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Dernière modification : 3-03-2020

La racine "my(o)-" peut avoir plusieurs significations et donc des étymologies différentes :
Myo-    
Du grec mus [-myo-], muscle (ex. myopathie)
Myo-     Du grec muein, se fermer  (ex. myopie)
Myo-     Du grec muia, mouche  (ex. myodésopsie)


Myalgie épidémique - Myasthénie - Myasthénique - Myectomie - Myectopie - Myocarde - Myocardiopathie - Myocardiopathie dilatée - Myocardiopathie non obstructive - Myocardiopathie obstructive - Myocardite - Myoclonia - Myoclonie - Myocyte - Myodésopsie - Myodynie - Myofasciite - Myofilament - Myoglobine - Myoglobinurie - Myoglobuline - Myome - Myomètre - Myométrite - Myopathie - Myopathie congénitale à bâtonnets - Myopathie de Becker - Myopathie de Duchenne - Myopathie némaline - Myopathie némalinique - Myopathie oculopharyngée - Myopathie primitive progressive - Myope - Myopie - Myopie axile - Myopie de courbure - Myopie forte - Myopie simple - Myoplastie - Myorraphie - Myosine - Myosis - Myosite - Myosite dégénérative - Myosite épidémique - Myosite fibreuse - Myosite interstitielle - Myosite ossifiante localisée - Myosite ossifiante progressive - Myosite parenchymateuse - Myosite progressive aiguë - Myosite purulente tropicale - Myosite syphilitique - Myosite trichineuse - Myostéome - Myoténosite - Myoténosite scléreuse post-traumatique - Myotique - Myotomie - Léiomyome - Rhabdomyome -

Myasthénie   Myasthénique
Neurologie  -  [Angl. : Myasthenia gravis, Myasthenic]    N. f.  * myo :
du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * asthénie : du grec asthenos [asthén(o)-, -asthénie], sans force. 
    La myasthénie est définie comme un trouble de la transmission neuromusculaire, au niveau de synapses particulières : les plaques motrices ou jonctions neuromusculaires. À ce niveau, les terminaisons nerveuses produisent un neurotransmetteur : l'acétylcholine, responsable de la contraction des fibres ou cellules musculaires. Cette contraction est en fait le résultat d'une suite importante de réactions.
    Dans la myasthénie, des anticorps sont produits, qui s'attaquent aux récepteurs de l'acétylcholine et les détruisent (maladie auto-immune). Il en résulte un déficit important d'acétylcholine et le traitement consiste essentiellement à augmenter la présence de ce neuromédiateur, et/ou de diminuer l'enzyme responsable de la dégradation de l'acétylcholine, présente dans l'espace synaptique. Les symptômes de cette pathologie peuvent être particulièrement sévères : fatigue musculaire, atteinte préférentielle des paupières (qui tombent), mais aussi des muscles oculomoteurs (chaque œil est dirigé par 6 muscles), de la face, des membres.
    Les traitements provoquent parfois une hypertrophie du thymus (organe de l'immunité qui sert entre autres à la maturation des lymphocytes T). Certains traitements utilisent les corticoïdes (produits à base de cortisone) ou les immunosuppresseurs. Adj. : myasthénique : qui concerne la myasthénie ou qui en est atteint.   Haut de page

Myectomie
Neurologie, chirurgie  -  [Angl. : Myectomy]    N. f.  * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation. 
    La
myectomie est l'ablation chirurgicale de tout ou partie d'un ou plusieurs muscles. Cette technique peut être utilisée en cas de blépharospasme par exemple (contractions involontaires et incontrôlables de la paupière), en cas de cardiomyopathie hypertrophique, où on pratique une ablation partielle du muscle cardiaque, entre autres.   Haut de page

Myectopie
Neurologie, chirurgie  -  [Angl. : Myectopia]    N. f.  * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * ectopie : du grec ek-, hors de, et topos, lieu : situation anormale d’un organe. 
    On qualifie de myectopie le déplacement pathologique d'un muscle. Cette myectopie peut être la conséquence d'un traumati
sme obstétrical ou accidentel et, même si elle n'est pas toujours le traitement de référence, la chirurgie orthopédique peut être une solution dans certains cas.    Haut de page

Myocarde
Cardiologie, anatomie, angiologie et médecine vasculaire  -  [Angl. : Myocardium]    N. m.  * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * carde : du latin cor, du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur. 
    Le cœur est un organe unique, situé au centre de la cage thoracique, dans le médiastin, entre les 2 poumons. Le cœur en vue externe antérieure Pour assumer parfaitement son rôle de pompe, il est divisé en quatre cavités : les 2 oreillettes par lesquelles le sang entre dans le cœur, les 2 ventricules pour la sortie vers les artères et tous les organes du corps. Coupe du cœur  Cette circulation à sens unique est possible grâce à la présence de valvules (ou valves) cardiaques et artérielles, fixées solidement à des piliers par des fibres.
    Les valves cardiaques (mitrale entre ventricule et oreillette gauches, tricuspide à droite) ou auriculoventriculaires ne laissent passer le sang que des oreillettes vers les ventricules. Quand les ventricules se contractent, les valves artérielles ou sigmoïdes s'ouvrent pour laisser le sang passer dans les artères, puis se referment aussitôt pour empêcher le sang de redescendre dans les ventricules. À noter que c'est la fermeture des valves qui produit les 2 bruits cardiaques.
    Les cellules du myocarde (muscle cardiaque) sont contractiles et réagissent à des impulsions électriques créées et transmises par le tissu nodal :
    * nœud sinusal (c'est le point de départ des ondes électriques),
    * nœud septal qui transmet l'onde électrique aux 2 oreillettes,
    * faisceau de His pour la transmission aux ventricules.

