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Dernière modification : 18-02-2020

Abréviations - H     Signification


HA - HAART - HAD - HAP - HAT - HAV - Hb - HbA - HbA1 - HbA1c - HbA2 - HbB - HbBart - HBe - HbF - Hbg - HbH - HBP - HBPM - HBs - HBV - HCG - HCM - HCMV - HCV - HD - HDB - HDC - HDH - HDL - HDL-C - HDM - HED - HELLP (syndrome) - HELLP 1 - HELLP 2 - HELLP 3 - HERV - HG - Hgb - HGPO - HGPV - HGT - HHH - HHV - HHV1 - HHV2 - HHV3 - HHV4 - HHV5 - HHV6 - HHV7 - HHV8 - HIV - HLA - HLE - HLM  - HMG CoA réductase - HMGCOA réductase - HMG-CoA réductase - HNF - HP - HPO - HPRL - Hps60 - HPV - HPV-16 - HPV-18 - HRVHSD - HSG - HSV1 - HSV2 - HT - HTA - HTAL - HTAP - HTAPP - HTC - HTK - HT21 - HTU - HTLV-I - HTLV-II - HTRV - HVAL - HVV 

HA
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : HA - haemolytic anaemia ou hemolytic anemia  Abrév.  Anémie hémolytique.  * a : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * émie, émique : du grec haima, [émie] : relatif au sang ; * hémo : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * lytique : du grec lusis [lys(o)-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique, -lysine], dissolution. 
    Une anémie est une diminution du nombre ou de la qualité des hématies ou globules rouges du sang. En fait, abaissement au-dessous de la normale de l'hémoglobine circulante totale. Il existe de très nombreuses formes d'anémies.
    Quelques exemples : anémie à sphérocytes, anémie achlorhydrique, agastrique, aplasique ou arégénérative, sidéropénique, hémolytique, hémorragique etc. Dans l'anémie hémolytique, les hématies sont détruites à cause d'une fragilité excessive, généralement d'origine génétique, ou par intervention d'une substance qui s'attaque directement à ces cellules. Une perte importante en fer (Fe) peut également provoquer une forme d'anémie.
    Un traitement associant le fer et la vitamine C (qui favorise son absorption) peut être prescrit pour rétablir les valeurs normales.
 Adj. : anémique : caractérise une personne qui est atteinte d'anémie. Voir aussi aplasie.   Haut de page

HAART
Pharmacologie, médecine biologique, épidémiologie et santé publique
  -  [Angl. : Highly Active AntiRetroviral Therapy]    Abrév.   * HAART : En français : traitements antirétroviraux  hautement actifs. 
    Cette thérapie, appelée aussi multithérapie, comprend des molécules antirétrovirales de plus en plus actives contre le VIH. Elle suscite de réels espoirs de diminuer efficacement la charge virale et d'augmenter le nombre des CD4, mais aussi des inquiétudes, car les communautés à risques (homosexuels, drogués) prennent de ce fait, de moins en moins de précautions.    Haut de page

HAD
Soins infirmiers, affaires sanitaires et sociales  -  [Angl. : Hospitalization at home]  Abrév.  Hospitalisation à domicile
   L'HAD ou hospitalisation à domicile permet d'assurer au domicile des malades des soins médicaux et paramédicaux importants, pour une période limitée mais renouvelable en fonction de l'évolution de l'état de santé. L'HAD intervient exclusivement sur prescription médicale et avec l'accord du médecin traitant, qui assure la prise en charge médicale tout au long du séjour. Elle est prise en charge par l'Assurance maladie.     Haut de page

HAP
Endocrinologie et métabolismes, cardiologie angiologie  -  [Angl. : Primary hyperaldosteronism]    Abrév.  Hyperaldostéronisme primaire * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * aldo : de aldéhyde, mot emprunté à l’allemand Aldehyd, lui-même composé avec le latin moderne alcohol dehydrogenatum ; * stérone : du mot cholestérol [-stérol, -stéroïde, -stérone], désignant les corps qui dérivent du noyau stérol ; * isme : du suffixe  -isme  servant à former des substantifs.   
    Pour bien comprendre cette pathologie, il faut connaître le principe du système rénine-angiotensine-aldostérone. Quelques rappels préalables.

* La rénine (* réno : du latin renalis [rén(o)-, -rénal, rénine], relatif aux reins ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif).
    C'est une enzyme protéolytique (qui agit sur les protéines) sécrétée par l'appareil juxtaglomérulaire du rein (zone située à proximité des glomérules). La rénine n'a pas d'action directe sur l'organisme, mais fait partie de ce que l'on appelle le système rénine-angiotensine ou encore le système rénine-angiotensine-aldostérone. 
    Elle provoque l'hydrolyse dans le sang de l'angiotensinogène produit par le foie en angiotensine I (décapeptide), elle-même transformée en angiotensine II (octopeptide) par une enzyme appelée enzyme de conversion, qui est la substance vasoconstrictrice la plus puissante de l'organisme.

* L'angiotensine (* angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; * tensine : du latin tendere [-tenseur, -tension, -tensine], tendre).
    Aussi appelée parfois hypertensine c'est en fait l’angiotensine II. Elle joue un rôle important dans la régulation de la sécrétion de l'aldostérone, par l'intermédiaire du système rénine-angiotensine. Elle provoque la constriction des artérioles, ce qui a pour effet immédiat d'augmenter la TA (tension artérielle). Autre effet de l'angiotensine II : elle active la production d'aldostérone par les cellules glomérulées de la corticosurrénale.
    Il en résulte une contraction des muscles lisses et, par conséquence, une vasoconstriction importante des capillaires sanguins, essentiellement au niveau viscéral ou splanchnique. En élevant la pression artérielle par vasoconstriction, elle maintient une pression de filtration suffisante dans le glomérule du néphron. Par la suite, cette angiotensine II est une nouvelle fois transformée en angiotensine III qui a une toujours une action hypertensive, mais beaucoup moins importante que l'angiotensine II. Syn. angiotonine.

* L’aldostérone (* aldo : du mot ald[éhyde], lui-même formé à partir de al[cool] déhyd[rogenatum] ; * stérone : du grec stereos [-stérol, -stéroïde, -stérone], solide qui, avec kholê (bile) a formé cholestérol, découvert sous forme de cristaux blancs solides dans les liquides et les cellules de l’organisme ; désigne aussi les corps qui dérivent du noyau stérol) est une hormone minéralocorticoïde sécrétée par la corticosurrénale et qui agit sur l'équilibre hydrominéral. Stéroïde, de poids moléculaire 360, elle est impliquée dans la régulation de l'équilibre hydrominéral. Elle agit au niveau du rein, plus précisément des néphrons, en augmentant la réabsorption du sodium urinaire (NaCl) et en favorisant l'excrétion du potassium dans les urines, ce qui provoque une rétention d'eau.
    De plus, cette hormone déterminant une sensation de soif au niveau des centres hypothalamiques (dipsostat - du grec dipsos [dips(o)-, -dipsie], soif ; du grec statos,  stasis [stat(o)-, -stat,  -stase, -stasie, -statique, -statisme], station verticale, base, arrêt, stable), le sujet boit ce qui contribue à augmenter la volémie. La libération de l'aldostérone étant sous la dépendance de l'angiotensine II, une partie de l'action hypertensive de l'angiotensine II est due à la libération d'aldostérone.

Remarque :

    L'aldostéronisme (ou hyperaldostéronisme ou HAP) est la sécrétion excessive d'aldostérone par les glandes surrénales, ce qui perturbe le bilan sodium - potassium et provoque une HTA ou hypertension artérielle, une rétention du sodium Na (hypernatrémie) et une fuite urinaire de potassium K (hypokaliémie inférieure à 3,7 mmol/L, associée à une hyperkaliurie). Ce qui peut se résumer dans le sang par "Trop de sodium, plus assez de potassium".
    Le taux d'aldostérone plasmatique atteint des valeurs très élevées. Valeurs normales de l'aldostérone dans le sérum : chez le sujet couché (ou en décubitus) : 30 à 150 ng/L, soit 80 à 400 pmol/L (n = nano = 10-9 ; p = pico = 10-12) ; chez le sujet debout (orthostatisme) : 80 à 300 ng/L, soit 220 à 800 pmol/L. On peut également mesurer la rénine active ou ARP, activité rénine plasmatique qui, dans cette pathologie, est < 10 ng/L et non stimulée par l'orthostatisme, puis calculer le rapport aldostérone sérique / rénine ou AS / ARP.
    Une valeur supérieure à 23 de ce rapport, avec des valeurs exprimées en pg/mL, est généralement en faveur d'un aldostéronisme primaire. Pour affiner le diagnostic, le calcul du rapport AS / ARP est généralement suivi d'un test de freination ou test de charge en sel (2 L de sérum physiologique salé en 2 h) ou administration de captopril, molécule présente dans de nombreux médicaments et appartenant aux IEC (inhibiteurs de l'enzyme de conversion). Le test de freinage est considéré comme positif si les valeurs de l'aldostéronémie sont nettement diminuées. L'aldostéronisme entraîne une alcalose métabolique (*). On distingue

- L'hyperaldostéronisme primaire, forme la plus fréquente, dû souvent à la présence d'un adénome surrénalien, tumeur non cancéreuse (c'est le syndrome de CONN) et
- l'hyperaldostéronisme secondaire, dans lequel tout le système rénine - angiotensine - aldostérone est perturbé. A noter que la sécrétion d'aldostérone est très augmentée pendant les grossesses à partir du 3e trimestre.
    Le traitement habituel de l'hyperaldostéronisme primaire est l'ablation chirurgicale de la surrénale portant la tumeur.

(*) Alcalose : n. f. * alcalo : de l’arabe al-qilyi (1509) [alcali, alcalin(o)-], la soude ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. À l'inverse de l'acidose, l'alcalose est un excès d'alcalinité du sang et de la lymphe. Le pH sanguin peut atteindre voire dépasser 7,45, alors qu'il est normalement très stable et compris entre 7,36 et 7,42 pour le sang veineux, 7,38 à 7,45 pour le sang artériel.
    A noter que si l'on injecte des produits alcalins ou acides par voie intraveineuse, cela produit une importante variation du pH, mais celle-ci est de très courte durée, du fait de l'important pouvoir tampon du sang. En ce qui concerne l'acidose ou l'alcalose, les limites de pH compatibles avec la vie seraient, d'après certains auteurs, de 6,95 à 7,55.
    * L'alcalose peut résulter soit d'une fuite d'acide (vomissements importants par ex.), soit d'un excès de produits basiques, ces deux causes provoquant ce que l'on appelle l'alcalose métabolique ou alcalose non gazeuse ou alcalose fixe.
    * Dans les hyperventilations, il se produit une perte très importante de CO2 et donc d'anhydride carbonique qui n'a pas le temps d'être compensée et qui provoque aussi une alcalose qualifiée de gazeuse ou respiratoire. En fait, on constate une alcalose dans le sang lorsqu'elle n'est pas compensée. Il existe des alcaloses dites compensées lorsque l'alcalose se produit en même temps qu'un ou plusieurs autres mécanismes qui augmentent cette augmentation de l'alcalinité.
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HAT
Gynécologie obstétrique, chirurgie gynécologique, cancérologie  -  [Angl. : Total abdominal hysterectomy]    Abrév. Hystérectomie abdominale totale. * hystéro : du grec hustera [hystér(o)-], matrice, c’est-à-dire relatif à l’utérus ; * ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation. 
    Ablation chirurgicale de l'utérus, qui se pratique par l'abdomen (voie haute) ou par le vagin (voie basse). Dans de nombreux cas, cette ablation est accompagnée de celle des trompes ou/et des ovaires. L'hystérectomie fundique consiste en l'ablation du fond de l'utérus (le col est conservé) et des trompes. Cette opération est pratiquée entre autres pour l'ablation d'une tumeur cancéreuse au niveau de l'utérus.
    L'abréviation HAT est parfois suivie de SOB,  qui signifie : salpingo-ovariectomie bilatérale.
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HAV
Médecine biologique, hépatologie  [Angl. : HAV - Hepatitis A virus]    Abrév.   Virus de l'Hépatite A * virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus ; * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
   L'hépatite A est une maladie courante et généralement bénigne (sans gravité). La contamination se fait essentiellement par l'ingestion d'eau ou d'aliments souillés : coquillages, mais aussi par des aliments préparés dans de mauvaises conditions d'hygiène par des personnes porteuses du VHA (virus de l'hépatite A).
    La transmission directe entre deux personnes est possible par contact avec les selles ou des objets contaminés, ou lors d'un contact bucco-anal. Certains pays sont des zones à forte endémie et les symptômes d'une éventuelle contamination sont un ictère (jaunisse) se manifestant au niveau de la peau, des yeux et une grande fatigue.
    Pendant toute la durée du traitement, la consommation d'alcool est fortement déconseillée. Dans de nombreux cas, la guérison est spontanée et l'immunisation est acquise. Il existe un vaccin contre l'hépatite A (Havrix 1440). Aujourd'hui, les laboratoires proposent même un vaccin combiné pour les hépatites A et B.
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Hb   HbA   HbA1  HbA2   HbB   HbBart   HbF   Hbg   HbH   Hgb
Hématologie, génétique  -  [Angl. : Haemoglobin A ...]    Abrév.  Hémoglobine.  * hémo :
du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * globine : du latin globus [glob(o)-, globul(o)-, -globulie], sphérique, petit corps arrondi. 
    L'hémoglobine est une protéine formée par quatre chaînes polypeptidiques deux à deux identiques et possédant chacune un groupement non protéique (c'est donc une hétéroprotéine) appelé hème et contenant du fer (ce qui explique que notre sang soit rouge).  Son PM ou poids moléculaire est de 68 000. L'hémoglobine (symbole Hb ou Hgb) fixe de façon réversible, une, deux, trois ou quatre molécules de dioxygène O2. L'hémoglobine est contenue dans les globules rouges (ou hématies ou érythrocytes) et les mutations des gènes qui codent pour les molécules constituant cette hémoglobine, sont nombreuses et provoquent des maladies héréditaires telles la drépanocytose, les thalassémies, des hémophilies. 
    Chez l'homme plusieurs hémoglobines se succèdent au cours de la vie et, à tout moment, il en existe plusieurs simultanément. Deux types de chaînes alpha et bêta sont présentes lors de la vie embryonnaire. Il s'agit : de la chaîne zêta (la première à apparaître), de la chaîne alpha proprement dite, de la chaîne epsilon (spécifique à la vie embryonnaire) et des chaînes gamma qui deviendront majoritaires chez le fœtus. Six mois après la naissance le profil hémoglobinique de l'adulte est atteint : l'HbA1 ou hémoglobine A1 (2 chaînes alpha et 2 chaînes bêta - composée de 6 fractions : a, b, c, d, e et II) représente alors plus de 97 % de la totalité des hémoglobines.

