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Dernière modification : 9-12-2018

Mon(o)-     Du grec monos [mon(o)-], seul, unique. En français, "mono-" est très productif dans les domaines techniques et scientifiques où il exprime l'idée de "caractère unique" dans la formation de noms, d'adjectifs et de verbes. En chimie, il indique spécialement que le radical, que le nom suit, n'est substitué qu'une seule fois dans la molécule.


Monoacide - Monoamine - Monoamine-oxydase - Monoarthrite - Monoathétose - Monoatomique - Monoaxial - Monobasique - Monoblaste - Monoblastique - Monoblepsie - Monocaténaire - Monocéphalien - Monochorée - Monochorionique - Monochromasie - Monochromatique - Monochromatophile - Monochromophile - Monocle - Monoclonal - Monocoque - Monocorde - Monoculaire - Monocytaire - Monocyte - Monocytogène - Monocytopénie - Monocytose - Monodactylie - Mononucléaire - Mononucléé - Mononucléose - Mononucléose infectieuse - Mononucléosique - Monoparésie - Monoplégie - Monorchidie - Monosome - Monosomie - Monosomie X - Monosomique - Monostotique - Monothérapie - Monotronculaire - Monotronculaire (pontage) - Monotronculaire (stenting) - Monoxyde de carbone - Monozygote - Monozygote (grossesse) - Monozygotisme -

Monoacide
Biochimie, hématologie
  -  [Angl. : Monoacid]    N. m.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * acide : du latin acidus [acid(o)-, -acide], d’une saveur piquante.
    Caractérise un acide qui, en se décomposant, ne libère qu'un proton H+. Exemple : l'acide chlorhydrique qui se décompose de la façon suivante : HCl  -> H+ + Cl-.       Haut de page

Monoamine
Hématologie, neurologie
  -  [Angl. : Monoamine]    N. f.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * amine : amide et amine sont des dérivés de méthylamide et méthylamine que l'on appelait ammoniaques composées ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution de radicaux acides (-ide) ou hydrocarbonés (-ine) à l'hydrogène de l'ammoniac NH2. 
   Les monoamines représentent une classe chimique dans laquelle se trouvent entre autres les catécholamines (qui interviennent dans le métabolisme rénal, l'hypertension), la sérotonine, la dopamine (ce sont des neurotransmetteurs). Ces amines dites endogènes sont normalement dégradées par des enzymes : les monoamines-oxydases.        Haut de page

Monoamine-oxydase
Hématologie, neurologie
  -  [Angl. : Monoamine oxidase]   N. f.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * amine : amide et amine sont des dérivés de méthylamide et méthylamine que l'on appelait ammoniaques composées ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution de radicaux acides (-ide) ou hydrocarbonés (-ine) à l'hydrogène de l'ammoniac NH2 * oxydo : du grec oxos [oxy-, -oxydation] : relatif à l'oxygène ; * ase : du suffixe -ase, qui signifie enzyme, synonyme de diastase.
    Les monoamines-oxydases (MAO) sont des enzymes qui jouent un rôle déterminant dans le catabolisme (destruction) de plusieurs neuromédiateurs, tels la noradrénaline, la sérotonine, la dopamine, mais aussi d'autres monoamines non endogènes. Il existe deux types de monoamines-oxydases :
- les MAO A responsables de la dégradation de la noradrénaline et de la sérotonine, qui se trouvent dans le système nerveux central, le foie et l’intestin,
- les MAO B responsables de la dégradation de la phényléthylamine et de la benzidamine, qui se trouvent dans le système nerveux central et les plaquettes.
    Dans le traitement de certaines affections neurologiques (dépression), on utilise des médicaments antidépresseurs qui sont des inhibiteurs de la monoamine-oxydase
(IMAO) et bloquent la dégradation de la sérotonine.        Haut de page

Monoarthrite
Rhumatologie 
[Angl. : Monoarthritis]    N. f.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * arthro : du grec arthron [arthr(o), arthrie], articulation ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.
    Inflammation d'une seule articulation pouvant être associée à de fortes douleurs et à une rougeur et un gonflement de cette articulation. Elle peut être aigüe ou chronique et les causes sont multiples : spondylarthrite ankylosante, rhumatisme psoriasique, traumatisme. Elle peut aussi être d'origine infectieuse, les germes pouvant provenir d'une injection (infiltration), d'une infection de voisinage, ou transportés par voie sanguine.       Haut de page

Monoathétose
Neurologie
  -  [Angl. : Monoathetosis]    N. f.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * athéto : du grec athetos, sans position fixe ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.
    Athétose qui ne touche qu'une partie du corps. L'athétose est caractérisée par un ensemble de mouvements involontaires lents, non rythmés, ayant tendance à se répéter, évoquant des mouvements de reptation, d'enroulement axial. Ils peuvent être spontanés ou venir perturber un acte volontaire. Ils s'atténuent au repos et disparaissent avec le sommeil.        Haut de page

