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Dernière modification : 9-12-2018

dic(o)-, médicin(o)-       Du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine. L'élément latin medicus et ses dérivés ont permis la formation d'un grand nombre de composés, avec médic(o)- ou médicin(o)- en position initiale, ou en position centrale (démédicalisation), voire finale comme dans biomédical. 


Médecin - Médecin-conseil - Médecine - Médecine aéronautique - Médecine alternative - Médecine clinique - Médecine dentaire - Médecine douce - Médecine du sport - Médecin du travail - Médecine du travail - Médecine hyperbare - Médecine interne - Médecine légale - Médecine mentale - Médecine militaire - Médecine nucléaire - Médecine nutritionnelle - Médecine parallèle - Médecine physique et de réadaptation - Médecine préventive - Médecine sociale - Médecine spatiale - Médecine traditionnelle - Médecine tropicale - Médecine vasculaire - Médecine vétérinaire - Médecin généraliste - Médecin légiste - Médecin référent - Médecin spécialiste - Médecin traitant - Médical - Médicalement - Médicalisation - Médicament - Médicamenter - Médicamenteux - Médicament générique - Médicastre - Médicat - Médication - Médicinal - Médicochirurgical - Médicolégal - Médicopédagogique - Médicosocial -

Médecine   Médecin   Médecin généraliste   Médecin spécialiste   Médical   Médicinal   Médicalement   Médicalisation   Médicochirurgical    Médicopédagogique  Médicosocial
Médecine générale, toutes les spécialités  -  [Angl. : Medicine, Physician, General practicioner, Specialist physician, Medical, Medicinal, Medically, Medicalization, Medicochirurgical, Medico-pedagogic, Medicosocial]    N. f.  * médecine : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine. 
    D'une façon générale, la médecine peut être définie comme la science qui étudie toutes les maladies, leur évolution et les traitements qui permettent de les juguler. Le médecin généraliste ou omnipraticien est celui qui reçoit les patients en première consultation, pour les diriger, si nécessaire, vers un médecin spécialiste. Voici la liste des différentes spécialités et disciplines médicales (extrait du site du Ministère de la Santé) :

Spécialités médicales : Anatomie et cytologie pathologiques (5 ans) ; Cardiologie et maladies vasculaires (4 ans) ; Dermatologie et vénérologie (4 ans) ; Endocrinologie et métabolismes (4 ans) ; Gastroentérologie et hépatologie (4 ans) ; Médecine interne (5 ans) ; Néphrologie (4 ans) ; Neurologie (4 ans) ; Pneumologie (4 ans) ; Radiodiagnostic et imagerie médicale (5 ans) ; Médecine physique et de réadaptation (4 ans) ; Rhumatologie (4 ans) ; Hématologie (5 ans) ; Médecine nucléaire (4 ans) ; Oncologie (5 ans) ; Génétique médicale (4 ans).

Spécialités chirurgicales : Chirurgie générale (5 ans) ; Chirurgie infantile (3 ans) ; Chirurgie maxillofaciale et stomatologie (3 ans) ; Chirurgie de la face et du cou (3  ans) ; Neurochirurgie 5 ans) ; Ophtalmologie (5 ans) ; Otorhinolaryngologie (5 ans) ; Chirurgie viscérale et digestive (3 ans) ; Chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (3 ans) ; Chirurgie vasculaire (3 ans) ; Chirurgie orthopédique et traumatologie (3 ans) ; Chirurgie urologique (3 ans) ; Chirurgie thoracique et cardio-vasculaire (3 ans).

Autres disciplines : Anesthésie- réanimation (5 ans) ; Biologie médicale (4 ans) ; Médecine du travail (4 ans) ; Gynécologie médicale (4 ans) ; Gynécologie obstétrique (5 ans) ; Pédiatrie (4 ans) ; Psychiatrie (4 ans) ; Santé publique et médecine sociale (4 ans) ; Médecine générale (3 ans)".

