Retour à la page d'accueil  O - TERMINOLOGIE MEDICALE - O  retour à la lettre "A"

Dernière modification : 4-11-2018

ABRÉVIATIONS - O     Signification


O3PGO - OAE - OAH - OAM - OAN - OAP - OBAR - OBAV - OEAP - OEAS - OEB - OFSEP - OGM - OH - OH+++OOHH - OIA - OMC - OMS - ONA - OPA-1OPH - OVAS 

O3PGO
Dermatologie, rhumatologie, ostéologie  -  [Angl. : Psoriatic onycho-pachydermo-periostitis]   Abrév. Onychopachydermopériostite psoriasique  * onycho : du grec onyx [onych(o)-, -onychie], ongle, sabot ; * pachy : du grec pakhus [pachy-], épais, gros ; * dermo : du grec derma, dermatos [derm(o)-, dermat(o)-, -dermie], peau ; * péri : du grec peri [péri-], autour de ; * ostéo : du grec osteon [-oste, -osté(o)], os ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * psoriasique : du grec psôriasis, éruption galeuse. 
    L'onychopachydermopériostite psoriasique, un nom bien compliqué pour une maladie heureusement rare car passablement invalidante et longue à soigner. On lui a trouvé d'autres noms : O3PGO (le 3P étant à traduire par PPP) pour onychopachydermopériostite psoriasique du gros orteil, onychodystrophie psoriasique (* dys :
du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * trophie : du grec trophê [troph(o)-,  -trophie], nourriture, développement), entre autres.
    Parmi les rares cas recensés, il y a essentiellement des hommes d'âge adulte. Pour plus de renseignements sur le psoriasis, voir cette définition. Il s'agit donc d'une atteinte de l'ongle (onycho) avec pachydermie ou accroissement persistant de l'épaisseur de la peau dans son ensemble, dû à une hyperplasie fibreuse interstitielle, qui touche le plus souvent la phalange distale (celle qui est la plus éloignée de la racine de l'orteil, ou phalangette, qui porte l'ongle). Cette pachydermie se complique d'une inflammation de l'os et de son périoste, visible en échographie, radiographie ou scintigraphie, ce qui justifie "périostite".

    On connaît également des cas où ce rhumatisme psoriasique (RP) touche plusieurs orteils d'un même pied ou plusieurs doigts d'une main. Parmi les traitements proposés à ces malades figurent : l'anti-TNF (1), le méthotrexate (2), la L-carnitine (3). Dans tous les cas, les traitements sont longs, plusieurs mois à plusieurs années et, si certains produisent une belle amélioration, il n'y a pas, à l'heure actuelle, de guérison certifiée. Par contre, il est fréquent que tous ces symptômes réapparaissent quand on cesse le traitement.

(1) * anti :
du préfixe anti-  indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; * TNF : de l'anglais Tumor Necrosis Factor.  Nouveau traitement de la maladie de CROHN et de certaines pathologies rares. Cette affection se caractérise par des lésions intestinales : inflammation, ulcérations. Dans les zones malades, on observe une accumulation de certains globules blancs qui fabriquent des protéines facilitant l'inflammation : entre autres le Tumor Necrosis Factor (TNF) et des interleukines (IL). Les traitements "classiques", corticoïdes et immunosuppresseurs, diminuent la sécrétion de TNF, mais de façon non spécifique.
    Les recherches portent actuellement sur des molécules ayant un effet purement anti-TNF. Des anticorps (AC) produits par des souris puis "humanisés" donnent, sur des populations témoins de malades, de bons résultats. Il s'agit du cA2 (firme Centocor) et du CDP571 (firme Celltech), ce dernier donnant de moins bons résultats.

(2) Méthotrexate : (Extraits du Vidal) Le nom méthotrexate est la DCI (*) de l'acide amino-4 méthyl-10 folique. Ce médicament est indiqué dans le traitement des leucémies aigües lymphoblastiques, formes sévères actives de la polyarthrite rhumatoïde, psoriasis de l'adulte (dont les rhumatismes psoriasiques). Ce médicament est tératogène et donc absolument interdit aux femmes enceintes ou qui allaitent.