Monoatomique
Biochimie
  -  [Angl. : Monoatomic]    Adj.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * atomique : du latin atomus, du grec atomos [atome, -atomique], insécable, que l’on ne peut pas couper.  
    Qui n'est formé que d'un seul atome. Tous les corps simples (molécules, ions) qui ne renferment qu'un atome dans leur molécule sont monoatomiques. Ex. : l'ion Na+ est monoatomique (il ne contient que l'élément Na), alors que l'ion HCO3- ne l'est pas.     Haut de page

Monoaxial
Anatomie, embryologie, orthopédie
  -  [Angl. : Monoaxial]    Adj.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * axial : du latin axis, [ax(o)-, -axial], essieu, ligne qui passe par le centre d’un corps. 
    Qui ne possède qu'un axe ou qui ne se développe que dans une seule direction. En orthopédie, il existe des prothèses de jambe (pour les personnes qui ont été amputées) avec genou monoaxial : alignement dans le plan sagittal. En embryologie, une lignée cellulaire qui ne se développe que dans une seule direction est dite à développement monoaxial.      Haut de page

Monobasique
Biochimie, hématologie
  -  [Angl. : Monobasic]    Adj.  * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * basique : du grec basis [basie], marche, point d’appui, socle ; en biochimie : corps capable de neutraliser un acide. 
    Sur le même modèle qu'un monoacide, une substance monobasique est une base (on dit aussi alcali) qui ne libère qu'un seul ion OH- par molécule. C'est le cas par exemple de la soude, qui se décompose selon la réaction NaOH --> Na+ + OH-.      Haut de page

Monoblaste   Monoblastique
Hématologie, embryologie
  -  [Angl. : Monoblast, Monoblastic]    N. m.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * blaste : du grec blastos [-blaste, blast(o)-], germe, qui a un rapport avec le développement embryonnaire. 
    Le monoblaste est une cellule souche dans la lignée des monocytes, leucocytes ou globules blancs  mononucléaire (par opposition aux polynucléaires qui ont un noyau multilobé) de grande taille : 12 à 15 µm. Ils proviennent de la différenciation du tissu réticulo-endothélial. Dans le sang humain, ils représentent environ 4 à 10% des globules blancs. Très belles photos sur le site de l'Université de médecine de Tours, rubrique hémato.  
    Adj. : monoblastique : qui se rapporte aux monoblastes. Ex. : leucémie aigüe monoblastique.      Haut de page

Monoblepsie
Ophtalmologie
  -  [Angl. : Monoblepsia]    N. f.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * blepsie : du grec blepô, blepsô [-blepsie], regarder. 
    La monoblepsie est un terme qui n'est pratiquement plus utilisé et qui désigne, chez une personne qui en est atteinte, une pathologie basée sur le fait que l'acuité visuelle soit nettement supérieure avec un seul œil qu'avec les deux. On a également utilisé ce terme pour des cas de dyschromatopsie (vision anormale des couleurs) dans lesquelles une seule couleur était perçue.        Haut de page

Monocaténaire
Biochimie
  -  [Angl. : Single standed]    Adj.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * caténaire : du latin catena [-caténaire], chaîne. 
    On qualifie de monocaténaire une molécule qui n'est formée que par une chaîne d'atomes. C'est le cas de l'ARN par exemple (acide ribonucléique) qui est formé d'une seule chaîne de nucléotides, par opposition à l'ADN (acide désoxyribonucléique) qui en comporte deux, reliées par des liaisons hydrogène à faible énergie. 
    Syn. : simple brin. À noter que l'on trouve de l'ADN monocaténaire dans certains Poxvirus (c'est-à-dire un brin unique avec de la thymine et non pas de l'uracile).      Haut de page

Monocéphalien
Anatomie, embryologie
  -  [Angl. : Mococephalus]    N. m.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * céphalien : du grec kephalê [-céphale, céphal(o)-, -céphalie], tête. 
    On appelle monocéphalien un monstre fœtal double formé de deux corps plus ou moins soudés et d'une seule tête. C'est Isidore Geoffroy Saint-Hilaire qui a donné ce nom à une famille de monstres doubles dont les deux composants ont un ombilic commun, deux corps plus ou moins distincts et une tête unique ne montrant aucune trace de duplicité.
Il a divisé cette famille en 3 genres :
- les déradelphes : tête unique, deux troncs séparés au-dessous de l'ombilic et réunis au-dessus, 3 ou 4 membres thoraciques ;
- les thoradelphes : comme les précédents mais avec seulement 2 membres thoraciques ;
- les synadelphes dont leurs troncs sont réunis sur toute leur longueur mais néanmoins distincts, avec 8 membres.        Haut de page