    Les adjectifs médical et médicinal se rapportent à la médecine. La médicalisation est le fait de faire intervenir la médecine et l'adverbe médicalement indique qu'il y a intervention de la médecine. L'adjectif médicopédagogique concerne des organismes qui s'occupent d'enfants handicapés ou en difficulté d'adaptation scolaire ; l'adjectif médicosocial est relatif à la médecine sociale, comme l'assistance médicosociale.      Haut de page

Médecine clinique   Médecine douce   Médecine préventive   Médecine sociale   Médecine alternative   Médecine parallèle   Médecine militaire   Médecine aéronautique   Médecine spatiale  Médecine du sport     Médecine mentale   Médecine traditionnelle   Médecine tropicale
Médecine générale, plusieurs spécialités  -  [Angl. : Clinical medicine, Soft medicine, Preventive medicine, Socialized medicine, Alternative medicine, Parallel medicine, Military medicine, Aeronautic medicine, Aerospace medicine]    N. f.  * médecine : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine. 
    Il existe plusieurs façons de pratiquer la médecine sans tenir compte des spécialités. Quelques exemples :
* La médecine clinique (du latin clinicus, ou sous sa forme substantive clinice : médecine exercée près du lit d'un malade, ou du grec klinikos : qui concerne le lit) est celle qui se pratique "au lit du malade", c'est-à-dire essentiellement en milieu hospitalier, dans les cliniques et tous les lieux de soins (maisons de cure, de retraite ...) ;
* La médecine douce est un ensemble de pratiques qui se veulent moins agressives que la médecine traditionnelle et qui comprend l'homéopathie, la phytothérapie et tout ce que certains appellent parfois les médecines parallèles ou alternatives.
* La médecine préventive n'est pas une spécialité médicale, mais un ensemble d'interventions (hygiène, prévention, dépistage) auprès des patients pour améliorer leur qualité de vie. En général, ce sont les omnipraticiens qui pratiquent cette médecine préventive.
* La médecine sociale est davantage exercée par les pouvoirs publics et a des objectifs de prévention en agissant essentiellement sur les facteurs sociaux défavorables.
* La médecine militaire comprend elle aussi de nombreuses spécialités, mais est réservée à l'armée, que ce soit en temps de guerre comme en temps de paix.
* La médecine aéronautique étudie tout ce qui concerne les pathologies liées à l'aviation, alors que la médecine spatiale est relative aux conditions très spéciales que l'homme rencontre dans l'espace : apesanteur, forte accélération au décollage ...  
* La médecine du sport traite des documents nécessaires (certificats d'aptitude) à la pratique d'un sport, collectif ou individuel, ainsi que de la surveillance de ceux qui pratiquent une ou plusieurs disciplines sportives. Aujourd'hui, la médecine sportive doit faire face à un nouveau problème : l'utilisation illégale et de plus en plus fréquente de substances interdites, par les "sportifs" de haut niveau.
* La médecine mentale est la psychiatrie.
* Il y a une autre forme de médecine, non conventionnelle et qui se transmet de bouche à oreille au fil des générations : c'est la médecine traditionnelle qui tend de plus en plus à être incluse dans les pratiques médicales reconnues.
* Quant à la médecine tropicale, c'est une spécialité qui étudie toutes les pathologies que l'on rencontre généralement dans les pays "chauds".        Haut de page

