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Dernière modification : 21-07-2020

Glomérul(o)-     Du latin scientifique glomerulus, diminutif de glomus, peloton. En anatomie, un glomérule désigne un petit amas de capillaires sanguins ou de filets nerveux.


Glomérule - Glomérule de Malpighi - Glomérulite - Glomérulonéphrite - Glomérulopathie - Glomérulosclérose - Glomique - Glomique (tumeur) - Glomus - Glomus aortique - Glomus carotidien - Glomus choroïdien - Glomus coccygien - Glomus jugulaire -

Glomérule
Anatomie, néphrologie urologie
  -  [Angl. : Glomerulus]   N. m.  * glomérulo :
du latin scientifique glomerulus, diminutif de glomus, peloton, petit amas de capillaires sanguins ou de filets nerveux ; * ule : du latin ulus, a, um [-ule], suffixe diminutif. 
    Un glomérule est une structure vasculaire ou nerveuse ayant une forme pelotonnée. Dans le rein, l'unité de filtration est le néphron (il y en a environ 1 million par rein). Au départ de chacun de ces filtres, le glomérule est un capillaire pelotonné qui est intimement entouré par une capsule (dite de Bowman).
    C'est à ce niveau que se fait la sortie de l'urine primitive. Dans le système nerveux central, il y a également des glomérules au niveau du cervelet. On en trouve aussi à proximité du bulbe olfactif.  Schéma du rein en coupe sagittale    Schéma du néphron    Haut de page

Glomérule de Malpighi
Urologie néphrologie, anatomie, chirurgie  -  [Angl. : Malpighian glomerulus]   N. m.  * glomérulo : du latin scientifique glomerulus, diminutif de glomus, peloton, petit amas de capillaires sanguins ou de filets nerveux ; * ule : du latin ulus, a, um [-ule], suffixe diminutif ; * Malpighi : Marcello Malpighi, médecin et naturaliste italien, né le 10.03.1628 à Crevalcore, mort le 29.11.1694 à Rome ; il est considéré comme le fondateur de l'histologie ou anatomie microscopique. 
    Le rein est un organe pair, de couleur brun rouge, situé dans la région lombaire de part et d'autre de la colonne vertébrale, et dont la principale fonction est la fabrication et la sécrétion de l'urine. En forme de gros haricot aplati, le rein mesure environ 12 x 6 x 3 cm. Le droit est situé juste sous le foie, alors que le gauche est contre la rate. Les reins sont entourés par une capsule fibreuse et très résistante. Coupe sagittale d'un rein 
    On trouve ensuite, de l'extérieur vers l'intérieur, une zone corticale ou cortex ou zone glomérulaire, qui contient jusqu'à un million de glomérules (voir ci-dessous) ou corpuscules de Malpighi ou glomérules de Malpighi par rein. Puis la zone médullaire, formée par les pyramides de Malpighi, elles-mêmes constituées d'un nombre plus ou moins important de tubes collecteurs. Tous ces tubes collecteurs s'ouvrent dans les calices, qui donnent accès au bassinet, zone où est collectée l'urine avant d'être évacuée par les uretères  vers la vessie. Schéma simplifié de l'appareil urinaire 
   
* Des cellules aux reins : Les déchets cellulaires sont pris en charge par la lymphe interstitielle, puis passent dans les capillaires sanguins --> veines caves --> oreillette droite --> ventricule droit --> artères pulmonaires --> poumons --> veines pulmonaires --> oreillette gauche --> ventricule gauche --> artère aorte --> artères rénales --> reins, à raison de 1 500 litres de sang par jour !

* Les trois fonctions du rein : c'est un organe particulièrement bien vascularisé. Les capillaires issus de l'artère rénale se pelotonnent et forment les glomérules. Ce sont eux qui constituent l'essentiel de la zone corticale ou glomérulaire, entre la capsule fibreuse et les pyramides de Malpighi.
    Autour de chaque glomérule, une capsule creuse ou capsule de Bowman est le point de départ d'un tube urinifère (à ne pas confondre avec le tube collecteur). Détail d'un néphron et de son tube collecteur 

On appelle néphron l'ensemble glomérule + capsule + tube urinifère. C'est l'unité anatomique et fonctionnelle de filtration.
    Détail important pour comprendre l'efficacité du filtre rénal : les néphrons d'un rein mis bout à bout représentent environ 75 kilomètres !

