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Dernière modification : 9-12-2018

Myx(o)-, -myx-, -myxie      Du grec muxa [myx(o)-, -myxie], morve, mucus. Le mot "mucus" qualifie toute humeur visqueuse contenant des protides, sécrétée par des tissus de revêtement, destinée à retenir poussières et microbes.


Adénomyxome - Adénomyxosarcome - Amyxie - Amyxorrhée - Chondromyxosarcome - Entéromyxorrhée - Fibrome chondromyxoïde - Fibromyxosarcome - Gastromyxorrhée - Hypomyxie - Lipome myxomateux - Lipomyxome - Myxadénite - Myxadénome - Myxobactéries - Myxobactérales - Myxobactériales - Myxoblastome - Myxochondrome - Myxochondrosarcome - Myxocystome - Myxodermia - Myxodermie - Myxœdème - Myxœdème congénital - Myxœdème cutané circonscrit prétibial - Myxœdème de l'adulte - Myxofibrome - Myxofibrosarcome - Myxoïde - Myxoïde (kyste) - Myxoïde (pseudokyste) - Myxoïde (tumeur) - Myxolipome - Myxomateuse - Myxomateux - Myxomatose - Myxome - Myxome fibreux - Myxome kystique - Myxomyome - Myxopoïèse - Myxorrhée - Myxorrhée gastrique - Myxorrhée intestinale - Myxosarcome - Myxoviridæ - Myxovirus - Myxovirus parotidis - Orthomyxoviridæ - Paramyxoviridæ

Adénomyxome
Endocrinologie et métabolismes, chirurgie générale
  -  [Angl. : Adenomyxoma]    N. m. *
adéno : du grec adên, glande ; racine des termes relatifs aux glandes et aux ganglions lymphatiques ; cette confusion linguistique vient du fait que de nombreux termes ont été forgés sur cette racine à une époque où l'on considérait les ganglions lymphatiques comme étant des glandes ; * myxo : du grec muxa [myx(o)-, -myxie], morve, mucus ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps. Un adénomyxome est une tumeur constituée de tissu glandulaire et de tissu muqueux.        Haut de page

Adénomyxosarcome
Endocrinologie et métabolismes, chirurgie générale, cancérologie
  - [Angl. : Adenomyxosarcoma]     N. m.  *
adéno :du grec adên, glande ; racine des termes relatifs aux glandes et aux ganglions lymphatiques ; cette confusion linguistique vient du fait que de nombreux termes ont été forgés sur cette racine à une époque où l'on considérait les ganglions lymphatiques comme étant des glandes ; * myxo : du grec muxa [myx(o)-, -myxie], morve, mucus ; * sarco : du grec sarx, sarkos [-sarque], chair ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps.
    Un adénomyxosarcome est en fait un adénosarcome, c'est-à-dire une tumeur glandulaire qui présente simultanément une prolifération glandulaire bénigne et une prolifération conjonctive maligne qui contient en plus des fibres musculaires et qui a subi une transformation myxomateuse. 
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Amyxie   Amyxorrhée
Gastroentérologie
  -  [Angl. : Amyxia, Amyxorrhoea, amyxorrhea]    N. f. 
* a : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * myxie : du grec muxa [myx(o)-, -myxie], morve, mucus : * rrhée : du grec rhein [rrhée, rrhénie, -rroïde], couler.
    C'est l'insuffisance ou l'absence totale de sécrétion de la muqueuse de l'estomac. Cette sécrétion doit augmenter à la moindre inflammation de la muqueuse, ce qui ne se produit pas en cas d'amyxie.  Syn. : amyxorrhée. 
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Fibrome chondromyxoïde
Chirurgie générale
  -  [Angl. : Chondromyxoid fibroma]    N. m.  * fibro :
du latin fibra, ae : filament - voir en haut de page ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction.  
    Fibrome chondromyxoïde : c'est une tumeur osseuse bénigne qui présente des caractéristiques du tissu cartilagineux.
 
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Hypomyxie
Gastroentérologie
  -  [Angl. : Hypomyxia]    N. f.  * hypo :
du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * myxie : du grec muxa [myx(o)-, -myxie], morve, mucus.   
    C'est l'insuffisance ou l'absence totale de sécrétion de la muqueuse de l'estomac. Cette sécrétion doit augmenter à la moindre inflammation de la muqueuse, ce qui ne se produit pas en cas d'hypomyxie.
 