Monochorée
Génétique, neurologie
  -  [Angl. : Monochorea]    N. f.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * chorée : du grec khoreia [choré(o)-], danse. 
    La monochorée est une chorée qui n'affecte qu'un seul côté ou un seul membre, ou même un seul segment d'un membre. La chorée est une maladie génétique (donc héréditaire) rare et incurable qui touche le cerveau et affecte environ une personne sur 10 000. Les premiers symptômes neuropathologiques apparaissent vers 30 à 50 ans et consistent en une atrophie progressive et sévère d'une zone du cerveau impliquée dans le contrôle des mouvements et de la cognition.
    Les neurones dégénèrent de façon irrémédiable, ce qui se traduit par des mouvements anormaux, accompagnés de troubles pseudopsychiatriques, avec tendance suicidaire. Puis la démence s'installe progressivement.
    Le gène responsable a été identifié sur le chromosome n° 4. "En collaboration avec le CEA et le CNRS, le département des neurosciences du CHU Henri-Mondor de Créteil a développé deux traitements actuellement en cours d'expérimentation : l'implantation de capsules contenant des cellules génétiquement modifiées et la greffe intrastriatale (dans le striatum) de neurones fœtaux. L'objectif de ces greffes est que les cellules implantées synthétisent une protéine (le CNTF - ciliary neuro-trophic factor) qui permettrait de ralentir le processus de dégénérescence neuronale, et qu'elles reconstituent les réseaux neuronaux détruits".       Haut de page

Monochorionique
Embryologie
  -  [Angl. : Monochorionic]    Adj. et n. m.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * chorion : du grec khorion [chor(o)-, chori(o)-], relatif au chorion, membrane formée par l’embryon ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs. 
    Le terme monochorionique signifie : qui possède un chorion commun. Le chorion est une enveloppe formée par le mésoderme et l'ectoderme (ou trophoblaste)  extraembryonnaires. Chez les mammifères, le chorion s'accole avec l'allantoïde et participe à l'élaboration du placenta. Il constitue ensuite l'une des enveloppes protectrices de l'embryon.
    Lors de la gestation de jumeaux hétérozygotes (provenant de deux oeufs différents), il y a deux chorions bien individualisés. Par contre, pour des jumeaux homozygotes (provenant d'un seul et même œuf) les deux œufs puis les deux embryons ont un chorion commun.
Les monozygotes monochorioniques ont une durée gestationnelle plus courte et donc un poids souvent inférieur à 2500 g.       Haut de page

Monochromasie   Monochromatique
Ophtalmologie
  -  [Angl. : Monochromasy, Monochromatic]    N. f.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * chromasie : du grec khrôma, khrômatos [chroma-, chromato, chromo], couleur. 
      La monochromasie est une pathologie ophtalmologique dans laquelle la personne atteinte voit tout son environnement en une seule couleur. C'est une forme de dyschromatopsie (vision anormale des couleurs).
    Adj. : monochromatique : relatif à une seule couleur. Ex. vision monochromatique des couleurs, lumière monochromatique. De nombreuses thérapies utilisent aujourd'hui des faisceaux lasers qui sont monochromatiques.        Haut de page

Monochromophile   Monochromatophile
Biochimie
  -  [Angl. : Monochromophilic, Monochromatophil]    Adj.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * chromo : du grec khrôma, khrômatos [chroma-, chromato, chromo], couleur ; * phile : du grec philos [phil(o)-, -phile, -philie], ami, qui aime. 
    On qualifie de monochromophile tout produit, toute cellule, qui ne se colore que par un seul colorant. Cette spécificité est mise à profit dans les laboratoires d'analyses biologiques et médicales pour mettre en évidence de nombreuses substances ou structures cellulaires. Syn. : monochromatophile.         Haut de page

Monoclonal
Immunologie allergologie, hématologie
  -  [Angl. : Monoclonal]    Adj.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * clonal : du grec klôn [-clonie, -clonal], jeune pousse ; en médecine, indique la multiplication végétative ou la répétition. 
    Qui est issu d'un seul clone. C'est le cas des anticorps monoclonaux : c'est une catégorie d'immunoglobulines sécrétée par un seul type de lymphocytes B. Ils sont donc tous strictement identiques et peuvent être produits en très grandes quantités par la technique dite des hybridomes (un hybridome est une cellule artificielle obtenue en fusionnant un lymphocyte B issu de la rate et une cellule cancéreuse issue d'un myélome.
    Cette cellule artificielle a la propriété de se multiplier indéfiniment en culture et de produire de très grandes quantités d'anticorps tous identiques : les anticorps monoclonaux.       Haut de page

