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Dernière modification : 9-06-2020

Herpès, herpét(o)-     Du latin impérial herpes, -etis, maladie de la peau. Le latin impérial herpes est lui-même emprunté au grec herpês, -êtos « dartre » (croûtes qui se forment dans certaines maladies cutanées), du verbe herpein « se traîner », « ramper » ; herpein a donné la racine herpét(o)- qui se rapporte aussi aux serpents.


Herpès - Herpès buccal - Herpès circiné - Herpès conjonctival - Herpès de la cornée - Herpès génital - Herpes gestationis - Herpes gestationis factor - Herpès labial - Herpès menstruel - Herpès ophtalmique - Herpes simplex - Herpes simplex viridæ - Herpes simplex virus - Herpesviridae - Herpes virus 4 - Herpes virus 5 - Herpes virus 6 - Herpes virus 7 - Herpes virus 8 - Herpes virus varicellæ - Herpès zoster - Herpétide - Herpétiforme - Herpétisme -

Herpès   Herpès simplex   Herpes simplex viridæ   Herpes simplex virus   Herpesviridæ   Herpétisme   Herpétide   Herpétiforme
Infectiologie, vénérologie, médecine biologique, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Herpes, Herpes simplex, Herpes simplex viridae, Herpes simplex virus, Herpesviridae, Herpetism, Herpetide, Herpetiform]   N. m.  * herpès : du latin impérial herpes, -etis, maladie de la peau, lui-même du grec herpês, -êtos « dartre » croûtes qui se forment dans certaines maladies cutanées. 
    Douze millions de français sont atteints d'herpès dont au moins deux millions qui ont l'herpès génital ! L'herpès est une maladie inflammatoire cutanée, contagieuse et récurrente (qui réapparaît de façon plus ou moins régulière) et qui est due aux virus Herpes simplex (HSV) appartenant à la famille des Herpesviridae.
    Cette famille comprend aussi d'autres virus "célèbres", comme ceux de la varicelle, du zona, de la mononucléose infectieuse, entre autres - voir ci-dessous. L'herpès se traduit le plus souvent par l'apparition de groupes de vésicules transparentes, les herpétides, à base érythémateuse (rougeâtre), localisés essentiellement autour de la bouche et du nez.

    La contagion se fait par contact direct avec des lésions. C'est cette primo-infection qui provoque l'apparition des vésicules. La personne infectée garde ensuite le virus pendant toute sa vie, notamment dans ses ganglions nerveux, ce qui explique que l'herpès soit récurrent toujours aux mêmes endroits. Dans le groupe des HSV, ce sont essentiellement l'herpès labial ou buccal et l'herpès génital qui sont connus du public, du fait de leur grande contagiosité et donc du nombre de personnes atteintes.
    L'herpétisme est la prédisposition qu'ont certaines personnes à développer des éruptions cutanées et d'autres signes associés aux herpès. Herpétiforme : adjectif qui qualifie une éruption cutanée ressemblant plus ou moins à une poussée d'herpès.    Haut de page

Herpès buccal   Herpès labial
Infectiologie, dermatologie vénérologie, médecine biologique, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Herpes labialis, id.]   N. m.  * herpès : du latin impérial herpes, -etis, maladie de la peau, lui-même du grec herpês, -êtos « dartre » croûtes qui se forment dans certaines maladies cutanées ; * buccal : du latin scientifique bucca [bucc(o)-, -buccal], bouche. 
    L'herpès buccal (syn. herpès labial) est dû au virus HSV1 ou Herpes Simplex Viridae 1 (syn. : HHV1 pour Human Herpes Virus 1) , qui passe généralement inaperçu, mais peut aussi provoquer l'apparition de vésicules dans la bouche, sur les lèvres, jusqu'aux narines. Contenant un liquide transparent, ces vésicules sont souvent qualifiées de "boutons de fièvre" et peuvent aussi se développer sur les joues ou les doigts.
    Le traitement de cette forme d'herpès consiste en une hygiène rigoureuse et l'application d'antiseptiques locaux.
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Herpès circiné
Infectiologie, médecine biologique, dermatologie  -  [Angl. : Tinea circinata]   N. m.  * herpès : du latin impérial herpes, -etis, maladie de la peau, lui-même du grec herpês, -êtos « dartre » croûtes qui se forment dans certaines maladies cutanées ; * circiné : du latin circinare [circiné], enroulé. 
    Cette forme d'herpès est en fait une mycose cutanée, car elle due au développement d'un champignon du genre Trichophyton qui provoque des taches circulaires caractéristiques à bord rouge et à extension rapide.
    Syn. : épidermophytie ou trichophytie. Ce sont des champignons du même groupe qui provoquent les mycoses des ongles (onychomycoses), des plis (intertrigo), du cuir chevelu (teignes). L'herpès circiné s'attrape principalement par les animaux domestiques (chiens, chats ...).     Haut de page