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Myxadénite
Endocrinologie  -  [Angl. : Myxadenitis]    N. f.  * myx- : du grec muxa [myx(o)-, -myxie], morve, mucus ; * adén- : du grec adên, glande ; racine des termes relatifs aux glandes et aux ganglions lymphatiques ; cette confusion linguistique vient du fait que de nombreux termes ont été forgés sur cette racine à une époque où l'on considérait les ganglions lymphatiques comme étant des glandes ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.   
    Une myxadénite est l'inflammation d'une glande qui produit du mucus.        Haut de page

Myxadénome
Endocrinologie et métabolismes, chirurgie générale  -  [Angl. : Myxadenoma]    N. m. * myx- : du grec muxa [myx(o)-, -myxie], morve, mucus ; * adén- : du grec adên, glande ; racine des termes relatifs aux glandes et aux ganglions lymphatiques ; cette confusion linguistique vient du fait que de nombreux termes ont été forgés sur cette racine à une époque où l'on considérait les ganglions lymphatiques comme étant des glandes ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction.
    Un adénome est une tumeur bénigne due à la prolifération régulière d’un épithélium glandulaire normal. Il peut être grave par sa localisation (hypophyse) ou par son action physiologique (sécrétion hormonale). Ex. adénome prostatique : il peut faire obstacle à l'évacuation de l'urine et nécessite parfois un traitement chirurgical). Le myxadénome présente en plus des éléments myxomateux (voir myxome). 
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Myxobactérie   Myxobactérales   Myxobactériales
Bactériologie, médecine biologique  -  [Angl. : Myxobacteria, Myxobacterales, Myxobacteriaceae]    N. f.  * myxo- : du grec muxa [myx(o)-, -myxie], morve, mucus ; * bactérie : du latin bacterium, créé en 1838 sur le grec baktêria [bactéri(o)-, bactérien], bâton, relatif aux bactéries.
    Les myxobactéries se caractérisent par le fait qu'elles n'ont pas de système de locomotion : ni flagelle, ni cils. Elles sont donc essentiellement rampante. Elles constituent l'ordre des Myxobactérales ou Myxobactériales.        Haut de page

Myxosarcome   Myxochondrosarcome   Myxofibrosarcome   Chondromyxosarcome   Fibromyxosarcome
Cancérologie, chirurgie générale
  -  [Angl. : Myxosarcoma, Myxochondrosarcoma, Myxofibrosarcoma, Chondromyxosarcoma, Fibromyxosarcoma]    N. m. 
* myxo : du grec muxa [myx(o)-, -myxie], morve, mucus ; * sarco : du grec sarks, sarkos [sarc(o), -sarque], chair ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction. 
    Un myxosarcome est un sarcome dans lequel on retrouve des éléments muqueux et/ou ressemblant à certains tissus embryonnaires. On parlera de myxochondrosarcome si le sarcome présente, à l'examen microscopique, des éléments muqueux et cartilagineux, de myxofibrosarcome si le myxome présente des éléments sarcomateux et fibreux etc.