    Il existe un autre constituant mineur, l'HbA2 ou hémoglobine A2 (2 chaînes alpha et 2 chaînes delta), exprimé à un taux d'environ 2,5 % dont la synthèse débute dans la période néonatale (chez le nouveau-né). L'HbF (ou hémoglobine F) quant à elle, n'existe plus qu'à l'état de traces inférieures à 1 %. Les gènes de la famille alpha sont situés dans la région distale du chromosome 16 et ceux de la famille bêta sur le chromosome 11. La famille alpha comporte trois gènes fonctionnels. La famille bêta en compte cinq : un gène embryonnaire (epsilon), deux gènes fœtaux (gamma) et deux gènes adultes (bêta et delta).

    On connaît actuellement plusieurs centaines d'allèles des gènes codant pour l'alphaglobine ou pour la ßglobine : certains assez répandus, d'autres rarissimes. L'allèle considéré comme "normal" est celui que l'on rencontre le plus dans l'espèce humaine. Les mutations de ces gènes entraînent une diminution ou une absence de synthèse d'une ou plusieurs globines et de telles maladies imposent des transfusions répétées, avec une espérance de vie des malades qui ne dépasse que rarement la vingtaine d'années.
    Les athalassémies ou thalassémies a sont souvent causées par des délétions des gènes de l'aglobine (chaîne a) portés par la paire de chromosomes n° 16. Il en résulte la formation de deux hémoglobines pathologiques appelées HbH (hémoglobine H) et HbBart (hémoglobine Bart).
    Les βthalassémies ou thalassémies β, (ou maladie de COOLEY ou anémie de COOLEY) sont fréquemment causées par des mutations ponctuelles affectant les gènes de la βglobine (chaîne β) portés par la paire de chromosomes n° 11.
    Il existe une forme dite delta ou thalassémies d qui affecte l'HbA2 et qui passe inaperçue car asymptomatique. Une représentation de la molécule d'hémoglobine    Haut de page

HbA1c
Hématologie, génétique, médecine biologique  -  [Angl. : Haemoglobin A1c]    Abrév.  Hémoglobine.  * hémo :
du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * globine : du latin globus [glob(o)-, globul(o)-, -globulie], sphérique, petit corps arrondi. 
    Voir ci-dessus les différentes hémoglobines. Une fraction de l'hémoglobine A1, appelée hémoglobine glyquée ou Hbg ou HbA1c (encore appelée hémoglobine glycosylée par certains laboratoires) présente une molécule de glucose à l'extrémité de chacune des chaînes ß. Le grand intérêt du dosage de l'hémoglobine  HbA1c est qu'elle représente la valeur de la glycémie correspondant à la durée moyenne des hématies, soit en moyenne 2 à 3 mois avant le prélèvement, compte tenu de la méthode utilisée et des éventuels facteurs susceptibles de modifier la durée de vie des globules rouges.
    Les valeurs considérées comme normales pour sont comprises entre 4 et 6%. C'est ainsi que, si la valeur est < 6,5%, l'équilibre diabétique est considéré comme très bon. Entre 6,5 et 8%, il est acceptable et insuffisant à mauvais si il est > 8%. Les diabétologues insistent pour que l'on arrive à une valeur toujours inférieure à 7%.     Haut de page

HBP
Néphrologie urologie  -  [Angl. : Benign prostatic hyperplasia]    Abrév.  Hyperplasie bénigne de la prostate.  * hyper :
du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * plasie : du grec plasis,  plassein [-plasie, -plasique], action de façonner, modeler. 
    L'HBP correspond à un agrandissement (ou hypertrophie) de la prostate fréquent chez l’homme de plus de  50 ans. Cette hyperplasie ne s'accompagne pas forcément de troubles de la miction (difficultés urinaires). La prostate entoure l’urètre à la sortie de la vessie (col vésical). L'hypertrophie de la prostate provoque une sténose (ou compression) de l’urètre, une diminution du débit urinaire, et l'impossibilité de vider complètement la vessie. Le patient doit uriner souvent et par petites quantités.
    Dans certains cas, le muscle vésical devient plus épais et plus actif, provoquant un contrôle de plus en plus difficile de la miction. L'examen de référence reste le toucher rectal, complété si nécessaire par une mesure du débit urinaire, puis du résidu urinaire postmictionnel par échographie, et éventuellement par une cystoscopie.

    Le traitement est d'abord pharmaceutique : inhibiteurs des récepteurs alpha et alpha-bloquants. La chirurgie ne sera utilisée qu'en cas de blocage urinaire ou d'infections urinaires à répétition en raison d’un résidu postmictionnel persistant et important, pouvant même à la longue altérer la fonction rénale.
    Aujourd'hui, le traitement chirurgical de l’HBP est la résection transurétrale (en passant par l'urètre) de la prostate. De nouvelles méthodes "alternatives" (laser, thermothérapie) donnent des résultats prometteurs.
* Le laser a l’avantage d’occasionner moins de pertes sanguines mais n’est pas une bonne option pour les patients avec une très grande prostate.
* La thermothérapie utilise des microondes de type ultrason au niveau du tissu prostatique. L’application de ce type d’énergie durant 30 à 60 minutes d’intervention amène une température intraprostatique de près de 80° C, permettant une nécrose des tissus. La muqueuse urétrale est protégée par un système de refroidissement permanent. Après quelques jours, parfois quelques semaines, le tissu nécrotique s’élimine et laisse en place une cavité permettant une désobstruction prostatique. C’est une méthode simple, pouvant s’effectuer en anesthésie locale ou légère.    Haut de page

HBPM
Hépatologie, angiologie et médecine vasculaire, pharmacologie
  -  [Angl. : Low-molecular-weight heparin]    Abrév.  Héparines de bas poids moléculaire. * héparo :
du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif.  
    L'héparine est un mucopolysaccharide qui, bien que présente en proportion plus ou moins importante dans tous les organes de l'organisme, est produite naturellement par le foie, ce qui explique son nom, que lui a donné
William Henry Howell en 1918.  Elle a été utilisée très tôt pour ses puissantes propriétés anticoagulantes. Injectée sous forme sodique par voie IV (intraveineuse) ou calcique par voie IM (intramusculaire), elle prévient la formation de thromboses (caillots sanguins) et agissant sur plusieurs facteurs de la coagulation : action antithrombinique, inactivation du facteur plaquettaire (antiagrégant) etc. L'héparine est ensuite totalement inactivée dans le plasma et le tube digestif. 

* Quand on utilise le mot "héparine" seul, il s'agit de l'héparine "classique" ou héparine non fractionnée (HNF) ou encore héparine standard. Ces héparines standard ou non fractionnées sont hétérogènes, de poids moléculaire assez élevé de 5 000 à plus de 30 000 daltons (Da), avec une moyenne de 15 000 Da. Actuellement, elle est produite industriellement à partir du poumon de bœuf et de l'intestin de porc, sous forme d'une poudre gris-brun, très soluble dans l'eau.

* Les héparines fractionnées (il y en a plusieurs) encore appelées héparines de bas poids moléculaire (HBPM) ou nouvelles héparines, ont la particularité d'être de puissants antagonistes du facteur Xa - la lettre "a" pour l'adjectif "activé - (ou facteur Stuart ou facteur Prower), ainsi qu'une grande affinité pour l'antithrombine III. Elles ont de ce fait une action essentiellement antithrombinique, bien plus qu'une action anticoagulante.

    Ce sont des anticoagulants qui sont de plus en plus utilisés par voie IM (intramusculaire) dans le traitement des thromboses veineuses profondes (TVP) et le la maladie thromboembolitique (MTE). On les préfère actuellement aux héparines non fractionnées car elles sont plus stables et plus actives.
    Elles sont obtenues par fractionnement (dépolymérisation) des chaînes de l'HNF et ont des poids moléculaires qui varient entre 2 000 et 10 000 Da, avec une moyenne de 5 000 Da. Les chercheurs se sont rapidement rendu compte que les HBPM sont bien moins dangereuses que les HNF tout en ayant une action souvent supérieure.

- L'héparinémie(du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang) est la présence d'héparine dans le sang. Elle est le résultat d'une héparinothérapie (du grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie], soigneur, soigner), c'est-à-dire de l'utilisation d'héparine à des fins thérapeutiques.
- L'héparinisation (du latin atio, ationis [-isation], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom) est l'utilisation d'héparine.   Relations foie, pancréas et duodénum    Haut de page

HBe   HBs
Hématologie, médecine biologique, hépatologie  -  [Angl. : Antigen of the hepatitis B]    Abrév.   Antigènes de l'hépatite B.  * hépato :
du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    Dans l'hépatite B, c'est le VHB (virus de l'hépatite B) qui se réplique, produisant des protéines virales en quantité importante. Les examens de dépistage consistent à quantifier cet ADN viral en mesurant la charge virale ou à dépister les protéines virales grâce aux AG (antigènes) HBe et HBs qui leur sont associées.
    Quand le traitement est efficace, la charge virale diminue progressivement jusqu'à être indétectable, l'antigène HBe (ou HBs) diminue lui aussi jusqu'à un niveau indétectable, c'est ce que l'on appelle la négativation de l'antigène, et cette diminution correspond à l'augmentation des anticorps anti-HBe. Ces 2 phénomènes quasi simultanés (négativation et augmentation des AC anti-HBe) constituent ce que l'on appelle la séroconversion. Il en va de même pour les antigènes HBs.    Haut de page

HBV
Hépatologie, médecine biologique, épidémiologie et santé publique  - Abrév.  Virus de l'hépatite B -   [Angl. : Hepatitis B virus]   N. m.   * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.
      Quelques chiffres : 2 milliards de personnes infectées dans le monde, 100 000 nouvelles contaminations par an dont 10 000 hépatites aigües en France et une estimation à 300 000 porteurs chroniques du virus. Le fait que l'Est de la France soit deux fois plus touché que le reste du pays s'explique par sa position de région frontière et migratoire, notamment avec les populations turques chez lesquelles la prévalence de transmission maternofœtale approche les 10% !
    Les modes de contamination sont les mêmes que pour le VIH, avec une différence importante : le VHB (virus de l'hépatite B) est beaucoup plus infectieux. Les individus les plus concernés sont les consommateurs de drogues par injection (voie parentérale) et les personnes qui ont des partenaires sexuels multiples. Vaccin efficace à près de 100%, remboursé par la Sécurité Sociale.
    Le dépistage (obligatoire au 6e mois de grossesse) et la vaccination devraient être systématiques pour toutes les personnes présentant un risque : nées en Afrique ou en Asie, toxicomanes, partenaires sexuels multiples. La transmission maternofœtale est également possible, mais elle peut aussi se faire par des tatouages et piercings pratiqués dans des conditions douteuses.

    Le VHB ou HBV (virus de l'hépatite B) est apporté par le sang, puis infecte les cellules hépatiques dans lesquelles il se multiplie. Libérés par les hépatocytes malades, ils envahissent les cellules voisines. Une inflammation persistante s'installe. A la nécrose des cellules succède la fibrose (remplacement des cellules mortes par un tissu fibreux non fonctionnel). La maladie progresse vers la cirrhose.
    Le traitement repose sur l'interféron alpha et sur un autre antiviral : la ribavirine et, depuis juin 2006, l'Entecavir, le plus puissant des antiviraux connus à ce jour (disponible en pharmacie de ville depuis 2007). A noter que l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) recommande maintenant la vaccination des adolescents de 11 à 15 ans dans tous les pays du monde, c'est-à-dire avant les rapports sexuels. Il existe un vaccin combiné pour les hépatites A et B. 