Médecine physique et de réadaptation
Spécialité médicale  -  [Angl. : Physical medicine and rehabilitation]    N. f.  * médecine : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine ; * physique : du latin physicus, du grec phusikos [physic(o)-, -physique], étude des propriétés générales des corps et des lois qui les régissent ; réadaptation : * ré- : du latin re [re-,  ré-], de nouveau, exprime la répétition ; * adaptation : du latin adaptare, de aptus [-adaptation], apte, capacité d'être à nouveau fonctionnel. 
    La médecine physique et de réadaptation est la spécialité médicale qui assure les soins de rééducation et de réadaptation après une maladie ou une intervention chirurgicale, dans le but de récupérer les capacités fonctionnelles et de qualité de vie des patients atteints de handicap, congénital ou acquis.
    Elle s’inscrit dans un contexte pluridisciplinaire qui associe médecins et personnel paramédical spécialisé tels que kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes et fait souvent appel à d’autres spécialistes en fonction de la pathologie. Elle s’adresse à des malades aigus ou chroniques les plus divers qu’ils soient atteints de déficits physiques ou neurologiques centraux.
    Un bilan initial apprécie les conséquences fonctionnelles des troubles en s’appuyant sur un examen clinique et des examens complémentaires, voir des techniques sophistiquées d’enregistrement des mouvements et des fonctions altérées. Un traitement adapté aidera à la récupération des déficits ou évitera leur aggravation avec l’aide de médicaments, rééducation et appareillages. Les soins peuvent être donnés au cours d’hospitalisations brèves ou prolongées, en ambulatoire avec consultations répétées et évaluation périodique de la situation.      Haut de page

Médecine vasculaire
Spécialité médicale [Angl. : Angiology]   N. f.  * médecine : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine ; * vasculaire : du latin vasculum [vascul(o)-, -vasculaire], vaisseau (sanguin). 
    L'angiologie ou médecine vasculaire est la partie de l'anatomie qui étudie les organes de la circulation : vaisseaux (artères, veines, vaisseaux lymphatiques) ainsi que de leurs maladies et affections diverses. Ces dernières années, l'angiologie a bénéficié de très importants progrès technologiques et d'imagerie médicale.  L'un des meilleurs exemples est celui du pontage coronarien, opération très lourde, à thorax ouvert, avec utilisation d'une veine de la jambe.
    Dès que cela est possible, cette opération est remplacée par l'angioplastie transluminale avec pose d'un stent, beaucoup moins traumatisante.
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Médecine interne
Spécialité médicale hospitalière  -  [Angl. : Internal medicine]    N. f.  * médecine : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine ; * interne : du latin internus, qui est à l'intérieur ; à l'origine, les internes habitaient à l'hôpital. 
   La médecine interne est la partie de la médecine qui étudie plutôt les maladies atteignant différents organes (maladies systémiques) ou les défenses de l'organisme (maladies immunitaires). C'est aussi la spécialité médicale qui concerne toutes les maladies dont le traitement ne nécessite pas une intervention chirurgicale.
   Autrefois la médecine interne s'opposait à la chirurgie et regroupait donc l'ensemble des autres spécialités médicales. Aujourd'hui la médecine interne, spécialité à part entière, est une sorte de "médecine générale" à l'hôpital. Elle assure une prise en charge globale des patients lorsque la maladie ne se limite pas à un seul organe.
   Un médecin spécialiste de "médecine interne" se nomme "médecin interniste" ou, en abrégé, "interniste".      Haut de page

Médecine nucléaire
Spécialité médicale hospitalière  -  [Angl. : Nuclear medicine]    N. f.  * médecine : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine ; * nucléaire : du latin nucleus [nuclé(o)-, -nucléaire, nucléique], noyau. 
   La médecine nucléaire est une technique d'imagerie dite "scintigraphique", qui explore le fonctionnement des organes, à l'aide d'isotopes radioactifs et de gamma-caméras.
   Outre les examens scintigraphiques principaux, cardiaques, pulmonaires, osseux et thyroïdiens, de nombreuses  autres explorations sont également réalisées (rénales, salivaires, lymphographiques, infectieuses, métaboliques, tumorales…) ainsi que des traitements à l'aide d'isotopes radioactifs (IRAthérapies thyroïdiennes et synoviorthèses articulaires).
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Médecine nutritionnelle
Spécialité médicale  -  [Angl. : Nutritional medicine]    N. f.  * médecine : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine ; * nutritionnelle : du bas latin nutritio, de nutrire [nutrition, nutritif, ive], nourrir. 
   La médecine nutritionnelle, aussi connue sous le nom de thérapie nutritionnelle, fait partie du groupe des thérapies alternatives. C'est une approche globale qui vise à conserver la santé ou à la restaurer.
   Quel que soit l'âge, elle va optimiser les fonctions des cellules, des tissus et des organes sous l’action de nutriments de qualité. Cette médecine associe aussi des conseils sur l’exercice physique, l’élimination du tabac et la gestion du stress.
   C’est une médecine à la fois préventive et curative centrée sur le patient, parce que chacun est unique : conseil alimentaire, correction des déficits et administration de vitamines, minéraux, acides gras essentiels, acides aminés et antioxydants, pour obtenir des conditions de santé optimales.      Haut de page

