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Dernière modification : 9-12-2018

Mandibul(o)-     Du bas latin mandibula ou du latin classique mandere, mâcher, manger. La racine mandibulo et les termes qu'elle a formés se rapportent à la mandibule, squelette de la mâchoire inférieure de l’homme et des vertébrés.
Manduc(a)-, manducatio-     Du latin manducatio, action de manger, dérivé de manducare, mâcher, manger. D'abord terme de théologie catholique en parlant de l'Eucharistie, le mot manducation a été employé ensuite en physiologie mais son usage pour désigner le fait de manger est resté très confidentiel.


Mandibulaire - Mandibulaire (angle) - Mandibulaire (arcade dentaire) - Mandibulaire (articulation temporo-) - Mandibulaire (foramen) - Mandibulaire (nerf) - Mandibule - Mandibule (angle de la) - Mandibulectomie - Mandibulofacial - Mandibolooculofacial - Manducable - Manducateur - Manducateur (appareil) - Manducateur (dysfonctionnement de l'appareil) - Manducateur (syndrome algodysfonctionnel de l'appareil) - Manducation - Manducatoire - Manducatrice -

Mandibulaire
Odontostomatologie, anatomie  -  [Angl. : Mandibular]    Adj.  * mandibul- : du bas latin mandibula ou du latin classique mandere, mâcher ; se rapporte à la mandibule, mâchoire inférieure de l’homme et des vertébrés ; * aire : du suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif ou un adjectif à partir d’une racine. 
    L'adjectif mandibulaire caractérise tout ce qui se rapporte à la mandibule, c'est-à-dire à la mâchoire inférieure.    Haut de page

Mandibulaire (angle)    Mandibule (angle de la)
Neurologie, anatomie  -  [Angl. : Mandibular angle]    Adj.  * angle :  du latin angulus [angul(o)-, -angulaire], saillie formée par deux droites ou deux plans qui se coupent ; * mandibul- : du bas latin mandibula ou du latin classique mandere, mâcher ; se rapporte à la mandibule, mâchoire inférieure de l’homme et des vertébrés ; * aire : du suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif ou un adjectif à partir d’une racine. 
    L'angle mandibulaire est une donnée anthropométrique qui correspond (voir le schéma) à l'angle formé par les deux lignes passant l'une le long du bord inférieur du corps de la mandibule, l'autre par le bord postérieur de la branche montante. La valeur moyenne de cet angle est d'environ 119° chez l'adulte. Il est généralement supérieur à cette valeur chez les jeunes enfants avant l'apparition des dents, ainsi que chez les personnes âgées édentées et non appareillées.        Nerf et canal mandibulaires            Haut de page

Mandibulaire (arcade dentaire)
Anatomie, odontostomatologie  -  [Angl. : Mandibular dental arch]   N. f.  * arcade : du latin arcum, accusatif de arcus, en forme d'arc ; * dentaire : du latin dens, dentis [dent(o)-, dentin(o)-, -dental], dent et, par analogie, ce qui a la forme d’une dent ; * mandibul- : du bas latin mandibula ou du latin classique mandere, mâcher ; se rapporte à la mandibule, mâchoire inférieure de l’homme et des vertébrés ; * aire : du suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif ou un adjectif à partir d’une racine. 
    L'arcade dentaire est formée par toutes les dents de la mandibule (mâchoire inférieure) ou toutes les dents du maxillaire (mâchoire supérieure), dans leur position normale. Le schéma montre les dents des deux arcades supérieure et inférieure, ainsi que la nomenclature internationale indiquant leur position. En ce qui concerne l'arcade dentaire mandibulaire, les dents sont fixées sur le corps de la mandibule, ou unité corporéale.    Les arcades dentaires 
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Mandibulaire (articulation temporo-)
Anatomie, odontostomatologie  -  [Angl. : Temporomandibular dental joint - TMJ]   N. f.   * articulation : du latin articulus [articul(o)-, -articulaire], articulation ; * temporo-du latin tempula (de tempora) [temp(o)-, -temporal], temple - partie latérale de la tête comprise entre l’œil, le front, l’oreille et la joue ; * mandibul- :du bas latin mandibula ou du latin classique mandere, mâcher ; se rapporte à la mandibule, mâchoire inférieure de l’homme et des vertébrés ; * aire : du suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif ou un adjectif à partir d’une racine. 
    L'a
rticulation temporomandibulaire (anc. orth. : temporo-mandibulaire) ou ATM, est qualifiée de diarthrose bicondylienne, car il s'agit de deux articulations qui fonctionnent de façon synchrone. Comme celle du genou, elle présente la particularité de posséder un disque fibrocartilagineux, parfois appelé ménisque, attaché au condyle mandibulaire par des ligaments qui le rendent totalement solidaire des mouvements du condyle.
    Sa forme concavoconvexe lui permet de s'adapter à la fois à la cavité glénoïde et au versant antérieur du condyle. Quand le condyle fait un mouvement vers l'avant avec basculement, le disque suit parfaitement ce déplacement, comme dans les mouvements de propulsion rétropulsion ou de diduction. L'existence de ce disque partage l'articulation en deux unités : une articulation temporodiscale et une articulation discomandibulaire.
    Les deux surfaces, du condyle mandibulaire et de la cavité glénoïde ou fosse mandibulaire temporale, sont recouvertes de cartilage articulaire, et les structures de cette ATM sont entourées par une capsule, tapissée de la synoviale. À noter que, au niveau du condyle mandibulaire, seul le versant antérieur est articulaire.    Schéma de l'ATM           Haut de page