    Dans l'hépatite B, c'est le VHB (virus de l'hépatite B) qui se réplique, produisant des protéines virales en quantité importante. Les examens de dépistage consistent à quantifier cet ADN viral en mesurant la charge virale ou à dépister les protéines virales grâce aux AG (antigènes) HBe et HBs qui leur sont associées. Quand le traitement est efficace, la charge virale diminue progressivement jusqu'à être indétectable, l'antigène HBe (ou HBs) diminue lui aussi jusqu'à un niveau indétectable, c'est ce que l'on appelle la négativation de l'antigène, et cette diminution correspond à l'augmentation des anticorps anti-HBe. Ces 2 phénomènes quasi simultanés (négativation et augmentation des AC anti-HBe) constituent ce que l'on appelle la séroconversion. Il en va de même pour les antigènes HBs
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HCG   βHCG
Endocrinologie et métabolismes, médecine biologique, médecine de la reproduction  -  [Angl. : Human chorionic gonadotropin, chorionic gonadotropin hormone]    Abrév.  Hormone Chorionique Gonadotrope.  * hormone : du grec hormôn [hormon(o)-], exciter ; * chorion : du grec khorion [chor(o)-, chori(o)-, choroïd(o)-], relatif au chorion, membrane formée par l’embryon ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs : * gonado : du grec gonos [gon(o)-, -gonie, gonad(o)-], semence ; * trope : du grec tropos, trepein [-trope, -tropie, -tropion, -tropisme], tour, tourner, affinité pour. 
    La HCG ou Hormone Chorionique Gonadotrope (ou gonadotrophique ou
βHCG) ou gonadotrophine chorionique humaine ou hormone gonadotrope placentaire, est une hormone glycoprotéique produite d'abord par le chorion de l'embryon, puis par le placenta au cours de la gestation. La HCG a un effet proche de la LH : elle assure le maintien du fonctionnement du corps jaune, c'est-à-dire en fait la production de progestérone.
    Elle est éliminée rapidement dans les urines et c'est elle qui est dosée dans les diagnostics précoces (tests) de grossesse qui utilisent des anticorps anti-HCG.
Quelques valeurs normales :
* femme non enceinte avant la ménopause : < 8 UI/L ;
* femme après la ménopause : < 20 UI/L ;
* femme enceinte : 200 à 8 000 UI/L en 2e SA (semaine d'aménorrhée) puis augmentation jusqu'à un maximum de 250 000 UI/L vers la 12e SA (fin du 1er trimestre de grossesse).

    Par la suite et jusqu'à la fin de la grossesse, le taux de βHCG diminue légèrement puis reste stable. Ces taux peuvent être particulièrement élevés en cas de GEU (grossesse extra-utérine), de grossesse molaire (dépassant parfois 1 000 000 UI/L) mais aussi de tumeurs non trophoblastiques (testicules, ovaires). Valeur normale des βHCG chez l'homme : < 7 UI/L.     Haut de page

HCM
Cardiologie  -  [Angl. : Hypertrophic cardiomyopathy]   Abrév.  Cardiomyopathie hypertrophique* cardio : du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur ; * myo : du grec mus [-myo-], muscle ; * patho, pathie : du grec pathos [-pathie], souffrance, changement accidentel.
    Les cardiomyopathies affectent les parois du ventricule gauche, celui qui fournit l'effort le plus important pendant la systole. Il en résulte une insuffisance cardiaque qui empêche le cœur d'envoyer la quantité nécessaire de sang pour une bonne oxygénation des organes et notamment du cerveau qui est un grand consommateur d'oxygène.
    On distingue les cardiomyopathies hypertrophiques qui augmentent la taille du myocarde (syn. : cardiomégalie - voir ce terme), et d'autres formes de cardiomyopathies qui affectent le muscle cardiaque sans en augmenter le volume. Ex. les cardiomyopathies obstructives ou non dilatées, les cardiomyopathies non obstructives ou dilatées, entre autres. Pour plus de détails, voir leurs définitions.
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HCV
Médecine biologique, hépatologie, épidémiologie et santé publique
 -  [Angl. : Hepatitis C Virus]    Abrév.  Virus de l'Hépatite C. * virus :
de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus ; * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    Le dépistage de l'hépatite C repose sur un test sanguin qui consiste à rechercher les anticorps anti-VHC, ou son ARN par PCR (Polymerase Chain Reaction, ou amplification spécifique de séquence), ou en utilisant un test ELISA de 3e génération. Le taux sanguin des transaminases est élevé mais cette élévation peut être intermittente.
    Pour affirmer le diagnostic, une biopsie du foie est nécessaire. Il n’y a PAS de vaccin contre l’hépatite C et les vaccins anti-hépatite A ou B ne confèrent aucune immunité contre le VHC. Il y a de multiples génotypes différents du VHC et le virus subit des mutations. Il sera dès lors difficile de développer un tel vaccin. Il n’existe pas non plus de préparation efficace à base d’immunoglobulines. Syn. : VHC.      Haut de page

HCMV
Médecine biologique, infectiologie, pédiatrie  -  [Angl. : Human cytomegalovirus]   Abrév. Cytomégalovirus humain* cyto : du grec kutos [cyto-, -cyte, -cytie], cellule ; * mégalo : du grec megalê [mégalo-, mégalie], grand ; * viro : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus.
    Le cytomégalovirus (CMV) ou cytomégalovirus humain (HCMV) est un virus qui appartient à la famille des Herpesviridae et qui est responsable de nombreuses affections. Une personne infectée peut transmettre le virus pendant des mois par les urines, les selles, le sang, le lait. Un taux élevé d'infections se retrouve dans les collectivités d'enfants, les crèches.
    L'infection à CMV peut passer inaperçue ou être cause de fièvre, d'hépatite, de pneumonie. Chez les nouveau-nés, le CMV peut provoquer des pétéchies (petites taches sur la peau), un gros foie avec ictère, mais aussi de graves lésions cérébrales qui elles, ne disparaîtront pas, voire des décès.
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HD   HDB   HDH
Gastroentérologie, chirurgie digestive
  -  [Angl. : Digestive haemorrhage, Upper digestive haemorrhage, hemorrhage in the upper gastrointestinbal tract, upper gastrointestinal bleeding, High digestive haemorrhage]   Abrév. Hémorragie digestive. * hémo :
du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * rragie : du grec rhagê [-rragie], éruption, jaillissement ; * digestive : du latin digestio [-digestion, -digestif], distribution, répartition, relatif aux phénomènes enzymatiques intestinaux. 
    On distingue habituellement deux groupes d'hémorragies digestives.
* Les HD hautes ou HDH, qui se traduisent par une hématémèse (vomissements de sang) et qui nécessitent dans la plupart des cas une intervention d'urgence.
* Les HD basses ou HDB se traduisent par la présence plus ou moins importante de sang dans les selles. Les causes sont multiples : tumeur, polypes, hémorroïdes internes, ulcères, utilisation d'APP ou antiagrégants plaquettaires, comme l'aspirine ou le clopidogrel. La coloscopie est l'examen de référence pour explorer le côlon. Pour l'intestin grêle, on pratique un transit.            Haut de page

HDC
Gériatrie, pédiatrie, soins infirmiers
  -  [Angl. : Hypodermoclysis]    Abrév.  Hypodermoclyse. * hypo :
du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * dermo : du grec derma, dermatos [derm(o)-, dermat(o)-, -dermie], peau ; * clyse : du latin clyster, du grec kluzein [-clyse], laver, lavement. 
    L'HDC est une technique consistant à injecter par perfusion, une grande quantité de liquide dans l'hypoderme ou espace sous-cutané. Ce procédé est utilisé en particulier pour réhydrater des enfants et des personnes âgées. L'injection se fait en deux ou trois points (cuisses, abdomen, thorax) et un débit de 1 à 2 mL/min permet de perfuser 2 à 3 litres par 24 h sans qu'il y ait formation d'un œdème sous-cutané.
    Le liquide isotonique contient du glucose, du chlorure de sodium et éventuellement des acides aminés ou/et des médicaments. A noter que cette technique n'est utilisée que dans des cas de déshydratation modérée et n'empêche pas la perfusion veineuse si la déshydratation est sévère.
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HDL    HDL-C
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : High Density Lipoprotein, High Density Lipoprotein-Cholesterol]   Abrév.  High Density Lipoprotein-Cholesterol  * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * stéro, stérol : du mot cholestérol [-stérol, -stéroïde], désignant les corps qui dérivent du noyau stérol. 
    Le cholestérol
est un lipide formé à partir d'un noyau stérol. On le trouve dans toutes les membranes cellulaires et il entre dans la composition de nombreuses hormones. Le foie en fabrique jusqu'à 1,2 g/jour et il est aussi synthétisé dans les glandes surrénales.
    Pendant longtemps, on a mesuré dans le sang, le rapport entre le cholestérol total libre et le cholestérol estérifié. Les valeurs normales de ce rapport varient entre 0,60 et 0,80.
    Actuellement, on dose
* le cholestérol HDL (high density lipoproteines ou alpha lipoprotéines) ou cholestérol à haute densité qui a la propriété d'éliminer le cholestérol des parois des artères et de le transporter vers le foie où il est dégradé. C'est le "bon cholestérol".
* le cholestérol LDL (low density lipoproteines ou ß lipoprotéines) ou cholestérol à basse densité qui a tendance à déposer le cholestérol sur les parois artérielles. C'est le "mauvais cholestérol".

    Le rapport moyen LDL sur HDL est < 3,5 chez l'homme, < 3,2 chez la femme. Des études menées actuellement tendent à montrer que le cholestérol joue un rôle bénéfique au niveau de l'encéphale, notamment en ce qui concerne l'établissement de nouvelles synapses.
    Les statines sont des médicaments qui ont la faculté de faire baisser le taux de LDL. En 2004, une nouvelle molécule a été découverte : c'est la rosuvastatine, appartenant elle aussi aux statines mais plus efficace et qui devrait bientôt être commercialisée.   Schéma de la molécule de cholestérol    Haut de page

hdm
Toutes disciplines  -  [Angl. : History of the disease]    Abrév. 
    Ces abréviations sont généralement utilisées pendant les prises de notes, sur des ordonnances ou des rapports médicaux.
* hdm ou Hdm ou HDM : histoire de la maladie.
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HED   HSD
Anatomie, neurologie, imagerie médicale, traumatologie  -  [Angl. : Extradural haematoma (or hematoma), Subdural haematoma (or hematoma)]    Abrév.  Hématome extra-dural, hématome sous-dural  * * hémato : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction ; * extra : du latin extra [extra-], en dehors, extérieur à ; * dural : du latin durus [-dural], résistant, dur ; en anatomie, relatif à la plus externe des méninges, la dure-mère. 
    La faux du cerveau
(* faux : du latin falx, falcis, grande lame d’acier recourbée, fixée à un manche et dont on se sert pour faucher.) est une membrane verticale située entre les deux hémisphères cérébraux, dont le bord supérieur est attaché au crâne et le bord inférieur présente une concavité ouverte vers le bas. Ce bord inférieur est attaché en avant sur un os de la base du crâne : la lame criblée de l'ethmoïde. En arrière, il repose sur la tente du cervelet, autre membrane méningée du crâne, tendue horizontalement au-dessus du cervelet.
    La faux du cerveau est partiellement constituée de dure mère (la méninge la plus externe).
C'est un repère important dans l'imagerie du cerveau (scanner, IRM) car, sur les coupes horizontales, elle apparaît comme une ligne parfaitement médiane, tendue d'avant en arrière.

    Toute masse anormale (tumeur, abcès, hémorragie, HED ou hématome extra-dural, HSD ou hématome sous-dural ...) présente dans un hémisphère refoule les tissus autour d'elle et dévie la faux vers le côté opposé ; ce signe radiologique est appelé effet de masse. La faux du cerveau peut être le siège d'un méningiome (tumeur bénigne de croissance lente), responsable d'une atteinte pyramidale des membres inférieurs (paraplégie).
    L'adjectif falcoriel se rapporte précisément à la faux du cerveau.  Un exemple d'effet de masse      Haut de page

HELLP (syndrome)   HELLP 1   HELLP 2   HELLP 3
Obstétrique, hématologie, angiologie, réanimation et médecine d'urgence  -  [Angl. : Haemolysis, Elevated Liver enzyme, Low Platelet count]    Abrév. En français : Hémolyse, enzymes hépatiques élevées (résultant d'une cytolyse hépatique), thrombocytopénie (nombre de plaquettes ou thrombocytes anormalement bas).   
    Cette pathologie, aussi sous le nom de syndrome HELLP, n'affecte que les femmes enceintes et résulte de troubles du développement et de la fonction placentaire pendant une grossesse. L'anomalie résulte d'un ensemble de facteurs génétiques, immunologiques, endocriniens, vasculaires, hémostatiques. Le fœtus est l'équivalent, pour sa mère, d'une sorte d'allogreffe et, dans le HELLP syndrome, la réponse immunitaire de la mère n'est pas adaptée à cette présence.
    Normalement, les cellules NK maternelles (natural killer) sont inhibées par l'antigène d'histocompatibilité HLA-G qui protègent le fœtus. Dans le HELLP, cet antigène ne s'exprime pas suffisamment et les cellules NK de la mère attaquent les cellules trophoblastiques.  Il en résulte un processus inflammatoire et immunitaire qui va cibler essentiellement le foie et les petits vaisseaux (microangiopathie). Les spécialistes distinguent plusieurs formes de HELLP en fonction d'analyses biologiques bien précises :

1- Numération des plaquettes ou thrombocytes ou plq (valeur normale comprise entre 150 000 et 450 000 par mm3 de sang) ;

2- AST : Aspartate aminotransférase (AST ou ASAT), (* aspartate :
du latin asparagus [aspart(o)-, asparagine], asperge, dont les germes produisent de l’acide aspartique ; * amino : du mot amine, de am(moniac), caractérisé par la fonction -NH2 ; * transfert : du latin transferre [-transfert], porter au-delà ; *ase : du suffixe -ase, qui signifie enzyme, synonyme de diastase)
    Elle fait partie des transaminases, enzymes dosées dans le sang, qui ont la propriété de transférer un groupement aminé (NH2) d'un acide aminé vers un acide
α-cétonique et qui reflètent la fonction du foie. Elles interviennent dans la synthèse et la dégradation des acides aminés.
    Une augmentation importante des chiffres correspond souvent à une atteinte hépatique (du foie). 

