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Dernière modification : 9-12-2018

Méta-     Du grec meta exprimant la succession, le changement, signifiant également plus loin, à côté de, entre, avec. En français, "méta-" assume plusieurs sens dans la formation de noms savants : il exprime la postérité temporelle, la succession, ce qui est à la fin (par opposition aux mots préfixés en pro-, proto-, méso-), un stade quelconque dans une suite, le résultat d'un processus, une proximité, une ressemblance.


Métabolimètre - Métaboliser - Métabolisme - Métabolisme basal - Métabolisme de base - Métabolisme du fer - Métabolisme martial - Métabolite - Métamorphie - Métamorphopsie - Métamorphose - Métaphase - Métaphysaire - Métaphyse - Métaplasie - Métaplasie cœlomique - Métaplasie in situ - Métaplasie intestinale - Métaplasie malpighienne - Métaplasie mécanique - Métaplasie mucineuse bronchique - Métaplasie par induction - Métaplasie par stimulation hormonale - Métaplasie périphérique - Métaplasique - Métastase - Métastasique - Metatarsus varus - Métazoaire - Méthémoglobine - Méthémoglobinémie 

Métabolisme   Métabolisme basal   Métabolisme de base   Métabolite   Métaboliser   Métabolimètre
Physiologie, médecine biologique  -  [Angl. : Metabolism, Basal metabolism, Metabolite, To metabolize, Metabolimeter]    N. m.  * méta : du grec meta exprimant la succession, le changement, signifiant également plus loin, à côté de, entre, avec ; * bolisme : du grec bolos, bolê [- bole, -bolie, -bolisme], jet, action de jeter. 
    Le métabolisme est l'ensemble des réactions physiques et chimiques (enzymatiques) qui se produisent au sein d'un être vivant et plus spécifiquement dans ses cellules et son milieu intérieur (sang et lymphe). On distingue essentiellement deux types de réactions :
* Le catabolisme qui dégrade les molécules des structures cellulaires ainsi que les molécules absorbées par l'alimentation en petites molécules avec libération d'énergie.
* L'anabolisme qui conduit à la formation de molécules complexes à partir de petites molécules exogènes (apportées par l'alimentation et la digestion) et endogènes (résultant du catabolisme), avec consommation d'énergie. 

    Le métabolisme de base (ou basal) est la quantité de chaleur libérée par un individu nu, vigilant (non endormi), au repos physique (allongé) et intellectuel, à une température ambiante de 25°C et à jeun depuis 12 heures (c'est-à-dire n'effectuant pas d'activité digestive). Il est mesuré avec un appareil spécial : le métabolimètre. La quantité de chaleur produite est ensuite calculée pour une heure et 1 mètre carré de surface corporelle. Chez l'homme, le métabolisme de base est  de 155 kJ/m-2/h-1  (kilojoules par mètre carré et par heure) et cette valeur varie en fonction de l'âge et du sexe. Il est aussi exprimé en calories, sachant que 1 cal = 4,185 J.
Un métabolite est une molécule, ou une molécule qui résulte du catabolisme et qui va intervenir dans l'anabolisme, donc qui va intervenir dans les synthèses de molécules plus complexes. Métaboliser : action d'effectuer un métabolisme.     Haut de page

Métabolisme du fer   Métabolisme martial
Physiologie, hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Iron metabolism]    N. m.  * méta : du grec meta exprimant la succession, le changement, signifiant également plus loin, à côté de, entre, avec ; * bolisme : du grec bolos, bolê [- bole, -bolie, -bolisme], jet, action de jeter ; * fer : du latin ferrum [fer, ferr(o)-], fer ; * martial : du latin martialis, de Mars, dieu de la guerre : arts martiaux, loi martiale.  En chimie, l'adjectif martial s'est imposé dès la fin du XVIIe siècle comme "qui contient du fer" et ce sens vient aussi du latin martialis, mais en rapport avec la planète Mars, du fait de sa couleur rougeâtre analogue à celle des oxydes de fer, ce métal étant celui avec lequel on forgeait les armes. 
    Le fer est un oligoélément indispensable qui intervient dans de nombreuses réactions chimiques et en particulier celles qui permettent le transport de l'oxygène (et du dioxyde de carbone) par l'hémoglobine grâce à l'hème qu'elle contient.
Quelques données quantitatives (constantes biologiques) concernant le métabolisme du fer, ou cycle du fer ou métabolisme martial.