Médicat   Médicastre  
Médecine générale, spécialités
  -  [Angl. : Medicat, Medicaster]    N. m.  * médico : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine. 
    Le médicat est le concours qui est ouvert à des médecins possédant déjà leur doctorat (donc des docteurs en médecine) et qui veulent être admis comme médecins hospitaliers. Le médicastre (de l'italien medicastro, lui-même de medico) désigne un mauvais médecin, un charlatan.       Haut de page

Médecin traitant   Médecin référent  
Médecine générale, plusieurs spécialités  -  [Angl. : Referring physician]    N. f.  * médecine : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine. 
    Le médecin traitant est celui qui reçoit le patient pour la première consultation ou consultation de première intention, mais aussi pour le diriger vers un spécialiste en cas d'investigation plus poussée. Ce médecin traitant est aujourd'hui le médecin référent et c'est la condition pour bénéficier des remboursements "normaux" dans le cadre de ce que l'on appelle maintenant le parcours de soins coordonné (exception faite pour l’ophtalmologie, la pédiatrie, la gynécologie, les soins dentaires, la psychiatrie). Tous les détails "officiels" sur le site du Ministère de la Santé.          Haut de page

Médecine vétérinaire
Spécialité médicale  -  [Angl. : Veterinary medicine]    N. f.  * médecine : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine ; * vétérinaire : du latin veterinarius, de veterina, pluriel neutre « bêtes de somme », relatif à l’art de guérir les animaux.     La médecine vétérinaire est la science qui étudie les pathologies animales, leur évolution et les traitements pour les guérir. La médecine vétérinaire de ville, qui s'occupe presque exclusivement des animaux de compagnie, est différente de la médecine vétérinaire rurale dont le but est essentiellement la surveillance sanitaire des animaux d'élevage, l'assistance aux mises bas, entre autres.        Haut de page

Médecin-conseil   Médecin du travail   Médecine du travail
Médecine du travail  -  [Angl. : Medical officer, Doctor of work, company doctor, Occupational health medicine, work medicine]    N. m.  * médecin : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine. 
    Les médecins-conseil
sont recrutés sur concours par la CPAM (Caisse Primaire d'Assurance Maladie), la CNAM (Caisse Nationale d'Assurance Maladie), par les différentes mutuelles, mais aussi par des compagnies d'assurances. En fonction de leurs "employeurs", ils seront amenés à accorder ou refuser les ALD, les arrêts de travail, les dégâts corporels résultant d'un accident domestique, du travail, de la circulation.
    Extraits du site de l'Union des Caisses Nationales de Sécurité Sociale concernant les missions du médecin-conseil :

    " Il veille à ce que soient dispensés aux assurés sociaux les meilleurs soins au meilleur coût. Il assure l'application de la législation et les contrôles qu'elle prévoit. En cas d'arrêt de travail d'une durée prévisible de plus de six mois, le médecin conseil étudie la situation médicale de votre salarié avec son médecin traitant. Pendant l'arrêt de travail, il se prononce notamment sur la justification de l'arrêt de travail, sur la reprise à temps partiel ou sur l'état d'invalidité de votre salarié.
    Dans le cadre de la législation sur les accidents du travail et les maladies professionnelles, il se prononce également sur la reprise à temps partiel, la validité des prescriptions d'arrêt de travail, la prise en charge de soins après consolidation, la date de guérison ou de consolidation, la rechute éventuelle et le taux d'incapacité permanente dont reste atteint votre salarié. Il recueille l'avis du médecin du travail lorsque les séquelles dues à l'accident du travail ou à la maladie professionnelle sont susceptibles de rendre votre salarié inapte à exercer sa profession.
    Il assure également la régulation de l'offre et de la consommation des soins par une politique de bon usage des soins et de maîtrise médicalisée des dépenses de santé.