3- LDH :
Lactase déshydrogénase - ou lactase-déshydrogénase.  * lacto : du latin lac, lactis [lact(o)-, -lactine], lait ; * dés- : du préfixe latin de- [dé-,  dés-], marquant une idée de séparation, de privation ; * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * géno : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre ; * ase : du suffixe -ase, qui signifie enzyme, synonyme de diastase). 
    Synonymes : lacticodéshydrogénase, déshydrogénase de l'acide lactique, lactase déshydrogénase, LDH, SLDH -lacticodéshydrogénase sérique, DLH. Les déshydrogénases sont des enzymes synthétisées par nos cellules, transporteuses d'hydrogène et qui, de ce fait, catalysent des réactions d'oxydation par déshydrogénation, ou de réduction par hydrogénation.
    La LDH permet une réduction réversible très importante de l'acide pyruvique en acide lactique : acide pyruvique + DPNH
acide lactique + DPN (DPN = diphosphopyridine nucléotide et DPNH = diphosphopyridine nucléotide réduit).

    Le dosage de la LDH se fait sur une petite quantité de sérum frais non hémolysé (les hématies ou globules rouges contiennent presque 250 fois plus de LDH que le sérum). Il existe plusieurs méthodes de dosages et donc plusieurs unités. Voici, en UI (unités internationales) les valeurs normales : 100 à 240 UI/L à 25°C, 140 à 330 UI/L à 30°C, 200 à 480 UI/L à 37°C. A noter que ces valeurs sont naturellement plus importantes chez le nouveau-né et chez le jeune enfant.
    Les organes les plus riches en LDH sont, par ordre décroissant : les muscles squelettiques, le foie, les reins, le myocarde, les ganglions lymphatiques, le rate, le cortex cérébral et cérébelleux, l'estomac, le pancréas, les hématies. Compte tenu de l'universalité de la répartition de cette enzyme dans les tissus de l'organisme, son augmentation ne sert le plus souvent qu'à indiquer que le patient souffre d'une maladie à évolution active.

- Dans l'infarctus du myocarde, les chiffres sont 7 à 10 fois plus élevés que la normale dans les 2 à 3 jours qui suivent l'accident et ne redeviennent normaux qu'entre le 7e et le 11e jour, alors que les taux d'AST ou ASAT baissent souvent dès le 5e jour.
- En pathologie hépatique, le taux de LDH est proportionnel à la gravité de l'atteinte tissulaire, ce qui lui donne une réelle valeur. En association avec ALT ou ALAT, le taux de SLDH peut aider à différencier un ictère hémolytique d'un ictère par hépatite. Dans le premier cas, seules les SLDH sont augmentées, alors que dans le deuxième, les deux taux sont plus élevés.
- Dans les syndromes néphrotiques ou les insuffisances rénales aigües, la LDH est presque toujours très élevée et, dans les homotransplantations (greffe rénale), l'élévation de la LDH est d'autant plus importante que la greffe est mal tolérée.
- Enfin, de nombreuses autres affections peuvent augmenter de façon significative la LDH : opérations et accidents qui détruisent du tissu musculaire, anémie pernicieuse, crises hémolytiques, MNI (mononucléose infectieuse), tous les cancers ...

    Grâce à des méthodes électrophorétiques et chromatographiques, on a isolé 5 isoenzymes de la LDH (ce sont des variantes chimiques), notées 1 à 5. Les isoenzymes de la LDH  Ces LDH sont toutes formées de 4 peptides, dont 2 fondamentaux : le peptide H (de l'anglais Heart, cœur) et le peptide M (muscle et foie). Leur classification de 1 à 5 a été faite en fonction de leur vitesse de migration électrophorétique, LDH1 étant la plus rapide, LDH5 la plus lente.
    Chez un individu sain, le rapport LDH1/LDH2 < 1. L'augmentation de la concentration sanguine d'une isoenzyme révèle une destruction des cellules du tissu correspondant.
* En pratique, on se sert surtout de la LDH1 dans le diagnostic de l'infarctus du myocarde, car elle devient supérieure à LDH2 (maximum après 2 à 3 jours et le reste pendant 11 à 12 jours. C'est donc un bon marqueur clinique de l'infarctus.
* Dans l'hépatite virale, c'est la LDH5 qui augmente très fortement et peut alors représenter jusqu'à 50 % de la LDH totale. La LDH4 subit une petite augmentation. La LDH5 peut rester élevée plusieurs mois après l'hépatite et le retour à un taux normal est signe de guérison.
* Dans les néoplasies comme les leucémies et les lymphomes, on observe essentiellement une élévation de LDH2, LDH3 et LDH4. Leurs dosages répétés permettent d'avoir une bonne idée de l'évolution de ces maladies.

Voici la détermination des différentes formes du HELLP syndrome, en fonction des résultats de ces 3 analyses :
HELLP 1 : plq < 50 000/mL ; AST > 70 ; LDH > 600
HELLP 2 : 50 000 < plq < 1000 000 ; AST > 70 ; LDH > 600
HELLP 3 : 100 000 < plq < 150 000 ; AST > 40 ; LDH > 600

    Les principaux signes de cette pathologie sont : nausées, douleurs épigastriques (l'épigastre est la zone médiane supérieure et moyenne de la cavité abdominale, située entre les deux hypochondres droit et gauche. Elle va de la pointe inférieure du sternum (apophyse xiphoïde) jusqu'à 3 - 4 cm au-dessus de l'ombilic (ou nombril). C'est la région de l'estomac (mais qui contient aussi une portion du côlon transverse et de l'intestin grêle), céphalées, hypertension, protéinurie ... 
    Le HELLP syndrome est actuellement la première cause de mortalité maternelle et le risque augmente proportionnellement avec l'âge de la mère. Le médecin doit rapidement apprécier la gravité du syndrome (état de la mère, nombre de semaines du f
œtus, état de ses poumons ...), sachant que seule l'extraction du fœtus permettra de débuter le traitement de la mère. Le seuil de survie et de traitement possible du fœtus extrait est généralement de 32 SA (semaines d'aménorrhée).     Haut de page

HERV
Virologie, génétique  -  [Angl. : Human endogenous retrovirus]    Abrév.   En français : Rétrovirus endogène humain.  
    On appelle rétrovirus endogène, une séquence d'ADN qui fait partie intégrante du génome d'un individu et qui est homologue de celle d'un rétrovirus. Cette séquence se reproduit comme le reste de l'ADN mais n'est pas pathogène. La présence de tels rétrovirus endogènes chez pratiquement tous les eucaryotes semble montrer que des cellules germinales (celles qui vont former les gamètes) ont été infectées et ont survécu à ces infections.
    En étudiant le génome humain, les généticiens se sont rendus compte que nous possédions un grand nombre de ces HERV (H pour human), c'est-à-dire rétrovirus endogènes humains. Au cours de l'évolution, ces séquences d'ADN ont généralement perdu leur pouvoir de synthétiser des protéines, ils sont devenus "dormants".
    Cette neutralité est due à des mutations successives, ou à des systèmes de contrôle qui inhibent ces rétrovirus endogènes. Les études actuellement menées sur les HERV cherchent à mettre en évidence des liens entre ces rétrovirus endogènes et des gènes de susceptibilité pour différentes pathologies, y compris certaines formes de cancers.    Haut de page

HG
Génétique, hépatologie, gastroentérologie, pédiatrie  -  [Angl. : Genetic haemochromatosis]    Abrév.  Hémochromatose génétique. * hémo :
du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * chromato : du grec khrôma, khrômatos [chroma-, chromat(o)-, -chromie, chrom(o)-], couleur, mais aussi relatif au chrome ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    L'hémochromatose génétique (ou HG) est la plus fréquente des maladies génétiques, qui peut devenir grave si elle n'est pas dépistée chez le jeune enfant. En France, l'hémochromatose  touche 1 adulte sur 300 et se manifeste vers 30 à 40 ans. Elle est essentiellement due à une surcharge de fer dans l'organisme (plus de 5g, valeur normale et stable), notamment dans le foie, le pancréas et le cœur.
    Les symptômes sont assez caractéristiques : teint bronzé, fatigue générale, hépatomégalie avec possibilité de cirrhose, diabète, arythmie cardiaque. A l'examen sanguin, on note une augmentation de la saturation de la transferrine, molécule qui transporte le fer, et de la ferritine qui stocke le fer.
    Le traitement consiste en saignées, d'abord une par semaine pendant 3 à 24 mois, puis une par trimestre, à vie. Ces saignées ont pour effet de diminuer le taux de fer dans l'organisme. Il existe une Association Hémochromatose de France : AHF.  
  

    On a découvert récemment le rôle important de l'hepcidine, hormone qui interviendrait de façon décisive dans la régulation de la quantité de fer dans l'organisme, c'est-à-dire dans son absorption par les cellules. Des équipes de l'INSERM travaillent actuellement sur cette hormone pour comprendre son fonctionnement, arriver à la synthétiser et surtout trouver un moyen simple et efficace de la doser dans le sang. 
    Adj. : hémochromatosique : qui se rapporte à l'hémochromatose ou qui en est atteint.    Haut de page

HGPO   HGPV   HPO
Endocrinologie et métabolismes, biochimie, médecine biologique, diabétologie  -  [Angl. : Provoked alimentary hyperglycemia, Provoked hyperglycemia by the intravenous route]    Abrév.  Hyperglycémie provoquée par voie orale, hyperglycémie provoquée par voie veineuse.  * hyper :
du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * glyco : du grec glukus [gluc(o)-  ou  glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent : relatif au glucose ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang. 
    L'épreuve d'hyperglycémie provoquée par voie orale consiste à créer chez le malade, une surcharge glucidique déterminée, puis de suivre les variations de la glycémie en fonction du temps. Ces mesures sont généralement accompagnées des dosages de l'insuline, du peptide C et de la STH. Lors d'une telle épreuve, il est possible d'évaluer l'absorption digestive, le stockage hépatique (dans le foie) et l'utilisation périphérique, notamment dans les cellules musculaires.
    Le patient se présente à jeun (depuis au moins 8 heures). Après une mesure de la glycémie à jeun, le patient avale 50 g de glucose dans environ 250 mL d'eau ou de tisane, en moins de 5 minutes (dose recommandée par l'OMS). La mesure de la glycémie est faite pendant au moins 3 heures, toutes les 30 minutes, sur le sang veineux. La valeur de la glycémie à jeun doit être retrouvée après 2 à 3 heures.
    Il faut savoir que plusieurs pathologies peuvent perturber ce test : athérosclérose, maladie coronarienne, insuffisance rénale, entre autres.
    Syn. : HPO. Si le glucose est injecté par voie veineuse, il s'agit d'une HGPV.    Haut de page

HGT
Hématologie, médecine biologique, diabétologie  -  [Angl. : Haemoglucotest, hemoglucotest]   Abrév.  Hémoglucotest * hémo : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * gluco : du grec glukus [gluc(o)- ou glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent : relatif au glucose ; * test : de l'anglais test, essai, épreuve. 
    L'hémoglucotest est la mesure de la glycémie - voir ce terme - c'est-à-dire du taux de glucose dans le sang. Il s'agit en fait de la mesure de la glycémie dans du sang capillaire, mesurée généralement par prélèvement à l'extrémité des faces latérales des
doigts 3, 4 et 5. Chez les sujets diabétiques, l'HGT sert au suivi de la glycémie, dans le but d'adapter les doses d'insuline injectées.
    Le matériel est bien connu et facile à utiliser : le stylo autopiqueur avec aiguilles ou lancettes stériles et à usage unique, une bandelette qui permet d'absorber la goutte de sang, le lecteur de la glycémie. A noter que 1g/L (un gramme de glucose par litre de sang) équivaut environ à 5,55 ou 5,6 mmol/L (millimoles de glucose par litre de sang).

