammatoire de l'organisme et d'une production de pus, conséquence du développement de certaines bactéries (staphylocoques, streptocoques, entre autres) ou
* d'abcès froid (empyème froid) s'il se développe sans réaction inflammatoire, comme dans la tuberculose ou certaines mycoses par exemple.
   L'abcédation est le processus qui fait évoluer un foyer d'infection en une collection de pus, au détriment des tissus environnants.
Lorsque la production de pus de produit dans la cavité pleurale (voir la définition de la plèvre), il s'agit d'un empyème pleural qui survient généralement après une pneumopathie aigüe.
    Syn. : pleurésie purulente.        Haut de page

Empyocèle
Médecine biologique, chirurgie générale, pharmacologie  -  [Angl. : Empyocele]    N. f.  * em- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; * pyo : du grec puon [-pyo], relatif au pus ; * cèle : du grec kêlê [-cèle], tumeur, hernie.  
    Collection du pus (liquide infecté) dans une cavité, un sac herniaire. L'empyocèle désigne plus couramment un abcès purulent présent dans le scrotum (ou bourses, sac contenant les testicules), ainsi que dans la cavité vaginale. 
    Syn. : pyocèle.        Haut de page

Empyomphale
Médecine biologique, pharmacologie, pédiatrie  -  [Angl. : Umbilical suppuration]    N. m.  * em- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; * pyo : du grec puon [-pyo], relatif au pus ; * omphale : du grec omphalos [omphal(o)-], nombril, ombilic.  
    L'infection de l'ombilic, notamment chez les nouveau-nés est locale ou locorégionale et la cause est généralement externe (exogène). Si un traitement local n'entraîne pas la guérison rapide, il faut faire un prélèvement puis un antibiogramme.
    En attendant, le bébé est mis sous traitement antistaphylococcique. Toute intervention au niveau de l'ombilic (notamment cœlioscopie) présente des risques d'empyomphale et l'incision doit être rigoureusement désinfectée. 
    Syn. : omphalite.     Haut de page

Enchondromatose
Cancérologie  -  [Angl. : Enchondromatosis]    N. f.  * en- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; * chondro : du grec khondros, [chondr(o)], cartilage ; * oma : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    C'est la présence d'enchondromes multiples. L'enchondrome ou chondrome centro-osseux est fait de lobules cartilagineux parfois calcifiés. La frontière entre malignité et bénignité est difficile à définir.
    On distingue 2 formes d'enchondromatose :
* La maladie d'OLLIER, décrite pour la première fois en 1899, qui est une dyschondroplasie sporadique avec troubles de l'ossification enchondrale. Les enchondromes sont soit unilatéraux, soit bilatéraux asymétriques et dans les deux cas, prédominent aux mains.
* Autre forme : le syndrome de MAFUCCI qui associe de nombreux enchondromes avec des hémangiomes dans les parties molles (phlébolithes).      Haut de page

Enchondrome
Cancérologie  -  [Angl. : Enchondroma]    N. m.  * en- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; chondro : du grec khondros, [chondr(o)], cartilage ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction. 
    L'enchondrome est une tumeur cartilagineuse, généralement bénigne, qui siège préférentiellement aux mains (surtout les phalanges et en particulier leurs extrémités proximales) et dans les os longs. Chez l'enfant, l'os porteur de cette affection est fragilisé et les risques de fractures sont accrus.
    Autre complication possible : la transformation en chondrosarcome.      Haut de page

Enchondrosarcome
Cancérologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Enchondrosarcoma]    N. m.  * en- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; chondro : du grec khondros, [chondr(o)], cartilage ; sarco ; du grec sarks, sarkos [sarc(o), -sarque], chair ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction. 
    L'enchondrosarcome est un sarcome cartilagineux qui se développe à l'intérieur de l'os (parfois postérieurement à un enchondrome) et qui développe un tissu cartilagineux, plus ou moins reconnaissable. L'étude histologique ne permet pas toujours de faire le pronostic de malignité ou de bénignité, d'où l'intérêt d'un examen en IRM (imagerie par résonance magnétique).  Haut de page