(3) L-carnitine : commercialisée sous le nom de Lévocarnil ®, la L-carnitine est aussi connue sous le nom de lévocarnitine. Elle est indiquée dans les déficits primaires systémiques ou musculaires en carnitine, dans les déficits secondaires aux aciduries organiques et dans les déficits de la bêta-oxydation des acides gras. Son bénéfice dans les traitements de l'O3PGO n'est pas établi.
(*) Dénomination commune internationale. Elle concerne les principes actifs contenus dans les spécialités pharmaceutiques. Tout médicament doit faire mention de cette DCI, recommandée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), chaque fois qu'elle existe ou, dans le cas contraire, celle de la Pharmacopée européenne ou française.   Haut de page

OAE   ONA
Radiothérapie, angiologie et médecine vasculaire
  - 
[Angl. : Aseptic epiphyseal osteonecrosis]   Abrév.  Ostéonécrose aseptique épiphysaire.  * ostéo : du grec osteon [-oste, -osté(o)], os ; * nécro : du grec nekros [nécr(o)-, nécrose], mort, cadavre ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques ; * a- : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * septique : du grec sêpsis [septic(o)-, -sepsie], infection ; * épiphysaire : du grec epiphusis [épiphys(o)-, -épiphyse], excroissance, se rapporte à la tête d’un os long. 
    On distingue l'ostéonécrose septique, survenant au cours d'une infection et l'OAE ou ostéonécrose aseptique épiphysaire, secondaire à une oblitération vasculaire, dont le mécanisme n'est pas encore très bien connu. Cette destruction osseuse est le plus souvent la conséquence d'une radiothérapie. L'ostéonécrose nécessite l'ablation du fragment concerné, puis une ostéoplastie réparatrice. Tout arrêt prolongé de l'irrigation d'un os peut entraîner sa nécrose. Coupe sagittale d'un os long 
    Par convention, le terme d'ostéonécrose est réservé aux régions épiphysaires (têtes de l'os long). Syn. : ONA ostéonécrose aseptique.   Haut de page

OAH
Angiologie et médecine vasculaire, immunologie allergologie
  - 
[Angl. : Hereditary angioneurotic oedema]   Abrév.  Œdème angioneurotique héréditaire.  * œdème : du grec oidêma [œdém(o)-], gonflement pathologique du tissu sous-cutané ; * angio : du grec aggeion [angi(o)], vaisseau ; * neuro : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs. 
    Manifestation allergique caractérisée par un gonflement du visage. Syn. : angio-œdème. Le liquide s'accumule dans les tissus du visage. Ce gonflement qui est indolore et ne s'accompagne pas d'une rougeur est dû au déficit d'une protéine responsable de la régulation de l'activation du complément.      Haut de page

OAM
Pneumologie, médecine du sommeil, stomatologie  -  [Angl. : Mandibular advancement device]   Abrév.  Orthèse d'avancée mandibulaire* ortho : du grec ortho [ortho-], droit, correct, normal, régulier ; * -thèse : du latin de rhétorique thesis [thèse, -thésie, -thésique, -thétique], emprunté au grec tithêmi, je place, action de poser, fait de trouver une position fixe ; * mandibulaire : du bas latin mandibula ou du latin classique mandere, mâcher ; se rapporte à la mandibule, mâchoire inférieure de l’homme et des vertébrés ; * aire : du suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif ou un adjectif à partir d’une racine. 
    Dans le syndrome d'apnée du sommeil (SAS) ou syndrome d'apnée obstructif du sommeil (SAOS), le patient présente des arrêts respiratoires plus ou moins fréquents (l'apnée est un arrêt respiratoire supérieur à 10 secondes) pendant le sommeil. Les SAS s'observent à tout âge mais, avant 60 ans, ils affectent surtout les hommes. Ils touchent 0,3 à 5% de la population. Le malade court des risques sur les plans cardiovasculaire et neuropsychiatrique.