Herpès ophtalmique   Herpès conjonctival   Herpès de la cornée
Ophtalmologie, infectiologie  -  [Angl. : Ophthalmic herpes, Herpes viral conjunctivitis, Herpes of the cornea]   N. m.   * herpès : du latin impérial herpes, -etis, maladie de la peau, lui-même du grec herpês, -êtos « dartre » croûtes qui se forment dans certaines maladies cutanées ; * ophtalmique : du grec ophtalmos [ophtalmo-, -ophtalmie], œil. 
    Cette forme d'herpès affecte les yeux, en particulier la conjonctive (fine membrane qui protège la cornée et se prolonge sous les paupières), mais peut aussi s'étendre à la cornée et affecter progressivement la vision. En principe, l'herpès conjonctival et de la cornée ne produit pas de vésicules, mais peut être la cause de démangeaisons vives, d'impression d'avoir des grains de sable sous les paupières.
    On le soigne avec des collyres ou des pommades contenant des antiviraux.     Haut de page

Herpes gestationis   Herpes gestationis factor   Herpès menstruel
Dermatologie, gynécologie obstétrique  -  [Angl. : Herpes gestationis, Herpes gestationis factor, Menstrual herpes]   N. m.  * herpès : du latin impérial herpes, -etis, maladie de la peau, lui-même du grec herpês, -êtos « dartre » croûtes qui se forment dans certaines maladies cutanées ; * gestationis : du latin gestus, de gerere [-geste, -gestion], faire ; en médecine, relatif à la grossesse.
    L'herpes gestationis (en fait la pemphigoïde gravidique) est une dermatose bulleuse auto-immune et polymorphe (qui peut prendre des aspects différents), douloureuse et récurrente (qui réapparaît régulièrement) qui se manifeste pendant la grossesse. C'est une affection de nature immunologique qui se manifeste généralement au cours du 3e trimestre de la grossesse et se traduit d'abord par des démangeaisons plus ou moins vives autour de l'ombilic (nombril).
    Ressemblant beaucoup à la pemphigoïde bulleuse, elle se manifeste par des placards (herpétides) rougeâtres, plus ou moins bien délimités, et une biopsie montre la présence de bulles sous-épidermiques. On sait maintenant que les femmes atteintes par cette forme d'herpès présentent dans leur sang une immunoglobuline particulière : l'herpes gestationis factor, impliquant des facteurs génétiques.
    Cette affection régresse spontanément dans les mois qui suivent l'accouchement. Le traitement consiste essentiellement en une corticothérapie. À ne pas confondre avec l'herpès menstruel qui récidive à chaque période menstruelle.     Haut de page

Herpès génital
Infectiologie, vénérologie, médecine biologique, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Herpes genitalis]   N. m.  * herpès : du latin impérial herpes, -etis, maladie de la peau, lui-même du grec herpês, -êtos « dartre » croûtes qui se forment dans certaines maladies cutanées ; * génital : du latin genitalis, de genitum, genere [génit(o)-, -génital], engendrer. 
    L'herpès génital, dû au virus HSV2, Herpes Simplex Viridae 2 (ou HHV2), est une MST (maladie sexuellement transmissible) qui peut se traduire par des vésicules et des plaies très douloureuses sur les organes génitaux, surtout lors de la réponse à la primo-infection. L'ulcération peut être extrêmement vive, aggravée encore par le contact des plaies avec l'urine.
    Cette forme d'herpès est très contagieuse et sa prolifération est favorisée, lors des rapports sexuels, par les rapports bucco-génitaux.