Monocoque
Médecine biologique  -  [Angl. : Monococcus]    N. m.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * coque : du grec kokkos [cocc(o)-, -coccie, -coque], graine, relatif aux microorganismes sphériques. 
    Parmi les bactéries, on distingue entre autres, les bacilles en forme de bâtonnets et les coques en forme de petites sphères. Selon leur arrangement en chaînes ou en grappes, les coques sont qualifiées de streptocoques ou de staphylocoques. Une coque isolée est donc un monocoque.        Haut de page

Monocorde
Otorhinolaryngologie
  -  [Angl. : Monocord]    N. m.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * corde : du latin chorda, corde et du grec khordê, boyau [cord(o)-, cordon(o)], relatif aux cordes vocales ou aux cordons de la substance blanche de la moelle épinière. 
    Instrument d'apparence rudimentaire à l'unique corde pincée qui en fait un "outil" de mesure. Le monocorde  permettait d'enseigner la théorie des intervalles et de déterminer la justesse des notes. Il était ainsi utilisé pour accorder les tuyaux d'orgue et les cloches. Il est à peu près certain qu'il existait dès l'Antiquité, peut-être inventé par Pythagore. 
    La table de l'instrument était graduée. Grâce à un chevalet que l'on déplaçait sur ces graduations, on pouvait obtenir les principaux intervalles. La corde de l'instrument était généralement pincée. Mais on a pris l'habitude de la frotter avec un archet. Cet instrument est utilisé en ORL sous une forme plus moderne, mais toujours basée sur le même principe, pour déterminer l'aptitude à entendre des sons aigus.    Haut de page

Monoculaire   Monocle
Ophtalmologie
  -  [Angl. : Monocular, Monocle, single eyeglass]    Adj.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * oculaire : du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil. 
    On qualifie de monoculaire ce qui ne concerne qu'un seul œil (vision monoculaire = vision avec un seul œil). Sur un appareil grossissant (loupe, microscope), l'oculaire est la lentille à travers laquelle on observe. Un appareil monoculaire ne possède qu'un seul oculaire (par opposition aux loupes ou microscopes binoculaires qui en possèdent deux et permettent une vision avec les deux yeux, bien plus confortable et efficace).
    Un verre correcteur pour un seul œil (l'autre n'en ayant pas besoin) est un monocle. Rendus célèbres par certains films, les monocles sont aujourd'hui remplacés par des verres de contact ou des lunettes dont l'un des verres est neutre.        Haut de page

Monocyte  Monocytaire   Monocytopénie
Hématologie, histologie cytologie
  -  [Angl. : Monocyte, Monocytic, Monocytopenia]    N. m.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * cyte : du grec kutos [cyto-, -cyte], cellule.
    Leucocyte ou globule blanc  mononucléaire (par opposition au polynucléaire qui a un noyau multilobé) de grande taille : 12 à 15 µm. Un monocyte dans un frottis sanguin  Il provient de la différenciation du tissu réticuloendothélial. Dans le sang humain, ils représentent environ 4 à 10% des globules blancs.
    Une forme d'angine, dite "à monocytes", est aussi appelée mononucléose infectieuse (MNI). La fonction essentielle du monocyte est la phagocytose - voir ce terme.
    Adj. : monocytaire : qui se rapporte aux monocytes. Certaines pathologies sont dues à une monocytopénie
(du grec penia [-pénie, -pénique], pauvreté, insuffisance, en diminution) ou ont pour conséquence une monocytopénie. Il s'agit d'une diminution parfois extrême du nombre des monocytes circulant dans le sang.      Haut de page

Monocytogène   Monocytose
Médecine biologique, immunologie allergologie, hématologie  -  [Angl. : Monocytogenic, Monocytosis]    Adj.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * cyto : du grec kutos [cyto-, -cyte], cellule ; * gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre. 
    La listériose est due à une bactérie, la Listéria
monocytogène  (Listeria monocytogenes) présente dans l'air et dans l'eau, abritée par les animaux domestiques ou les plantes, et particulièrement gourmande de protéines et de lipides. On connaît actuellement un millier de souches. La contamination se fait par l'alimentation.
    Une fois dans le tube digestif, la Listéria se lie à l'une des cellules digestives grâce à l'internaline (une de ses protéines) puis colonise les cellules des intestins, du foie, du cerveau ou du placenta et s'y multiplie. La listériose se traite habituellement par une association de pénicilline et d'ampicilline, mais, en cas d'allergie à ces antibiotiques, on utilise d'autres thérapies, à condition que la maladie soit détectée à temps.
    Le traitement dure trois semaines. On a reconnu, jusqu'à présent, trois cents à cinq cents cas de listériose par an, en France, mortels dans une proportion de 15 % à 20%. Cette bactérie doit son nom au fait qu'elle provoque, entre autres, une augmentation importante des monocytes dans le sang.  On appelle monocytose
-une telle augmentation anormale du nombre des monocytes, au-delà de 1 500 par mm3 de sang. Ils représentent alors une fraction des globules blancs (leucocytes) supérieure à 12% (normale : 10%).    Haut de page

