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Dernière modification : 25-02-2020

Kyst(o)-     Du grec kustis [kyst(o)-, -kystique], vessie. En médecine, le kyste est une tumeur bénigne dont le contenu est liquide ou semi-liquide.


Kyste - Kyste arachnoïdien - Kystectomie - Kyste du rein - Kyste ganglionnaire - Kyste ganglionnaire digital - Kyste ganglionnaire de la colonne vertébrale - Kyste myxoïde - Kyste rénal - Kyste sébacé - Kystes de Tarlov - Kyste synovial - Kyste synovial digital - Kyste synovial de la colonne vertébrale - Kystique - Kystographie


Kyste   Kystique
Anatomie, chirurgie générale  -  [Angl. : Cyst, Cystic] N. f.  * kyste : du grec kustis [kyst(o)-, -kystique], vessie ; en médecine : le kyste est une tumeur bénigne dont le contenu est liquide ou semi-liquide.
    En règle générale, un kyste désigne une tumeur bénigne, qui peut se former dans n'importe quel organe, constitué d'une membrane plus ou moins épaisse et fibreuse et remplie d'un liquide ou d'une substance plus ou moins liquide. Il existe une très grande variété de kystes, qui diffèrent par leur forme, leur taille, leur localisation, leur contenu (solide, liquide ou gazeux).
    Parmi les plus connus, citons le kyste de l'ovaire, formé à partir d'un follicule ou d'un corps jaune, la kyste apical (à la pointe d'une racine dentaire)  Un exemple de kyste apical à la base de 2 incisives, le kyste sébacé qui apparaît lorsque le sébum bouche un canal sébacéopilaire et le dilate, le kyste aérien du poumon (cavité gazeuse), les kystes fibreux intestinaux, les kystes hématiques qui contiennent du sang dégradé (hématomes) etc.
    Adj. : kystique : qui se rapporte à un kyste.       Haut de page

Kystectomie
Chirurgie générale  -  [Angl. : Cystectomy] N. f.  * kysto : du grec kustis [kyst(o)-, -kystique], vessie ; en médecine : le kyste est une tumeur bénigne dont le contenu est liquide ou semi-liquide ; * ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation.  
    La kystectomie est un acte chirurgical qui consiste en l'ablation d'un kyste. Les techniques varient en fonction de sa localisation et de sa nature. Actuellement et tant que cela est possible, la kystectomie se fait de plus en plus par les techniques cœlioscopies qui ne laissent que de petites cicatrices et réduisent considérablement l'hospitalisation.     Haut de page

Kyste du rein
Urologie néphrologie, imagerie médicale et interventionnelle, chirurgie  -  [Angl. : Kidney cyst] N. m.  * kyste : du grec kustis [kyst(o)-, -kystique], vessie ; en médecine : le kyste est une tumeur bénigne dont le contenu est liquide ou semi-liquide ; * rein : du latin renalis [rén(o)-, -rénal, rénine], relatif aux reins.  
    Un kyste rénal est une cavité pathologique située dans le rein et limitée par une paroi membraneuse. On peut observer des kystes rénaux chez les personnes atteintes de certaines maladies génétiques, comme la maladie polykystique des reins ou la néphronophtise (nombreux petits kystes dans la partie médullaire ou profonde du rein).
    Dans ce cas, les kystes peuvent être si nombreux qu'ils détruisent progressivement le parenchyme rénal. Des kystes simples peuvent aussi apparaître, sans qu'on n'en connaisse la cause. Ils peuvent passer totalement inaperçus ou provoquer des douleurs lorsqu'ils sont volumineux. Si le kyste est gênant, il pourra être ponctionné ou ôté chirurgicalement.     Haut de page