    En cas de problème sévère de cette conduction électrique (on parle d'un bloc), le chirurgien peut procéder à la pose d'un pace maker, pile au lithium qui régularise le rythme cardiaque.
    Le cœur est tapissé à l'extérieur par le péricarde (double membrane) et, à l'intérieur, par l'endocarde. Il est nourri en dioxygène et nutriments par 2 artères partant directement de l'aorte au niveau de la valve sigmoïde aortique : les artères coronaires. Toute atteinte de ces artères coronaires (athéromes) peut compromettre l'irrigation d'un ou de plusieurs territoires cardiaques et provoquer des accidents tels les angines de poitrine, les infarctus.
    Le cœur est un organe autorégulé grâce à 2 nerfs principaux : le pneumogastrique (X) dont les terminaisons sécrètent de l'adrénaline, cardioaccélératrice, et l'orthosympathique dont les terminaisons nerveuses sécrètent l'acétylcholine, cardiomodératrice.    Haut de page

Myocardiopathie
Cardiologie  -  [Angl. : Myocardiopathy]    N. f.  * myo : du grec mus [-myo-], muscle ; * cardio : du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur ; * patho, pathie : du grec pathos [-pathie], souffrance, changement accidentel.
    Le mot myocardiopathie est un terme générique qui regroupe toutes les pathologies affectant le muscle cardiaque (myocarde) proprement dit.
On distingue les cardiomyopathies hypertrophiques qui augmentent la taille du myocarde (Syn. : cardiomégalie - voir ce terme), et d'autres formes de cardiomyopathies qui affectent le muscle cardiaque sans en augmenter le volume.    Haut de page

Myocardiopathie non obstructive   Myocardiopathie obstructive   Myocardiopathie dilatée
Cardiologie, chirurgie cardiaque  -  [Angl. : Non-obstructive myocardiopathy, Obstructive myocardiopathy, Hypertrophic cardiomyopathy]    N. f.    * myo : du grec mus [-myo-], muscle ; * cardio : du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur ; * patho, pathie : du grec pathos [-pathie], souffrance, changement accidentel. 
    Les cardiomyopathies ou myocardiopathie non obstructives (ou dilatées) sont des insuffisances du ventricule gauche, qui n'arrive plus à envoyer la quantité de sang nécessaire à une bonne oxygénation des organes. Comme leur nom l'indique, il ne s'agit pas de myocardiopathie obstructive ou non dilatées ou CMO (hypertrophie des parois ventriculaires, notamment au niveau du septum, au point que, pendant la systole, le ventricule est séparé en deux chambres, l'une à pression haute vers l'apex, l'autre à pression basse juste sous la valvule).
    La CMNO est généralement d'origine congénitale et correspond donc à une forme primitive : le cœur est hypertrophié, avec des cavités très élargies et des parois amincies. Il existe d'autres causes possibles à une CMNO, dont certaines infections virales ou bactériennes, des maladies métaboliques comme l'hémochromatose, certaines maladies endocriniennes, l'alcoolisme, entre autres.    Haut de page

Myocardite
Cardiologie, angiologie et médecine vasculaire  -  [Angl. : Myocarditis]    N. m.  * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * carde : du latin cor, du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    La myocardite est l'inflammation du myocarde - voir cette définition - c'est-à-dire du muscle cardiaque. On note une inflammation des fibres musculaires et du tissu interstitiel, une altération des myofibrilles, voire l'installation progressive d'un tissu fibreux. C'est la myocardite qui est responsable de la mort subite chez des sujets le plus souvent jeunes, pendant un effort physique important.
    Le diagnostic de cette pathologie nécessite une biopsie du myocarde pour être clairement établi. Le traitement repose généralement sur la prise de corticostéroïdes.    Haut de page

Myoclonie  Myoclonia
Neurologie
  -  [Angl. : Myoclonia]    N. f.  * myo :
du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * clonie : du grec klôn [-clonie], jeune pousse ; en médecine, indique la multiplication végétative ou la répétition. 
    Syn. : Myoclonia. Mouvement musculaire à type de secousse, provoqué par une contracture soudaine, rapide et brève d'un muscle ou d'un groupe de muscle, pouvant entraîner un déplacement du segment du membre correspondant. Structure microscopique d'un muscle strié  De nombreux muscles peuvent être touchés par la myoclonie : face, membres, voile du palais (myoclonie vélopalatine).
    La myoclonie peut également être généralisée. A noter que le hoquet est aussi une forme de myoclonie (phrénoglottique). Les causes de la myoclonie généralisée sont une diminution de l'apport en dioxygène dans certaines zones du cerveau ou certains facteurs métaboliques, infectieux ou toxiques. Certains neuroleptiques, l'épilepsie, peuvent aussi provoquer des myoclonies. Le traitement repose sur des médicaments dérivés des benzodiazépines.   Haut de page

Myocyte
Cytologie histologie, myologie  -  [Angl. : Myocyte]    N. m.  * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * cyte : du grec kutos [cyt(o)-, -cyte, -cytie, -cytaire], cellule. 
      Le myocyte est la cellule musculaire, c'est-à-dire la fibre musculaire. C'est l'élément anatomique du muscle strié et sa particularité est d'être une cellule géante (plusieurs cm de long et diamètre de 50 µm) plurinucléée, entourée d'une membrane épaisse : le sarcolemme. Dans le cytoplasme (ou sarcoplasme) se trouvent de nombreux myofilaments de myosine (épais) et d'actine (fins). Six filaments d'actine entourent un filament de myosine, en formant un hexagone régulier.   Haut de page