Enclouage   Enclouage centromédullaire supracondylien
Chirurgie orthopédique  -  [Angl. : Pegging, Supracondylar centromedular pegging]    N. m. * em- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; * clouage : du latin clavus, tige de métal ayant une pointe et une tête, destinée à être plantée pour fixer ou accrocher quelque chose.  
    Certaines fractures complexes doivent être réduites en employant des pièces métalliques de consolidation, comme des fils métalliques, des plaques, des vis. On utilise aussi, en fonction de la gravité ou de la complexité de la fracture, des clous spéciaux et cette opération est l'enclouage.
    Exemple : l'enclouage centromédullaire (qui passe par le centre du canal médullaire de l'os) supracondylien pour certaines fractures du fémur au-dessus de l'articulation du genou.     Haut de page

Encoprésie
Psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Encopresis]    N. f.  * en- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; * copro : du grec kopros [copr(o)-], excrément, saleté ; * ésie : du suffixe grec -esis [-ésie], qui sert à former des mots à partir de racines.
      C'est l'incontinence des matières fécales. Un enfant souffre d'encoprésie lorsqu'il fait souvent dans sa culotte alors qu'il avait appris à être propre. Chez un enfant de 4 ou 5 ans, l'anomalie est le signe d'un trouble physiologique ou psychologique plutôt que d'un retard de développement.
    La cause la plus courante de l'encoprésie est une constipation chronique. Des selles dures et sèches s'accumulent dans les intestins, qui ne laissent plus passer que des selles très liquides, ce qui peut faire croire à une diarrhée. Le problème débute souvent par un trouble émotif, par exemple la naissance d'un autre enfant.
    Il arrive aussi que certains enfants se salissent quand leurs parents insistent trop sur les questions de propreté.    Haut de page

Endémicité   Endémie   Endémique   Endémosporadique
Épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Endemicity, Endemia, Endemic, Endemosporadic]    N. f.  * en- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; démicité : du grec demos [dém(o)-, -démie], peuple.  
    L'endémie désigne une maladie dont la présence est "normale" ou constante dans une région ou une population données. C'est ainsi qu'en Afrique centrale, dans une bande d'Est en Ouest se trouve une zone endémique de la méningite à méningocoque A et C.
    Dans d'autre régions africaines, cette maladie est considérée comme endémosporadique, car elle ne s'y manifeste qu'occasionnellement, mais réapparaît à intervalles plus ou moins réguliers.
    Autre exemple :  il existe des zones d'endémie de la fièvre jaune (en Asie, Afrique et Nord de l'Amérique du Sud), d'autres de la poliomyélite (Afrique et Asie du Sud) etc.
   Endémique : adj. se rapportant à une endémie.
   L'endémicité est le caractère endémique d'une maladie. Ex. endémicité du paludisme.       Haut de page

Endermie   Endermique
Dermatologie, pharmacologie  -  [Angl. : Endermia, Endermic]    N. f.  * en- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; * dermie : du grec derma, dermatos [dermo-, dermato-, -dermie], peau. 
    La méthode endermique consiste à déposer un médicament sur la peau dans le but qu'il diffuse au travers. C'est le cas pour la morphine, par exemple, et pour certaines hormones (traitement de la ménopause, entre autres).  
    Endermie : c'est le fait, pour une molécule médicamenteuse, de traverser la peau.     Haut de page

Endermologie
Kinésithérapie  -  [Angl. : Endermology]    N. f.  * en : préfixe qui indique la position dans quelque chose ou le factitif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; * dermo : du grec derma, dermatos [derm(o)-, dermat(o)-, -dermie], peau ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    L'endermologie est une technique de massage (donc utilisée par les kinésithérapeutes) de type palper-rouler, avec un appareil constitué de deux rouleaux et d'un système d'aspiration. Le but est de lutter contre la cellulite en stimulant la circulation veineuse et lymphatique ainsi que l'élimination des toxines, tout en redonnant à la peau une meilleure tonicité.        Haut de page