Sarcome : * sarco : du grec sarks, sarkos [sarc(o), -sarque], chair ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction.
    Un sarcome désigne un cancer développé à partir des cellules du tissu conjonctif (fibrosarcome). Ces tumeurs malignes sont principalement représentées par les cancers des os : ostéosarcomes, et les sarcomes des tissus mous. Elles présentent généralement une grande malignité.
    Le sarcome de KAPOSI, connu aussi sous le nom de maladie de Kaposi, (du médecin dermatologue hongrois Moriz Kohn KAPOSI, né le 23 octobre 1837 à Kaposvar (Hongrie), mort le 6 mars 1902) se caractérise par une prolifération maligne (cancéreuse) du tissu conjonctif. Ce développement malin se fait au détriment de cellules  du derme ou de vaisseaux sanguins, provoquant l'apparition progressive de placards roses, rouges, brunâtres et des nodules violet foncé enchâssés dans le derme.
    On distingue une forme dite classique du sarcome de Kaposi qui concerne surtout des européens âgés, une forme endémique africaine dite Kaposi africain (Zaïre, Ouganda) qui touche des sujets beaucoup plus jeunes, et surtout le syndrome de Kaposi qui atteint les malades du SIDA et autres sujets immunodéprimés, chez lesquels cette pathologie s'avère particulièrement agressive. Personne atteinte du syndrome de Kaposi 
    Le sarcome de Kaposi est généralement multifocal et susceptible de produire des métastases. Des études récentes sur les différents types de la maladie de Kaposi montrent l'implication d'un virus : l'herpès virus humain 8 (HHV-8), qui profite d'une baisse des défenses immunitaires pour augmenter son agressivité. Sa transmission se fait par voie orale dès l'enfance (notamment dans les pays tropicaux) ou par voie sexuelle (pays occidentaux).
    Les taches colorées sur la peau ne sont souvent que la partie visible de la maladie qui s'étend ensuite aux organes profonds : rate, cœur, poumons, alors que le SNC (système nerveux central) n'est jamais atteint.  
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Myxolipome   Lipomyxome   Lipome myxomateux
Dermatologie, chirurgie générale [Angl. : Myxolipoma, Lipomyxoma, Myxomatous lipoma]    N. m.  * myxo : du grec muxa [myx(o)-, -myxie], morve, mucus ; * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction.
    Un myxolipome (syn. lipomyxome ou lipome myxomateux) est un lipome dans lequel on observe en plus des structures muqueuses. Rappelons qu'un lipome est une tumeur généralement bénigne, constituée essentiellement par une prolifération anormale d'adipocytes (cellules adipeuses qui stockent les graisses). Ces lipomes sont assez fréquents dans la peau et ne seront enlevés chirurgicalement que s'ils deviennent trop importants ou gênants.
    Syn. : adipome. Si le lipome est associé à une développement prolifératif de vaisseaux sanguins, il est qualifié de télangiectasique.
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Myxomatose
Epidémiologie et santé publique, médecine biologique, médecine vétérinaire  -  [Angl. : Myxomatosis]    N. f.  * myxo : du grec muxa [myx(o)-, -myxie], morve, mucus ; * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction.
    La myxomatose est une épizootie infectieuse et fatale pour les lapins, mais qui n'est pas transmissible à l'homme. Le responsable est un poxvirus (Leporipoxvirus) transmis par des insectes (puces, moustiques, simulies) et les principaux symptômes sont de nombreux myxomes et des œdèmes qui apparaissent au museau, ainsi qu'une infection purulente des yeux qui les rend rapidement aveugles.
    La myxomatose est redoutablement contagieuse. L'apparition de la myxomatose en France puis en Europe est en fait due au professeur Armand DELISLE, propriétaire en Eure-et-Loir qui, voulant lutter contre une prolifération de lapins sur ses terres, s'est procuré une souche de virus (aucune loi ne l'interdisait à l'époque) et a ainsi provoqué cette gigantesque épizootie. Depuis, les gouvernements successifs ont légiféré et vous pour
rez en savoir plus, en regardant sur le site de l'Office National des Forêts, dans la rubrique "Le gibier sauvage, le risque sanitaire et le droit".      Haut de page

Myxome   Myxofibrome   Myxome fibreux   Myxome kystique   Myxocystome   Myxoblastome   Myxomateux   Myxomateuse   Myxoïde   Myxochondrome
Endocrinologie et métabolismes, chirurgie générale  -  [Angl. : Myxoma, Myxofibroma, Fibrous myxoma, Kystic myxoma, Myxocystoma, Myxoblastoma, Myxomatous, Myxoid, Myxochondroma]    N. m. * myx- : du grec muxa [myx(o)-, -myxie], morve, mucus ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction.
    Le terme myxome désigne toute tumeur molle, c'est-à-dire qu'il existe une grande variété de myxomes, en fonction de leur localisation et de leur composition. Les myxomes ont tous un aspect plus ou moins gélatineux et on les appellera fibromyxome ou myxofibrome
(du latin fibra [fibr(o)-, fibrino-], filament) ou myxome fibreux si on y trouve en plus des structures fibreuses, myxome kystique(du grec kustis [kyst(o)-, -kystique], vessie ; en médecine : le kyste est une tumeur bénigne dont le contenu est liquide ou semi-liquide) ou myxocystome(du grec kustis [-cyste, cyst(o), -cistie], vessie) si il y a eu une évolution vers un kyste, myxochondrome(du grec khondros, [chondr(o) , condr(o)-, -condrie], cartilage) quand il est localisé dans un tissu cartilagineux ou qu'il contient des éléments cartilagineux etc.
    On a constaté que les myxomes peuvent devenir très volumineux et ont souvent tendance à se développer sous la peau et à récidiver après ablation chirurgicale. À noter qu'on a aussi utilisé le terme de myxoblastome
(du grec blastos [-blaste, blast(o)-], germe, qui a un rapport avec le développement embryonnaire) ou tumeur colloïde ou gélatiniforme pour désigner un myxome, quand on croyait qu'il s'agissait d'une tumeur embryonnaire.
    Adj. myxoïde,
(du grec eidos, [-oïde, -oïdal, -oïdien], qui a l’apparence) myxomateux, myxomateuse : qui se rapporte à un myxome ou qui en a la nature, qui y ressemble.        Haut de page