    * Quantité du fer dans l'organisme : 4 à 5 g, dont environ 80% de fer héminique (molécules porteuses d'hèmes), présent dans l'hémoglobine (70% du fer total), la myoglobine et les enzymes respiratoires (cytochromes, peroxydases et catalases), et environ 20% de fer non héminique : ferritine, transferrine ou hémosidérine.
    * Valeurs du fer sérique : 11 à 35 µmol/L pour les femmes, 12,5 à 35 µmol/L pour les hommes.
    * Transferrine ou sidérophyline (transport du fer) : c'est une bêta-globuline normalement présente dans le plasma sanguin, qui fixe le fer et en assure le transfert jusqu'à la moelle osseuse hématopoïétique : valeur normale : 2 à 4 g/L.
    * Ferritine (synthétisée par le foie, réserve de fer dans le foie, la rate et la moelle osseuse) : 20 à 150 µg/L pour les femmes, 30 à 250 µg/L pour les Hommes.
    * CTF (capacité totale de fixation) ou saturation de la transferrine : 60 à 75 µmol/L.

Les différentes étapes du métabolisme du fer.
    1) Les apports alimentaires représentent en moyenne 10 à 25 mg/jour, les aliments qui en contiennent le plus étant les viandes rouges et le boudin noir, le foie de veau, le vin rouge, les lentilles et épinards, les céréales, entre autres.
    2) Seuls 10 à 20% de ce fer d'origine alimentaire est absorbé au niveau du pôle apical des entérocytes de l'épithélium de la muqueuse intestinale (duodénum et début du jéjunum), où il est oxydé et passe de l'état ferreux à l'état ferrique.
    3) Il est stocké dans ces entérocytes sous forme de ferritine et peut passer dans la circulation sanguine en fonction des besoins.
    4) Passé dans le sang, le fer est pris en charge par la transferrine qui va permettre son transport jusqu'aux érythroblastes qui possèdent un récepteur spécifique à la transferrine.
    5) Tout ce qui précède est destiné à la production d'hématies (ou érythrocytes ou globules rouges) par les érythroblastes, et la production d'hémoglobine consomme de 25 à 30 mg de fer/jour.
    6) La durée de vie moyenne des hématies est de 120 jours. Arrivées à ce terme, elles sont phagocytées et détruites par les macrophages. Le fer qui résulte de cette dégradation est à nouveau disponible pour les érythroblastes, avec une petite perte, qui est compensée par les apports alimentaires.      Haut de page

Métaphase
Cytologie, histologie, génétique  -  [Angl. : Metaphase]    N. f.  * méta : du grec meta exprimant la succession, le changement, signifiant également plus loin, à côté de, entre, avec ; * phase : du grec  phasis [phasie] : qui a de nombreux sens : parole, chacun des aspects successifs d’un phénomène 
    C'est une phase de la division de la cellule mère en deux cellules filles strictement identiques (sauf erreurs de réplication), c'est-à-dire de la mitose ou phase de division cellulaire, qui inclut les différentes étapes de la division nucléaire (du noyau de la cellule) ou mitose et de la cytodiérèse ou division du cytoplasme. C'est pendant cette phase que le contenu de la cellule dite mère est dupliqué puis séparé en deux cellules filles génétiquement identiques à la cellule mère.
    Au niveau moléculaire, cette phase M est initiée par une cascade de phosphorylations protéiques, provoquée par l'activation de la protéine kinase MPF ou Mitotic Promoting Factor inductrice de la mitose. Ces phosphorylations protéiques qui se produisent pendant la mitose sont responsables de la plupart des changements morphologiques qui se produisent pendant cette phase : -
- condensation des chromosomes,
- rupture de l'enveloppe nucléaire,
- fragmentation du RE (réticulum endoplasmique) et de l'appareil de Golgi,
- perte de la capacité d'adhérence des cellules les unes aux autres ainsi qu'à la matrice extracellulaire,
- modifications du cytosquelette pour produire des mouvements organisés des chromosomes vers les deux nouvelles cellules, bref une réorganisation complète de la cellule.
    Avant le déclenchement proprement dit de la phase M et la ségrégation (séparation) des chromosomes, on observe leur condensation. Les schémas suivants des différentes phases représentent un exemple théorique d'une cellule à 3 chromosomes.
Prophase, prométaphase, métaphase, anaphase, télophase et cytodiérèse se succèdent : voir ces différents noms.  Les phases du cycle cellulaire