1 - Par différence de pression, 170 litres d'urine primitive passent chaque jour des glomérules (pression > 50 mm Hg) dans les capsules (p = 10 mm Hg). Les activités du néphron  Cette urine primitive est constituée d'eau et de petites molécules, sels minéraux, glucides ... Cette première phase est la filtration glomérulaire.
2 - Pendant le trajet dans les tubes urinifères, 99% de l'urine primitive sont réabsorbés par les réseaux capillaires (eau, sels minéraux, glucose ...). Certaines substances ne sont éliminées dans l'urine que si leur concentration dans le sang dépasse un certain seuil : 1,7 g/L pour le glucose, 5,6 g/L pour le sel NaCl etc. Ce sont des substances à seuil.
    D'autres sont éliminées quelle que soit leur concentration : urée, acide urique, enzymes et hormones dégradées, médicaments, nicotines, anabolisants, certaines drogues ou leurs produits de dégradation ... Ce sont les substances sans seuil. Cette deuxième phase est la réabsorption tubulaire.
3 - Le rein transforme des substances toxiques (ammoniaque par ex.) en produits inoffensifs : acide hippurique, sels ammoniacaux, et synthétise des pigments urinaires : urochrome et urobiline. Cette troisième phase est celle des synthèses.

Trajet complet de l'urine : néphrons --> tubes collecteurs --> calices --> bassinet --> uretères --> vessie --> urètre --> miction.

   En filtrant sélectivement le sang et en réabsorbant les éléments utiles, le rein joue un rôle détoxiquant et assure la régulation du volume et de la composition chimique du milieu intérieur, c'est-à-dire le maintien de l'HOMÉOSTASIE, grâce à l'action conjuguée de plusieurs hormones, dont l'ADH, antidiurétique (hypothalamus et hypophyse) et l'aldostérone (surrénale). Le rein sécrète aussi l'EPO ou érythropoïétine, hormone qui permet la maturation des globules rouges dans la moelle osseuse. Il permet en outre la transformation de la vitamine D en sa forme active.

 

Glomérulite
Néphrologie urologie, pharmacologie
  -  [Angl. : Glomerulitis]   N. f.  * glomérulo :
du latin scientifique glomerulus, diminutif de glomus, peloton, petit amas de capillaires sanguins ou de filets nerveux ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.
    La glomérulite est l'inflammation d'un nombre plus ou moins important de glomérules. Les causes peuvent être nombreuses : présence d'une tumeur, maladies virales et bactériennes, (dont la syphilis), certaines maladies nutritionnelles, entre autres.       Haut de page

Glomérulonéphrite
Néphrologie urologie, pharmacologie
  -  [Angl. : Glomerulonephritis]   N. f.  * glomérulo :
du latin scientifique glomerulus, diminutif de glomus, peloton, petit amas de capillaires sanguins ou de filets nerveux ; * néphro : du grec nephros [néphr(o)-], rein ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.
    Syn. : GNA. La glomérulonéphrite aigüe peut apparaître chez le jeune enfant, à la suite d'une angine, d'une sinusite, otite, pneumonie, c'est-à-dire des infections dues à un streptocoque ß-hémolytique du groupe A. Les symptômes sont l'apparition d'œdèmes, des vomissements et douleurs abdominales, une hématurie (présence de sang dans l'urine qui est colorée en rouge) et une protéinurie (présence anormale de protéines dans l'urine, une hypertension artérielle (HTA), entre autres.
    Le pronostic de cette maladie est plutôt favorable et elle ne laisse aucune séquelle. Une glomérulonéphrite peut devenir chronique et évoluer vers une insuffisance rénale chronique. Les néphrologues distinguent plusieurs types de glomérulonéphrites chroniques : extramembraneuse, membranoproliférative, lobulaire, maligne, proliférative endo et extracapillaire.     Haut de page

Glomérulopathie
Néphrologie urologie
  -  [Angl. : Glomerulopathy]   N. f.  * glomérulo :
du latin scientifique glomerulus, diminutif de glomus, peloton, petit amas de capillaires sanguins ou de filets nerveux ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel.
    Syndrome néphrétique entraînant une hématurie, une protéinurie supérieure à 3 g/L, une insuffisance rénale et une HTA (hypertension artérielle). C'est l'association de tous ces syndromes qui caractérise une glomérulopathie aigüe. La glomérulopathie peut apparaître au cours de nombreuses affections : maladie tumorale, anomalies du système immunitaire, diabète sucré, maladies endocriniennes et nutritionnelles etc.       Haut de page