Myodésopsie
Ophtalmologie  -  [Angl. : Myodesopsia]    N. f.  * my(o)- : du grec muia, mouche ; * oïde : du grec eidos, [-oïde, -oïdal, -oïdien], qui a l’apparence (en grec, on trouve le mot muioeidês qui signifie : semblable aux mouches) ; * opsie : du grec ôps, opsis [ops, -opie, -opsie], œil, vue. 
    La myodésopsie est plus connue sous l'appellation de "mouches volantes" ou "corps flottants". Dans un œil normal, Coupe sagittale de l'œil  le vitré (ou humeur vitrée) emplit tout l'espace entre le cristallin et la rétine, c'est-à-dire toute la chambre postérieure de l'œil. À partir d'un certain âge, qui peut varier sensiblement d'un individu à l'autre (référence moyenne : la cinquantaine, plus tôt chez les myopes), ce vitré, de nature gélatineuse, commence à perdre de sa consistance et à se rétracter. Il se décolle partiellement de ses parois et plus particulièrement par l'arrière, c'est-à-dire qu'il se désolidarise progressivement de la rétine.
    Pendant ce décollement, des cellules du fond de l'œil peuvent être arrachées et c'est ce que les ophtalmologues appellent les "mouches". Leur ombre, projetée sur la rétine, produits alors les fameuses mouches volantes dans le champ visuel, brillantes ou sombres, particulièrement bien visibles quand on regarde un fond clair uni. Même résultat avec les corps flottants, qui sont des condensations normales (âge) ou accidentelles (traumatisme) du vitré. On les perçoit comme des taches irrégulières, parfois filamenteuses.
    Les mouches volantes et les corps flottants suivent le mouvement des yeux avec un petit retard, du fait de l'inertie du vitré dans le globe oculaire. Une apparition brutale d'un nombre important de ces mouches ou corps flottants doit amener à consulter très rapidement un ophtalmologue qui fera un examen approfondi de l'œil.   Haut de page

Myodynie
Myologie, algologie  -  [Angl. : Myodynia]    N. f.  * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * odynie : du grec odunê [-odynie], douleur. 
    Le mot myodynie est un terme générique qui désigne toutes les formes de douleurs musculaires, quelles qu'en soient les causes et les manifestations.
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Myofasciite (à macrophages)
Rhumatologie, immunologie allergologie
  -  [Angl. : Macrophagic myofasciitis]    N. f.  * myo :
du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * fascio : du latin fascia [fasci(o)-], bande, en forme de bande(s) ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    Cette affection se caractérise par des arthromyalgies ou douleurs affectant les muscles et les articulations, une faiblesse musculaire, une asthénie, des poussées de fièvre, voire un déficit neurologique. Les tâches quotidiennes deviennent progressivement impossibles, chaque effort demandant un temps de récupération plus ou moins long.
    À l'observation microscopique et par certains tests, le muscle apparaît infiltré de macrophages (grosses cellules participant à la défense immunitaire de l'organisme) et de lymphocytes (petites cellules immunocompétentes) qui contiennent de nombreuses inclusions anormales d'hydroxyde d'aluminium.

    Depuis peu, on soupçonne certains vaccins (hépatites A et B, tétanos, anthrax entre autres) administrés par voie intramusculaire, d'être la cause de ces MMF (Macrophagic myofasciitis). Autour de ces zones musculaires infiltrées, les myofibrilles adjacentes sont atrophiées, les vaisseaux sanguins dilatés. Certains spécialistes pensent même que l'hydroxyde d'aluminium contenu dans ces vaccins pourrait être à l'origine du syndrome de la guerre du golfe menée contre l'Irak et même de certaines formes de SEP (sclérose en plaques).
    Il existe plusieurs sites Internet sur la myofasciite à macrophages, dont l'Association Entraide aux Malades de la Myofasciite à Macrophages EMMM
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Myofilament
Myologie, anatomie, médecine du sport, kinésiologie kinésithérapie  -  [Angl. : Myofilament]    N. m.  * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * filament : du latin médiéval filamentum, du latin classique filum, élément organique de forme fine et allongée. 
    Le muscle est un organe charnu essentiellement composé de tissu fibreux et qui a la particularité d'être contractile. On distingue les muscles striés ou squelettiques, les muscles lisses ou viscéraux et le muscle cardiaque. L'élément anatomique du muscle strié est la fibre musculaire, cellule géante (plusieurs cm de long et diamètre de 50 µm) plurinucléée, entourée d'une membrane épaisse : le sarcolemme.
    Dans le cytoplasme ou sarcoplasme (*) se trouvent de nombreux myofilaments de myosine (épais) et d'actine (fins). Six filaments d'actine entourent un filament de myosine, en formant un hexagone régulier.
Au microscope, les cellules musculaires apparaissent constituées d'un nombre important de myofibrilles et présentent une succession de bandes claires et sombres (ou disques clairs et sombres). Ces disques sont situés au même niveau pour l'ensemble des myofibrilles d'une même fibre, si bien que la cellule a un aspect caractéristique strié.
    En lumière polarisée, les bandes ou disques sombres sont fortement biréfringentes, ce qui leur a valu le nom de bandes ou disques anisotropes ou A (parfois aussi nommés Q ou disques transversaux). Par opposition, les disques clairs sont isotropes et ont été nommés disques ou bandes I. Ces différences sont dues à la position de 2 types de molécules : l'actine et la myosine qui jouent un rôle fondamental dans la contraction musculaire.

La contraction au niveau moléculaire

1) Observations :
    * Quand un muscle se contracte, toutes les fibres ou cellules raccourcissent.
    * Dans les bandes sombres A, la bande centrale H disparaît.
    * En même temps, les bandes claires I raccourcissent. 