Kyste ganglionnaire   Kyste synovial   Kyste ganglionnaire digital   Kyste synovial digital   Kyste ganglionnaire de la colonne vertébrale   Kyste synovial de la colonne vertébrale
Ostéologie, rhumatologie  -  [Angl. : Ganglionary cyst, Synovial cyst, Digital ganglionary cyst, Digital synovial cyst, Ganglionary cyst of the vertebral column, Synovial cyst of the vertebral column] N. m.  * ganglion : du grec gagglion, tumeur sous-cutanée ; * cyst : de l'anglais cyst qui signifie kyste. 
    L'expression ganglion cyst qui est parfois utilisée par les médecins est anglaise et signifie kyste ganglionnaire, mais on parle plus volontiers de kyste synovial. Exemples :
* Le ganglion cyst digital est une formation kystique bénigne qui peut apparaître sur la face interne d'un doigt et qui contient un liquide clair gélatineux.
* Ganglion cyst de la colonne vertébrale (ou kyste ganglionnaire ou synovial de la colonne vertébrale) : ces kystes peuvent être responsables de radiculopathies par la compression médullaire qu'ils peuvent engendrer, avec douleurs parfois handicapantes. À noter qu'ils peuvent apparaître à tous les niveaux de la colonne vertébrale, mais aussi d'autres articulations : épaule entre autres.     Haut de page

Kyste myxoïde
Rhumatologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Myxoid cyst] N. m.   * myxo- : du grec muxa [myx(o)-, -myxie], morve, mucus ; * oïde : du grec eidos, [-oïde, -oïdal, -oïdien], qui a l’apparence. 
    Un kyste myxoïde ou plus exactement un pseudokyste myxoïde doit son nom au fait qu'il contient une substance gélatineuse, résultant d'une transformation mucoïde du collagène. Dans la grande majorité des cas, ces kystes sont des tumeurs bénignes et se rencontrent au niveau du dos de la main (carpe) et dans certaines articulations, en particulier celle du genou.
    Un pseudokyste mucoïde peut avoir une ou plusieurs cavités et sa paroi est de nature fibreuse. Il a la particularité d'infiltrer progressivement les tissus qui l'entourent, provoquant leur dégénérescence, ce qui lui a valu aussi le nom de kyste infiltrant dégénératif ou KID  [Angl. : mucoid degenerative cyst].  Au niveau du genou, ces pseudokystes affectent souvent les ligaments croisés (LC) et on ne doit pas les confondre avec les kystes synoviaux qui sont de nature différente, contenant de la synovie déshydratée.
    Ils se situent souvent près de l'insertion fémorale du LCA (ligament croisé antérieur) et l'infiltration peut se faire dans l'espace situé derrière le LCP (ligament croisé postérieur) ou à l'intérieur même du LCA qui va augmenter de volume et se fragiliser. À noter que les examens radiologiques "classiques" ne mettent pas ces pseudokystes en évidence et que l'examen de référence est aujourd'hui l'IRM.

    Cette pathologie se rencontre surtout chez les hommes qui ont passé la quarantaine, mais peut aussi survenir chez des sujets plus jeunes, notamment longtemps après un traumatisme. En général, les douleurs apparaissent bien après la cause, de ce fait souvent difficile à déterminer et les douleurs sont ressenties au moment d'une flexion en charge, dans le creux poplité (en arrière du genou). Elles augmentent pendant l'effort sportif mais cèdent progressivement pendant le repos.     Haut de page

Kyste rénal
Urologie néphrologie, imagerie médicale et interventionnelle, chirurgie  -  [Angl. : Kidney cyst] N. m.  * kyste : du grec kustis [kyst(o)-, -kystique], vessie ; en médecine : le kyste est une tumeur bénigne dont le contenu est liquide ou semi-liquide ; * rein : du latin renalis [rén(o)-, -rénal, rénine], relatif aux reins.  
    Un kyste rénal est une cavité pathologique située dans le rein et limitée par une paroi membraneuse. On peut observer des kystes rénaux chez les personnes atteintes de certaines maladies génétiques, comme la maladie polykystique des reins ou la néphronophtise (nombreux petits kystes dans la partie médullaire ou profonde du rein).
    Dans ce cas, les kystes peuvent être si nombreux qu'ils détruisent progressivement le parenchyme rénal. Des kystes simples peuvent aussi apparaître, sans qu'on n'en connaisse la cause. Ils peuvent passer totalement inaperçus ou provoquer des douleurs lorsqu'ils sont volumineux. Si le kyste est gênant, il pourra être ponctionné ou ôté chirurgicalement.    Haut de page