Mandibulaire (foramen)
Odontostomatologie, neurologie, anatomie  -  [Angl. : Mandibular nerve]    Adj.  * foramen :  mot latin provenant lui-même de forare, trouer ; * mandibul- : du bas latin mandibula ou du latin classique mandere, mâcher ; se rapporte à la mandibule, mâchoire inférieure de l’homme et des vertébrés ; * aire : du suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif ou un adjectif à partir d’une racine. 
    Le nerf mandibulaire est un nerf mixte, c'est-à-dire qu'il possède des fibres qui conduisent les influx nerveux sensitifs et des fibres qui conduisent les influx nerveux moteurs, permettant de mordre, mâcher, avaler. Il constitue la branche terminale du nerf trijumeau ou nerf V (5e paire de nerfs crâniens), nerf sensitif de la face et nerf moteur des muscles masticateurs.
Ce nerf trijumeau (V) se divise en 3 branches principales :
- le nerf ophtalmique (V1),
- le nerf maxillaire (V2) et
- le nerf mandibulaire (V3).
    Le nerf mandibulaire entre dans le milieu de la face interne de la branche montante par un l'orifice du canal dentaire, appelé foramen mandibulaire, (voir le schéma de la mandibule) puis progresse vers le bas et vers l'avant sous les apex ou pointes des racines des dents. Il ressort de la mandibule par le face vestibulaire (entre la mâchoire et les joues) par le trou mentonnier.   Nerf et canal mandibulaires     
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Mandibulaire (nerf) 
Odontostomatologie, neurologie, anatomie  -  [Angl. : Mandibular nerve]    Adj.  * nerf :  du latin nervus, nervosus [nerf, nerveux], ligament, tendon ; chacun des organes ayant la forme d’un cordon blanchâtre et servant de conducteur à la sensibilité et au mouvement ; familièrement, désigne les tendons d’un muscles : une viande « nerveuse » ; * mandibul- : du bas latin mandibula ou du latin classique mandere, mâcher ; se rapporte à la mandibule, mâchoire inférieure de l’homme et des vertébrés ; * aire : du suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif ou un adjectif à partir d’une racine. 
    Le nerf mandibulaire est un nerf mixte, c'est-à-dire qu'il possède des fibres qui conduisent les influx nerveux sensitifs et des fibres qui conduisent les influx nerveux moteurs, permettant de mordre, mâcher, avaler. Il constitue la branche terminale du nerf trijumeau ou nerf V (5e paire de nerfs crâniens), nerf sensitif de la face et nerf moteur des muscles masticateurs.
Ce nerf trijumeau (V) se divise en 3 branches principales :
- le nerf ophtalmique (V1),
- le nerf maxillaire (V2) et
- le nerf mandibulaire (V3).
    Le nerf mandibulaire entre dans le milieu de la face interne de la branche montante par un l'orifice du canal dentaire, appelé foramen mandibulaire, (voir le schéma de la mandibule) puis progresse vers le bas et vers l'avant sous les apex ou pointes des racines des dents. Il ressort de la mandibule par le face vestibulaire (entre la mâchoire et les joues) par le trou mentonnier.   
Nerf et canal mandibulaires      Haut de page