2) Interprétation :
    Ce sont les filaments d'actine qui glissent le long des filaments de myosine, jusqu'à ce que leurs extrémités libres
(côté bande H) soient très proches les unes des autres, faisant disparaître les bandes H et raccourcissant I.

3) Aspect énergétique :
    a) Chaque filament de myosine présente environ 300 têtes qui sont fixées, au repos, sur des sites spécifiques des molécules d'actine.
    b) Une molécule d'ATP (adénosine triphosphate) se fixe sur la tête qui se libère du filament d'actine et se déplace légèrement.
    c) Il y a ensuite hydrolyse de l'ATP --> ADP + Pi (adénosine diphosphate + phosphate inorganique). La tête se fixe sur un nouveau site de l'actine. Il faut pour cela l'intervention d'ions Ca2+.
    d) L'ADP est libéré. L'énergie fournie précédemment permet un mouvement de 5 à 10 nm (nanomètres). C'est le début d'un nouveau cycle qui peuvent se succéder jusqu'à 5 par seconde pendant une contraction rapide. Pour en savoir plus sur l'aspect ionique de la contraction musculaire, voir "contraction musculaire".

* Sarcoplasme  N. m. 
Du grec sarks, sarkos [sarc(o), -sarque], chair, et du grec plasma [plasm(o)-,  -plasme], ouvrage façonné qui, en biologie se rapporte au liquide sanguin ou intracellulaire.
    C'est le hyaloplasme de la cellule musculaire (ou cytoplasme), qui permet, par ses mouvements de cyclose, le transport des molécules nécessaires aux réactions énergétiques. C'est dans le sarcoplasme que se trouvent les myofibrilles responsables de la contraction musculaire. Quant à la membrane de la cellule musculaire qui entoure le sarcoplasme, c'est le sarcolemme, lui-même entouré par l'endomysium, tissu conjonctif de soutien et de revêtement. Dans la cellule musculaire, le sarcomère constitue l'unité contractile et les sarcosomes sont les mitochondries.
   Structure macroscopique d'un muscle strié   
Disques clairs et sombres dans une cellule musculaire    Détail d'une myofibrille    Contraction au niveau d'un sarcomère     Fixation actine - myosine et mouvements     Haut de page

Myoglobine   Myoglobuline   Myoglobinurie
Myologie, biochimie, médecine biologique  -  [Angl. : Myoglobin, Myoglobulin, Myoglobinuria]    N. f.  * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * globine : du latin globus [glob(o)-, globul(o)-, -globulie], sphérique, petit corps arrondi. 
    La myoglobine est une protéine présente dans les cellules musculaires et capable, un peu à la manière de l'hémoglobine, de fixer et stocker du dioxygène. C'est le pigment des muscles. L'une de ses caractéristiques est de posséder une structure proche d'une des chaînes de l'hémoglobine. Son passage dans l'urine peut donner à celle-ci une teinte allant du jaune brun au brun rouge, en fonction de sa concentration.
    Par contre, chez les malades atteints de myoglobinurie, le sérum n'est pas coloré car son élimination dans les urines est très rapide. La molécule de myoglobine contient 0,34% de fer et son affinité pour le dioxygène est très supérieure à celle de l'hémoglobine. Elle est normalement absente dans le sang et les urines et n'y apparaît qu'après un traumatisme musculaire et en particulier la nécrose myocardique (infarctus du myocarde). On appelle myoglobuline toute globuline présente dans les muscles.    
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Myome   Rhabdomyome   Léiomyome
Myologie, oncologie, médecine biologique, chirurgie  -  [Angl. : Myoma, Rhabdomyoma, Leiomyome]    N. m.  * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction. 
    Un myome est une tumeur généralement bénigne, dans laquelle on trouve du tissu musculaire, lisse ou strié.
* Ex. le rhabdomyome : * rhabdo : du grec rhabdos [rhabdo-], baguette ; en biologie, désigne souvent les fibres musculaires.  Le rhabdomyome est une tumeur généralement bénigne, qui se développe à partir d'un muscle et qui est donc souvent constituée de fibres musculaires striées. Une réaction d'immunohistochimie montre que ces fibres sont exceptionnellement riches en myoglobine et en desmine. Le rhabdomyome peut se rencontrer dans certaines pathologies, comme la sclérose tubéreuse de Bourneville.

* Ex. le léiomyome :
* léio :
du grec leios, lissos [léio-, lio-, lisso], lisse.  Le léiomyome ou liomyome est une tumeur bénigne qui se développe généralement à partir de cellules musculaires lisses et qui a une prédilection pour l'appareil génital féminin, en particulier l'utérus et pour la peau (léiomyome cutané). C'est cette tumeur que de nombreuses personnes appellent fibrome ou fibromyome. Le traitement se fait généralement par ablation chirurgicale ou par hormonothérapie. Quant aux léiomyomes cutanés, le traitement consiste en l'ablation ou est fait au laser.        Haut de page

Myomètre   Myométrite
Gynécologie obstétrique, anatomie  -  [Angl. : Myometrium, Myometritis]    N. f.  * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * mètre : du grec mêtro [-mètre, métr(o)-, -métrie], matrice, utérus, ou du grec metron, [-mètre, métr(ie)], mesure
    L'utérus est un organe féminin de 6 à 8 cm de long, situé dans le petit bassin à la suite du vagin. L'appareil génital féminin vu de face  Il commence par le col ou cervix et est relié, dans sa partie postérosupérieure, aux deux trompes de Fallope. Son rôle est de recevoir l'embryon de quelques jours et de permettre sa nidation et sa croissance.
    Il est essentiellement formé de deux couches :
* le myomètre musculeux, qui constitue l'essentiel de l'organe et qui va intervenir au moment de la naissance du bébé, par de très puissantes contractions destinées à l'expulsion
* l'endomètre, constitué de nombreuses glandes sécrétrices, dont l'épaisseur varie pendant le cycle.