Petit exemple de calcul de conversion
: poids moléculaire d'une molécule de glucose : C6H12O6 = 6 x 12 + 12 x 1 + 6 x 16 = 72 + 12 + 96 = 180 grammes ou 180 g/mol.

180 g ---> 1 mol     1 g ---> 1 / 180 mol     1 g ---> 0,0055555... mol = 5,6 mmol    Donc, pour la glycémie, 1 g/L = 5,6 mmol/L

   Pour la fourchette considérée comme normale pour les sujets sains :
0,7 g/L < glycémie < 1,2 g/L    soit  0,7 x 5,55 mmol/L < glycémie < 1,2 x 5,55 mmol/L  donc   3.9 mmol/L < glycémie < 6,7 mmol/L.      Haut de page

HHH
Génétique, pédiatrie néonatalogie, médecine biologique  -  [Angl. : Hyperornithinaemia, hyperammonaemia with homocitrullinuria (syndrome)]    Abrév.  Hyperornithinémie, hyperammoniémie, homocitrullinurie  * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie. 
    Le syndrome triple H ou syndrome HHH ou syndrome de l'hyperornithinémie, hyperammoniémie, homocitrullinurie, est une maladie génétique métabolique très rare, de transmission récessive autosomique et qui affecte le cycle de l’urée ou uréogenèse (synthèse de l’urée).
    Au départ, une anomalie génique qui provoque une anomalie moléculaire, elle-même responsable de troubles au niveau de l'importation de l'ornithine dans la mitochondrie, donnant lieu secondairement à un déficit fonctionnel en ornithine transcarbamylase OCT (ou ornithine carbamyl transférase) et en ornithine aminotransférase (ce sont des enzymes essentielles). En effet, l'OCT a la particularité de transformer la lysine en homocitrulline et l'ornithine en citrulline.

    La maladie débute soit en période néonatale soit plus tardivement dans l'enfance, parfois même à l'adolescence, par un coma hyperammoniémique avec hypotonie et convulsions. C’est l’une des enzymes citées ci-dessus qui est responsable de réactions permettant l’élimination de l’ammoniaque toxique sous forme d’urée. Cette enzyme n’étant pas présente en quantité suffisante, l’ammoniaque n’est plus éliminée correctement et s’accumule dans l’organisme : c’est l’hyperammoniémie.
    En même temps, il y a présence d'homocitrulline dans l'urine. L'évolution non traitée peut provoquer de graves troubles et séquelles neurologiques.

    Chez les adultes avec atteinte modérée, on observe parfois une hyperammoniémie avec atteinte hépatique mais sans signe neurologique. Le diagnostic repose sur la chromatographie des acides aminés sanguins et urinaires et sur le dosage de l'ammoniac sanguin qui montre l'association caractéristique des trois "H". Le traitement consiste en un régime pauvre en protides, associé à une supplémentation en arginine et citrulline.

Quelques explications supplémentaires pour comprendre ce syndrome :

* L’ornithine est un acide aminé non essentiel, qui intervient dans la synthèse de l’urée. Au départ, c’est le métabolisme de cet acide aminé qui est concerné, provoquant après de nombreuses réactions, son augmentation très anormale dans le sang (d’où le terme hyperornithinémie), l’ornithinémie étant le taux normal de cet acide aminé dans le sang.
* L’urée * urée : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine
.  C'est une substance azotée, de formule CO(NH2)2, qui est le produit ultime du catabolisme des protéines alimentaires ou constitutives des tissus humains et qui doit impérativement être éliminée de l'organisme.  Incolore, inodore, elle cristallise en prismes quadratiques brillants. L'urée a la particularité d'être très soluble dans l'eau : une partie d'urée se dissout dans une partie d'eau froide. Cette propriété en fait pour l'organisme et le rein, le déchet idéal, facile à éliminer. Poids moléculaire : 60 ; calcul : C = 12, O = 16, 2N = 2×14 = 28, 4H = 4×1= 4 ; 12 + 16 + 28 + 4 = 60. Pour la conversion des g/L en mmol/L : soit mmol/L × 0,06 = g/L, soit g/L × 16,67 = mmol/L.
    Les valeurs normales de l'urémie ou quantité d'urée dans le sang (on parle souvent d'azotémie) chez le sujet à jeun sont comprises entre
* 0,25 à 0,30 g.L pour l'adulte jeune
* 0,10 à 0,25 chez le nourrisson et le jeune enfant
* 0,40 à 0,50 g/L chez les personnes âgées.

    L'urée étant fabriquée par le foie : c'est l'uréogenèse (du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre) ou uréopoïèse (du grec poiein [-poïèse, -poïétique], faire, fabriquer) et éliminée par les reins, seuls organes du corps capables de la concentrer, ses valeurs sanguines vont essentiellement dépendre du fonctionnement de ces deux organes, mais aussi des enzymes qui vont intervenir dans les réactions du métabolisme de l’urée. Le taux d'urée sanguine dépendant aussi de la quantité d'urée à éliminer et de sa réabsorption au niveau des néphrons, il vaut mieux le comparer à celui de la créatine (créatininémie) qui est indépendant de l'alimentation et du catabolisme protéique.
    Sans trop entrer dans les détails, on peut considérer que l'hypoazotémie (urémie ou azotémie insuffisante, parfois inférieure à 0,10 g/L) dans les affections sévères hépatiques, dans lesquelles la fonction uréopoïétique du foie est insuffisante, mais aussi de façon presque "normale" en fin de grossesse et dans les régimes trop pauvres en azote.
    L'hyperazotémie (urémie ou azotémie excessive, parfois supérieure à 1, 2, 3 voire 5 g/L) est souvent caractéristique des néphrites chroniques ou aigües, mais peut aussi apparaître lors d'une alimentation trop riche en viandes, dans l'oligurie (trop peu d'urine) ou l'anurie (suppression totale des urines), certaines maladies génétiques, entre autres.
  Schéma de la molécule d'urée    Haut de page

HIV
Neurochirurgie, pédiatrie
  -  [Angl. : Intraventricular hemorrhage (or haemorrhage)]    Abrév.  Hémorragie intraventriculaire. * hémo :
du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * rragie : du grec rhagê [-rragie], éruption, jaillissement : * intra : du latin intra à l’intérieur ; * ventriculaire : du latin ventriculus (cardis) [ventricul(o)-, -ventriculaire], petit ventre (du cœur) se rapporte au ventricule, qu’il soit du cœur, du cerveau ou du larynx. 
    Il s'agit des ventricules cervicaux qui contiennent le liquide céphalorachidien. C'est un accident vasculaire qui peut intervenir chez le fœtus ou le prématuré. Suite à la rupture d'un vaisseau sanguin (spontané ou consécutif à un traumatisme obstétrical), le sang envahit un ventricule du cerveau. Il n'y a pas véritablement de traitement. La mise en évidence se fait par l'IRM (imagerie par résonance magnétique).      Haut de page

HLA
Immunologie allergologie 
[Angl. : Human leucocyte antigen]    Abrév.  -  Antigènes d'histocompatibilité.  * anti :
du préfixe anti-  indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; * gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre ; * histo : du grec histos ou histion [hist(o), histio-], tissu ; * compatibilité : du latin compati [-compatible, -compatibilité], souffrir avec.   Immunologie  -  N. m.  * système : du grec sustêma [système], assemblage ; * HLA : abréviation de Human Leucocytes Antigens. 
    Découvert en 1958 par Jean DAUSSET et c
onnu aussi sous le nom de complexe majeur d'histocompatibilité, le système HLA est un ensemble de six gènes principaux, nommés A, B, C, DR (anciennement D1), DQ (anc. D2) et DP (anc. D3) et présents sur le bras court du chromosome 6.
    Les gènes A, B et C sont qualifiés de gènes de classe I qui codent les molécules du CMH-I, alors que les régions DR, DQ et DP contiennent 23 à 25 gènes dits de classe II qui codent les molécules du CMH-II. Depuis le séquençage des gènes du CMH humain, on connaît 128 gènes actifs pour le complexe HLA. Ces gènes codent des glycoprotéines qui se trouvent à la surface de toutes nos cellules à noyau et qui jouent un rôle déterminant dans la reconnaissance du soi modifié  et dans le rejet éventuel d'une greffe.
    Ils codent également d'autres molécules, comme des enzymes, certains éléments du complément, des molécules qui interviennent dans la communication entre cellules immunitaires, entre autres. Les individus étant généralement hétérozygotes pour ces gènes (compte tenu du nombre important d'allèles pour chacun d'eux), il y a donc douze sortes de glycoprotéines à la surface de nos cellules, avec une probabilité de 1/4 que deux enfants issus de mêmes parents aient le même CMH. Le schéma suivant donne, pour les principaux gènes, le nombre d'allèles connus en 1992, et qui ne cesse d'augmenter.

    Les glycoprotéines ou antigènes membranaires sont formées de deux chaînes. Leur structure quaternaire (disposition dans l'espace) est connue pour la plupart d'entre elles. Les molécules HLA que l'on trouve à la surface de la majorité des cellules comportent une chaîne invariable : ß2 microglobuline, codée par un gène, qui ne fait pas partie du CMH, et présent sur le chromosome 15. Cette chaîne β2 est insérée dans la membrane et liée de façon non covalente à une chaîne lourde a polymorphique située à l'extérieur de la cellule, codée par les gènes A, B et C et qui présente une cavité dans laquelle peuvent venir s'insérer de petits peptides d'environ 9 acides aminés.
    Les molécules HLA sont formées de deux chaînes polymorphiques (a, b) comportant chacune deux domaines extramembranaires présentant aussi une cavité extérieure à la cellule et pouvant contenir de petits peptides. Une chaîne légère invariable (li) codée par un gène situé sur le chromosome 5, est associée aux deux chaînes précédentes sur la face interne de la membrane. Quant à la chaîne β, elle est codée par les gènes des régions D.

    Les molécules HLA du premier groupe, donc de classe I, sont supposées être responsables de la présentation des peptides (9 aa) issus de la dégradation permanente par chaque cellule de ses propres protéines (protéines endogènes). La cellule présenterait ainsi en surface en permanence des fragments des protéines qu'elle synthétise. Ces protéines seraient bien sûr modifiées dans le cas d'une infection virale, la cellule synthétisant alors les protéines virales.
    Les molécules HLA du second groupe, donc de classe II, sont supposées présenter elles aussi des peptides de 9 aa, mais qui sont issus du milieu extérieur, ont été absorbés par la cellule par endocytose, puis dégradés. Il semblerait qu'il existe un seuil à partir duquel la présentation des peptides provoque une réaction immunitaire. Ce seuil correspond à environ de 200 molécules HLA associées au même peptide.
    La plupart des peptides présentés par les molécules HLA sont des fragments de ces mêmes molécules HLA. De nombreuses séquences de peptides sont identiques (homologues) à celles de peptides de microorganismes. Enfin, si le nombre théorique de peptides possible est de 5.1011 (9 aa parmi 20 aa) , il semble que le nombre réel soit beaucoup plus restreint du fait de leur aptitude ou non à établir des liaisons avec les molécules HLA.

    Le CMH a été associé dès 1967 à des maladies ou groupes de maladies. La corrélation HLA et maladies provient d'études statistiques. Une quarantaine de maladies ont actuellement été reconnues associées à un allèle du groupe HLA, mais plusieurs centaines sont en cours d'étude. L'intérêt pour ces associations grandit avec les premières applications de diagnostic anténatal du déficit en 21-hydroxylase, du diagnostic précoce des spondylarthrites ankylosantes et de l'hémochromatose, ainsi que dans la connaissance du diabète juvénile.     Haut de page

HLE
Médecine biologique, pneumologie
  -  [Angl. : Human leukocyte elastase]    Abrév.  Élastase leucocytaire humaine. * élasto :
du latin scientifique elasticus, du grec elastos [élast(o)-], ductile ; en biologie, caractérise l’élastine, scléroprotéine constituant les fibres du tissu élastique ; * ase : du suffixe -ase, -asie, qui signifie enzyme, synonyme de diastase ; * leuco : du grec leukos [leuc(o)-], blanc ; * cyto : du grec kutos [cyt(o)-, -cyte, -cytie], cellule ; * aire : du suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif à partir d’une racine. 
    Protéase (enzyme) importante dans l'emphysème pulmonaire et dans d'autres pathologies inflammatoires. Cette enzyme peut être inhibée par une nouvelle famille de protéases, synthétisée par l'École Normale Supérieure de Lyon. Il s'agit de pseudopeptides originaux formés de 6 acides aminés dans lequel l'un d'entre eux est remplacé un analogue modifié, un acide alpha-hydraziné. 
    Syn. : ELH   Haut de page

HLM
Médecine biologique, urologie  -  [Angl. : Erythrocytes and leukocytes per minute]   Abrév.  Hématies (et) leucocytes (par) minute. * érythro : du grec eruthros [érythro], rouge ; * cyte : du grec kutos [cyto-, -cyte], cellule ; * leuco : du grec leukos [leuc(o)-, leuk(o)-], blanc. 
    La technique HLM est aussi connue sous le nom de compte d'Addis ou plus exactement d'Addis-Hamburger. Il s'agit de dénombrer les hématies (ou érythrocytes ou globules rouges), les leucocytes ou globules blancs, et les cylindres urinaires, petits amas cylindriques
protéiques qui se forment dans les tubes urinifères et en prennent la forme. Cette technique de comptage est relativement simple, mais il faut en respecter strictement le protocole.