Glomérulosclérose
Néphrologie urologie
  -  [Angl. : Glomerulosclerosis]   N. f.  * glomérulo :
du latin scientifique glomerulus, diminutif de glomus, peloton, petit amas de capillaires sanguins ou de filets nerveux ; * sclérose : du grec sklêros [sclér(o)-, sclérose], dur. 
    Durcissement pathologique des glomérules dans les néphrons du rein et remplacement progressif par du tissu conjonctif non fonctionnel. Les signes sont une protéinurie, une lipidurie, une hématurie et une sclérose glomérulaire qui évolue vers l'insuffisance rénale chronique en quelques mois ou années. Traitement : dialyse (rein artificiel).      Haut de page

Glomique
Nombreuses spécialités[Angl. : Glomic]   N. m.  * glomique : du latin scientifique glomus, pelote, petit amas de capillaires sanguins ou de filets nerveux.
    L'adjectif glomique caractérise tout ce qui se rapporte à un glomus, formation cellulaire autonome encapsulée, à l'allure d'un corpuscule plus ou moins arrondi, très riche en vaisseaux sanguins et en filets nerveux. Exemple : tumeur glomique - voir sa définition.      Haut de page

Glomique (tumeur)
Nombreuses spécialités[Angl. : Glomic tumor, Globus tumor]   Adj.  * glomique : du latin scientifique glomus, pelote, petit amas de capillaires sanguins ou de filets nerveux ; * tumeur : du latin tumor de tumere [tumoro-, tumeur, -tumoral], être gonflé.
    Les tumeurs glomiques sont des tumeurs périvasculaires dont les cellules ressemblent à des cellules musculaires lisses modifiées. Elles sont plus fréquentes dans la région subungueale (3e phalange des doigts, à proximité de l'ongle) et rares dans le poumon. Elles ont une grande capacité de prolifération locale et peuvent avoir une agressivité sur les tissus sains avoisinants. Les tumeurs glomiques sont généralement bénignes.
   
Le symptôme dominant est la douleur au toucher qui peut devenir insupportable. Elle est localisée à la zone de cette tumeur. Pour le médecin, le diagnostic est délicat car la tumeur bénigne siège sous le lit de l'ongle ou est cachée dans la profondeur de la pulpe du doigt. Elle est rarement palpable mais peut exceptionnellement former une petite tache violacée sous le lit de l'ongle. L'examen clinique attentif permet quelquefois de la localiser.

   Une fois localisée, un "test de garrot" peut être réalisé, en chassant le sang contenu dans le doigt par des massages et mise en place d'un petit élastique à la base du doigt. La douleur disparaît alors totalement ou partiellement, ce qui est très fortement évocateur du diagnostic. Une radiographie permettant de rechercher une encoche corticale, signe d'une tumeur agressive localement sur l'os, ou une IRM, examen de référence, permettent de confirmer le diagnostic et de retrouver la localisation et la taille de la tumeur glomique.
    La chirurgie est le seul traitement de la tumeur glomique. Elle est réalisée la plupart du temps en ambulatoire. 
  
    Les tumeurs glomiques peuvent provenir de cellules glomiques ectopiques (* ec- : du grec ek-, ektos [ec-, ecto], au-dehors, à l’extérieur ; * topie : du grec topikos, de topos [topo-, -topie, -topique, -topisme], lieu, espace) ou être différenciées à partir de cellules non glomiques.
 Des métastases pulmonaires de tumeurs glomiques malignes ont été décrites.    Haut de page

Glomus
Nombreuses spécialités[Angl. : Glomus, Glomus body]   N. m.  * glomus : du latin scientifique glomus, pelote, petit amas de capillaires sanguins ou de filets nerveux.
    Un glomus est une formation cellulaire autonome encapsulée, à l'allure d'un corpuscule plus ou moins arrondi, très riche en vaisseaux sanguins et en filets nerveux. Il en existe un nombre important dans notre corps. Quelques exemples décrits ci-dessous : glomus aortique, carotidien, choroïdien, jugulaire, pulmonaire, entre autres.      Haut de page

Glomus aortique
Physiologie de la respiration[Angl. : Glomus, Aortic body]   N. m.  * glomus : du latin scientifique glomus, pelote, petit amas de capillaires sanguins ou de filets nerveux ; * aortique : du grec aortê [aort(o)-, -aortique], relatif à l’artère aorte.
    Le glomus aortique est situé contre l'aorte abdominale, de chaque côté de l'origine de l'artère mésentérique inférieure. C'est un corpuscule d'environ 2,5 mm de diamètre. Il contient des chémorécepteurs qui vont réagir aux variations sanguines des taux de dioxygène (si ppO2 < 100 mm Hg) et de dioxyde de carbone (si ppCO2 > 40 mm Hg). La communication avec le système nerveux central se fait par l'intermédiaire du nerf vague ou nerf X, 10e paire de nerfs crâniens, par l'intermédiaire du nerf de Cyon. Ils interviennent donc dans la régulation de l'automatisme de la respiration.      Haut de page