IL EST IMPORTANT DE S'ABSTENIR DE TOUT RAPPORT SEXUEL PENDANT UNE CRISE D'HERPES GÉNITAL.

    La phase de primo-infection dure environ 2 à 3 semaines et est la plus invalidante ; les crises récurrentes qui vont suivre sont généralement moins intenses et plus courtes, mais les précautions doivent être les mêmes. On peut développer un HSV1 sur les organes génitaux ou un HSV2 ailleurs dans le corps. En ce qui concerne les rapports sexuels et la recrudescence des MST, le préservatif reste le meilleur facteur limitant.
    Chez certaines personnes fragilisées par un système immunitaire immunodéprimé (greffés, malades du SIDA ...) les complications de l'herpès génital peuvent s'avérer redoutables : les groupes de vésicules s'étendent puis attaquent les tissus environnants. Des hémorragies se produisent au niveau des appareils digestif et respiratoire. Des lésions buccales, génitales et anales s'installent de façon chronique. Dans ce cas, le traitement à l'Aciclovir (antiviral) peut donner de bons résultats

    L'aciclovir est un analogue de la guanine ; pour être actif, il doit être phosphorylé en aciclovir-triphosphate et ne peut être actif que dans une cellule infectée par un virus possédant une thymidine kinase, c'est-à-dire un des virus du groupe herpès. L'aciclovir-triphosphate se comporte comme un inhibiteur de l'ADN polymérase virale, avec une affinité beaucoup plus forte pour celle de la cellule virale que pour celle de la cellule hôte. Il s'incorpore préférentiellement dans la chaîne d'ADN viral et provoque l'arrêt de sa synthèse.

    En ce qui concerne les femmes enceintes, faisant une primo-infection d'herpès génital ou une crise récurrente intense et sur le point d'accoucher, le nouveau-né risque fortement d'être contaminé au moment du passage par les voies naturelles. Cette contagion étant à hauts risques pour le bébé (éruption généralisée, encéphalite, ictère, coagulation intravasculaire), la décision peut être prise de le faire naître par césarienne. Si le bébé est atteint, il sera aussi traité par aciclovir. 
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Herpes virus varicellæ
Infectiologie, médecine biologique, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Herpes virus varicellae]   N. m.  * herpès : du latin impérial herpes, -etis, maladie de la peau, lui-même du grec herpês, -êtos « dartre » croûtes qui se forment dans certaines maladies cutanées ; * virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus ; * varicelle : de variole, du latin varius [vari(o)-], varié, nuancé, tacheté. 
    C'est le VZV (virus du zona et de la varicelle) ou HHV3 ou HVV (Herpes virus varicellæ). La varicelle est une maladie infectieuse éruptive très fréquente, dont la similitude avec le zona a été suspectée en 1888 et affirmée en 1952. La première fois que le virus atteint l'enfant, il provoque la varicelle.
    A partir de la peau, les virus gagneraient ensuite les ganglions rachidiens où ils persisteraient plusieurs années à l'état silencieux. Après quelques années, à l'occasion d'un stress quelconque (fatigue, infection bactérienne etc...), ils pourraient se réveiller, devenir virulents et entraîner un "zona". La contamination est directe et aérienne, par les gouttelettes de salive du malade et par ses lésions vésiculeuses, car le virus est présent dans les vésicules et non dans les croûtes.
    L'immunité acquise est absolue, c'est-à-dire qu'un enfant ne présente pas deux fois la varicelle.

