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Dernière modification : 9-12-2018

Malac(o)-, -malacie     Du grec malakia, malakos [malac(o)-, -malacie], mollesse, mou. En médecine, les mots formés avec les éléments "malac(o), -malacie", désignent tous un ramollissement pathologique d'un ou plusieurs organes.


Malacia - Malacie - Malacique - Malacoplakie - Malacoplasie - Malacus -

Les termes ne commençant pas par malac(o)- mais contenant cette racine ou se terminant par -malacie, ont déjà été décrits sur d'autres pages. Les liens ci-dessous renvoient donc directement à ces descriptions.

Adénomalacie - Angiomalacie - Aortomalacie - Artériomalacie - Cérébromalacie - Chondromalacie - Craniomalacie - Encéphalomalacie - Hystéromalacie - Laryngomalacie - Lithomalacie - Œsophagomalacie - Onychomalacie - Ostéomalacie - Ostéoporomalacie - Spondylomalacie - Trachéomalacie -


Malacia   Malacus
Nutrition et diététique, psychiatrie psychologie
  -  [Angl. : Malacia, Malacus]    N. f.  * malacia : du grec malakia, malakos, mollesse, mou. 
    Dans la littérature, le terme "malacia" a pris de nombreux sens, toujours en relation avec ce qui est mou, doux, calme. C'est ainsi que l'on parle de la malacia de la mer lorsqu'elle présente un calme plat, de la malacia d'une personne au caractère langoureux, voire apathique. En médecine, la malacia est soit une absence totale d’appétit, soit une perversion de l'appétit dans laquelle le sujet ressent un désir exagéré pour les mets épicés, excitants et acides.
    Une autre variante est le terme "malacus" utilisé comme adjectif pour caractériser une étoffe, un tissu, particulièrement doux et moelleux, ou une caresse tendre et douce.
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Malacie   Malacique
Neurologie, angiologie et médecine vasculaire
  -  [Angl. : Malacia, Malacic]    N. f.  * malacie : du grec malakia, malakos, mollesse, mou. 
    La malacie est le ramollissement pathologique d'un organe et ce terme s'utilise davantage comme suffixe. C'est ainsi que l'on parle d'ostéomalacie pour un ramollissement d'un ou plusieurs os, de cérébromalacie s'il s'agit d'un ramollissement pathologique des tissus du cerveau, d'artériomalacie pour le ramollissement d'une artère etc. Ostéomalacie des membres inférieurs chez un jeune enfant (rachitisme) 
    Ces phénomènes de ramollissement sont fréquents après un accident vasculaire (thrombose, phlébite, embolie) qui obstrue une artère et provoque, selon la localisation, un AVC (accident vasculaire cérébral) ou ictus apoplectique, un infarctus (cœur, foie, rein ...) 
    Adj. : malacique : caractérise tout ce qui est capable de ramollir un tissu, un organe. Syn. : émollient.
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Malacoplakie
Pneumologie,
médecine biologique  -  [Angl. : Malacoplakia]    N. f.  * malaco : du grec malakia, malakos [malac(o)-, -malacie], mollesse, mou ; * plakie : du suffixe -plakie, utilisé uniquement dans cette expression, dérivé du mot plaque, ne figurant pas dans les dictionnaires. 
    Chez l'homme, le Rhodococcus (coccobacille aérobie strict Gram+, appartenant à la famille des actinomycétales, présent dans le sol et le tube digestif  des équidés dont le poulain),
peut infecter les sujets immunodéprimés. La pneumonie nécrosante et abcédée est la forme la plus fréquente. La malakoplakie survient uniquement chez des sujets immunodéprimés, principalement séropositifs au VIH (virus de l'immunodéficience humaine ou SIDA).
    Elle peut s'exprimer par une fièvre et une toux sèche non productive, plus rarement par une dyspnée, des douleurs thoraciques voire une hémoptysie (présence de sang dans les crachats résultant de la toux). La radiographie pulmonaire montre des opacités confluentes, atteignant surtout les lobes supérieurs, s'excavant en 15 à 30 jours, pouvant s'associer à un épanchement pleural et plus rarement à des adénopathies. L'analyse bactériologique des sécrétions bronchiques, du liquide de LBA (lavage bronchoalvéolaire) et du sang permet souvent d'isoler le Rhodococcus equi, dont la culture révèle en 2 à 4 jours des colonies mucoïdes roses saumonées caractéristiques.
    Malgré sa sensibilité à de nombreux antibiotiques, en particulier aux associations parentérales (imipénème, érythromycine, rifampicine, vancomycine et aminosides), le traitement peut aboutir au bout de quelques mois à une chirurgie d'exérèse, dont la place n'est pas actuellement bien définie. 
    D'un point de vue anatomopathologique, la malakoplakie réalise une masse pseudotumorale de taille variable, de teinte beige, avec ou sans nécrose. Elle peut infiltrer la plèvre et le médiastin, et parfois s'étendre à l'arbre bronchique. En histologie, elle réalise une infiltration compacte de macrophages au cytoplasme dense éosinophile contenant des corps caractéristiques de Michaelis-Gutmann et de germes Gram+, Ziehl-. La pathogénie de la malakoplakie reste mal connue.     Haut de page

Malacoplasie
Néphrologie urologie
  -  [Angl. : Malakoplakia]    N. f.  * malaco : du grec malakia, malakos [malac(o)-, -malacie], mollesse, mou ; * plasie : du grec plasis,  plassein [-plasie, -plasique], action de façonner, modeler. 
    La malacoplasie est une affection très particulière, qui affecte essentiellement la vessie et qui est peut-être plus connue sous le nom de cystite en plaques. C'est une pathologie de type inflammatoire et qui peut être associée à une myélodysplasie. Le diagnostic précis de la malacoplasie vésicale repose sur la cystoscopie (examen permettant de visualiser l'intérieur de la vessie) et la biopsie, c'est-à-dire le prélèvement d'un fragment de plaque pour analyse.       Haut de page