Kyste sébacé
Dermatologie, pharmacologie  -  [Angl. : Sebaceous cyst]    N. m.  * kyste : du grec kustis [kyst(o)-, -kystique], vessie ; en médecine : le kyste est une tumeur bénigne dont le contenu est liquide ou semi-liquide ; * sébacé : du latin sebaceus, de sebum [séb(o)-], suif, relatif à la matière sébacée grasse.  
    Le sébum est la matière grasse onctueuse qui est sécrétée par les glandes sébacées. Voir les définitions de sébum et glande sébacée. La glande évacue sa production par un canal excréteur qui rejoint la tige d'un poil et que l'on appelle pour cette raison canal pilosébacé (* pilo : (du latin pilosus [pil(o)-, pileux], poilu ou en rapport avec l’aspect de poils ; du grec pilos, feutre, ensemble de très fins poils), dont une partie traverse tout l'épiderme jusqu'à la surface de la peau.
    Le kyste sébacé se constitue lorsqu'il y a accumulation de sébum dans le canal excréteur. C'est l'accumulation du sébum dans la glande dilatée et le canal excréteur qui constitue le comédon (du latin comedo, -onis [comédon], mangeur, de comedere, manger, cette matière sébacée étant réputée « manger » la peau), communément appelé point noir.     Haut de page

Kystes de Tarlov
Génétique, algologie, urologie, coloproctologie  -  [Angl. : Tarlov cyst] N. pr.   * kyste : du grec kustis [kyst(o)-, -kystique], vessie ; en médecine : le kyste est une tumeur bénigne dont le contenu est liquide ou semi-liquide ; * Tarlov : neurochirurgien américain qui a détecté cette maladie dans les années 1950.  
      Les kystes de Tarlov ou kystes arachnoïdiens, sont à l'origine d'une maladie orpheline qui touche environ 150 patients en Europe. Grâce à une équipe de malades et de médecins pilotée par le professeur strasbourgeois Daniel MAITROT, on connaît désormais mieux cette pathologie et on pourrait maintenant découvrir bien plus de cas. L'ARAIT (Association pour la Recherche, l'Aide aux malades et l'Information sur les kystes de Tarlov) vient de voir le jour. Sa présidente, le Dr Christine LAUFFENBURGER, est strasbourgeoise ; sa secrétaire, Mme GOZE-WEBER, vit à Valence. Les deux femmes se battent pour les malades dont les maux ont été insuffisamment ou mal pris en charge.
    La maladie se traduit par des excroissances (kystes) de l'arachnoïde (c'est la méninge moyenne) au niveau sacré, généralement remplies de liquide céphalorachidien et qui revêt des formes pouvant évoquer une sciatalgie (douleur lancinante dans la jambe gênant la marche), des maux de tête ainsi que des troubles génito-urinaires ou anorectaux.