Principales modifications pendant la métaphase :
    * À cet instant de la mitose, le rôle essentiel des microtubules kinétochoriens est d'aligner tous les chromosomes sur un plan virtuel, situé au milieu du fuseau et appelé pour cette raison plan équatorial. La tension exercée sur les 2 kinétochores d'un même chromosome par les microtubules kinétochoriens est constante et équilibrée.
    * Cette phase est intéressante à plus d'un titre car tous les chromosomes sont sur un même plan ; c'est pourquoi elle est utilisée pour réaliser les caryotypes (*). À noter qu'à la fin de la métaphase, les chromosomes ont atteint leur maximum de condensation.
    * Dans le fuseau métaphasique, responsable de la stabilité apparente des chromosomes sur le plan équatorial, il y a en fait un remaniement incessant des microtubules. Des monomères (molécules de tubuline) viennent constamment se rajouter à leurs extrémités plus (+), c'est-à-dire à l'équateur du fuseau, alors que d'autres sont régulièrement perdus aux extrémités moins (-), c'est-à-dire aux pôles du fuseau. 

(*) Caryotype : Génétique, gynécologie obstétrique, pédiatrie  -  N. m.  * caryo, karyo : du grec karuon [cary(o)-, kary(o)-], noix, noyau ; * type : du grec tupos [-type, -typie, -typique], empreinte, modèle. 
    Un caryotype est la présentation photographique ou dessinée du nombre et de la forme des chromosomes. Le caryotype est caractéristique de l'espèce. Principales étapes pour la réalisation d'un caryotype :
- photographie d'une cellule somatique (pas une cellule reproductrice) en division (ou en mitose).
- Cette cellule a été volontairement bloquée en métaphase de mitose, alors que les chromosomes dupliqués sont pourvus de deux chromatides identiques.
- Une fois la photo développée, les chromosomes sont découpés par un personnel qualifié (cytogénéticien, -enne) puis classés par taille et mis en place par paires homologues.
   Un exemple de caryotype normal 

    Tout individu possède normalement 46 chromosomes, dont deux chromosomes sexuels : XX pour les femmes, XY pour les hommes. Les caryotypes normaux sont donc : 46, XY pour un homme, 46, XX pour une femme. Autre exemple : fillette atteinte de trisomie 21 : 47, XX, 21+ soit un total de 47 chromosomes, XX pour une fille et 21+ indique que c'est le chromosome 21 qui est surnuméraire.
Caryotype d'un garçon atteint de trisomie 21 
    Actuellement, les opérations fastidieuses de découpage ne se font pratiquement plus et le classement est réalisé par un ordinateur.
   La métaphase       Haut de page

Métaphyse   Métaphysaire
Anatomie, chirurgie générale  -  [Angl. : Metaphysis, Metaphyseal]    N. f.  * méta : du grec meta exprimant la succession, le changement, signifiant également plus loin, à côté de, entre, avec ; * physe : du grec phusis [-physe], production, croissance, saillie, structure organique. 
    Dans un os long, la diaphyse est la partie tubulaire comprise entre les deux têtes ou épiphyses. La diaphyse est entourée par le périoste, membrane résistante qui intervient, entre autres, dans l'ostéosynthèse. Elle est principalement constituée par de l'os compact (par opposition à l'os spongieux des épiphyses) qui entoure le canal médullaire rempli de moelle jaune très riche en lipides.
    La métaphyse est la partie intermédiaire entre la diaphyse et l'épiphyse. L'adjectif métaphysaire se rapporte à la métaphyse, partie qui fait la jonction entre la diaphyse et l'épiphyse.   Schéma d'un os long en coupe sagittale       Haut de page

Métamorphie   Métamorphopsie
Histologie, ophtalmologie, neurologie  -  [Angl. : Metamorphism, Metamorphopsia]    N. f.  * méta : du grec meta exprimant la succession, le changement, signifiant également plus loin, à côté de, entre, avec ; * morpho : du grec morphê [morph(o)-, -morphie, -morphique, -morphisme], forme. 
    * La métamorphie est la transformation de la substance conjonctive fondamentale.
    * La métamorphopsie (* opsie : du grec ôps, opsis [ops, -opie, -opsie], œil, vue) connue aussi sous le nom de syndrome de Weizsäcker, est un trouble subjectif de la vision dans lequel le patient voit les objets sous une autre forme et/ou sous une autre taille que celles qu'ils ont réellement. Les lignes droites sont incurvées ou ondulées, des taches grisâtres ou floues apparaissent dans le champ de vision.
    Les ophtalmologistes possèdent des tests précis et fiables pour le diagnostic de cette pathologie et mettent aujourd'hui en cause la macula, centre optique de la rétine (dans l'axe visuel de l'œil) et responsable de l'acuité visuelle : défaut d'irrigation, dégénérescence, proximité d'un œdème ou d'une tumeur, DMLA (dégénérescence maculaire liée à l'âge) ...     Haut de page