Contrôle des arrêts de travail à l'initiative de l'employeur.

    L'article 42 de la loi n° 2003-1199 du 18 décembre 2003 de Financement de la Sécurité sociale pour 2004 a introduit plusieurs dispositions destinées à renforcer le contrôle des arrêts de travail en prévoyant notamment la transmission au médecin conseil des conclusions médicales des contre-visites diligentées par l'employeur. Sont concernés les avis d'arrêts de travail qui donnent lieu au versement d'une indemnité complémentaire par l'employeur. En contrepartie de cette obligation, les employeurs ont le droit de faire procéder à une contre-visite au domicile du salarié malade par un médecin de leur choix.
    Désormais, le médecin contrôleur qui conclura à l'absence de justification de l'arrêt de travail devra transmettre ses conclusions motivées au contrôle médical de la caisse qui appréciera l'opportunité de suspendre ou non les indemnités journalières. Cette procédure fait intervenir différents acteurs : l'employeur, le médecin contrôleur diligenté par ce dernier, le médecin-conseil et les services administratifs de la caisse primaire.
    Les rôles respectifs de ces intervenants ainsi que le circuit des échanges d'informations à mettre en œuvre dans le cadre de cette procédure doivent faire l'objet de dispositions réglementaires et administratives d'application complémentaire."

    Le rôle du médecin du travail est quelque peu différent et consiste essentiellement à vérifier que les conditions de travail sont conformes aux normes d'hygiène et de sécurité sanitaire en vigueur : adaptation de l'ergonomie des postes de travail mais aussi aménagement des horaires, maintien dans l'emploi après accident ou maladie, protection contre les nuisances, organisation des secours, entre autres.        Haut de page

Médecine dentaire
Odontostomatologie  -  [Angl. : Dental medicine]    N. f.  *
médecine : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine ; * dentaire : du latin dens, dentis [dent(o)-, dentin(o)-, -dental], dent et, par analogie, ce qui a la forme d’une dent. 
    Cette spécialité médicale, aussi appelée dentisterie ou odontostomatologie (* odonto :
du grec odous, odontos [odonto-, -odontie], dent ; * stomato : du grec stoma [stom(a)-, stomat(o)-, -stome, -stomie], bouche ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison) est la branche de la médecine qui traite de toutes les affections buccodentaires et de leurs traitements.
    L'odontostomatologue est le praticien spécialisé dans les pathologies et les soins de la bouche et des dents, donc plus simplement un dentiste. Amené souvent à extraire des dents, il doit rétablir le coefficient masticatoire par la pose de prothèses (couronnes, bridges, implants...) réalisées par le prothésiste dentaire à partir d'empreintes. L'odontostomatologue est également amené à pratiquer des anesthésies locales, et des radiographies. Ses compétences sont nombreuses et variées.        Haut de page

Médecine hyperbare
Spécialité médicale, médecine du sport  -  [Angl. : Hyperbaric medicine]   N. f.  * médecine : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine* hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * bare : du grec baros [-bare, bar(o)-], pesanteur. 
    La médecine hyperbare, aussi connue sous le nom d'oxygénothérapie hyperbare, est l'utilisation médicale de l'oxygène à une pression supérieure à la pression atmosphérique. L'équipement nécessaire consiste en une chambre de pression, qui peut être constituée de parois rigides ou flexibles, et un moyen de distribution d'oxygène à 100%.
    Le traitement est effectué selon un programme prédéterminé par un personnel qualifié qui surveille le patient et peut le modifier si nécessaire.