    Un kyste reste en général asymptomatique (il ne se manifeste pas) jusqu’à ce qu’un traumatisme ou une autre maladie ne fasse apparaître la maladie. Le plus souvent, cependant, la cause du déclenchement est inconnue. Cette maladie très douloureuse ne concerne pratiquement que les femmes âgées d'une cinquantaine d'années et n'était pas détectée par les méthodes radiologiques "classiques". Ce n'est que depuis une quinzaine d'années que le professeur alsacien Denis Maitrot s'intéresse à cette pathologie qu'il est le seul en France à opérer. Grâce à la technique d'injection de "colle biologique" (fibrine), il obtient jusqu'à 70% d'amélioration. L'origine des kystes de Tarlov n'est toujours pas clairement établie, bien que l'on suspecte fortement une anomalie congénitale.
    Pour la diagnostiquer, il faut d'abord éliminer d'autres pathologies par plusieurs examens : radiographies, IRM lombosacrée, bilan urodynamique, exploration électromyographique, entre autres. Le Dr Lauffenburger a mis au point un questionnaire pour cibler mieux et plus rapidement la maladie des kystes de Tarlov.      Haut de page

Kyste arachnoïdien
Génétique, algologie, urologie, coloproctologie  -  [Angl. : Arachnoid cyst] N. m.   * kyste : du grec kustis [kyst(o)-, -kystique], vessie ; en médecine : le kyste est une tumeur bénigne dont le contenu est liquide ou semi-liquide ; *Tarlov : neurochirurgien américain qui a détecté cette maladie dans les années 1950.   
      Les kystes de Tarlov ou kystes arachnoïdiens, sont à l'origine d'une maladie orpheline qui touche environ 150 patients en Europe. Grâce à une équipe de malades et de médecins pilotée par le professeur strasbourgeois Daniel MAITROT, on connaît désormais mieux cette pathologie et on pourrait maintenant découvrir bien plus de cas. L'ARAIT (Association pour la Recherche, l'Aide aux malades et l'Information sur les kystes de Tarlov) vient de voir le jour. Sa présidente, le Dr Christine LAUFFENBURGER, est strasbourgeoise ; sa secrétaire, Mme GOZE-WEBER, vit à Valence. Les deux femmes se battent pour les malades dont les maux ont été insuffisamment ou mal pris en charge.
    La maladie se traduit par des excroissances (kystes) de l'arachnoïde (c'est la méninge moyenne) au niveau sacré, généralement remplies de liquide céphalorachidien et qui revêt des formes pouvant évoquer une sciatalgie (douleur lancinante dans la jambe gênant la marche), des maux de tête ainsi que des troubles génito-urinaires ou anorectaux.

    Un kyste reste en général asymptomatique (il ne se manifeste pas) jusqu’à ce qu’un traumatisme ou une autre maladie ne fasse apparaître la maladie. Le plus souvent, cependant, la cause du déclenchement est inconnue. Cette maladie très douloureuse ne concerne pratiquement que les femmes âgées d'une cinquantaine d'années et n'était pas détectée par les méthodes radiologiques "classiques". Ce n'est que depuis une quinzaine d'années que le professeur alsacien Denis Maitrot s'intéresse à cette pathologie qu'il est le seul en France à opérer. Grâce à la technique d'injection de "colle biologique" (fibrine), il obtient jusqu'à 70% d'amélioration. L'origine des kystes de Tarlov n'est toujours pas clairement établie, bien que l'on suspecte fortement une anomalie congénitale.
    Pour la diagnostiquer, il faut d'abord éliminer d'autres pathologies par plusieurs examens : radiographies, IRM lombosacrée, bilan urodynamique, exploration électromyographique, entre autres. Le Dr Lauffenburger a mis au point un questionnaire pour cibler mieux et plus rapidement la maladie des kystes de Tarlov.      Haut de page

Kystographie
Imagerie médicale et interventionnelle, chirurgie générale  -  [Angl. : Cystography] N. f.  * kysto : du grec kustis [kyst(o)-, -kystique], vessie ; en médecine : le kyste est une tumeur bénigne dont le contenu est liquide ou semi-liquide ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire. 
    La kystographie est un examen radiographique qui consiste à visualiser un kyste et son contenu, après injection d'un produit radio-opaque. Pour les kystes du sein, on ponctionne d'abord le liquide, puis on y injecte de l'air stérile, (c'est la kystographie gazeuse) pour délimiter avec précision les contours.    Haut de page