Myxoïde (kyste)   Myxoïde (pseudo-kyste)   Myxoïde (tumeur)
Rhumatologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  Adj.  [Angl. : Myxoid cyst, Myxoid (pseudo-cyst), Myxoid (tumor)]  * myxo- : du grec muxa [myx(o)-, -myxie], morve, mucus ; * oïde : du grec eidos, [-oïde, -oïdal, -oïdien], qui a l’apparence. 
    Un kyste myxoïde ou plus exactement un pseudokyste myxoïde doit son nom au fait qu'il contient une substance gélatineuse, résultant d'une transformation mucoïde du collagène. Dans la grande majorité des cas, ces kystes sont des tumeurs bénignes et se rencontrent au niveau du dos de la main (carpe) et dans certaines articulations, en particulier celle du genou.
    Un pseudokyste mucoïde peut avoir une ou plusieurs cavités et sa paroi est de nature fibreuse. Il a la particularité d'infiltrer progressivement les tissus qui l'entourent, provoquant leur dégénérescence, ce qui lui a valu aussi le nom de kyste infiltrant dégénératif ou KID  [Angl. : mucoid degenerative cyst].  Au niveau du genou, ces pseudokystes affectent souvent les ligaments croisés (LC) et on ne doit pas les confondre avec les kystes synoviaux qui sont de nature différente, contenant de la synovie déshydratée.
    Ils se situent souvent près de l'insertion fémorale du LCA (ligament croisé antérieur) et l'infiltration peut se faire dans l'espace situé derrière le LCP (ligament croisé postérieur) ou à l'intérieur même du LCA qui va augmenter de volume et se fragiliser. À noter que les examens radiologiques "classiques" ne mettent pas ces pseudokystes en évidence et que l'examen de référence est aujourd'hui l'IRM.
    Cette pathologie se rencontre surtout chez les hommes qui ont passé la quarantaine, mais peut aussi survenir chez des sujets plus jeunes, notamment longtemps après un traumatisme. En général, les douleurs apparaissent bien après la cause, de ce fait souvent difficile à déterminer et les douleurs sont ressenties au moment d'une flexion en charge, dans le creux poplité (en arrière du genou). Elles augmentent pendant l'effort sportif mais cèdent progressivement pendant le repos.         Haut de page

Myxomyome  
Myologie, oncologie, médecine biologique, chirurgie  -  [Angl. : Myxomyoma]    N. m.  * myx- : du grec muxa [myx(o)-, -myxie], morve, mucus ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction. 
    Un myxomyome est avant tout un myome, tumeur généralement bénigne, dans laquelle on trouve du tissu musculaire, lisse ou strié. On parle de myomyxome quand ce myome quand on observe en plus une dégénérescence muqueuse. 
* Ex. le rhabdomyome : * rhabdo : du grec rhabdos [rhabdo-], baguette ; en biologie, désigne souvent les fibres musculaires.  Le rhabdomyome est une tumeur généralement bénigne, qui se développe à partir d'un muscle et qui est donc souvent constituée de fibres musculaires striées. Une réaction d'immunohistochimie montre que ces fibres sont exceptionnellement riches en myoglobine et en desmine. Le rhabdomyome peut se rencontrer dans certaines pathologies, comme la sclérose tubéreuse de Bourneville.