Monodactylie
Anatomie, génétique
  -  [Angl. : Monodactylia, monodactyly]    N. f.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * dactylie : du grec daktulos [-dactyle, dactylo-, -dactylie], doigt. 
    La monodactylie est une maladie génétique qui se transmet selon le mode autosomique (donc pas par les chromosomes sexuels) dominant, c'est-à-dire qu'il suffit que l'un des parents soit porteur de l'anomalie pour que tous les enfants soient atteints. Elle se traduit par une oligodactylie, c'est-à-dire qu'il n'y a qu'un seul doigt à la main ou au pied. Dans la monodactylie tétramélique, les quatre membres sont concernés.       Haut de page

Mononucléaire
Hématologie
  -  [Angl. : Mononuclear]    N. m.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * nucléaire : du latin nucleus [nuclé(o)-, nucléaire], noyau.
   Globule blanc (leucocyte) formé dans les ganglions lymphatiques et le
tissu réticuloendothélial. Ils contiennent un noyau non segmenté (par opposition aux polynucléaires). On distingue les lymphocytes, qui jouent un rôle essentiel dans la défense immunitaire et les monocytes. Adj. : qui ne possède qu'un seul noyau.       Haut de page

Mononucléé
Cytologie, histologie  -  [Angl. : Mononucleate]    Adj.  * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * nucléo : du latin nucleus [nuclé(o)-, nucléaire], noyau. 
    Cet adjectif caractérise une cellule qui ne possède qu'un seul noyau, ce qui est le cas de la plupart des cellules de notre corps. Exceptions : les hématies ou globules rouges ou érythrocytes n'ont plus de noyau et sont donc anucléées, les cellules des muscles striés ont un grand nombre de noyaux (jusqu'à une centaine) et sont polynuclées.       Haut de page

Mononucléose   Mononucléosique   Mononucléose infectieuse
Médecine biologique, hématologie
  -  [Angl. : Mononucleosis, Mononucleosic, Infectious mononucleosis]    N. f.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * nucléo : du latin nucleus [nuclé(o)-, nucléaire], noyau ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques ; * infectieuse : du latin infectus, de inficere [infect(o)-], souiller.
    Le virus d'Epstein-Barr (EBV), de la famille des Herpès virus, est l'agent responsable de la mononucléose infectieuse ou MNI. Ce virus provoque une adénopathie cervicale (gonflement des ganglions du cou), parfois de la fièvre, une angine et surtout une grande fatigue pouvant aller jusqu'à l'épuisement.
    La plupart du temps, la MNI est asymptomatique, très répandue et le virus reste dans l'organisme après guérison. Il peut donc y avoir récidive lors d'une période d'immunodépression.

Dépistage : augmentation des transaminases hépatiques, quantité anormalement élevée de mononucléaires, notamment des lymphocytes, Un lymphocyte dans un frottis  réaction de Paul, Bunnel et Davidson (agglutination d'hématies de mouton ou de cheval), test ELISA. 
    Syn. Maladie du baiser, maladie de Pfeiffer. On le retrouve  associé à plusieurs pathologies malignes comme le cancer du nasopharynx, le lymphome de Burkitt, certains lymphomes hodgkiniens et non hodgkiniens, et il est également responsable de syndromes lymphoprolifératifs chez les sujets immunodéprimés, notamment après greffe d'organe ou de moelle osseuse.
    De façon plus intrigante, il semble être l'élément déclenchant un déficit immunitaire héréditaire lié au chromosome X, ou son révélateur : le syndrome de Purtilo. La MNI se caractérise par 3 pathologies associées : fièvre, pharyngite et adénopathie.
    Adj. : mononucléosique :  caractérisant une importante mononucléose, d'origine variée : Epstein Barr Virus (EBV), Cytomégalovirus (CMV), Virus de l'immunodéficience humaine (HIV) etc.       Haut de page

Monoparésie
Neurologie, myologie  -  [Angl. : Monoparesis]   N. f. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * parésie : du grec paresis [parésie, parétique], relâchement, paralysie incomplète. 
    La parésie est une forme modérée de paralysie qui affecte les muscles sans perte totale des mouvements. Il s'agit essentiellement d'une diminution de la force musculaire. En fait, les causes sont neurologiques et non pas musculaires, localisées dans la partie haute de la moelle épinière. On parle de monoparésie quend cette affection ne touche qu'un membre, de diparésie quand deux membres sont concernés et de tétraparésie quand cette affection concerne les quatre membres. Comme pour un nombre important de pathologies, on peut observer une tétraparésie aigüe, d'apparition brutale et survenant après un traumatisme, une ischémie dans le tronc cérébral ou la moelle épinière par exemple.
    Il existe une tétraparésie subaigüe ou chronique, d'apparition souvent très progressive et qui résulte le plus souvent d'un AVC (accident vasculaire cérébral), avec destruction des zones citées ci-dessus. L'adjectif parétique caractérise une telle paralysie partielle et modérée.        Haut de page