Endermose
Médecine biologique, dermatologie  -  [Angl. : Endermosis]    N. f.  * en- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; dermo : du grec derma, dermatos [dermo-, dermato-, -dermie], peau ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    L'endermose est un terme utilisé pour désigner un herpès touchant une muqueuse. Il existe essentiellement deux types de virus :
* HVS1 (Herpès Virus Simplex 1) et
* HVS2. Le type 1 affecte surtout les régions situées au-dessus de la ceinture : herpès buccal par exemple.
    Le type 2 atteint essentiellement les muqueuses génitales (herpès génital). À noter que l'on ne se débarrasse jamais d'un herpès virus et qu'il se manifeste plus ou moins régulièrement, généralement au même endroit.        Haut de page

Engelure
Dermatologie, algologie  -  [Angl. : Chilblain]    N. f.  * engelure : dérivé du verbe l'ancien français engeler, "geler complètement". 
    L'engelure est une lésion due au froid, qui affecte essentiellement les doigts et les orteils. On la reconnaît au fait que la zone concernée est rouge violacée, parfois enflée et toujours très douloureuse. Si elle évolue, on peut y observer des crevasses et/ou des petites vésicules sous-cutanées.
    Cette pathologie est surtout observée chez les personnes jeunes et les femmes, mais peut survenir chez toute personne exposée à un froid vif, avec des vêtements mouillés ou inadaptés, ce qui explique que l'engelure apparaît surtout à la fin de l'automne et en hiver. Elle est fréquente chez les sujets atteints du syndrome de Raynaud. La cause de l'engelure est à rechercher dans une vasoconstriction artérielle et un afflux du sang veineux de retour.
    Parmi les soins possibles figurent le port de vêtements protecteurs, des mains chauds et froids sans excès pour stimuler la microcirculation, la prise d'antalgiques, l'utilisation de pommades grasses, entre autres. Les récidives sont malheureusement fréquentes.       Haut de page

Enképhaline   Enképhalinase
Neurologie, physiologie, algologie  - [Angl. : Enkephalin, Enkephalinase]   N. f.  * en- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; * képhalo : du grec kephalê [-céphale, céphal(o)-, -céphalie], tête ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif ; * ase : du suffixe -ase, -asie, qui signifie enzyme, synonyme de diastase. 
    Les enképhalines sont des substances normalement produites par l'encéphale au niveau du thalamus et du système limbique. D'autres organes en produisent aussi : le tube digestif et la médullosurrénale.
    Ce sont essentiellement deux pentapeptides : la métenképhaline (liée à la méthionine) et la leu-enképhaline (liée à la leucine), qui ont la particularité de se lier sur les récepteurs opioïdes. Leur action est donc analgésique, identique à la morphine, car elles bloquent la libération de la substance P (de l'anglais "pain", douleur) et donc la propagation des messages de la douleur.
    Leur action est de courte durée car les enképhalines sont rapidement détruites par une enzyme spécifique : l'enképhalinase. Syn. : opiacés endogènes.        Haut de page

Enkystement
Médecine générale, chirurgie générale  -  [Angl. : Encystment]    N. m.  * en- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; * kyste : du grec kustis [kyst(o)-, -kystique], vessie ; en médecine : le kyste est une tumeur bénigne dont le contenu est liquide ou semi-liquide. 
    L'enkystement d'un abcès, par exemple, est le fait qu'il soit progressivement isolé du reste de l'organisme par la production d'une couche plus ou moins importante de tissu conjonctif. Un corps étranger peut subir le même sort.      Haut de page

Énophtalmie
Ophtalmologie  -  [Angl. : Enophthalmus]    N. f. * en- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; * ophtalmo, ophtalmie : du grec ophtalmos [ophtalmo-, -ophtalmie], œil. 
   Contrairement à l'exophtalmie qui est une saillie ou protrusion du globe oculaire hors de l'orbite, l'énophtalmie est un enfoncement du globe oculaire dans la cavité orbitale. Dans certaines affections rares, l'exophtalmie et l'énophtalmie sont intermittentes et alternantes.     Haut de page