* Ex. le léiomyome :
* léio :
du grec leios, lissos [léio-, lio-, lisso], lisse.  Le léiomyome ou liomyome est une tumeur bénigne qui se développe généralement à partir de cellules musculaires lisses et qui a une prédilection pour l'appareil génital féminin, en particulier l'utérus et pour la peau (léiomyome cutané). C'est cette tumeur que de nombreuses personnes appellent fibrome ou fibromyome.
    Le traitement se fait généralement par ablation chirurgicale ou par hormonothérapie. Quant aux léiomyomes cutanés, le traitement consiste en l'ablation ou est fait au laser.
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Myxopoïèse   Myxorrhée   Myxorrhée intestinale   Myxorrhée gastrique   Entéromyxorrhée   Gastromyxorrhée
Adénologie, endocrinologie et métabolisme  -  [Angl. : Myxopoiesis, Myrorrhoea, myxorrhea, Intestinal myxorrhea, Gastric myxorrhea, Enteromyxorrhea, Gastromyxorrhea]    N. f.  * myxo- : du grec muxa [myx(o)-, -myxie], morve, mucus ; * poïèse : du grec poiein [-poïèse, -poïétique], faire, fabriquer. 
    La myxopoïèse représente les différents mécanismes et réactions qui aboutissent à la fabrication d'un mucus. Quant à la myxorrhée, qualifiée aussi parfois de mucorrhée, (du grec rhein [rrhée, rrhénie, -rroïde], couler) c'est une sécrétion excessive de mucus dans l'intestin (entéromyxorrhée ou myxorrhée intestinale - entéro- : du grec enteron [entér(o)-, -entéral, -entère, -entérique], intestin) et dans l'estomac (gastromyxorrhée ou myxorrhée gastrique).        Haut de page

Myxœdème   Myxodermie   Myxodermia   Myxœdème congénital   Myxœdème cutané circonscrit prétibial   Myxœdème de l'adulte
Adénologie, endocrinologie et métabolisme, génétique, dermatologie  -  [Angl. : Myxedema, Myxodermia, Congenital myxedema, Pretibial myxoedema, Myxoedema (or myxedema) of the adult]    N. m.  * myx- : du grec muxa [myx(o)-, -myxie], morve, mucus ; * œdème : du grec oidêma [œdém(o)-], gonflement pathologique du tissu sous-cutané. 
    En faisant des recherches dans les dictionnaires, on se rend compte que le terme myxodermie, finalement très peu utilisé en français, est traduit en anglais, en allemand et dans beaucoup d'autres langues par myxodermia, lequel est le plus souvent donné comme synonyme de myxœdème. Le mot myxœdème, lui-même souvent employé comme synonyme d'hypothyroïdie, est un terme générique qui regroupe un nombre important de formes différentes, mais qui ont toutes un point commun : elles résultent d'un hypofonctionnement de la glande thyroïde, donc par conséquence, d'une hyposécrétion de ses hormones, essentiellement T3 (triiodothyronine) et T4 (tétraiodothyronine).
    L'hypothyroïdie (ou hypothyréose ou hypothyroïdisme) peut être définie comme une insuffisance des hormones thyroïdiennes dans le sang. Pour comprendre comment apparaissent les hypothyroïdies, il faut savoir que c'est d'abord l'hypothalamus qui envoie une neurohormone à destination de l'hypophyse : la TRH (Thyreotropin Releasing Hormone). En réponse à cette neurohormone, l'hypophyse sécrète la TSH (thyréostimuline ou hormone thyréostimulante) qui agit sur la thyroïde, provoquant la captation de l'iode sanguin et la sécrétion de thyroglobuline.
    C'est l'oxydation de cette thyroglobuline qui va donner naissance aux deux principales hormones thyroïdiennes : la triiodothyronine (T3) et la tétraiodothyronine (T4) encore appelée thyroxine. Dans notre sang, une grande partie de ces deux hormones se lie à des protéines : TBG ou Thyroxin Binding Globulin, TBPA ou Thyroxin Binding Prealbumin et albumine. Or seules les hormones libres (non liées aux protéines) sont actives.
    L'hypothyroïdie n'est donc due qu'à la diminution pathologique des T3 et T4 libres du sang. Leur dosage se fait actuellement par radio-immunologie. L'hypothyroïdie peut donc être due à une destruction de la glande thyroïde, soit à un trouble de l'hormonogenèse, c'est-à-dire faisant intervenir l'un des facteurs cités ci-dessus : hypothalamus ou hypophyse.