    À la fin de chaque cycle, de la puberté à la ménopause, l'endomètre se délite et est expulsé par les voies naturelles : ce sont les règles ou menstruations. Le premier jour des règles est le premier jour du nouveau cycle. Dans la région pelvienne, l'utérus est attaché par les deux ligaments utérosacrés (ou utéro-sacrés). La myométrite est l'inflammation du myomètre.
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Myopathie   Myopathie de Duchenne   Myopathie de Becker   Myopathie némaline   Myopathie némalinique   Myopathie congénitale à bâtonnets   Myopathie oculopharyngée   Myopathie primitive progressive     
Myologie, neurologie, pédiatrie, génétique  -  [Angl. : Myopathy, Duchenne (muscular) myopathy, Becker's myopathy, Nemaline myopathy, id, id, Oculopharyngeal myopathy, Progressive muscular dystrophy]    N. f. 
* myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel. 
    Le mot myopathie est un terme générique qui désigne toutes les affections de la musculature squelettique de type dégénératif, d'évolution progressive et/ou génétiquement déterminées. Certaines débutent dès l'enfance comme la myopathie de Duchenne (voir ci-dessous), d'autres n'apparaissent qu'à l'âge adulte comme la maladie de Steinert, certaines myopathies métaboliques ou secondaires.

Myopathie de Duchenne :
    C'est une maladie héréditaire Un exemple de transmission  caractérisée par une dégénérescence musculaire. C'est la plus fréquente et la plus sévère des dystrophies musculaires, qui atteint en moyenne 1 garçon sur 3500. La transmission de cette maladie génétique se fait selon le mode récessif lié au sexe, c'est-à-dire que cette maladie est transmise par les femmes et ne touche que les garçons.
    Cela vient du fait que le gène "DYS" responsable est situé sur l'un des chromosomes X de la mère, sur le bras court (Xp21.2). Caryotypes normaux d'un homme et d'une femme  Chez la mère, il y a un chromosome X avec un gène anormal, et l'autre chromosome X avec un gène normal qui domine. La molécule responsable, fabriquée par ce gène anormal est la dystrophine, que l'on retrouve dans les muscles des sujets atteints.
    Un diagnostic anténatal précoce de cette anomalie génique est aujourd'hui possible par biopsie des villosités choriales (au contact entre le placenta et l'utérus) ou par amniocentèse (1). La maladie débute dès la petite enfance, au moment de l'acquisition de la marche. Les premiers muscles touchés sont ceux des membres inférieurs, puis la maladie atteint les membres supérieurs. La locomotion devient de plus en plus difficile car la paralysie s'étend.
    Un diagnostic à ce stade est toujours possible, confirmé par un électromyogramme et éventuellement une biopsie musculaire. Vers 12 ans, la marche est impossible et l'enfant doit utiliser un fauteuil roulant. Il n'est pas rare que les muscles respiratoires et le muscle cardiaque soient touchés. Les seuls traitements possibles ont pour but de diminuer les symptômes et d'augmenter tant que possible le confort de l'enfant, notamment par des séances de kinésithérapie. Les recherches actuelles portent sur l'injection de cellules souches musculaires (myoblastes) et sur la thérapie génique : injection dans les cellules atteintes du gène normal de la dystrophine.

(1) Amniocentèse :
du grec amnion, de amnios : agneau ; en biologie, concerne la membrane qui entoure le fœtus et du grec kentein [-centèse], piquer.
   Il s'agit d'un prélèvement du liquide amniotique, dans lequel baigne le fœtus, effectué à l'aide d'une aiguille, à travers les parois abdominale et utérine. Il est pratiqué à partir de la 14e semaine, sous échoguidage (plus rarement à partir de la 13e semaine). Schéma simplifié de l'amniocentèse  C'est un examen indolore et rapide qui permet de dépister des anomalies fœtales, malformations, mongolisme ou maladies héréditaires. Dans le liquide amniotique ainsi prélevé, le biologiste peut mener des recherches, surtout un caryotype (classement des chromosomes) qui consiste à étudier les chromosomes du fœtus. Il n'est pas exempt de tout danger (1% d'avortements), aussi il ne sera proposé que dans des cas bien particuliers :
* âge de la mère supérieur à trente-huit ans ;
* antécédents familiaux de maladie héréditaire, de malformation ou d'anomalie chromosomique (comme le mongolisme ou la trisomie 21) ;
* recherche d'une infection ;
* incompatibilité sanguine entre la mère et son enfant.

Myopathie de Becker :
    Elle ressemble beaucoup à la forme de Duchenne
: même mode de transmission, même chromosome, même gène DYS, mais est néanmoins atténuée pour beaucoup de symptômes. Elle ne débute que vers 13 ans en moyenne et les atteintes des muscles respiratoires et cardiaque sont moins importantes et invalidantes.
    La perte de la marche n'apparaît qu'entre 20 et 30 ans et les insuffisances respiratoires qu'entre 40 et 50 ans, du fait de déformations thoraciques moins sévères. À noter qu'il existe de nombreuses formes intermédiaires entre la forme à évolution rapide (Duchenne) et la forme à évolution lente (Becker).