* 3 heures avant l'heure habituelle du réveil, le patient se lève et vide sa vessie dans les toilettes, puis note l'heure exacte sur le flacon de prélèvement fourni par le laboratoire.
* Il boit ensuite 1/4 litre d'eau puis se recouche et reste allongé, au repos et à jeun, pendant 3 heures.
* Après 3 heures il urine complètement dans le flacon de recueillement en notant à nouveau l'heure exacte.
Important : le flacon doit être rapporté au laboratoire le plus rapidement possible, impérativement dans les 2 heures, car les hématies vont ensuite subir une lyse.

Au laboratoire :
* L'intervalle de temps entre les 2 mictions est soigneusement noté, ainsi que le volume de l'urine.
* 10 mL de cette urine sont prélevés et passés à la centrifugeuse. La numération des hématies et des leucocytes est faite sur 1 mL du culot.
* Les calculs nécessaires sont faits pour exprimer les résultats en nombre de cellules par minute.

Valeurs normales : hématies : < 2 000 / min (environ 100 à 1 000) ; leucocytes : mêmes valeurs ; cylindres (*) 0 à 3.
Valeurs pathologiques : à partir d'un seuil généralement admis à plus de 5 000 hématies (hématurie) et/ou plus de 5 000 leucocytes (leucocyturie) par min.
    Une hématurie peut être révélatrice d'une glomérulonéphrite aiguë, avec parfois de 1 à 3 millions d'hématies par minute. Des valeurs proches de 20 000 par min., peuvent être significatives d'un syndrome néphrotique. La leucocyturie est toujours le signe d'une infection urinaire, mais aussi parfois d'une néphropathie, d'une tuberculose urinaire, d'un cancer rénal, entre autres.    Haut de page

HMG CoA réductase   HMGCOA réductase   HMG-CoA réductase
Médecine biologique, cardiologie, angiologie et médecine vasculaire  -  [Angl. : HMG-CoA reductase, 3-hydroxy-3-methylglutaryl-coenzyme A reductase]   Abrév.  3-hydroxy-3méthylglutaryl Coenzyme A. 
    Syn. : HMGCOA réductase, HMG-CoA réductase. Cette enzyme est indispensable pour la synthèse du LDL cholestérol (low density lipoprotein) ou mauvais cholestérol. Toute substance capable d'inhiber cette enzyme empêche donc la synthèse du LDL cholestérol (c'est le cas des statines) et diminue les risques d'accidents cardiovasculaires.
    Pour cette raison, les statines font partie des anticholestérolémiants. En inhibant de la sorte la HMG-CoA réductase, on a constaté une baisse de 20 à à 50% du LDL, mais aussi de 15 à 30% des triglycérides. Cette baisse est due à la fois à une diminution de la synthèse du LDL, mais aussi à l'augmentation des récepteurs du LDL dans le foie.     Haut de page

HNF
Hépatologie, angiologie et médecine vasculaire, pharmacologie
  -  [Angl. : Unfractionated heparin]    Abrév.  Héparine non fractionnée. * héparo :
du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif.  
   
L'héparine est un mucopolysaccharide qui, bien que présente en proportion plus ou moins importante dans tous les organes de l'organisme, est produite naturellement par le foie, ce qui explique son nom, que lui a donné William Henry Howell en 1918.  Elle a été utilisée très tôt pour ses puissantes propriétés anticoagulantes. Injectée sous forme sodique par voie IV (intraveineuse) ou calcique par voie IM (intramusculaire), elle prévient la formation de thromboses (caillots sanguins) et agissant sur plusieurs facteurs de la coagulation : action antithrombinique, inactivation du facteur plaquettaire (antiagrégant) etc. L'héparine est ensuite totalement inactivée dans le plasma et le tube digestif. 

* Quand on utilise le mot "héparine" seul, il s'agit de l'héparine "classique" ou héparine non fractionnée (HNF) ou encore héparine standard. Ces héparines standard ou non fractionnées sont hétérogènes, de poids moléculaire assez élevé de 5 000 à plus de 30 000 daltons (Da), avec une moyenne de 15 000 Da. Actuellement, elle est produite industriellement à partir du poumon de bœuf et de l'intestin de porc, sous forme d'une poudre gris-brun, très soluble dans l'eau.

* Les héparines fractionnées (il y en a plusieurs) encore appelées héparines de bas poids moléculaire (HBPM) ou nouvelles héparines, ont la particularité d'être de puissants antagonistes du facteur Xa - la lettre "a" pour l'adjectif "activé - (ou facteur Stuart ou facteur Prower), ainsi qu'une grande affinité pour l'antithrombine III. Elles ont de ce fait une action essentiellement antithrombinique, bien plus qu'une action anticoagulante.

    Ce sont des anticoagulants qui sont de plus en plus utilisés par voie IM (intramusculaire) dans le traitement des thromboses veineuses profondes (TVP) et le la maladie thromboembolitique (MTE). On les préfère actuellement aux héparines non fractionnées car elles sont plus stables et plus actives.
    Elles sont obtenues par fractionnement (dépolymérisation) des chaînes de l'HNF et ont des poids moléculaires qui varient entre 2 000 et 10 000 Da, avec une moyenne de 5 000 Da. Les chercheurs se sont rapidement rendu compte que les HBPM sont bien moins dangereuses que les HNF tout en ayant une action souvent supérieure.

- L'héparinémie (du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang) est la présence d'héparine dans le sang. Elle est le résultat d'une héparinothérapie (du grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie], soigneur, soigner), c'est-à-dire de l'utilisation d'héparine à des fins thérapeutiques.
- L'héparinisation (du latin atio, ationis [-isation], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom) est l'utilisation d'héparine.    Relations foie, pancréas et duodénum    Haut de page

HP
Bactériologie, infectiologie  -  [Angl. : Helicobacter pylori]  Abrév. Helicobacter pilori  * hélic(o)- : du grec helix [hélice, hélic(o)-], spirale ; * bacter : du latin bacterium, créé en 1838 sur le grec baktêria [bactéri(o)-, bactérien], bâton, relatif aux bactéries ; * pylori : du grec pulôros [pylor(o)-, -pylorique], qui garde la porte ; orifice de sortie de l’estomac.  
    Helicobacter pylori est un hôte du tube digestif de l'homme : estomac et duodénum (première partie de l'intestin grêle qui fait suite à l'estomac). Cette bactérie est responsable d'infections chroniques, notamment des gastrites, des ulcères gastroduodénaux, mais aussi de certains cancers et du lymphome du type MALT (mucosa-associated lymphoid tissue).
    Helicobacter p. fait partie des bactéries
à Gram négatif, présente une forme incurvée et son rôle pathogène a été mis en évidence par deux médecins australiens : Robin WARREN et Barry MARSHALL en 1984, ce qui leur a valu le prix Nobel de médecine en 2005.     Haut de page

HPRL
Endocrinologie et métabolismes
  -  [Angl. : Hyperprolactinaemia, hyperprolactinemia]    Abrév.  PRL ou prolactine. * pro :
du grec pro [pro-], préfixe qui peut signifier : devant, avant, mais aussi favorable à, pour, à la place de ; * lacto : du latin lac, lactis [lact(o)-, -lactine], lait ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif.  
      La prolactine est aussi connue sous le nom de mammotropine. C'est une hormone peptidique qui est sécrétée par le lobe antérieur de l'hypophyse (antéhypophyse) et qui agit sur la sécrétion lactée. Son action est dépendante des œstrogènes et de la progestérone. Après l'accouchement, c'est la prolactine qui déclenche la lactation mais aussi qui rend le corps fonctionnel par la stimulation de la sécrétion de progestérone.
    Syn. : LTH (luteotropic hormone), hormone galactogène.
    L'hyperprolactinémie (HPRL) est une augmentation anormale du taux de prolactine dans le sang sauf pendant la grossesse et l'allaitement où cette augmentation est normale. L'HPRL peut être due à la présence d'un adénome compressif dans l'hypophyse, à une hypothyroïdie, une insuffisance rénale ou être consécutive à une prise prolongée de neuroleptiques.
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HPV   HPV-16   HPV-18
Immunologie allergologie, médecine biologique [Angl. : Human papillomavirus]    Abrév.   * HPV : papillomavirus humain ; * papillo :
du latin papilla [papill(o)-], mamelon du sein et, par extension, papille : petite éminence saillante  à la surface d’une muqueuse et de la peau ; * oma : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction ; * virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus. 
    Les papillomavirus humains font partie de la famille des Papovaviridae qui provoquent chez l'homme des tumeurs bénignes de la peau et de certaines muqueuses (verrues, condylomes anovulvaires ou crêtes de coq, papillomes, entre autres), mais aussi des tumeurs cancéreuses : épidermodysplasie verruciforme, cancers de l'utérus. 
    Le HPV-16 est sexuellement transmissible et on l'a retrouvé dans près de la moitié des cancers du col de l'utérus. Dans un article du New England Journal of Medicine paru en 2002, des chercheurs annoncent qu'un vaccin existe et qu'il protège efficacement les femmes contre cette infection par le HPV-16. Un essai pratiqué sur 2392 femmes a montré qu'il n'y avait aucune infection dans le groupe (il y en a eu 3,8% dans le groupe placebo).
Actuellement, les chercheurs de l'Institut Pasteur ont mis en évidence 2 gènes de sensibilité aux papillomavirus potentiellement cancérigènes (appelés EV1 et EV2).  Un exemple de Papillomavirus humain    Haut de page

HRV
Angiologie et médecine vasculaire, néphrologie urologie
  -  [Angl. : Renovascular hypertension]    Abrév.  Hypertension artérielle rénovasculaire. * hyper :
du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * tension : du latin tendere, du grec tetanos [-tenseur, -tension, -tétanos], tendre, tension, rigidité ; * artérielle : du latin arteria et du grec artêria [artéri(o)-, -artériel], relatif à une artère, vaisseau qui porte le sang du cœur vers les différents organes ; * réno : du latin renalis [rén(o)-, -rénal, rénine], relatif aux reins ; * vasculaire : du latin vasculum [vascul(o)-, -vasculaire], vaisseau (sanguin). 
    L'HRV est essentiellement due à une sténose athéromateuse des artères rénales, ou à une lésion fibrodysplasique (voir ce terme). Dans le cas des sténoses artérielles, on peut avoir recours à l'angioplastie (cathéter et ballonnet gonflable). 
    Syn. : HRTV      Haut de page.

HSG
Angiologie et médecine vasculaire, cancérologie, chirurgie respiratoire 
[Angl. : Subglottic haemangioma]    Abrév.  -  Hémangiome sous-glottique. * hémo :
du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * angio : du grec aggeion [angi(o)], vaisseau ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction ; * sous : du latin subtus, dessous, indique la position par rapport à ce qui est dessus ou à ce qui enveloppe ; * glottique : du grec glôtta, var. de glôssa [-glotte, glott(o)-], langue ; en médecine, orifice du larynx. 
   C'est la tumeur qui est la plus souvent mise en cause dans l'OVAS (obstruction des voies aériennes supérieures). Il se manifeste en général dans les premiers mois de la vie et provoque une dyspnée laryngée d'apparition différée.    Haut de page

HSV1   HSV2   HHV   HHV1   HHV2   HHV3   HHV4   HHV5   HHV6   HHV7   HHV8   HVV
Médecine biologique, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Herpes simplex virus 1, Herpes simplex virus 2, Human herpes virus 1 to 8, Herpes virus varicellae]    Abrév.  Herpes Simplex Viridae de type 1 ou 2. * virus :
de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus ; * herpès : du latin impérial herpes, -etis, maladie de la peau, lui-même du grec herpês, -êtos « dartre » (croûtes qui se forment dans certaines maladies cutanées), du verbe herpein « se traîner », « ramper » ; herpein a donné la racine herpét(o)- qui se rapporte aussi aux serpents.  
    Douze millions de français sont atteints d'herpès
dont au moins deux millions qui ont l'herpès génital ! Quelques informations "en vrac". Si vous avez contracté un virus de l'herpès (HHV pour Human Herpes Virus), sachez qu'il vous accompagnera pendant toute votre vie, car il est impossible de s'en défaire définitivement, et qu'il se manifestera de façon plus ou moins régulière par des crises. Les formes les plus connues sont :

* L'herpès labial, dû au virus HSV1 (syn. : HHV1 pour Human Herpes Virus 1) , qui passe généralement inaperçu, mais peut aussi provoquer l'apparition de vésicules dans la bouche, sur les lèvres, jusqu'aux narines 

* L'herpès génital dû au virus HSV2 (ou HHV2), de type 2, est une MST (maladie sexuellement transmissible) qui peut se traduire par des vésicules et de plaies très douloureuses sur les organes génitaux. L'herpès est très contagieux et sa prolifération est favorisée, lors des rapports sexuels, par les rapports buccogénitaux. On peut développer un HSV1 sur les organes génitaux ou un HSV2 ailleurs dans le corps. En ce qui concerne les rapports sexuels et la recrudescence des MST, le préservatif reste le meilleur facteur limitant.