    Les taux de T3 et T4 s'effondrent dans la thyroïdite chronique d'Hashimoto. L'
hypothyroïdisation est l'ensemble des processus qui aboutissent à une hypothyroïdie. Les principales conséquences d'un myxœdème ou d'une hypothyroïdie sont des infiltrations multiples et importantes des tissus cutanés et donc un gonflement de la face et des membres, un abaissement de la température corporelle mais aussi de tout le métabolisme basal, une diminution des capacités intellectuelles.
    Quelques exemples de myxœdèmes, sans trop entrer dans les détails :
* Le myxœdème congénital : il est dû à une absence de thyroïde ou à une sécrétion faible ou nulle des principales hormones thyroïdiennes. Les risques sont importants : outre l'infiltration cutanée "classique", apparition d'un retard psychomoteur et d'une disproportion entre la tête volumineuse et les membres trop courts. Le traitement est évident : administration des hormones manquantes (à vie).
* Le myxœdème circonscrit prétibial (ou
myxœdème cutané circonscrit prétibial) est une forme particulière, puisqu'elle est due à un hyperfonctionnement de la thyroïde et donc à une hypersécrétion des hormones. Cette pathologie apparaît chez certains malades touchés par la maladie de Basedow et touche essentiellement les membres inférieurs. La peau est infiltrée, myxœdémateuse et ces lésions s'étendent progressivement à toute la jambe, avec parfois malformations.
* Il existe encore d'autres formes, dont l'une est appelée myxœdème de l'adulte et qui est classée dans les maladies autoimmunes.
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Myxoviridæ   Orthomyxoviridæ   Paramyxoviridæ   Myxovirus
Virologie, épidémiologie et santé publique, médecine biologique  -  [Angl. : Myxoviridae, Orthomyxoviridae, Paramyxoviridae, Myxovirus]    N. m.    * myxo- : du grec muxa [myx(o)-, -myxie], morve, mucus ; * viridæ : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus. 
    Dans la classification actuelle, la famille des Myxoviridæ comprend les Orthomyxoviridae comme les Myxovirus influenzæ A et B ou Influenzavirus, responsables de grippes, et les Paramyxoviridæ dans lesquels on trouve des virus responsables d'affections oropharyngées, de pneumopathies, de la rougeole, des oreillons, entre autres. Ils doivent la présence de la racine "myxo-" dans leur nom au fait qu'ils présentent une très grande affinité pour les mucoprotéines.        Haut de page

Myxovirus parotidis
Virologie, épidémiologie et santé publique, médecine biologique  -  [Angl. : Myxovirus parotidis]    N. m.    * myxo- : du grec muxa [myx(o)-, -myxie], morve, mucus ; * virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus ; * oreillons : mot qui signifiait "coups sur l'oreille"  et qui a désigné, vers 1 300, une maladie infectieuse et contagieuse dont la principale manifestation est une inflammation des glandes salivaires parotides. 
    Dans la classification actuelle, la famille des Myxoviridæ comprend les Orthomyxoviridae comme les Myxovirus influenzæ A et B ou Influenzavirus, responsables de grippes, et les Paramyxoviridæ dans lesquels on trouve des virus responsables d'affections oropharyngées, de pneumopathies, de la rougeole, des oreillons, entre autres. Ils doivent la présence de la racine "myxo-" dans leur nom au fait qu'ils présentent une très grande affinité pour les mucoprotéines.
    Les oreillons étaient également appelés ourles, fièvre ourlienne, parotidite épidémique. C'est une maladie infectieuse virale due à un paramyxovirus, Myxovirus parotiditis, très contagieuse, qui touche les jeunes enfants. C'est par la salive que se fait la contamination et l'organisme acquiert alors une immunité définitive, c'est-à-dire qu'on ne développe cette maladie qu'une seule fois dans sa vie.

    Le virus des oreillons se loge préférentiellement dans les glandes parotides (l'une des trois paires de glandes salivaires), le pancréas, les testicules et le système nerveux. La maladie se déclare après une incubation de trois semaines et est asymptomatique, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de symptômes particuliers. La parotidite est le premier signe qui doit évoquer la maladie ourlienne (gonflement parfois important des parotides qui deviennent douloureuses. Chez les garçons, l’orchite (inflammation des testicules) ne s’observe qu’après la puberté et peut, dans certains cas, mener à la stérilité. Les localisations neurologiques se manifestent le plus souvent sous la forme d’une méningite, plus rarement d’une encéphalite. 
    Compte tenu de la probabilité non négligeable de complications pouvant être graves, la vaccination systématique se justifie chez tous les enfants dès l’âge de 1 an. Il s’agit d’un vaccin préparé à partir de culture de Myxovirus parotiditis sur la membrane chorio-allantoïdienne de l'œuf de poule, bien toléré et protecteur après une seule injection. Il est associé au vaccin contre la rougeole et la rubéole (vaccin ROR). En raison du risque d’atteinte testiculaire, les garçons seront revaccinés dès l’âge de 11 ans.  
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