Ensemencement    Ensemencement dans une boîte de culture    Ensemencement dans un tube de culture    Ensemencement dans une galerie Api
Médecine biologique, microbiologie  -  [Angl. : Seeding ; Seeding in a culture box ; Seeding in a culture tube ; Seeding in an API gallery]    N. m.  * en- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; * semencement : du latin seminalis, de semen, semence. 
    En microbiologie, le terme ensemencement désigne la mise en culture d'une souche déterminée de bactéries ou un liquide contaminé (sérum, urine ...) dans un milieu de culture, à des fins de détermination. Le milieu de culture est un tube contenant un liquide nutritif stérile ou un milieu nutritif gélosé solide lui aussi stérile, en boîte de Pétri. Les exemples décrits dans ce qui suit viennent de séances de microbiologie que j'ai faites avec mes élèves.

Ensemencement d'Escherichia coli dans une boîte de culture
   * Avec le pipeteur et une pipette Pasteur passée à la flamme, on prélève 0,2 à 0,3 mL dans le tube de culture d'Escherichia coli et on dépose le liquide à 2 cm du bord de la boîte "milieu MH" (1) Le tube de culture est passé à la flamme avant d'être refermé.
   * À l'aide de l'étaloir passé lui aussi à la flamme, on répand le liquide sur toute la surface de la gélose. (Faire tourner la boîte).
   * Refermer la boîte sans poser l'étaloir sur la paillasse. Ne pas le passer à la flamme (ce n'est pas du verre "pyrex") mais le mettre directement dans l'eau de Javel.

(1) [Angl. : Mueller Hinton agar (or medium)]    N. m.  * milieu : du latin mi, qui est au centre et de lieu, mais aussi environnement d'un être vivant, conditions dans lesquelles il vit. 
    C'est le milieu de référence pour les antibiogrammes et sa composition est définie par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé).
Préparation : Les proportions ci-dessous sont calculées pour 1000 mL d'eau distillée.
* Infusion de 300 grammes de viande de bœuf déshydratée.
* Hydrolysat acide de caséine : 17,5 g.
* Amidon de maïs : 1,5 g.
* Agar agar : 10 à 15 g.
* pH final du milieu : 7,4. 
    porter le tout à ébullition et verser le milieu dans les tubes avant qu'il ne se solidifie.  
Utilisation : le milieu de Mueller Hinton doit obligatoirement être employé pour les antibiogrammes et est soumis aux normes de l'OMS. Il va de soi que l'on peut l'acheter prêt à l'emploi. Si on le confectionne soi-même, on stérilise les tubes sans attendre : 20 minutes à l'autoclave à 120°C ou 30 à 40 minutes dans une cocotte minute à 110°C, bouchons non serrés. Si cette stérilisation est faite correctement, les tubes se conservent sans problème jusqu'à l'année suivante.
Ensemencement     Étalement     

Ensemencement de bactéries lactiques dans un tube de culture
   L'ensemencement se fait dans des tubes à culture contenant un bouillon nutritif peptoné (bio-gelytone et extrait de viande de bœuf à pH = 6,9).   
* Avec une öse bouclée stérilisée (passée à la flamme), on prélève une goutte du petit lait qui recouvre le yaourt - on peut aussi prélever un peu de yaourt.
* Le tube contenant le bouillon nutritif est ouvert dans la zone de stérilité du bec Bunsen et on introduit l'öse contenant l'inoculum dans le liquide. On remue légèrement.
* L'öse, le tube et le bouchon sont passés rapidement à la flamme. On referme le tube sans serrer le bouchon, puis on le place dans l'étuve.
Prélèvement de l'inoculum        Ensemencement du bouillon de culture          Flambage du tube et du bouchon    

Ensemencement d'une galerie API
A - Matériel 
     * Galerie API 20 E (réf. 20 100) + boîte + couvercle, tableau de détermination.
     * Bec Bunsen, galerie avec un tube à vis stérile, marker, pipettes Pasteur, pipeteur, une pipette graduée 0 à 10 mL, huile de paraffine, eau distillée stérile (ou "Suspension Medium" 5 mL - Réf. BioMérieux 20 110).   Prélèvement d'une colonie et mise en suspension  

ATTENTION : il faut préalablement avoir développé une bactérie en colonies isolées dans une boîte de Pétri.