* Le virus de la varicelle et du zona, VZV ou HHV3 ou HVV (Herpes virus varicellæ) : La varicelle est une maladie infectieuse éruptive très fréquente, dont la similitude avec celui du zona a été suspectée en 1888 et affirmée en 1952. La première fois que le virus atteint l'enfant, il provoque la varicelle. A partir de la peau, les virus gagneraient ensuite les ganglions rachidiens où ils persisteraient plusieurs années à l'état silencieux. Plusieurs années plus tard, à l'occasion d'un stress quelconque (fatigue, infection bactérienne etc.), ils pourraient se réveiller, devenir virulents et entraîner un "zona".
    La contamination est directe et aérienne, par les gouttelettes de salive du malade et par ses lésions vésiculeuses, car le virus est présent dans les vésicules et non dans les croûtes. L'immunité acquise est absolue, c'est-à-dire qu'un enfant ne présente pas deux fois la varicelle. L'incubation silencieuse dure une quinzaine de jours. L'éruption, prurigineuse (qui démange), peut débuter n'importe où, mais en général les premiers éléments apparaissent sur le tronc et la racine des cheveux.
    Le "bouton" est d'abord une "macule", sorte de tache rouge de 2 à 3 mm de diamètre puis devient une "papule", espèce d'éminence rouge qui s'élève sur la peau. Des "vésicules" grosses comme une tête d'épingle ou "bulles" (3 à 5 mm) apparaissent, qui contiennent un liquide clair. La vésicule sèche dès le 2e  jour. La croutelle s'étend, puis tombe au 5e -7e  jour en laissant une cicatrice rouge puis blanche. Les cicatrices s'atténuent en quelques mois, parfois sur 1 ou 2 ans. Certaines peuvent persister beaucoup plus longtemps. La fièvre est d'importance variable mais le plus souvent modérée.
    Syn. : HVV3 (Herpes virus varicellæ).

* Le virus d'Epstein Barr ou HHV4 ou EBV : 98% de la population mondiale présente des anticorps contre ce virus, donc a été en contact avec lui. Il est responsable de nombreuses tumeurs bénignes ou malignes, de la MNI (mononucléose infectieuse) ... Syn. : EBV, HHV4. C'est en Afrique que le virus a été découvert. Il se transmet par voie buccale (maladie du baiser), transfusion sanguine et don d'organe, mais aussi par le lait et les rapports sexuels. C'est dans les cellules épithéliales de l'oropharynx et les lymphocytes B que le EBV se développe préférentiellement. Après une incubation de 30 à 50 jours, les premiers symptômes s'installent : céphalées, malaises, fatigue, puis fièvre prolongée de 10 à 15 jours et angine et pharyngite. Sauf complication toujours à craindre, la guérison est spontanée après 2 à 3 semaines, mais la convalescence peut être beaucoup plus longue.

* Le cytomégalovirus ou HHV5 : virus qui appartient à la famille des Herpesviridae et qui est responsable de nombreuses affections. Une personne infectée peut transmettre le virus pendant des mois par les urines, les selles, le sang, le lait. Un taux élevé d'infections se retrouve dans les collectivités d'enfants, les crèches. L'infection à CMV peut passer inaperçue ou être cause de fièvre, d'hépatite, de pneumonie. Chez les nouveau-nés, le CMV peut provoquer des pétéchies (petites taches sur la peau), un gros foie avec ictère, mais surtout de graves lésions cérébrales qui elles ne disparaîtront pas, voire des décès. On nomme aussi HCMV ou HHV5 le cytomégalovirus qui touche les êtres humains.

* Le virus de la roséole infantile ou HHV6 : la contamination a lieu très tôt au cours de la vie (70% des enfants de moins de 4 ans ont des anticorps spécifiques), mais la primo-infection est généralement inapparente.
Si elle se manifeste, c'est par une hyperthermie (3 à 4 jours) qui peut occasionner des convulsions suivie d'une défervescence et d’un exanthème subit rubéoliforme (1 à 2 jours) siégeant sur le tronc et le cou : c'est la "6e maladie infantile" (ou roséole). Il n'y a pas de forme sévère de cette maladie et sa guérison est toujours spontanée. À noter que certains auteurs pensent que HHV6 pourrait intervenir avec HHV7 pour déclencher le pityriasis rosé de Gilbert.

* Le virus du pityriasis rosé de Gilbert ou HHV7 : très proche de HHV6, il utilise aussi le CD4 comme récepteur - Cluster of differentiation 4 (sigle de corécepteur CD4 : protéine de surface caractéristique de certaines cellules comme les macrophages et surtout les lymphocytes T4 (LT4). Le VIH (virus de l'immunodéficience humaine) utilise aussi cette protéine pour pénétrer dans le LT4 et le détruire. On emploie souvent le terme CD4 pour désigner les LT4). Selon les auteurs, le HHV7 n'est la cause d'aucune pathologie connue, mais d'autres le rendent responsable, avec le HHV6, du pityriasis rosé de Gilbert.

* Le virus de la maladie de Kaposi ou HHV8 : la maladie de KAPOSI, connue aussi sous le nom de sarcome de Kaposi, se caractérise par une prolifération maligne (cancéreuse) du tissu conjonctif. Ce développement malin se fait au détriment de cellules  du derme ou de vaisseaux sanguins, provoquant l'apparition progressive de placards roses, rouges, brunâtres et des nodules violet foncé enchâssés dans le derme.
    On distingue une forme dite classique du sarcome de Kaposi qui concerne surtout des européens âgés, une forme endémique africaine dite Kaposi africain (Zaïre, Ouganda) qui touche des sujets beaucoup plus jeunes, et surtout le syndrome de Kaposi qui atteint les malades du SIDA et autres sujets immunodéprimés, chez lesquels cette pathologie s'avère particulièrement agressive. Le sarcome de Kaposi est généralement multifocal et susceptible de produire des métastases. Des études récentes sur les différents types de la maladie de Kaposi montrent l'implication d'un virus : l'herpès virus humain 8 (HHV-8), qui profite d'une baisse des défenses immunitaires pour augmenter son agressivité.
    Sa transmission se fait par voie orale dès l'enfance (notamment dans les pays tropicaux) ou par voie sexuelle (pays occidentaux). Les taches colorées sur la peau ne sont souvent que la partie visible de la maladie qui s'étend ensuite aux organes profonds : rate, cœur, poumons, alors que le SNC (système nerveux central) n'est jamais atteint.  Schéma du virus VZV    Haut de page

HT   HTC    HTK
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Haematocrit, hematocrit]    Abrév.  Hématocrite  * hémato : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * crite : du grec kritos [-crite], séparé.
    L'hématocrite (HT, HTC ou HTK) est le rapport du volume des hématies ou globules rouges sur le volume sanguin total. Il est mesuré dans un tube gradué dans lequel un volume donné de sang total a été centrifugé. La valeur moyenne normale de l'hématocrite est de 45%. L'hématocrite est l'un des examens qui est pratiqué lors des contrôles antidopage, pour déterminer si le sportif a absorbé de l'érythropoïétine - voir ce terme. Une valeur anormalement élevée de l'hématocrite (plus de 50%) révèle un dopage à l'érythropoïétine.
   Principe de l'hématocrite    Haut de page

HT21
Obstétrique, médecine biologique  -  [Angl. : Triple test, Tri test]    Abrév.  Test trisomie 21  * triple : du latin triplus , constitué de trois éléments ; * test : de l'anglais test, essai, épreuve
    Le triple test ou tri-test ou test HT21 est une recherche faite dans un laboratoire d'analyses biochimiques et médicales, portant sur les dosages de 3 marqueurs sériques présents dans le sang maternel : l'HCG, l'alpha-fœtoprotéine et l'œstriol. Il doit être fait entre la 14e et la 18e SA (semaine d'aménorrhée, donc de grossesse) et il est généralement associé à la mesure par échographie de la clarté nucale. Le but de ces examens est la détermination, pour une femme enceinte, du risque exprimé en pourcentage, d'avoir un enfant atteint de T21 (trisomie 21 ou mongolisme).

* HCG (ou hCG) :
Abréviation de  Hormone Chorionique Gonadotrope.  * hormone :
du grec hormôn [hormon(o)-], exciter ; * chorion : du grec khorion [chor(o)-, chori(o)-, choroïd(o)-], relatif au chorion, membrane formée par l’embryon ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs : * gonado : du grec gonos [gon(o)-, -gonie, gonad(o)-], semence ; * trope : du grec tropos, trepein [-trope, -tropie, -tropion, -tropisme], tour, tourner, affinité pour. 
    La HCG ou Hormone Chorionique Gonadotrope (ou gonadotrophique ou
βHCG) ou gonadotrophine chorionique humaine ou hormone gonadotrope placentaire, est une hormone glycoprotéique produite d'abord par le chorion de l'embryon, puis par le placenta au cours de la gestation. La HCG a un effet proche de la LH : elle assure le maintien du fonctionnement du corps jaune, c'est-à-dire en fait la production de progestérone. Elle est éliminée rapidement dans les urines et c'est elle qui est dosée dans les diagnostics précoces (tests) de grossesse qui utilisent des anticorps anti-HCG.
    Quelques valeurs normales :
* femme non enceinte avant la ménopause : < 8 UI/L ;
* femme après la ménopause : < 20 UI/L ;
* femme enceinte : 200 à 8 000 UI/L en 2e SA (semaine d'aménorrhée) puis augmentation jusqu'à un maximum de 250 000 UI/L vers la 12e SA (fin du 1er trimestre de grossesse).
    Par la suite et jusqu'à la fin de la grossesse, le taux de βHCG diminue légèrement puis reste stable. Ces taux peuvent être particulièrement élevés en cas de trisomie 21, de GEU (grossesse extra-utérine), de grossesse molaire (dépassant parfois 1 000 000 UI/L) mais aussi de tumeurs non trophoblastiques (testicules, ovaires). Valeur normale des βHCG chez l'homme : < 7 UI/L.

* L'alpha-fœtoprotéine :  N. f.  * alpha :
première lettre de l’alphabet grec (a), utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire ; * fœto : du latin fetus [fœt(o)-], enfantement, relatif au fœtus ; * proto, protéo, protéine : du grec tardif prôteios, signifiant "qui occupe le premier rang" ou "de première qualité", lui-même dérivé de protos, premier, relatif aux protides ou aux protéines, composées essentiellement de C, H, O et N. 
    Les fœtoprotéines sont des glycoprotéines normalement synthétisées au cours de la vie fœtale. Elles disparaissent chez le nouveau-né en quelques jours à un mois. La réapparition de cet antigène fœtal dans le sang de l'adulte a été mise en relation avec la présence de cancer primitif du foie dans une proportion importante : 50 à 60 % en France, 30 % dans les pays anglo-saxons, 80 % en Afrique noire.
    Chez la femme enceinte, le dosage de l'alpha-fœtoprotéine ou AFP se fait dans le cadre du diagnostic prénatal (DP) et permet de dépister éventuellement une anomalie chromosomique comme la trisomie 21 si le taux d'AFP est trop bas, ou des pathologies comme la non fermeture du tube neural, un spina bifida, une anencéphalie, s'il est très élevé (au moins 2,5 fois supérieur à la normale).

* L'œstriol :  N. m. 
* œstro : du grec oistros [œstr(o)-], fureur, relatif à l’œstrus, modifications du vagin et de l’utérus sous l’influence des hormones ovariennes ; * gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre. 
    En fait, il y a plusieurs œstrogènes. Ce sont des hormones synthétisées à partir du cholestérol et produites par la thèque interne et la granulosa du follicule ovarien. La plus active des hormones de type œstrogènes est l'œstradiol. Leur action s'effectue essentiellement sur la prolifération des cellules de l'endomètre (revêtement interne de l'utérus), mais aussi sur les glandes du col de l'utérus et sur le métabolisme des glucides et des lipides. Au moment de la puberté, les œstrogènes sont responsables de l'apparition des caractères sexuels secondaires féminins. En biochimie, les œstrogènes sont classés parmi les phénolstéroïdes. Syn. : Estrogènes.

    En pharmacologie, les œstrogènes de synthèse sont utilisés pour lutter contre l'ostéoporose chez les femmes ménopausées, sous forme d'injections ou de produits transdermiques (gels ou patches), mais aussi pour la contraception. Voir œstroprogestatifs.
    L'œstrone ou estrone ou folliculine est la plus anciennement connue du groupe des œstrogènes ; elle résulte d'une oxydation de l'œstradiol. Autre œstrogène : l'œstriol ou corps de Marrian, que l'on trouve dans l'urine et qui est un autre dérivé de l'oxydation de l'œstradiol. L'œstriol est plus abondant dans l'urine pendant la première partie du cycle, et on l'utilise, associé à la progestérone, dans le TSH (traitement substitutif hormonal) de la ménopause. Syn. : Estriol. Un taux anormalement bas d'œstriol peut être caractéristique d'une trisomie 21 chez le fœtus.