    Dans le traitement de cette pathologie, l
a machine à pression positive continue reste une référence. C'est un petit appareil qui propulse l'air ambiant sous une pression légèrement supérieure à la pression ambiante dans les voies respiratoires grâce à un masque facial. Il existe 3 types de masques : nasal, buccal ou bucconasal. Le but de cette légère surpression est d'empêcher la fermeture des voies aériennes.
    La surpression de l’air empêche les parois pharyngées de se rapprocher et de s'accoler et permet aux VAS (voies aériennes supérieures) de rester béantes. Si le patient respecte bien toutes les consignes, le résultat au niveau des apnées nocturnes et de la qualité du sommeil, est immédiat !
    La qualité du sommeil étant bien meilleure, les somnolences diurnes et la fatigue disparaissent, en même temps que le risque d'accident cardiovasculaire.

   En médecine du sommeil, pour évaluer le degré du SAS chez un patient, on évalue l'IAH ou index d'apnées-hypopnées par heure de sommeil : la PPC est recommandée si l'IAH est supérieur ou égal à 15, surtout s'il est supérieur à 30. Les médecins prennent également en compte la qualité du sommeil, la présence ou non d'une pathologie cardiovasculaire, entre autres.

   Quand la PPC n'est pas indiquée, refusée ou mal tolérée, il existe également la solution de l'OAM ou orthèse d'avancée mandibulaire. Extrait du site www.has-sante.fr : "Traitement alternatif, l’OAM est un dispositif dentaire réalisé sur mesure. Il permet de maintenir la mâchoire inférieure en position avancée pendant le sommeil, libérant ainsi le passage de l’air au niveau du pharynx. La prescription de cette orthèse suppose la collaboration entre un spécialiste du sommeil   (diagnostic, traitement, suivi) et un praticien ayant des connaissances à la fois sur le sommeil et sur l'appareil manducateur (examen dentaire, prise d'empreintes, ajustements et réglages)".      Haut de page

OAN
Neurologie, rhumatologie  - 
[Angl. : Neuro-osteoarthropathy]   Abrév.  Ostéoarthropathie neurologique.  * ostéo : du grec osteon [-oste, -osté(o)], os ; * arthro : du grec arthron [arthr(o), arthrie], articulation ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel ; * neuro : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * logique : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
      Les OAN sont des arthropathies directement liées à des lésions du système nerveux central (SNC). Parmi les OAN, on classe aujourd'hui le tabès (pratiquement disparu dans nos pays), la syringomyélie, mais aussi le diabète et la lèpre, qui regroupent l'anesthésie articulaire, la perte de la sensibilité profonde et des lésions articulaires.
    Quand les ostéoarthropathies neurologiques sont peu évoluées, les lésions sont proches de l'arthrose. Elles dominent au niveau du rachis et des membres inférieurs, mais peuvent affecter toutes les articulations. La forme aig
üe des OAN affecte les membres supérieurs en provoque la destruction des articulations en moins de deux mois.     Haut de page

OAP
Pneumologie, cardiologie
  - 
[Angl. : Acute pulmonary oedema]   Abrév.  Œdème aigu du poumon.  * œdème : du grec oidêma [œdém(o)-], gonflement pathologique du tissu sous-cutané ; * aigu : du latin acutus [aigu, aigüe], effilé, pointu ; * poumon : du latin pulmo, pulmonis [pulm(o)-], poumon, syn. pneum(o)-. 
    L'œdème aigu du poumon est une urgence médicale. C'est une atteinte de l'appareil respiratoire caractérisée par l'accumulation anormale de liquide dans le tissu pulmonaire et l'apparition rapide d'une détresse respiratoire grave. Il peut être dû à une maladie cardiaque engendrant une élévation brutale de la pression artérielle dans les poumons, ou à des lésions pulmonaires provoquées par l'inhalation de fumées et de gaz, ou par des infections. Il est accompagné par l'expectoration d'une mousse rose, une cyanose, une respiration rapide et courte et d'une tachycardie.  Haut de page