Glomus carotidien
Physiologie de la respiration[Angl. : Glomus, Carotid body]   N. m.  * glomus : du latin scientifique glomus, pelote, petit amas de capillaires sanguins ou de filets nerveux ; * carotidien : du grec karôtis, de karoûn [carotid(o)-, carotidien], assoupir.
    Le glomus carotidien ou corps carotide est un petit groupe de cellules chimioréceptrices (ou chémoréceptrices) et de soutien, situées près de la bifurcation de l'artère carotide interne. Ce glomus, richement muni de capillaires fenêtrés détecte, grâce aux chémorécepteurs qu'il contient, le pH et les concentrations de dioxyde de carbone et de dioxygène dans le sang et joue un rôle crucial dans leur contrôle homéostatique.
    La communication avec le système nerveux central se fait par l'intermédiaire du nerf glossopharyngien ou nerf IX, 9e paire de nerfs crâniens, par l'intermédiaire du nerf de Hering. Il intervient donc, comme le glomus aortique, dans la régulation de l'automatisme de la respiration.  Schéma de l'appareil circulatoire        Haut de page

Glomus choroïdien
Anatomie, neurologie  -  [Angl. : Choroid plexus, pl. : choroid plexuses]   N. m.  * glomus : du latin scientifique glomus, pelote, petit amas de capillaires sanguins ou de filets nerveux ; * choroïdien : du grec khorion [chor(o)-, chori(o)-, choroïd(o)-], membrane, qui a l'aspect d'une membrane. 
    Les plex
us choroïdes (ou les plexi choroïdes) sont des formations en forme de cordons qui correspondent aux prolongements des méninges, dans les replis de la pie-mère. Ils sont situés dans les cornes frontales et occipitales des ventricules latéraux, et on les retrouve aussi dans les troisième et quatrième ventricules, sous forme de grappes de villosités vasculaires. Ce sont eux qui sécrètent le LCR ou liquide céphalorachidien. Ils ont la particularité de laisser passer certaines molécules de façon très sélective, participant ainsi à la barrière hématoencéphalique qui protège l'encéphale.
    Le glomus choroïdien est la portion la plus volumineuse du plexus choroïde du ventricule latéral. Il se trouve à la jonction de la partie centrale et de la partie temporale du plexus choroïde du ventricule latéral.    Les ventricules cérébraux         Haut de page

Glomus coccygien
Anatomie, neurologie  -  [Angl. : Coccygeal body]   N. m.  * glomus : du latin scientifique glomus, pelote, petit amas de capillaires sanguins ou de filets nerveux ; * coccygien : du grec kokkux [cocc(o)-, -coccygien], coucou, relatif au coccyx, à cause de la forme de cet os qui rappelle un bec d’oiseau. 
    Le
glomus coccygien est un paraganglion accessoire, situé sur la ligne médiane, en avant de l'extrémité inférieure du coccyx. Anciennement appelé glande coccygienne, ganglion ou corps de Luschka, c'est un petit nodule de 1 à 4 cm, situé à la pointe du coccyx et qui contient un grand nombre de vaisseaux sanguins et de fibres nerveuses.       Haut de page

Glomus jugulaire
Anatomie, neurologie
  -  [Angl. : Jugular body, tympanic body]  
N. m.  * glomus : du latin scientifique glomus, pelote, petit amas de capillaires sanguins ou de filets nerveux ; * coccygien : du grec kokkux [cocc(o)-, -coccygien], coucou, relatif au coccyx, à cause de la forme de cet os qui rappelle un bec d’oiseau. 
   
Le glomus jugulaire est un ensemble de cellules paraganglionnaires qui s’interpose entre le bulbe supérieur de la volumineuse veine jugulaire interne et la paroi osseuse de la fosse jugulaire. Ce glomus jugulaire contient des chimiorécepteurs (ou chémorécepteurs) et serait une disposition aberrante de quelques éléments du ganglion tympanique. Il est susceptible d'envahir les derniers nerfs crâniens, la fosse postérieure et le rocher. Les formes tympaniques peuvent provoquer une surdité de transmission. Le traitement est chirurgical.       Haut de page