    Ces résultats sont traités par un logiciel et, une probabilité supérieure à 1 / 250, associée à une clarté nucale supérieure à 3 mm (on tient compte aussi de l'âge de la femme) font que les médecins vont proposer une amniocentèse à la femme enceinte qui aurait de tels résultats. À noter qu'il existe des faux positifs : environ 5% chez les femmes de moins de 35 ans et jusqu'à 6,5% chez celles de moins de 38 ans.    Haut de page

HTA
Cardiologie, angiologie, médecine générale  -  [Angl. : HBP high blood pressure]   Abrév.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * tension : du latin tendere, du grec tetanos [-tenseur, -tension, -tétanos], tendre, tension, rigidité ; * artérielle : du latin arteria et du grec artêria [artéri(o)-, -artériel], relatif à une artère, vaisseau qui porte le sang du cœur vers les différents organes. 
    L'hypertension est l'augmentation, aigüe ou chronique, de la tension en général (ou au repos). Quand on parle d'hypertension, il s'agit presque toujours de l'HTA ou hypertension artérielle qui est l'un des facteurs pouvant amener à l'athérosclérose. Pour en savoir beaucoup plus sur l'athérosclérose, voyez la page "Physiopathologie de l'athérosclérose".
    On parle d'HTA labile quand les variations sont légères mais fréquentes. La TA augmente normalement lors d'un effort physique, d'un stress, de l'absorption de certains médicaments, entre autres, mais les médecins s'accordent à parler d'HTA lorsque les valeurs dépassent régulièrement 140 mm de mercure (ou 14 cm) à la systole (moment où le cœur se contracte) et 8,5 cm de mercure à la diastole, pendant la phase de remplissage (repos) du cœur.
    À noter aussi que ces valeurs doivent être corrigées pour les personnes âgées, chez lesquelles la PA augmente de façon physiologique, ainsi que pour les enfants qui ont des valeurs normalement inférieures. Tableau édité en 1999 par l'OMS. Les valeurs sont en millimètres de mercure ; on les exprime souvent en cm. Ainsi 120/80 dans ce tableau devient 12/8.   PA = pression artérielle     HTA = hypertension artérielle.

    Dans la plupart des cas, les médecins ne trouvent pas de cause claire ou évidente de l'HTA. On parle alors d'HTA essentielle pouvant résulter d'une vasoconstriction fonctionnelle (réduction du diamètre des vaisseaux sanguins). Cette pathologie agit sur le débit sanguin dans les reins qui sécrètent alors plus de rénine. Celle-ci se combine à l'angiotensinogène (ou hypertensinogène) fabriqué par le foie pour former l'angiotensine (ou hypertensine). C'est ce que l'on appelle le système rénine-angiotensine.
    Aujourd'hui, on commence à trouver des causes génétiques à l'HTA. Chez environ 10% des hypertendus, la cause est connue : néphropathie (maladie des reins), coarctation ou rétrécissement de l'aorte, dysfonctionnement des glandes surrénales ... Pour une HTA à cause connue, les médecins parlent d'HTA symptomatique. Chez les femmes enceintes, on connaît aussi une forme d'hypertension artérielle gravidique sans gravité, qui disparaît spontanément après l'accouchement.

    Les principaux signes qui doivent faire rechercher une HTA sont cérébraux, cardiaques, oculaires ou rénaux.
* Cérébraux : céphalées (maux de tête) en fin de nuit et au réveil, vertiges et déséquilibres en position debout ou pendant la marche, fatigue excessive ;
* cardiaques : fréquence des battements augmentée (tachycardie), angor (angine de poitrine), gêne respiratoire ;
* rénaux : fréquence des mictions anormalement augmentée - la quantité d'urine produite est anormalement élevée ou polyurie ;
* oculaires : éblouissements, pertes passagères de la vision.
    Dans de nombreux cas, il n'y a aucun signe indiquant l'existence d'une HTA qui n'est détectée qu'au hasard d'une consultation médicale. Quand on sait que l'une des causes les plus redoutées de l'HTA est l'AVC ou accident vasculaire cérébral, on comprend mieux l'importance du dépistage systématique de l'HTA.

    Dès que la ou les causes de l'HTA sont identifiées, le traitement, chirurgical ou médicamenteux peut être entrepris. Mais de toute façon, il faut respecter certaines règles essentielles : pas d'alcoolisme ni de tabagisme, réduire l'obésité si elle est avérée par un régime alimentaire équilibré avec réduction de la consommation de graisses, suppression du surmenage et limitation du stress, diminuer sa consommation de sel, exercer une activité sportive régulière et adaptée à son âge et à sa morphologie    Tableau TA - HTA édité par l'OMS    Haut de page

HTAL
Chirurgie osseuse, neurologie  -  [Angl. : Horizontal]    Abrév. Horizontal.  
    Les mouvements de la tête sont possibles grâce aux deux premières vertèbres : l'atlas qui est solidaire de la tête et l'axis qui présente un axe vertical en forme de dent : l'apophyse odontoïde
(* odonto : du grec odous, odontos [odonto-, -odontie], dent ; * oïde : du grec eidos, [-oïde, -oïdal, -oïdien], qui a l’apparence). C'est à ce niveau que, lors de traumatismes, peuvent se produire des fractures dont la gravité, du fait de la présence de la moelle épinière, est toujours avérée. Pour prévoir des traitements à mettre en œuvre rapidement, des classifications de ces fractures ont été proposées. Sans entrer dans l'historique de ces classifications, on peut retenir les types les plus fréquents de fractures, en fonction de leur orientation observée en RX (radiographie aux rayons X), c'est-à-dire radio "classique".

* OBAV signifie oblique en bas et en avant, c'est-à-dire que la ligne de fracture est en bas de l'odontoïde, oblique et se dirige vers l'avant en descendant, avec un risque de glissement vers l'avant de l'ensemble axis-tête par rapport au reste de la colonne vertébrale.
* OBAR pour oblique en bas et en arrière : la ligne de fracture descend de l'avant vers l'arrière, avec un risque de déplacement vers l'arrière.
* HTAL signifie que la ligne de fracture est horizontale avec un risque (moindre) de déplacement vers l'avant ou vers l'arrière.
* Bobby : lorsque la ligne de fracture est horizontale, avec un écart marqué entre le corps vertébral et l'apophyse odontoïde, et qu'il y a des fragments osseux (fracture comminutive) en avant et en arrière, on a comparé cette ligne à un chapeau de gendarme ou à un casque de Bobby londonien, ce qui a valu cette appellation à ce type de fracture particulièrement sévère.    Haut de page

Hps60
Biochimie
  -  [Angl. : Heat shock protein]    Abrév.  Protéine de choc thermique. * Hps : heat shock protein ou protéine de choc thermique ; * 60 : cette valeur exprime le poids moléculaire de la protéine en kDa (kilodaltons) ou en g/mol. 
    Elle est en forme de barrique (ainsi appelée car elle est formée en grande quantité dans la cellule exposée brièvement à 42°C) et intervient dans le repliement des protéines. Elle serait impliquée comme molécule "chaperonne" dans la transformation de la protéine PrP normale en protéine PrPsc ou PrPres responsable du nv MCJ (nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, ou encéphalopathie spongiforme bovine).    Haut de page

HTAP   HTAPP
Cardiologie, angiologie et médecine vasculaire
  -  [Angl. : Primitive pulmonary hypertension]    Abrév.  Hypertension artérielle pulmonaire ; hypertension artérielle pulmonaire primitive. * hyper :
du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * tension : du latin tendere, du grec tetanos [-tenseur, -tension, -tétanos], tendre, tension, rigidité ; * artérielle : du latin arteria et du grec artêria [artéri(o)-, -artériel], relatif à une artère, vaisseau qui porte le sang du cœur vers les différents organes ; * pulmonaire : du latin pulmo, pulmonis [pulm(o)-], poumon (syn. pneum(o)-). 
    Affection grave touchant essentiellement les sujets jeunes, entre 30 et 40 ans. L'HTAPP est caractérisée par une prolifération de fibroblastes, de cellules musculaires lisses et de cellules épithéliales dans la paroi des artères distales. Seules les transplantations cardiaques ou cardiopulmonaires peuvent éviter une issue fatale.
    Les anorexigènes et les coupe-faim sont mis à l'index car de nombreux patients souffrant de cette pathologie en ont consommé. Pour une prise d'anorexigènes dépassant 3 mois, le risque de développer une HTAPP est multiplié par 20 ou 30 !    Haut de page

HTU
Urgences hospitalières  -  [Angl. : Emergency temporary hospitalization]    Abrév.  Hospitalisation temporaire d'urgence
    Pour résoudre le problème de l'augmentation constante des admissions aux urgences, nombre de ces services ont développé des UHCD (unités d'hospitalisation de courte durée) pour favoriser les HTU, c'est-à-dire des hospitalisations ne dépassant pas 48 heures. Aujourd'hui, plus de la moitié des services d'urgences possèdent une UHCD régie par décret du 9 mai 1995. Ces UHCD permettent d'optimiser les diagnostics et les traitements sur une HTU.     Haut de page

HTRV
Angiologie et médecine vasculaire, néphrologie urologie
  -  [Angl. : Renovascular hypertension]    Abrév.  Hypertension artérielle rénovasculaire. * hyper :
du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * tension : du latin tendere, du grec tetanos [-tenseur, -tension, -tétanos], tendre, tension, rigidité ; * artérielle : du latin arteria et du grec artêria [artéri(o)-, -artériel], relatif à une artère, vaisseau qui porte le sang du cœur vers les différents organes ; * réno : du latin renalis [rén(o)-, -rénal, rénine], relatif aux reins : * vasculaire : du latin vasculum [vascul(o)-, -vasculaire], vaisseau (sanguin).  
    L'HRTV est essentiellement due à une sténose athéromateuse  - formation de plaques d'athérome - dans les artères rénales, ou à une lésion fibrodysplasique (voir ce terme). Dans le cas des sténoses artérielles, on peut avoir recours à l'angioplastie (cathéter et ballonnet gonflable). Syn. : HRV       Haut de page.

HTLV-I
Médecine biologique, cancérologie, neurologie
  -  [Angl. : Human T-Cell Leukemia Virus type I]    Abrév.  * Virus de la leucémie (lymphome) à lymphocytes T, de type I
    C'est le premier rétrovirus (c'est-à-dire à ARN, comme le VIH) humain qui a été découvert par l'équipe de Robert GALLO (États Unis) en 1980. Il concerne 15 à 20 millions de personnes dans le monde. Ce virus est responsable de plusieurs affections dont 2 principalement graves : la leucémie lymphoïde T (ATLL), très agressive et une neuromyélopathie ou paraparésie spastique tropicale (PST). HTLV-I infecte préférentiellement les LT4.
    Sa transmission se fait par voie sanguine, entre mère et enfant par l'allaitement, par voie sexuelle. Depuis 1991 en France, dépistage systématique dans les dons de sang. Le HTLV type II sévit principalement aux États Unis et en Europe, touchant surtout les toxicomanes par voie intraveineuse. Il est plus rare et moins pathogène que HTLV-I.   Haut de page

HTLV-II
Médecine biologique, cancérologie, neurologie
  -  [Angl. : Human T-Cell Leukemia Virus type II]    Abrév. * Virus de la leucémie (lymphome) à lymphocytes T, de type II. 
    HTLV-I (même virus mais dit de type I) est le premier rétrovirus (c'est-à-dire à ARN, comme le VIH) humain qui a été découvert par l'équipe de Robert GALLO (États Unis) en 1980. Il concerne 15 à 20 millions de personnes dans le monde. Ce virus est responsable de plusieurs affections dont 2 principalement graves : la leucémie lymphoïde T (ATLL), très agressive et une neuromyélopathie ou paraparésie spastique tropicale (PST). HTLV-I infecte préférentiellement les LT4.
    Sa transmission se fait par voie sanguine, entre mère et enfant par l'allaitement, par voie sexuelle. Depuis 1991 en France, dépistage systématique dans les dons de sang. Le HTLV type II sévit principalement aux États Unis et en Europe, touchant surtout les toxicomanes par voie intraveineuse. Il est plus rare et moins pathogène que HTLV-I.   Haut de page.

HVAL
Gynécologie obstétrique, chirurgie gynécologique, imagerie médicale et interventionnelle
  -  [Angl. : Hysterectomy vaginal laparoscopic assisted]    Abrév.  Hystérectomie vaginale assistée par laparoscopie* hystéro :
du grec hustera [hystér(o)-], matrice, c’est-à-dire relatif à l’utérus ; * ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation ; * vaginale : du latin vagina [vagin(o)-, -vaginal], gaine, relatif au vagin, qui va de la vulve à l’utérus ; * laparo : du grec lapara [lapar(o)-], flanc et, par extension, abdomen ; * scopie : du grec skopein, [-scope, -scopie, -scopique], regarder. 
      Cette opération concerne souvent non seulement l'utérus, mais aussi les trompes et les ovaires. 90% des hystérectomies sont pratiquées pour des conditions bénignes, telles les fibromes, les saignements irréguliers, les endométrioses, le prolapsus utérin. Dans un premier temps, la laparoscopie permet l'exploration de l'abdomen et des structures pelviennes. Puis la partie supérieure de l'utérus est sectionnée par laparoscope, jusqu'à sa partie moyenne. Le reste de l'intervention se pratique par voie vaginale.   
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