Métamorphose
Histologie, entomologie  -  [Angl. : Metamorphosis]    N. f.  * méta : du grec meta exprimant la succession, le changement, signifiant également plus loin, à côté de, entre, avec ; * morpho : du grec morphê [morph(o)-, -morphie, -morphique, -morphisme], forme ; * ose : suffixe servant à transformer une racine en un substantif. 
    Du point de vue étymologique, la métamorphose est le changement d'une forme initiale en une autre forme. Ce terme s'applique essentiellement aux insectes et désigne les transformations qu'ils subissent avant de devenir adulte. On parle également de métamorphose lorsqu'un tissu subit des transformations dégénératives, notamment le tissu musculaire.
    Chez les personnes qui n'utilisent plus certains de leurs muscles pendant une longue période, on observe une transformation progressive de ces muscles en une masse adipeuse non fonctionnelle.    Haut de page

Métaplasie   Métaplasique   Métaplasie mucineuse bronchique  Métaplasie malpighienne   Métaplasie périphérique   Métaplasie mécanique   Métaplasie in situ   Métaplasie intestinale   Métaplasie cœlomique   Métaplasie par stimulation hormonale   Métaplasie par induction
Histologie cytologie, anatomie et cytologie pathologiques  [Angl. : Metaplasia, Metaplastic, Mucinous bronchial metaplasia, Malpighian metaplasia, Peripheric metaplasia, Mechanic metaplasia, Metaplasia in situ, Intestinale metaplasia, Coelomic metaplasia, Metaplasia by hormonal stimulation, Metaplasia by induction]    N. f.  * méta :
du grec meta exprimant la succession, le changement, signifiant également plus loin, à côté de, entre, avec ; * plasie : du grec plasis,  plassein [-plasie, -plasique], action de façonner, modeler. 
    On parle de métaplasie lorsqu'un tissu ne fabrique plus les cellules normales, caractéristiques de ce tissu. Il en résulte l'apparition progressive d'un tissu dont les propriétés (structure, fonction) sont modifiées par rapport à celles du tissu d'origine. Dans de nombreux cas, cette modification pathologique correspond à une adaptation à de nouvelles conditions environnementales.
    C'est ce que l'on observe par exemple au niveau des muqueuses bronchiques (métaplasie mucineuse bronchique) qui, sous l'action d'irritation chronique ou de certaines infections, deviennent plus épaisses, plus résistantes. On a observé également que ce phénomène peut être réversible si les conditions redeviennent normales. La métaplasie
est en fait le plus souvent pathologique, liée soit à un processus inflammatoire, soit à une cause toxique, chimique ou hormonale.
    Dans la cavité buccale, la transformation de la muqueuse malpighienne normale en une muqueuse malpighienne kératinisée est aussi appelée leucoplasie. Un autre exemple rencontré par les anatomopathologistes : la métaplasie malpighienne. Elle concerne la couche dite de Malpighi (couche muqueuse de l'épiderme) qui se trouve au niveau du col, (épithélium exocervical) à l'entrée de l'utérus, mais aussi des bronches, de la vésicule biliaire. En principe, cet épithélium n'est pas présent dans le canal du col et le recouvre progressivement dans ce type de métaplasie, en remplaçant l'épithélium cylindrique normal. Ce phénomène est pratiquement normal et ne correspond pas à une vraie pathologie.
    Dans ce cas, la progression des cellules malpighiennes est horizontale et on qualifie ce processus de métaplasie périphérique ou métaplasie mécanique.
    Il peut arriver que le remplacement des cellules cylindriques se fasse de façon verticale, pouvant démarrer en plusieurs points successifs et rendant le diagnostic de laboratoire bien plus délicat. À noter un fait important : une métaplasie n'est pas une lésion précancéreuse. C'est la métaplasie dite in situ. Ce qu'il faut surveiller (les labos d'anatomopathologie le font très bien en analysant les frottis de dépistage), c'est l'éventuelle présence de
cellules qualifiées de dyscaryotiques car elles ont des noyaux qui présentent des anomalies caractéristiques de certains cancers. Dans le même ordre d'idée, des koïlocytes sont de grandes cellules qui se trouvent au niveau de l'utérus et qui traduisent une atteinte antérieure par le HPV (ou Papillomavirus humain)
    Adj. : métaplasique : caractérise un tissu qui a subi une métaplasie. Processus métaplasique. Selon le type de transformation ou la localisation, on parle aussi de métaplasie intestinale, métaplasie par stimulation hormonale, m. par induction, m. cœlomique etc.     Haut de page