B - Préparation de la galerie API
     * Réunir fond et couvercle d'une boîte d'incubation et répartir environ 5 mL d'eau dans les alvéoles (avec pipette graduée et pipeteur) pour créer une atmosphère humide.
     * Inscrire les références de la souche bactérienne sur la languette latérale de la boîte (+ date et initiales de l'opérateur).
     * Déposer la galerie dans la boîte d'incubation.

C - Préparation de l'inoculum 
     * Ouvrir une ampoule de "Suspension Medium" ou introduire quelques mL d'eau distillée stérile (avec une pipette Pasteur) dans un tube à vis stérile.
     * Avec la pipette Pasteur, prélever une seule colonie bien isolée sur milieu gélosé.
     * Réaliser une suspension bactérienne en homogénéisant soigneusement les bactéries dans le milieu.

D - Inoculation de la galerie API 20 E 
     * Avec la suspension bactérienne et la pipette ayant servi au prélèvement, remplir tubes et cupules des tests CTI, VP et GEL.
     * Remplir uniquement les tubes (et non les cupules) des autres tests.
     * Créer une anaérobiose dans les tests ADH, LCD, ODC, URE, H2S en remplissant leur cupule d'huile de paraffine.
     * Refermer la boîte d'incubation et la placer dans l'étuve à 35 - 37°C pendant 18 à 24 heures.     Résultat pour la détermination d'une entérobactérie   

E - Lecture et détermination 
     Elle se fait avec le tableau API 20 E.       Haut de page

Enthèse
Rhumatologie, kinésiologie, médecine physique  -  [Angl. : Enthesis]    N. f.  * en- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; * thèse : du latin de rhétorique thesis [thèse, -thétique], emprunté au grec, action de poser ; * ou du grec enthésis, insertion, introduction. 
    Sur un os, une enthèse est une zone d'insertion d'un ligament ou d'un tendon et donc également d'un muscle.       Haut de page

Enthésite
Rhumatologie, kinésiologie, médecine physique  -  [Angl. : Enthesitis]    N. f.  * en- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; * thèse : du latin de rhétorique thesis [thèse, -thétique], emprunté au grec, action de poser ; * ou du grec enthésis, insertion, introduction ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    Une enthésite (syn. enthésopathie ou enthésiopathie) est plus connue sous le nom de "mal des insertions". Il s'agit d'un rhumatisme périarticulaire ou extraarticulaire, c'est-à-dire qu'il ne siège pas directement au niveau de l'articulation mais à l'extérieur, pouvant affecter une ou plusieurs enthèses.
    Cette pathologie a reçu de nombreuses dénominations selon les auteurs, comme
- mal des tubérosités,
- tendinite rhumatismale,
- tendinopériostite,
- épicondylite,
- spondylarthropathie (au niveau de la colonne vertébrale) etc.
    On connaît bien le "tennis elbow" (de l'anglais elbow qui signifie coude) qui est une enthésopathie apparaissant au niveau du coude chez les joueurs de tennis qui sollicitent longtemps et violemment leurs articulations. 
    Syn. : Enthésopathie d'insertion.       Haut de page