Monoplégie
Neurologie, kinésiologie  -  [Angl. : Monoplegia]   N. f.  * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * plégie : du grec plêssein [-plégie], frapper - en médecine : choc, paralysie.
    La monoplégie correspond à la paralysie d'un seul membre ou d'un seul groupe musculaire. Voir également les définitions de hémiplégie et de tétraplégie.        Haut de page

Monorchidie
Anatomopathologie, andrologie  -  [Angl. : Monorchidism, monorchism]   N. f.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * orchi-, -orchidie : du grec orkhis [orch(i)], testicule.
    La monorchidie est l'absence d'un testicule. Elle est synonyme de cryptorchidie unilatérale et cette anomalie peut être due au non développement de l'un des testicules pendant la période embryonnaire ou du fait qu'il ne soit pas descendu dans le scrotum. Dans ce dernier cas, une petite intervention chirurgicale peut pallier ce problème.        Haut de page

Monosomie   Monosome   Monosomie X    Monosomique
Génétique  -  [Angl. : Monosomy, monosomia : Monosome ; Monosomia X]   N. f.  * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * somie : du grec sôma [somato-, -some, -somie], corps.
   La monosomie est une anomalie rare qui consiste en la perte d'un chromosome ou d'un segment de chromosome dans une cellule diploïde, donc dans une cellule du corps en non pas dans un gamète. En cas de perte totale d'un chromosome, celui qui reste est appelé monosome. Par convention, le chromosome manquant ou remanié est indiqué, dans le caryotype, précédé du signe -, par exemple 45, XX, - 21 : 45 car il en manque un, - 21 car c'est un chromosome de la paire 21 qui est absent. Le syndrome de Turner (*) est une monosomie X que l'on écrit 45, X0.

   Les monosomies totales sont habituellement létales (l'embryon meurt au début de son développement). Les monosomies partielles sont dues à des délétions, pertes d'une partie du chromosome. La ou les cassures se font en une zone fragile du chromosome. La délétion peut être intercalaire ou terminale. Le segment détaché peut être perdu ou, par translocation, se placer sur une autre zone ou un autre chromosome. Selon la longueur du segment concerné, le nombre et l'importance des gènes intéressés, la délétion provoquera un syndrome plus ou moins complexe et des phénotypes différents.

(*) Le syndrome de Turner (ou syndrome de TURNER-ALBRIGHT) touche environ une fille sur 2 500 et se traduit par une aplasie gonadique (insuffisance du développement des ovaires), une taille plus petite avec caractères sexuels secondaires peu développés et une stérilité.
    Il résulte de l'absence d'un chromosome X et les filles atteintes ont comme caryotype 45, X0 au lieu de 46, XX. Il s'agit donc d'une monosomie X. Une telle anomalie chromosomique semble être responsable d'un nombre important de fausses couches spontanées. Il est cependant à noter que les symptômes de ce syndrome de Turner sont très variables d'un sujet à l'autre et on observe en général plus ou moins de signes parmi les suivants :
- visage normal, avec implantation des oreilles un peu plus basse, ainsi que des cheveux sur la nuque,
- pterygium colli (cou trapu),
- lymphœdème néonatal sur le dos des mains et des pieds,
- thorax bombé avec mamelons écartés,
- important cubitus valgus (angle supérieur à 180° quand le bras est en extension),
- les seins ne se développent pas, ni la pilosité pubienne et axillaire,
- pas de règles (c'est l'aménorrhée primaire), parfois anomalies rénales, entre autres.

    Les examens normalement pratiqués pendant la grossesse (échographie notamment) ne permettent pas de déceler l'anomalie et il faut faire un caryotype (visualisation et comptage des chromosomes) sur une biopsie du trophoblaste à la 10e semaine ou sur amniocentèse à la 17e semaine. Ce diagnostic peut être affiné par le dosage de certaines hormones : à l'âge de la puberté, les gonadostimulines hypophysaires, FSH (hormone stimulant les follicules) et LH (hormone lutéinisante), sont sécrétées en quantité plus importante que la normale, alors que les taux d'œstrogènes sont particulièrement bas.
    Le traitement repose aujourd'hui sur l'administration d'hormone de croissance  (GH) pour atteindre voire dépasser 1,50 m puis d'œstrogènes pour faire apparaître les caractères secondaires. Par la suite, le traitement est œstroprogestatif (œstrogène et progestérone).