Mandibule
Odontostomatologie, neurologie, anatomie  -  [Angl. : Mandible, mandibula]    N. f.   * mandibule : du bas latin mandibula ou du latin classique mandere, mâcher ; se rapporte à la mandibule, mâchoire inférieure de l’homme et des vertébrés. 
    La mandibule, connue aussi sous le nom de maxillaire inférieur, est formée par deux demi-mandibules qui sont soudées à l'avant en formant la symphyse mentonnière. À l'arrière de cette symphyse, donc du côté de la cavité buccale ou linguale, on distingue 4 éminences ou apophyses, que l'on appelle les geni apophyses (certains auteurs écrivent géni) ou apophyses géniennes,
- deux supérieures qui servent d'insertion aux muscles génioglosses et
- deux inférieures qui permettent l'insertion des muscles géniohyoïdiens.

    Les adjectifs génien et génienne caractérisent ce qui se rapporte au menton. Il arrive souvent que ces apophyses soient plus ou moins soudées. Comme le maxillaire supérieur, la mandibule présente
- 4 incisives à bord tranchant, puis
- 2 canines plus ou moins pointues,
- 4 prémolaires à couronne bicuspide et
- 6 molaires à couronne multicuspide.
    Soit un total de 16 dents par maxillaire et 32 en tout. 

    Depuis plusieurs années, on a attribué aux dents une numérotation internationale. Les maxillaires sont divisés en quatre cadrans, 1 désigne le cadran supérieur droit, 2 le cadran supérieur gauche, 3 pour le cadran inférieur gauche, 4 pour le cadran inférieur droit. Dans chaque cadran, les dents sont numérotées de 1 à 8 en partant du milieu jusqu'au fond de la cavité buccale. La numérotation se fait à deux chiffres : le premier chiffre indique le cadran, le deuxième la dent elle-même. C'est ainsi que la dent 33 est la canine inférieure gauche, et la dent 46 la première molaire inférieure droite.
    Le nerf mandibulaire est un nerf mixte, c'est-à-dire qu'il possède des fibres qui conduisent les influx nerveux sensitifs et des fibres qui conduisent les influx nerveux moteurs. Il constitue la branche terminale du nerf trijumeau ou nerf V (5e paire de nerfs crâniens), nerf sensitif de la face et nerf moteur des muscles masticateurs.         
Détail de la mandibule    Emplacement et nomenclature des dents     Schéma de l'ATM     Haut de page

Mandibulectomie
Odontostomatologie, chirurgie dentaire et maxillofaciale  -  [Angl. : Mandibulectomy]   N. f.   * mandibule : du bas latin mandibula ou du latin classique mandere, mâcher ; se rapporte à la mandibule, mâchoire inférieure de l’homme et des vertébrés ; * ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation. 
    La mandibulectomie est une intervention de chirurgie maxillofaciale qui consiste à ôter tout ou partie de la mandibule. Cette intervention peut être pratiquée en cas de traumatisme grave ou pour l'ablation d'une tumeur par exemple. Cette résection peut être marginale et ne concerne alors qu'une petite partie de l'os, des dents et des tissus mous correspondants, ou segmentaire et c'est alors une partie plus importante de la mandibule qui est concernée.
    L'opération sera généralement suivie d'une reconstruction par greffe osseuse ou/et d'une pose d'implants.     Haut de page

Mandibulofacial, e
Odontostomatologie, chirurgie dentaire et maxillofaciale  -  [Angl. : Mandibulofacial]   Adj.   * mandibulo : du bas latin mandibula ou du latin classique mandere, mâcher ; se rapporte à la mandibule, mâchoire inférieure de l’homme et des vertébrés ; * facial : du latin facies, facia [-facial], partie antérieure de la tête de l’homme. 
    L'adjectif mandibulofacial, e, aux, caractérise ce qui se rapporte en même temps à la mandibule ou maxillaire inférieur et à la face.      Haut de page