Myopathie némaline ou némalinique ou congénitale à bâtonnets :
du grec nêma, nêmatos [nem(o)-, némat(o)-, -nème], fil, filament. 
    À l'examen microscopique (optique et électronique), on distingue des bâtonnets (d'où l'adjectif némaline) situés sous le sarcolemme qui est la membrane de la cellule musculaire. Des études récentes ont montré que ces bâtonnets sont composés d'α-actinine. La myopathie némaline se transmet selon le mode autosomique (donc pas par les chromosomes sexuels) récessif ou dominant selon les variantes. C'est une forme rare qui affecte environ un enfant sur 50 000 et dont on connaît trois types :
* Une forme qui touche le nouveau-né (néonatale) et qui est particulièrement sévère. Le nouveau-né est rapidement hypotonique (peu ou pas de tonus musculaire) et les muscles respiratoires sont atteints. Le décès survient dans la plupart des cas au cours des premières semaines ou des premiers mois.
* Une deuxième forme nettement moins agressive qui ne progresse que très lentement. De ce fait, les personnes qui en sont atteintes ont une espérance de vie satisfaisante, même si l'usage d'un fauteuil roulant devient nécessaire dès la puberté.
* La troisième forme n'apparaît que très tardivement chez l'adulte entre 40 et 60 ans et les symptômes classiques : faiblesse musculaire et problèmes respiratoires, sont en général très atténués.

Myopathie oculopharyngée :
    Connue aussi sous le nom de DMOP (Dystrophie Musculaire Oculopharyngée), cette pathologie apparaît tardivement (en général après 40 ans, et touche préférentiellement les muscles releveurs de la paupière et du pharynx. Il en résulte un ptôsis (abaissement involontaire de la paupière) et des problèmes de déglutition, car le pharynx est le carrefour des voies aérienne et digestive. Les voies aériennes supérieures 
    Celle laxité musculaire peut provoquer des fausses-routes, parfois mortelles. Les muscles du tronc et des membres peuvent aussi être atteints. Le gène responsable est situé sur le bras long du chromosome 14 (14q11.2-q13) et la protéine codée par ce gène a été identifiée : c'est une protéine de liaison à la polyalanine, d'où le nom du gène : PABPN1 (PolyAlanine Binding Protein).

Myopathie primitive progressive :
    Il existe un nombre très important de myopathies primitives progressives, nommées en fonction de leurs découvreurs ou des organes atteints, de leur gravité etc. Ex. : myopathie lombo-pelvi-fémorale de Raymond et Guillain, myopathie fibro-lipo-calcaire, ... La myopathie primitive progressive est une affection génétique qui touche les très jeunes enfants : atrophie musculaire et perte progressive de la force musculaire. La caractéristique est qu'elle touche les muscles de façon symétrique et bilatérale, c'est-à-dire des deux côtés et avec la même intensité, en commençant par les muscles des membres.
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Myope   Myopie   Myopie axile   Myopie de courbure   Myopie forte   Myopie simple
Ophtalmologie, chirurgie ophtalmique  -  [Angl. : Myope, Myopia, Axial myopia, Curvature myopia, Strong myopia, Simple myopia]    Adj. et n.  * my- : du grec muein, se fermer ; * ope, opie :
du grec ôps, opsis [ops, -opie, -opsie], œil, vue.  Le mot myope est emprunté (en 1578) au bas latin myops, -opis "qui a la vue basse", du grec muôps, -ôpos. Ce mot signifie proprement "qui ferme à demi les yeux" : il est formé de ôps "œil" et de muein "se fermer", notamment employé en parlant des yeux. Rabelais avait déjà utilisé "myope" en 1552, pour désigner, par métonymie, un serpent à la vue courte. Quant au mot myopie, apparu dans la langue française en 1721, il est soit dérivé de myope, soit directement emprunté au grec muôpia, "courte vue", de muôps. Il évoque aussi, au figuré, l'étroitesse de vue. 
    La myopie est une anomalie de la vision, résultant d'un défaut du cristallin qui est trop convergent, ou d'un globe oculaire trop long. Dans ce dernier cas, on parle de myopie axile car c'est l'axe antéropostérieur de l'œil qui est trop long.
    Une autre cause possible de la myopie est une courbure excessive de la cornée (voir schéma) qui augmente la convergence des milieux transparents de l'œil. Cette anomalie provoque ce que les ophtalmologues appellent une myopie de courbureConvergence de l'œil myope  L'image se forme en avant de la rétine.
 Pour la lecture, le sujet doit approcher le texte de ses yeux pour faire reculer l'image formée dans ses yeux.
    La myopie dite simple apparaît souvent à l'âge de la puberté sous une forme atténuée (de -4 à -6 dioptries) puis augmente régulièrement jusqu'à l'âge adulte où elle se stabilise. À noter qu'à partir d'un certain âge, la myopie atténue les effets de la presbytie.
    Par opposition à cette myopie simple, il existe des formes fortes, souvent héréditaires et qui nécessitent un suivi ophtalmique plus régulier du fait des risques de décollement de rétine.     
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Myoplastie
Chirurgie orthopédique et traumatologique, gastroentérologie, chirurgie digestive  -  [Angl. : Myoplasty]    N. f.  * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * plastie : du grec plassein [-plaste, -plastie], façonner ou intervention modifiant les formes ou les rapports des organes.  
    La myoplastie désigne deux types différents d'opérations : réparation d'un muscle ou réparation en utilisant un lambeau de muscle. Un exemple de chirurgie réparatrice qui utilise un lambeau musculaire : la graciloplastie
dynamique qui est l'un des traitements de l'incontinence anale. Elle concerne le muscle "gracilis" ou droit interne, muscle long et fin de l'intérieur de la cuisse, inséré près du genou et près du pubis. Ce muscle est transposé autour de l'anus (on crée ainsi un néosphincter) et électrostimulé par une électrode implantée et reliée à un stimulateur situé dans la paroi abdominale. C'est aussi une sphinctéroplastie.
    Syn. : gracilomyoplastie (ou gracilo-myoplastie).
Aujourd'hui, les myoplasties sont utilisées pour combler des pertes de substances, pour renforcer une paroi après une éventration ou une ptose ou pour corriger des malformations.          Haut de page