Une particularité : le syndrome de Turner en mosaïque (ou mosaïque de Turner). Il est caractérisé par le fait que chez les filles qui en sont atteintes, certaines cellules ont un caryotype normal : 46, XX alors que d'autres ont soit un chromosome X manquant (45, X0), soit un chromosome X amputé de l'un de ses bras court (del Xp) ou long (del Xq) - del pour délétion.
    Dans ce cas, il est impossible de se prononcer formellement sur la possibilité de puberté spontanée et la stérilité. La taille peut être normale, les dysmorphies sont moins constantes et il peut exister une fonction gonadique capable d'entraîner une puberté, des menstruations, voire même des grossesses.

L'adjectif monosomique caractérise tout ce qui se rapporte à une monosomie, ou une personne qui en est atteinte.   Monosomie X - Syndrome de Turner      Haut de page

Monostotique
Imagerie médicale, ostéologie, génétique  -  [Angl. : Monostotic]   Adj.  *mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * osto : du grec osteon [-oste, -osté(o)], os ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs. 
    Les adjectifs monostotique et polyostotique se rapportent à la dysplasie fibreuse des os ou DFO, maladie de la cellule souche et de l'ostéoblaste. Les os deviennent fragiles et se déforment, notamment le tibia, le fémur, la boîte crânienne, la face, mais tous les autres peuvent être atteints. La dysplasie fibreuse de l'os est qualifiée de monostotique si un seul os est atteint, de polyostotique si plusieurs os sont concernés.

De quoi s'agit-il ?
    La DFO est une maladie génétique (mais non héréditaire) rare qui  est due à la mutation d'un gène nommé GNAS ou plus précisément GNAS locus complexe : Guanine Nucleotide binding protein Alpha Stimulating. Ce gène a été localisé sur 20q13, c'est-à-dire sur le bras long du chromosome 20 au locus 13, mais ce locus est complexe, ce qui justifie cette appellation.
    Le gène muté modifie la protéine Gsα, laquelle est responsable de la production "normale" du tissu osseux. Cette mutation du gène GNAS provoque donc une production de matrice osseuse immature et mal minéralisée. On constate en effet une fuite de phosphore dans les urines, qui empêche une minéralisation du squelette.

Les conséquences.
    Les patients qui sont atteints de DFO souffrent de douleurs osseuses, de fractures et de déformations osseuses. Ces synthèses anarchiques peuvent provoquer des déformations importantes des os de la face et donc du visage.

Remarque : on retrouve cette DFO dans le syndrome de McCune-Albright (SMA), associée à d'autres pathologies comme des atteintes endocriniennes et métaboliques, puberté précoce, syndrome de Cushing (hypercorticisme), taches cutanées "café au lait", hyperthyroïdie, acromégalie, entre autres.        Haut de page

Monothérapie
Pharmacologie  -  [Angl. : Monotherapy, single drug treatment]    N. f.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * thérapie : du grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie], soigneur, soigner. 
    Une monothérapie est un traitement pharmaceutique qui ne fait appel qu'à un seul médicament. Dans la lutte contre les infections bactériennes, on a souvent prescrit des associations d'antibiotiques, chacun aux doses recommandées lors de l'AMM (autorisation de mise sur le marché), ce qui a pour effet d'augmenter le spectre bactéricide (effet positif), mais aussi d'augmenter les effets secondaires.
    On tend aujourd'hui à trouver des antibiotiques à spectre plus large, qui permettront le retour à des monothérapies. Dans le traitement des maladies virales (hépatite C, SIDA par exemple), on est passé, pour des raisons d'efficacité d'une monothérapie (au début : l'interféron) à des bithérapies puis à des trithérapies associant 2 ou 3 médicaments. Actuellement, on parle de polythérapies lorsqu'on utilise un nombre plus important de médicaments (molécules actives).
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Monotronculaire - Monotronculaire (pontage) - Monotronculaire (stenting)
Chirurgie cardiaque et vasculaire  -  [Angl. : Monotruncular, Monotruncular bridging or by-pass, Monotruncular stenting].   Adj.  * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * tronc : du latin truncus [tronc, troncul(o)-], tronc d’un arbre ou corps humain considéré sans sa tête ni ses membres ; * ulaire : du latin ulus, a, um [-ule, -ulaire], suffixe diminutif.
   Les artères du cœur ou artères coronaires, sont au nombre de trois : deux du côté gauche qui naissent d'un tronc commun et une du côté droit, la coronaire droite. Lorsque les trois axes coronaires sont malades (rétrécissement ou occlusion), on parle d'atteinte tritronculaire ; lorsque l'origine des artères du côté gauche est atteinte, on parle de sténose du tronc commun. Une sténose du tronc commun peut être associée à des lésions monotronculaires, bitronculaires ou tritronculaires.