Mandibulooculofacial    Mandibulo-oculofacial
Odontostomatologie, chirurgie dentaire et maxillofaciale  -  [Angl. : Mandibulooculofacial]   Adj.   * mandibulo : du bas latin mandibula ou du latin classique mandere, mâcher ; se rapporte à la mandibule, mâchoire inférieure de l’homme et des vertébrés ; * oculo : du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil, * facial : du latin facies, facia [-facial], partie antérieure de la tête de l’homme. 
    L'adjectif mandibulooculofacial, ou mandibulo-oculofacial, caractérise ce qui se rapporte en même temps à la mandibule ou maxillaire inférieur à l'œil et à la face.      Haut de page

Manducable
Odontostomatologie, neurologie  -  [Angl. : Manducable]    Adj.  * manduc(a)- : du latin manducatio, action de manger, dérivé de manducare, mâcher, manger ; * able : suffixe qui transforme un verbe en adjectif
    L'adjectif manducable caractérise ce qui est "mangeable", c'est-à-dire que l'on peut mastiquer et avaler. Cet adjectif est aujourd'hui plus ou moins obsolète.      Haut de page

Manducation
Odontostomatologie, neurologie  -  [Angl. : Manducation]    N. f.  * manduc(a)- :  du latin manducatio, action de manger, dérivé de manducare, mâcher, manger ; * ation : du latin atio, ationis [-ation, -ateur], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom, ou un verbe (et son sujet) en un substantif (nom d’agent ou d’instrument, nom de personne exerçant une action, un métier, etc.).  La manducation est l'ensemble des phénomènes qui transforment les aliments dans la bouche : * mastication : le fait de mâcher, * action de la salive : imprégnation des aliments et début d'action de la ptyaline - amylase, * déglutition : le fait d'avaler : les aliments passent de la bouche dans le pharynx puis l'œsophage. À noter que le mot manducation, synonyme ancien de mâcher, manger, n'est pratiquement plus utilisé aujourd'hui. Trajet des aliments pendant la manducation (flèches oranges)       Haut de page

Manducateur   Manducatrice   Manducatoire
Odontostomatologie, neurologie  -  [Angl. : Manducator, manducatory]    Adj.  * manduc(a)- :  du latin manducatio, action de manger, dérivé de manducare, mâcher, manger ; * ateur, atrice, atoire : du latin atio, ationis [-ation, -ateur], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom, ou un verbe (et son sujet) en un substantif (nom d’agent ou d’instrument, nom de personne exerçant une action, un métier, etc.). 
    Les adjectifs manducateur, manducatrice, manducatoire sont synonymes et caractérisent tout organe (muscle, nerf, os...) ou action qui intervient dans les phénomènes de transformation des aliments dans la bouche. Pour plus de détails, voir la définition du mot manducation. À noter que ces adjectifs sont aujourd'hui désuets et utilisés uniquement (et de plus en plus rarement) en odontostomatologie.
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Manducateur (appareil)
Odontostomatologie, neurologie, myologie  -  [Angl. : Manducator apparatus]    Adj.  * manduc(a)- :  du latin manducatio, action de manger, dérivé de manducare, mâcher, manger ; * ateur, atrice, atoire :du latin atio, ationis [-ation, -ateur], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom, ou un verbe (et son sujet) en un substantif (nom d’agent ou d’instrument, nom de personne exerçant une action, un métier, etc.) ; * appareil : du latin populaire appariculum, du latin classique apparatus, de apparare, préparer ; en biologie, ensemble d’organes ou d’éléments qui assurent une même fonction. 
    L
'appareil manducateur désigne tous les organes qui interviennent dans l'alimentation avant le passage du bol alimentaire dans l'œsophage. Il comprend les arcades dentaires et leur support osseux, maxillaire et mandibule, les muscles manducateurs ou masticateurs, l'articulation temporo-mandibulaire, la langue, le palais, les glandes salivaires.

* Les arcades dentaires. [Angl. : Dental arch]   N. f.  * arcade : du latin arcum, accusatif de arcus, en forme d'arc ; * dentaire : du latin dens, dentis [dent(o)-, dentin(o)-, -dental], dent et, par analogie, ce qui a la forme d’une dent. 
    L'arcade dentaire est formée par toutes les dents de la mandibule (mâchoire inférieure) ou toutes les dents du maxillaire (mâchoire supérieure), dans leur position normale. Depuis plusieurs années, on a attribué aux dents une numérotation internationale. Les maxillaires sont divisés en quatre cadrans, 1 désigne le cadran supérieur droit, 2 le cadran supérieur gauche, 3 pour le cadran inférieur gauche, 4 pour le cadran inférieur droit. Dans chaque cadran, les dents sont numérotées de 1 à 8 en partant du milieu jusqu'au fond de la cavité buccale. La numérotation se fait à deux chiffres : le premier chiffre indique le cadran, le deuxième la dent elle-même. C'est ainsi que la dent 33 est la canine inférieure gauche, et la dent 46 la première molaire inférieure droite.  Les arcades dentaires et la nomenclature des dents 