* L'incubation silencieuse dure une quinzaine de jours.
* L'éruption, prurigineuse (qui démange), peut débuter n'importe où, mais en général les premiers éléments apparaissent sur le tronc et la racine des cheveux.
* Le "bouton" est d'abord une "macule", sorte de tache rouge de 2 à 3 mm de diamètre puis devient une "papule", espèce d'éminence rouge qui s'élève sur la peau.
* Des "vésicules" grosses comme une tête d'épingle ou "bulles" (3 à 5 mm) apparaissent, qui contiennent un liquide clair.
* La vésicule sèche dès le 2e  jour.
* La croutelle s'étend, puis tombe au 5e -7e  jour en laissant une cicatrice rouge puis blanche.
* Les cicatrices s'atténuent en quelques mois, parfois sur 1 ou 2 ans. Certaines peuvent persister beaucoup plus longtemps.
* La fièvre est d'importance variable mais le plus souvent modérée. Syn. : HVV3 (Herpes virus varicellæ).     Schéma du virus VZV
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Herpes virus 4
Infectiologie, médecine biologique, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Herpes virus 4]   N. m.  * herpès : du latin impérial herpes, -etis, maladie de la peau, lui-même du grec herpês, -êtos « dartre » croûtes qui se forment dans certaines maladies cutanées ; * virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus. 
    C'est le virus d'Epstein Barr ou HHV4 ou EBV : 98% de la population mondiale présente des anticorps contre ce virus, donc a été en contact avec lui. Il est responsable de nombreuses tumeurs bénignes ou malignes, de la MNI (mononucléose infectieuse) ... C'est en Afrique que le virus a été découvert. Il se transmet par voie buccale (maladie du baiser), transfusion sanguine et don d'organe, mais aussi par le lait et les rapports sexuels.
    C'est dans les cellules épithéliales de l'oropharynx et les lymphocytes B que le EBV se développe préférentiellement. Après une incubation de 30 à 50 jours, les premiers symptômes s'installent : céphalées, malaises, fatigue, puis fièvre prolongée de 10 à 15 jours et angine et pharyngite.
    Sauf complication toujours à craindre, la guérison est spontanée après 2 à 3 semaines, mais la convalescence peut être beaucoup plus longue
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Herpes virus 5
Infectiologie, médecine biologique, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Herpes virus 5]   N. m.  * herpès : du latin impérial herpes, -etis, maladie de la peau, lui-même du grec herpês, -êtos « dartre » croûtes qui se forment dans certaines maladies cutanées ; * virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus. 
      C'est le cytomégalovirus ou HHV5 : virus qui appartient à la famille des Herpesviridae et qui est responsable de nombreuses affections. Une personne infectée peut transmettre le virus pendant des mois par les urines, les selles, le sang, le lait. Un taux élevé d'infections se retrouve dans les collectivités d'enfants, les crèches.
    L'infection à CMV peut passer inaperçue ou être cause de fièvre, d'hépatite, de pneumonie. Chez les nouveau-nés, le CMV peut provoquer des pétéchies (petites taches sur la peau), un gros foie avec ictère, mais surtout de graves lésions cérébrales qui elles ne disparaîtront pas, voire des décès. On nomme aussi HCMV ou HHV5 le cytomégalovirus qui touche les êtres humains.
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Herpes virus 6
Infectiologie, médecine biologique, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Herpes virus 6]   N. m.  * herpès : du latin impérial herpes, -etis, maladie de la peau, lui-même du grec herpês, -êtos « dartre » croûtes qui se forment dans certaines maladies cutanées ; * virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus. 
      C'est le virus de la roséole infantile ou HHV6 : la contamination a lieu très tôt au cours de la vie (70% des enfants de moins de 4 ans ont des anticorps spécifiques), mais la primo-infection est généralement inapparente. Si elle se manifeste, c'est par une hyperthermie (3 à 4 jours) qui peut occasionner des convulsions suivie d'une défervescence et d’un exanthème subit rubéoliforme (1 à 2 jours) siégeant sur le tronc et le cou : c'est la "6e maladie infantile" (ou roséole).
    Il n'y a pas de forme sévère de cette maladie et sa guérison est toujours spontanée. A noter que certains auteurs pansent que HHV6 pourrait intervenir avec HHV7 pour déclencher le pityriasis rosé de Gilbert.
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Herpes virus 7
Infectiologie, médecine biologique, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Herpes virus 7]   N. m.  * herpès : du latin impérial herpes, -etis, maladie de la peau, lui-même du grec herpês, -êtos « dartre » croûtes qui se forment dans certaines maladies cutanées ; * virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus. 
    C'est le virus du pityriasis rosé de Gilbert ou HHV7 : très proche de HHV6, il utilise aussi le CD4 comme récepteur - Cluster of differentiation 4 (sigle de corécepteur CD4 : protéine de surface caractéristique de certaines cellules comme les macrophages et surtout les lymphocytes T4 (LT4). Le VIH (virus de l'immunodéficience humaine) utilise aussi cette protéine pour pénétrer dans le LT4 et le détruire. On emploie souvent le terme CD4 pour désigner les LT4).
    Selon les auteurs, le HHV7 n'est la cause d'aucune pathologie connue, mais d'autres le rendent responsable, avec le HHV6, du pityriasis rosé de Gilbert.
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Herpes virus 8
Infectiologie, médecine biologique, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Herpes virus 8]   N. m.  * herpès : du latin impérial herpes, -etis, maladie de la peau, lui-même du grec herpês, -êtos « dartre » croûtes qui se forment dans certaines maladies cutanées ; * virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus. 
    C'est le virus de la maladie de Kaposi ou HHV8 : la maladie de KAPOSI, connue aussi sous le nom de sarcome de Kaposi, se caractérise par une prolifération maligne (cancéreuse) du tissu conjonctif. Ce développement malin se fait au détriment de cellules  du derme ou de vaisseaux sanguins, provoquant l'apparition progressive de placards roses, rouges, brunâtres et des nodules violet foncé enchâssés dans le derme.
    On distingue une forme dite classique du sarcome de Kaposi qui concerne surtout des européens âgés, une forme endémique africaine dite Kaposi africain (Zaïre, Ouganda) qui touche des sujets beaucoup plus jeunes, et surtout le syndrome de Kaposi qui atteint les malades du SIDA et autres sujets immunodéprimés, chez lesquels cette pathologie s'avère particulièrement agressive. Le sarcome de Kaposi est généralement multifocal et susceptible de produire des métastases.