   Deux types de techniques peuvent être utilisées pour rétablir une circulation dans le réseau coronaire : soit l'angioplastie ou dilatation par ballonnet de l'artère sténosée, avec éventuellement pose d'un ou plusieurs stents ; soit un pontage des artères par chirurgie : dérivation de la circulation par un, deux ou trois pontages réalisés avec des fragments de la veine saphène.  Irrigation du cœur : les artères coronaires         Haut de page

Monoxyde de carbone
Hématologie, médecine biologique, réanimation et médecine d'urgence  -  [Angl. : Carbon monoxide]    N. m.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; ; * oxyde : du grec oxos [oxy-, -oxydation] : relatif à l'oxygène ; * carbone : du latin carbo, -onis [carb(o)-, charbon],  en rapport avec le carbone, corps combustible noir que l’on extrait des combustibles fossiles. 
    Quand on parle de gaz carbonique, on décrit généralement le CO2, ce qui est une erreur. En effet, le CO ou monoxyde de carbone contient aussi du carbone et mérite aussi l'appellation de gaz carbonique. Pour être exact, on parlera donc de monoxyde de carbone pour le CO et de dioxyde de carbone pour le CO2.

* Monoxyde de carbone : Symbole CO. PM = 12 + 16 = 28. Comme son nom l'indique, la molécule de monoxyde de carbone ne contient qu'un seul atome d'oxygène. Il se forme dans les combustions incomplètes et notamment lorsque les appareils de chauffage à combustion sont mal réglés. Ce gaz est inodore et de ce fait très dangereux car il se fixe sur l'hémoglobine (Hb) selon la réaction irréversible :
Hb + CO ==> HbCO
carboxyhémoglobine rouge groseille et que cette fixation se fait plus facilement que celle de l'oxygène. Avec le monoxyde de carbone CO, l'hémoglobine forme un composé stable, responsable de l'asphyxie. C'est la raison pour laquelle ceux qui ont subi cette intoxication doivent respirer du dioxygène sous forte pression, pour qu'il soit transporté par le plasma (les hématies sont rendues inutilisables par le monoxyde de carbone), voire même, dans les cas les plus graves, subir une exsanguino-transfusion.

Important : les fumeurs ont en permanence un taux élevé de monoxyde de carbone dans le sang, ce qui limite les échanges gazeux et surtout l'oxygénation des différents organes du corps. Le fœtus d'une femme enceinte qui fume a 10 fois plus de monoxyde de carbone dans son sang ! Quelques chiffres pour mieux se rendre compte :
- Chez une personne qui ne fume pas, on détecte (grâce à un petit appareil de mesure) 0 à 3 ppm (parties par million) de CO dans l'air expiré, car il y en a toujours un peu dans l'atmosphère.
- Chez un fumeur, ce taux de CO passe à 15 à 30 ppm voire plus, dans l'air expiré.
- Chez un fumeur passif (non-fumeur qui est obligé de subir le tabagisme des autres) on peut détecter jusqu'à 5 à 10 ppm de CO dans l'air expiré.      Haut de page

Monozygote   Grossesse monozygote   Monozygotisme
Médecine de la reproduction, génétique  -  [Angl. : Monozygotic, monozygous]    Adj.  * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * zygote : du grec zugôtos [zygote], joint, attelé ; en biologie, relatif à une cellule à 2n chromosomes qui résulte de la fusion de 2 gamètes de sexe opposé, donc relatif à la cellule œuf. 
   L'adjectif monozygote, qui est parfois utilisé comme substantif, signifie : qui est issu d'un seul œuf. Il s'agit essentiellement d'une grossesse gémellaire où deux jumeaux "vrais" sont homozygotes quand ils sont nés d'un seul œuf, donc de la division d'un seul embryon. Ces jumeaux portent alors le même patrimoine génétique.
   Syn. : uniovulaire.
   Grossesse monozygote : [Angl. : Monozygotic pregnancy]    Adj.  Grossesse de vrais jumeaux, l'œuf fécondé se divisant en deux, au 1er, 5e ou 15e jour de la fécondation. La précocité de la division détermine la nature de la grossesse :
- dichoriale diamniotique : grossesse dans laquelle l'œuf fécondé monozygote se divise au stade de deux blastomères qui évoluent comme deux œufs séparés avec deux placentas, deux chorions et deux amnios et quatre membranes de séparation,
- monochoriale diamniotique : grossesse monozygote dont l'œuf se divise au stade de blastocyte et qui se développe avec un seul placenta, un seul chorion et deux amnios, soit deux membranes de séparation,
- monochoriale monoamniotique : grossesse monozygote dont l'œuf se divise après la formation de la cavité amniotique et qui se développe avec un seul placenta, un chorion et un amnios.
Le monozygotisme, [Angl. : Monozygotismn. m. est le fait d'être monozygote.      Haut de page