* Le maxillaire supérieur. [Angl. : Maxilla]   N. m.  * maxillaire : du latin maxilla [maxill(o)-, -maxillaire], mâchoire ; * supérieur : du latin super, au-dessus, sur, qui indique une position au-dessus d’une autre. 
    À l'appellation maxillaire supérieur, on préfère aujourd'hui le nom de maxillaire (par opposition à la mandibule que l'on appelait maxillaire inférieur. Le maxillaire est formé par deux os maxillaires délimitant les fosses nasales et s'unissant au niveau de leur partie inférieure pour former la voûte palatine.
Ils font aussi partie du plancher des cavités orbitaires et se situent au centre du massif facial. Les bords inférieurs de ces os maxillaires portent l'arcade dentaire supérieure. Chacun des deux maxillaires est creusé d'une cavité ou sinus maxillaire. Le nerf maxillaire est une branche terminale du nerf V ou nerf trijumeau ou 5e paire de nerfs crâniens. C'est un nerf mixte (sensitif et moteur) qui se divise en plusieurs branches : méningé moyen, orbitaire, dentaire postérieur et dentaire antérieur.   Les sinus de la face 

* La mandibule. [Angl. : Mandible, mandibula]    N. f.   * mandibule : du bas latin mandibula ou du latin classique mandere, mâcher ; se rapporte à la mandibule, mâchoire inférieure de l’homme et des vertébrés. 
    La mandibule, connue aussi sous le nom de maxillaire inférieur, est formée par deux demi-mandibules qui sont soudées à l'avant en formant la symphyse mentonnière. À l'arrière de cette symphyse, donc du côté de la cavité buccale ou linguale, on distingue 4 éminences ou apophyses, que l'on appelle les geni apophyses (certains auteurs écrivent géni) ou apophyses géniennes, deux supérieures qui servent d'insertion aux muscles génioglosses et deux inférieures qui permettent l'insertion des muscles géniohyoïdiens.
    Les adjectifs génien et génienne caractérisent ce qui se rapporte au menton. Il arrive souvent que ces apophyses soient plus ou moins soudées. Comme le maxillaire supérieur, la mandibule présente 4 incisives à bord tranchant, puis 2 canines plus ou moins pointues, 4 prémolaires à couronne bicuspide et 6 molaires à couronne multicuspide. Soit un total de 16 dents par maxillaire et 32 en tout.  Le nerf mandibulaire est un nerf mixte, c'est-à-dire qu'il possède des fibres qui conduisent les influx nerveux sensitifs et des fibres qui conduisent les influx nerveux moteurs. Il constitue la branche terminale du nerf trijumeau ou nerf V (5e paire de nerfs crâniens), nerf sensitif de la face et nerf moteur des muscles masticateurs.     
Détail de la mandibule 

* Les muscles manducateurs ou masticateurs[Angl. : Manducator muscle]    N. m.   * muscle : du latin musculus [muscul(o)-, -musculaire], petite souris, relatif au muscle et à ses fibres irritables et contractiles assurant les mouvements ; * manduc(a)- :  du latin manducatio, action de manger, dérivé de manducare, mâcher, manger ; * ateur, atrice, atoire :du latin atio, ationis [-ation, -ateur], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom, ou un verbe (et son sujet) en un substantif (nom d’agent ou d’instrument, nom de personne exerçant une action, un métier, etc.). 
    La mastication est un ensemble de mouvements compliqués de la mandibule mobile par rapport au maxillaire fixe, qui résulte de l'action coordonnée de plusieurs muscles.