Enthésopathie   Enthésiopathie    Enthésopathie d'insertion
Rhumatologie, kinésiologie, médecine physique  -  [Angl. : Enthesopathy]    N. f.  * en- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; * thèse : du latin de rhétorique thesis [thèse, -thétique], emprunté au grec, action de poser ; * ou du grec enthésis, insertion, introduction ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel. 
    Une enthésopathie ou enthésiopathie (syn. enthésite) est plus connue sous le nom de "mal des insertions". Il s'agit d'un rhumatisme périarticulaire ou extraarticulaire, c'est-à-dire qu'il ne siège pas directement au niveau de l'articulation mais à l'extérieur, pouvant affecter une ou plusieurs enthèses.
    Cette pathologie a reçu de nombreuses dénominations selon les auteurs, comme
- mal des tubérosités,
- tendinite rhumatismale,
- tendinopériostite,
- épicondylite etc.
    On connaît bien le "tennis elbow" (de l'anglais elbow qui signifie coude) qui est une enthésopathie apparaissant au niveau du coude chez les  joueurs de tennis qui sollicitent longtemps et violemment leurs articulations.
    Syn. : Enthésopathie d'insertion.       Haut de page

Enthésophyte
Rhumatologie, kinésiologie, médecine physique  -  [Angl. : Enthesiophyte]    N. m.  * en- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; * thèse : du latin de rhétorique thesis [thèse, -thétique], emprunté au grec, action de poser ; * ou du grec enthésis, insertion, introduction ; * phyte : du grec phuton, phuein [-phyte, phyt(o)-], plante, végétal, mais aussi bourgeon, excroissance, « végétation », croûte. 
    Un enthésophyte est une pathologie qui fait partie des enthésopathies d'insertion. Rappelons que, sur un os, une enthèse est une zone d'insertion d'un ligament ou d'un tendon et donc également d'un muscle. Lors d'efforts importants et répétés par ex., l'enthèse peut présenter un état inflammatoire plus ou moins chronique et cela peut se traduire par une calcification progressive des tendons au niveau des zones d'insertion, donc des enthèses.
    Ces calcifications sont des enthésophytes (comme les ostéophytes - voir cette définition). Un exemple classique d'enthésophyte est l'épine calcanéenne, sous le talon.
* épine : du latin spina [spin(o)-, -spinal], épine et, par extension, relatif à la colonne vertébrale ou à la moelle épinière ; * calcaneum : du latin calcaneum [calcané(o)-], talon, de calcare, fouler ; relatif au talon. 

   L'épine de Lenoir est connue aussi sous les noms d'épine calcanéenne ou du calcaneum (c'est l'os du talon, le plus volumineux des 7 os du tarse, situé sous l'astragale et en arrière du cuboïde) ou exostose calcanéenne. L'épine de Lenoir est un ostéophyte (excroissance osseuse) en forme de lame aplatie, qui se forme progressivement sur la face inférieure de l'os du talon, à proximité du point d'insertion du fascia plantaire (un fascia est l'enveloppe conjonctive d'un ou plusieurs muscles, qui donne naissance à une aponévrose, de même nature d'un tendon ou un ligament).
    Ce fascia plantaire est étroit et épais sous le calcaneum puis prend une forme d'éventail en avant du pied car il se fixe de chaque côté des phalanges proximales des 5 orteils.
    Important : dans ce type de douleurs du pied, ce n'est pas l'épine osseuse qui est douloureuse, mais les microtraumatismes ou microdéchirures présentes au niveau du point d'insertion du fascia plantaire sur le calcaneum. L'épine de Lenoir (donc les douleurs naissant au niveau de cette zone) peut être le résultat d'une tarsalgie, d'une arthrose, d'une fasciite (inflammation du fascia), d'une aponévrosite.