    Des études récentes sur les différents types de la maladie de Kaposi montrent l'implication d'un virus : l'herpès virus humain 8 (HHV-8), qui profite d'une baisse des défenses immunitaires pour augmenter son agressivité. Sa transmission se fait par voie orale dès l'enfance (notamment dans les pays tropicaux) ou par voie sexuelle (pays occidentaux). Les taches colorées sur la peau ne sont souvent que la partie visible de la maladie qui s'étend ensuite aux organes profonds : rate, cœur, poumons, alors que le SNC (système nerveux central) n'est jamais atteint.
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Herpes zoster
Médecine biologique  -  [Angl. : Herpes zoster]   N. m.  * zona : du mot latin zona qui signifie ceinture.   
    L'herpès zoster est synonyme de zona. Cette maladie est due à un virus proche de celui de la varicelle : le virus VZV (virus varicelle-zona) et se traduit par la formation de vésicules cutanées qui suivent le trajet des nerfs sensitifs, sur un fond plus ou moins érythémateux. Dans la plupart des cas, cette affection est banale, mais elle peut devenir redoutable si elle touche des personnes atteintes du SIDA ou de cancer, et plus particulièrement si elles sont sous traitements cytotoxiques ou immunodépresseurs. 
    Le VZV est un Herpesviridae à ADN, contracté lors d'une primo-infection de varicelle dans l'enfance et réactivé (généralement après la cinquantaine). Adj. : zostérien : qui concerne le zona. Ex. : douleurs postzostériennes, qui suivent la phase éruptive.
  Schéma du VZV     Haut de page