Myorraphie
Chirurgie orthopédique et traumatologique
  -  [Angl. : Myorrhaphy]    N. f.  * myo :
du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * rraphie : du grec raphê [-rraphie], suture chirurgicale.
    Suture d'un muscle déchiré ou sectionné. La myorraphie est utilisée dans de nombreuses pathologies : stabilisation dynamique de la tête humérale (épaule), réparation des prolapsus génitaux (paroi du vagin), traitement des rectocèles etc.   Haut de page

Myosine
Myologie, anatomie, médecine du sport, kinésiologie kinésithérapie
  -  [Angl. : Myosin]    N. f. 
 * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle.
    Le muscle est un organe charnu essentiellement composé de tissu fibreux et qui a la particularité d'être contractile. On distingue les muscles striés ou squelettiques, les muscles lisses ou viscéraux et le muscle cardiaque. L'élément anatomique du muscle strié est la fibre musculaire, cellule géante (plusieurs cm de long et diamètre de 50 µm) plurinucléée, entourée d'une membrane épaisse : le sarcolemme.
    Dans le cytoplasme ou sarcoplasme (*) se trouvent de nombreux myofilaments de myosine (épais) et d'actine (fins). Six filaments d'actine entourent un filament de myosine, en formant un hexagone régulier.
Au microscope, les cellules musculaires apparaissent constituées d'un nombre important de myofibrilles et présentent une succession de bandes claires et sombres (ou disques clairs et sombres). Ces disques sont situés au même niveau pour l'ensemble des myofibrilles d'une même fibre, si bien que la cellule a un aspect caractéristique strié.
    En lumière polarisée, les bandes ou disques sombres sont fortement biréfringentes, ce qui leur a valu le nom de bandes ou disques anisotropes ou A (parfois aussi nommés Q ou disques transversaux). Par opposition, les disques clairs sont isotropes et ont été nommés disques ou bandes I. Ces différences sont dues à la position de 2 types de molécules : l'actine et la myosine qui jouent un rôle fondamental dans la contraction musculaire.

La contraction au niveau moléculaire

1) Observations :
    * Quand un muscle se contracte, toutes les fibres ou cellules raccourcissent.
    * Dans les bandes sombres A, la bande centrale H disparaît.
    * En même temps, les bandes claires I raccourcissent. 

2) Interprétation :
    Ce sont les filaments d'actine qui glissent le long des filaments de myosine, jusqu'à ce que leurs extrémités libres
(côté bande H) soient très proches les unes des autres, faisant disparaître les bandes H et raccourcissant I.

3) Aspect énergétique :
    a) Chaque filament de myosine présente environ 300 têtes qui sont fixées, au repos, sur des sites spécifiques des molécules d'actine.
    b) Une molécule d'ATP (adénosine triphosphate) se fixe sur la tête qui se libère du filament d'actine et se déplace légèrement.
    c) Il y a ensuite hydrolyse de l'ATP --> ADP + Pi (adénosine diphosphate + phosphate inorganique). La tête se fixe sur un nouveau site de l'actine. Il faut pour cela l'intervention d'ions Ca2+.
    d) L'ADP est libéré. L'énergie fournie précédemment permet un mouvement de 5 à 10 nm (nanomètres). C'est le début d'un nouveau cycle qui peuvent se succéder jusqu'à 5 par seconde pendant une contraction rapide. Pour en savoir plus sur l'aspect ionique de la contraction musculaire, voir "contraction musculaire".

* Sarcoplasme  N. m. 
Du grec sarks, sarkos [sarc(o), -sarque], chair, et du grec plasma [plasm(o)-,  -plasme], ouvrage façonné qui, en biologie se rapporte au liquide sanguin ou intracellulaire.
    C'est le hyaloplasme de la cellule musculaire (ou cytoplasme), qui permet, par ses mouvements de cyclose, le transport des molécules nécessaires aux réactions énergétiques. C'est dans le sarcoplasme que se trouvent les myofibrilles responsables de la contraction musculaire. Quant à la membrane de la cellule musculaire qui entoure le sarcoplasme, c'est le sarcolemme, lui-même entouré par l'endomysium, tissu conjonctif de soutien et de revêtement. Dans la cellule musculaire, le sarcomère constitue l'unité contractile et les sarcosomes sont les mitochondries.
   Structure macroscopique d'un muscle strié   
Disques clairs et sombres dans une cellule musculaire    Détail d'une myofibrille    Contraction au niveau d'un sarcomère     Fixation actine - myosine et mouvements         Haut de page

Myosis   Myotique
Ophtalmologie, chirurgie ophtalmique, pharmacologie  -  [Angl. : Myosis, Myotic]    N. m.  * myosis : du grec muein, se fermer
 
    Le mot myosis, écrit aussi parfois miosis, apparu en 1808 désigne un rétrécissement de la pupille. Cette contraction peut être une réaction tout à fait normale et physiologique, notamment lorsque l'œil est soumis à la lumière. C'est un phénomène d'adaptation. Le myosis peut aussi résulter d'une paralysie du nerf sympathique et s'accompagner, dans certains cas, d'une ptose de la paupière supérieure. 
    Adj. myotique : caractérise certaines substances chimiques ou médicaments qui provoquent le myosis, comme la pilocarpine, l'ésérine, l'opium.           Haut de page