    Dans la plupart des cas, ces douleurs sont localisées au niveau du talon, mais peuvent aussi apparaître à l'avant du pied, au niveau des insertions sur les phalanges. Elles sont ressenties surtout au lever ou après une période d'inactivité plus ou moins longue. Elles diminuent dès la reprise d'une activité modérée (marche) et peuvent même disparaître complètement, mais elles réapparaîtront le lendemain au prochain lever.
    Environ 10% des français sont touchés par cette tarsalgie qui se révèle plus fréquente chez les plus de 40 ans, les personnes âgées, les obèses. La mise en évidence se fait essentiellement par examen radiologique ; les traitements sont basés sur le repos et les anti-inflammatoires. Squelette du pied et fascia plantaire      Haut de page

Entorse
Médecine générale, rhumatologie, kinésithérapie et médecine du sport  -  [Angl. : Sprain]   N. f.  * en- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; * torse : du latin populaire torcere, du latin classique torquere : déformer un corps en faisant tourner ses extrémités en sens opposés ou en faisant tourner une extrémité, l'autre restant fixe.
      Une entorse est un traumatisme articulaire dans lequel l'articulation subit une distension brutale et importante (ou répétée) avec élongation ou rupture d'un ou plusieurs ligaments de la capsule articulaire. L'entorse se traduit généralement par une douleur vive et une tuméfaction, rendant les mouvements quasiment impossibles.
    Même s'il ne s'agit pas d'une fracture, une entorse doit être prise très au sérieux et soignée dans les plus brefs délais pour éviter au maximum que les ligaments rompus ne se rétractent. S'il ne s'agit que d'une élongation légère, on parle d'entorse bénigne ou de foulure et les mouvements restent possibles.
    Le traitement consiste à poser un bandage de contention, ou un strapping (de l'anglais to strap : attacher avec une courroie). Dans les cas les plus graves et en particulier si le traumatisme touche une articulation du membre inférieur (genou, cheville), il y a parfois lieu d'intervenir chirurgicalement pour réparer le(s) ligament(s) lésé(s) et éviter des séquelles invalidantes.      Haut de page

Entropion
Ophtalmologie, chirurgie ophtalmique  -  [Angl. : Entropion]   N. m.  * en- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; * tropion : du grec tropos, trepein [-trope, -tropie, -tropion, -tropisme], tour, tourner, affinité pour.
    À l'inverse de l'ectropion (voir ce terme), l'entropion est la rétroversion (vers l'intérieur), partielle ou totale, des bords libres de la paupière. Les causes sont diverses : entropion spastique, entropions cicatriciels (plaies, brûlures)... Le traitement est chirurgical.      Haut de page

Énurésie   Énurétique   Énurésie primaire   Énurésie nocturne primaire isolée   Énurésie secondaire
Néphrologie urologie, pédiatrie, psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Enuresis, Enuretic, Primary enuresis, Isolated primary nocturnal enuresis, Secondary enuresis]    N. f.  * en- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; urésie : du grec oûron [uro-, -urie, -urèse], urine. 
    En France, plus de 400 000 enfants de 5 à 10 ans sont atteints d'énurésie, c'est-à-dire de fuites urinaires nocturnes. C'est le "pipi au lit" qui a culpabilisé tant d'enfants et de parents. Or cette affection est une maladie dont il faut parler au plus vite au médecin, car elle ne disparaît pas toute seule et peut provoquer à la longue un véritable isolement social et familial de l'enfant énurétique.
    Si l'énurésie survient au-delà de 5 ans chez un enfant qui n'a jamais été propre, elle est qualifiée de primaire (ENPI ou énurésie nocturne primaire isolée).
    Si elle survient chez un enfant déjà propre, c'est l'énurésiesecondaire, dont il convient de rechercher les causes : séparation des parents, arrivée d'un bébé, décès d'un membre de la famille ou d'un animal domestique, entre autres.

    Pour l'énurésie primaire, les causes peuvent être fonctionnelles : vessie trop petite, obstruction des VAS (voies aériennes supérieures), production trop importante d'urine pendant la nuit etc. Le traitement consiste généralement en une réadaptation active de l'enfant concernant sa façon de boire (plus dans la journée et moins le soir), de faire pipi (juste avant de se coucher), de noter ses progrès.
    Il existe aussi des médicaments qui diminuent la production d'urine. À noter que le terme "anurésie" utilisé parfois pour désigner ces symptômes de fuite urinaire chez l'enfant est impropre.     Haut de page