# Des muscles élévateurs comme le muscle masséter, pair, qui s'insère sur l'arcade zygomatique et sur la face externe de la branche mandibulaire (la partie montante de la mandibule), au niveau de l'angle, le muscle temporal, pair, qui s'insère sur la face latérale du crâne et sur la branche montante de la mandibule, le muscle ptérygoïdien médial, pair, inséré sur le processus ptérygoïde du sphénoïde et sur la face interne profonde (ou médiale) de la mandibule.
# Des muscles abaisseurs, moins nombreux car l'abaissement de la mandibule peut se faire sous la simple force de la gravité : muscle digastrique, pair, qui doit son nom au fait qu'il a deux "ventres". Inséré au processus mastoïde du temporal et sur la face interne de la mandibule au niveau de la symphyse mentonnière, il passe par des anneaux fibreux de l'os hyoïde ; même rôle abaisseur pour le muscle mylohyoïdien, pair, qui s'insère au niveau de l'os hyoïde et de la face médiale de la mandibule et pour le muscle géniohyoïdien.
# Des muscles pour la propulsion - rétropulsion (mouvements d'avant en arrière), comme le ptérygoïdien latéral qui s'insère au niveau du col du condyle de la mandibule.
# Des muscles diducteurs pour la diduction (mouvements latéraux de la mandibule), comme le muscle temporal et le muscle digastrique.       Quelques muscles manducateurs 

* L'articulation temporomandibulaire.   [Angl. : Temporomandibular joint - TMJ]    N. f.   * articulation : du latin articulus [articul(o)-, -articulaire], articulation ; * temporo-du latin tempula (de tempora) [temp(o)-, -temporal], temple - partie latérale de la tête comprise entre l’œil, le front, l’oreille et la joue ; * mandibul- :du bas latin mandibula ou du latin classique mandere, mâcher ; se rapporte à la mandibule, mâchoire inférieure de l’homme et des vertébrés ; * aire : du suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif ou un adjectif à partir d’une racine. 
    L'articulation temporomandibulaire (ou temporo-mandibulaire - ATM) est qualifiée de diarthrose bicondylienne, car il s'agit de deux articulations qui fonctionnent de façon synchrone. Comme celle du genou, elle présente la particularité de posséder un disque fibrocartilagineux, parfois appelé ménisque, attaché au condyle mandibulaire par des ligaments qui le rendent totalement solidaire des mouvements du condyle. Sa forme concavoconvexe lui permet de s'adapter à la fois à la cavité glénoïde et au versant antérieur du condyle. Quand le condyle fait un mouvement vers l'avant avec basculement, le disque suit parfaitement ce déplacement, comme dans les mouvements de propulsion rétropulsion ou de diduction.
    L'existence de ce disque partage l'articulation en deux unités : une articulation temporodiscale et une articulation discomandibulaire. Les deux surfaces, du condyle mandibulaire et de la cavité glénoïde ou fosse mandibulaire temporale, sont recouvertes de cartilage articulaire, et les structures de cette ATM sont entourées par une capsule, tapissée de la synoviale. À noter que, au niveau du condyle mandibulaire, seul le versant antérieur est articulaire.    Schéma de l'ATM 

* La langue.   [Angl. : Tongue]    N. f.   * langue : du latin lingua [langage, langue, -lingual], relatif à la langue. 
    La langue est un organe musculeux qui permet la déglutition
. Elle est responsable de la perception des saveurs amer, acide, sucré et salé. Cette perception se fait grâce à des petites saillies ou papilles linguales qui contiennent les bourgeons gustatifs. On distingue en fait plusieurs sortes de papilles linguales, en fonction de leur forme : papilles caliciformes (donc en forme de calice), les plus grandes, papilles fongiformes (en forme de champignon), papilles filiformes et papilles foliées, rares et rudimentaires chez l'homme. 
    La langue en vue supérieure  

* Le palais.   [Angl. : Palate, Osseous palate, Hard palate]   N. m.  * palais : du latin palatum [palat(o)-], voûte du palais, relatif au palais. 
    Le palais (ou la voûte palatine) est la partie supérieure de la cavité buccale, formé essentiellement du palais osseux ou palais dur et, à l'arrière, du palais mou ou palais musculomembraneux ou voile du palais, musculaire et membraneux qui se termine par la luette. Il sépare la cavité buccale des fosses nasales. Le palais osseux est formé par les deux os maxillaires supérieurs et les deux os palatins. Le palais mou se termine au centre par la luette et, de chaque côté, par un pilier antérieur et un pilier postérieur, entre lesquels se trouve une amygdale.
    Il a un rôle essentiel dans la déglutition en fermant l'orifice des fosses nasales et en empêchant ainsi le reflux du bol alimentaire et des aliments vers les fosses nasales. En même temps, l'épiglotte ferme l'orifice de la trachée, de sorte que les aliments n'aient plus qu'une issue possible : l'œsophage.   Détail du palais osseux   
 L'intérieur de la bouche et le palais mou