Myalgie épidémique   Myosite   Myosite dégénérative   Myosite parenchymateuse   Myosite épidémique    Myosite fibreuse   Myosite interstitielle   Myosite ossifiante localisée   Myosite ossifiante progressive   Myosite progressive aiguë   Myosite syphilitique   Myosite trichineuse   Myosite purulente tropicale
Kinésiologie kinésithérapie, médecine générale, vénérologie, parasitologie pathologies infectieuses et tropicales  -  [Angl. : Myositis, Degenerative myositis, Parenchymatous myositis, Epidemic myositis, Epidemic myalgia, Myositis fibrosa, Interstitial myositis, Localized myositis ossificans, Progressive myositis ossificans, Acute progressive myositis, Syphilitic myositis, Trichinous myositis, Tropical purulent myositis]    N. f. 
* myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.   
    La myosite est une inflammation plus ou moins grave du tissu musculaire strié. Il existe un nombre important de myosites, en fonction de leur gravité ou de leurs causes. En voici quelques exemples.
* Myosite dégénérative connue aussi sous le nom de myosite parenchymateuse : ce sont les fibres musculaires qui dégénèrent, ce qui entraîne progressivement une inflammation du tissu interstitiel. La biopsie musculaire révèle alors des lésions des fibres musculaires avec œdèmes et infiltrats lymphocytaires.
* La myosite épidémique ou myalgie épidémique est, comme son nom l'indique, une maladie épidémique dont le responsable est un virus : Coxsackie B. et qui a été décrite en premier lieu dans l'île de Bornholm au Danemark. Les principaux symptômes ressentis sont de violentes douleurs thoraciques avec fièvres, maux de tête, parfois même signes d'encéphalite et atteinte pleuropulmonaire. Syn. : Maladie de Bornholm.
* La myosite fibreuse est caractérisée par une importante néoformation de tissu fibreux qui envahit progressivement les muscles et détruit les fibres musculaires.
* Dans la myosite interstitielle, l'inflammation primitive apparaît dans le tissu musculaire interstitiel, puis se propage progressivement aux fibres musculaires qui sont détruites. Une variante chronique de cette forme interstitielle est la myosite ossifiante localisée, dans laquelle des ostéomes (tumeurs bénignes formées de tissu osseux) musculaires se forment. C'est le cas notamment chez les cavaliers (ostéome des cavaliers).
* La myosite ossifiante progressive ou maladie de Münchmeyer est considérée comme une maladie orpheline du fait de sa rareté. Elle se déclare chez le jeune enfant : des néoformations osseuses de développent sous formes de dépôts dans le tissu musculaire, le tissu interstitiel et les aponévroses (tendons plats). L'évolution est dramatique car tous les tissus musculaires du tronc et des membres s'ossifient progressivement : ils se pétrifient. Là encore une variante appelée myosite progressive aig
üe, consiste en une inflammation progressive de tout le système musculaire et conduit généralement à la mort par asphyxie ou pneumonie.
* Parmi les formes infectieuses et parasitaires, on peut citer la myosite syphilitique (Tréponème), la myosite trichineuse : les muscles sont envahis par Trichinella spiralis, la myosite purulente tropicale qui sévit en Afrique équatoriale et en Inde et qui provoque la formation de nombreux abcès dans les muscles.     
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Myostéome
Ostéologie, imagerie médicale  -  [Angl. : Myosteoma]    N. m.  * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * ostéo : du grec osteon [-oste, -osté(o)], os ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction.   
    Un myostéome est une tumeur osseuse (c'est-à-dire formée pas les cellules et constituants du tissu osseux) généralement bénigne qui se forme aux dépends du tissu musculaire. Cette pathologie peut apparaître après un traumatisme musculaire, comme un hématome, une déchirure entre autres.          Haut de page

Myoténosite   Myoténosite scléreuse post-traumatique
Ostéologie, imagerie médicale  -  [Angl. : Myotenositis ; Post-traumatic sclerosing myotenositis]    N. f.  * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * téno- : du grec tenôn, teinô (ten-yo) [tén(o)-, tendin(o)-, -ténique], tendon, tendre, étirer ; * -ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * scléreuse : du grec sklêros [sclér(o)-, sclérose, sclérotique], dur ; * post : du latin post, après, dans le temps et dans l'espace ; * traumatique : du grec trauma, traumatos [traumat(o)-], blessure.   
    D'une façon générale, une myoténosite est l'inflammation d'un tendon et du muscle correspondant. Dans la myoténosite scléreuse post-traumatique, la sclérose (syn. fibrose) correspond à un stade terminal d'une inflammation chronique ou à une cicatrisation. Elle peut aussi apparaître spontanément, sans cause connue, puis évolue en s'aggravant (voir sclérodermie).
    Les médecins distinguent la sclérose systématisée qui respecte l'architecture de l'organe dans lequel elle se développe, et la sclérose mutilante si elle en détruit complètement la structure.        Haut de page

Myotomie
Myologie, chirurgie orthopédique  -  [Angl. : Myotomy]    N. f.  * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * tomie : du grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe.   
    Une myotomie consiste en une section, une incision ou une dissection chirurgicale d'un ou plusieurs muscles. Cette intervention peut s'avérer nécessaire dans les spasmes des muscles circulaires et sphincters du tube digestif (cardia, pylore), pour éviter le rétrécissement du tube digestif et donc son occlusion. Certaines fistules anales sont aussi traitées par myotomie.          Haut de page