Métastase   Métastasique
Cancérologie, anatomie et cytologie pathologiques
  -  [Angl. : Metastasis, Metastatic]    N. f.  * méta :
du grec meta exprimant la succession, le changement, signifiant également plus loin, à côté de, entre, avec ; * stase : du grec stasis [-stase, -stasie], station verticale, base, arrêt. 
    Migration de cellules cancéreuses, issues d'une tumeur primitive, depuis un tissu ou organe, jusqu'à un autre tissu ou organe, situé à distance et entraînant la reproduction d'une lésion analogue. L'apparition de métastases caractérise l'évolution d'un cancer, ainsi que sa malignité. Ce phénomène est appelé "cascade métastasique" : il y a d'abord invasion des tissus autour de la tumeur, puis pénétration dans les vaisseaux sanguins ou lymphatiques, migration, arrêt et formation de colonies secondaires.
    Adj. : métastasique - relatif aux métastases.      Haut de page

Metatarsus varus
Orthopédie, chirurgie orthopédique et traumatologique, médecine physique et réadaptation fonctionnelle  -  [Angl. : Metatarsus varus]    Adj. et nom  -  * metatarsus : du latin metatarsus, désignant les 5 os du cou-de-pied ; * varus :
du latin varus : qui a les jambes tournées en dedans, cagneux. 
    C'est la déformation dite "des pieds qui tournent".  Schéma d'un metatarsus varus  La partie antérieure du pied et les orteils sont tournés vers l'intérieur, tandis que le bord externe du pied présente une convexité excessive. Il n'y a pas de déformation osseuse et cette anomalie est en général facilement réductible par des soins d'orthopédie et de kinésithérapie, sous réserve qu'elle soit soignée le plus tôt possible.     Haut de page

Métazoaire
Zoologie  -   [Angl. : Metazoon]    N. m.   * méta : du grec meta exprimant la succession, la pluralité, le changement, signifiant également plus loin, à côté de, entre, avec ; * zoaire : du grec zôo, zôon [zoo-, zoaire, -zoïsme], être vivant, animal. 
    Un animal métazoaire est formé de plusieurs cellules, plus ou moins groupées en organes et en tissus spécialisés. Ces animaux s'opposent aux protozoaires :
* proto :
du grec tardif prôteios, signifiant "qui occupe le premier rang" ou "de première qualité", lui-même dérivé de protos, premier, relatif aux protides ou aux protéines, composées essentiellement de C, H, O et N ; * zoaire : du grec zôo, zôon [zoo-, zoaire, -zoïsme], être vivant, animal. 
    Les protozoaires représentent l'ensemble des animaux unicellulaires, c'est-à-dire formés d'une seule cellule, qui comprend les infusoires (ex. Paramécie), les flagellés (ex. Trypanosome), les rhizopodes (ex. amibe, foraminifères, radiolaires) et l'hématozoaire du paludisme.      Haut de page

Méthémoglobine   Méthémoglobinémie
Médecine biologique
  -  [Angl. : Methemoglobin, methaemoglobin, Methaemoglobinaemia, methemoglobinemia]    N. f.  * méta :
du grec meta exprimant la succession, le changement, signifiant également plus loin, à côté de, entre, avec ; * hémo : du grec haima, [hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * globine : du latin globus [glob(o)-, -globul(o)-], sphérique, petit corps arrondi.
    C'est une hémoglobine (pigment des globules rouges ou hématies ou érythrocytes) où le fer est passé de l'état ferreux à l'état ferrique, ce qui lui enlève toute possibilité de fixer le dioxygène (O2) et la rend donc non fonctionnelle. Dans le sang normal, il y en a moins de 1%. Si des doses très supérieures de méthémoglobine se trouvent dans le sang, il s'agit de la méthémoglobinémie.
    À 10% (1,5 g de méthémoglobine pour 100 g de sang) le malade est cyanosé. À 30%, des signes d'anoxie apparaissent. D'autres symptômes comme des céphalées, des vertiges, une anémie hémolytique, peuvent être associés à ces taux élevés. On connaît des variétés congénitales de méthémoglobinémie, dues à une production de méthémoglobine anormale et non fonctionnelle, ou au déficit d'une enzyme : la méthémoglobine réductase.     Haut de page