* Les glandes salivaires. [Angl. : Salivary gland, Parotid gland, Submaxillary gland submandibular gland, Sublingual gland, Oral gland]   N. f.  * glande : du latin glandula, de glans, glandis, gland ; en médecine, une glande est un organe destiné à élaborer certaines substances à l’extérieur du corps ou dans le milieu intérieur ; * salivaire : du latin saliva [salivaire, salive], liquide visqueux produit par les 3 paires de glandes (salivaires) de la bouche. 
    Nous avons 3 paires de glandes salivaires (ou glandes orales) : les parotides, les sous-maxillaires et les sublinguales.
La salive contient essentiellement de l'eau, mais aussi des électrolytes (surtout chlore, sodium, potassium), une enzyme digestive : la ptyaline qui commence à agir sur les amidons, un peu de mucus, entre autres. Ses fonctions essentielles sont l'humidification des aliments pour former le bol alimentaire, mais aussi de la bouche, facilitant par la même occasion la phonation, la mastication et la déglutition.
 Localisation des glandes salivaires       Haut de page

Manducateur (dysfonctionnement de l'appareil)
Odontostomatologie, neurologie  -  [Angl. : Dysfunction of the manducatory apparatus]    N. m.  * dys- : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * fonctionnement : du latin functio, de fungi [-fonction, -fonctionnel, elle], qui a rapport aux fonctions organiques ou psychiques ; * manduc(a)- :  du latin manducatio, action de manger, dérivé de manducare, mâcher, manger ; * ateur, atrice, atoire :du latin atio, ationis [-ation, -ateur], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom, ou un verbe (et son sujet) en un substantif (nom d’agent ou d’instrument, nom de personne exerçant une action, un métier, etc.). 
    L'appareil manducateur
désigne tous les organes qui interviennent dans l'alimentation avant le passage du bol alimentaire dans l'œsophage. Il comprend les arcades dentaires et leur support osseux, maxillaire et mandibule, les muscles manducateurs ou masticateurs, l'articulation temporo-mandibulaire, la langue, le palais, les glandes salivaires. Chacun de ces organes étant susceptible de présenter une ou plusieurs pathologies, on comprendra aisément que les causes possibles de dysfonctionnement de l'appareil manducateur ou DAM, sont particulièrement nombreuses. Pour une description plus détaillée de l'appareil manducateur, voir sa description.       Haut de page

Manducateur (syndrome algodysfonctionnel de l'appareil)
Odontostomatologie, neurologie  -  [Angl. : Algodysfunctional syndrome of the manducatory apparatus]    N. m.   * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie ; * algo- : du grec algos [alg(o)-, -algie, -algique], douleur ; * dys- : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * fonctionnel : du latin functio, de fungi [-fonction, -fonctionnel, elle], qui a rapport aux fonctions organiques ou psychiques ; * manduc(a)- :  du latin manducatio, action de manger, dérivé de manducare, mâcher, manger ; * ateur, atrice, atoire :du latin atio, ationis [-ation, -ateur], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom, ou un verbe (et son sujet) en un substantif (nom d’agent ou d’instrument, nom de personne exerçant une action, un métier, etc.). 
    Le syndrome algodysfonctionnel de l'appareil manducateur ou SADAM,
caractérise l'ensemble des troubles liés à un fonctionnement anormal de l'articulation temporomandibulaire (dû souvent à un défaut d'occlusion) pouvant être responsable de douleurs paroxysmiques craniofaciales (touchant le crâne et le visage). Ce syndrome peut provoquer des algies faciales trigéminales (dues au nerf trijumeau) ou d’algies vasculaires, mais aussi des troubles fonctionnels de l'oreille : hypoacousie, bourdonnements, vertiges, acouphènes.
    Le SADAM ou syndrome de Costen (James COSTEN, otorhinolaryngologiste américain, né en 1895, mort en 1962) peut toucher toute la population, mais plus particulièrement les femmes de 20 à 40 ans.     Schéma de l'ATM       Haut de page