   L'oxygénothérapie hyperbare a été d'abord utilisée pour traiter les accidents de décompression : lorsque des plongeurs remontent trop vite, sans respecter les paliers de décompression, l'azote du sang forme une multitude de petites bulles dans le sang. Le seul moyen de traitement est de les placer le plus tôt possible dans un caisson hyperbare où ils seront de nouveau soumis à la pression qu'ils subissaient lors de leur plongée. Cette pression est ensuite diminuée très lentement (parfois en plusieurs jours) pour permettre à l'organisme de s'adapter.
    La médecine hyperbare a aussi une grande efficacité pour traiter la gangrène gazeuse et l'intoxication par le monoxyde de carbone.
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Médecine légale   Médecin légiste   Médicolégal
Spécialité médicale  -  [Angl. : Legal medicine, Coroner, Medicolegal]    N. f.  * médecine : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine ; * légale : du latin legalis, de lex, legis, loi. 
    L'activité principale du médecin légiste est l'autopsie (*), pratiquée sur des personnes dont la cause de la mort est suspecte. Il pratique la thanatologie
(* thanato : du grec thanatos [thanat(o)-, -thanasie], mort ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison), c'est-à-dire la réunion de toutes les connaissances concernant la mort : signes, conditions, causes et nature. Le médecin légiste doit déterminer, en étudiant l'état d'avancement du cadavre, le jour de la mort (si possible l'heure approximative).
(*) autopsie :
* auto : du grec autos ; élément qui entre dans la composition de mots comme pronom réfléchi complément du nom (de soi-même) et comme préfixe ; * opsie : du grec ôps, opsis [ops, -opie, -opsie], œil, vue.  L'autopsie consiste à disséquer un corps humain, généralement dans le but de déterminer la cause d'un décès. Syn. : nécropsie.
    Cet examen consiste d'abord en l'observation minutieuse de tout le corps, puis des organes pouvant apporter des éléments pour la détermination de la ou des causes du décès. L'autopsie est alors complétée par des examens biochimiques, génétiques etc.  Elle est pratiquée par le médecin légiste. L'adjectif médicolégal se rapporte à la médecine légale.        Haut de page
 

Médicament   Médicamenteux   Médicamenter   Médication   Médicament générique
Pharmacologie, médecine générale  -  [Angl. : Drug, medicine, Medicamentosus, To medicate, Medication, Generic medicament]    N. m.  * médicament : du latin medicamentum, substance préparée et utilisée pour guérir une maladie. 
    Alors qu'ils étaient autrefois fabriqués à partir des alcaloïdes de plantes, des poisons, animaux et de certains minéraux, les médicaments sont aujourd'hui fabriqués uniquement dans des industries pharmaceutiques agrées et soumises à une réglementation très stricte. L'industrie pharmaceutique bénéficie en outre des progrès du génie génétique qui permet de faire fabriquer des molécules humaines par des bactéries (insuline, hormone de croissance ...).
    Pour obtenir son AMM ou autorisation de mise sur le marché, un médicament doit être soumis à un protocole strict, et subir 4 phases principales d'essais. Les médicaments sont nommés en fonction
* de leur DCF : dénomination commune française ou à défaut, la dénomination scientifique des principes actifs ; c'est cette dénomination qui doit figurer sur les spécialités pharmaceutiques ; mais l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) préconise
* la DCI ou dénomination commune internationale, tant que cela est possible. Elle concerne les principes actifs contenus dans les spécialités pharmaceutiques.

    Les formes médicamenteuses sont particulièrement nombreuses et décrites plus en détail sur "formes galéniques". Associés au mot médicament : le verbe médicamenter qui signifie soumettre à un traitement médicamenteux ; l'adjectif médicamenteux : qui se rapporte à un médicament ; le nom médication, synonyme de traitement par des médicaments.
Un médicament générique
(du latin genus, generis [genre, générique], genre) est une copie légale d'un médicament dont le brevet est arrivé à expiration. Les médicaments génériques ont l'avantage d'être moins chers que les originaux, tout en ayant les mêmes propriétés thérapeutiques.       Haut de page