OBAR   OBAV
Chirurgie osseuse, neurologie  -  [Angl. : Low, back and oblique, Low, before and oblique]   Abrév. Oblique en bas et en arrière - Oblique en bas et en avant.    
    Les mouvements de la tête sont possibles grâce aux deux premières vertèbres : l'atlas qui est solidaire de la tête et l'axis qui présente un axe vertical en forme de dent : l'apophyse odontoïde
(* odonto : du grec odous, odontos [odonto-, -odontie], dent ; * oïde : du grec eidos, [-oïde, -oïdal, -oïdien], qui a l’apparence). C'est à ce niveau que, lors de traumatismes, peuvent se produire des fractures dont la gravité, du fait de la présence de la moelle épinière, est toujours avérée. Pour prévoir des traitements à mettre en œuvre rapidement, des classifications de ces fractures ont été proposées. Sans entrer dans l'historique de ces classifications, on peut retenir les types les plus fréquents de fractures, en fonction de leur orientation observée en RX (radiographie aux rayons X, c'est-à-dire radio "classique".
* OBAV signifie oblique en bas et en avant, c'est-à-dire que la ligne de fracture est en bas de l'odontoïde, oblique et se dirige vers l'avant en descendant, avec un risque de glissement vers l'avant de l'ensemble axis-tête par rapport au reste de la colonne vertébrale.
* OBAR pour oblique en bas et en arrière : la ligne de fracture descend de l'avant vers l'arrière, avec un risque de déplacement vers l'arrière.
* HTAL signifie que la ligne de fracture est horizontale avec un risque (moindre) de déplacement vers l'avant ou vers l'arrière.
* Bobby : lorsque la ligne de fracture est horizontale, avec un écart marqué entre le corps vertébral et l'apophyse odontoïde, et qu'il y a des fragments osseux (fracture comminutive) en avant et en arrière, on a comparé cette ligne à un chapeau de gendarme ou à un casque de Bobby londonien, ce qui a valu cette appellation à ce type de fracture particulièrement sévère.     Haut de page

OEAP   OEAS
Otorhinolaryngologie
  - 
[Angl. : Provoked otoacoustic emissions]   Abrév.  Oto-émissions acoustiques provoquées.  * oto : du grec ous, ôtos [ot(o)-], oreille ; * acoustique : du grec akouein, akousma, akoustikê, [acou-, -acousie], entendre, audition, science du son. 
    Lors d'otoémissions acoustiques provoquées, les cellules ciliées externes de la cochlée (organe de Corti) génèrent des microondes acoustiques. Leur enregistrement donne des indications précieuses sur un éventuel état de surdité. Cette technique est assez proche de celle des PEAP (potentiels évoqués auditifs précoces). Les audiologistes ont constaté une baisse sensible des OEAP après des interventions lourdes sur l'oreille. Variante : O E A S : otoémissions acoustiques spontanées.       Haut de page

OEB
Médecine biologique
  - 
[Angl. : European Patent Office]   Abrév.  Office Européen des Brevets.  Extraits du site internet de l'OEB :
    « L’Office européen des brevets (OEB) est une administration internationale, créée sur la base de la Convention sur le brevet européen, signée le 5 octobre 1973 à Munich et entrée en vigueur le 7 octobre 1977. L'Office a son siège à Munich, un département à La Haye ainsi qu'une agence à Berlin et à Vienne.

    L'OEB n'est pas une institution de l'Union européenne. Il s'autofinance entièrement et jouit d'une large indépendance sur le plan administratif. Les budgets de fonctionnement et d'investissement de l'OEB sont financés exclusivement par les taxes de procédure ainsi que par un pourcentage des taxes annuelles acquittées au titre des brevets européens délivrés. Le régime de pensions des 4 700 agents de l'Office est également financé par ces recettes. 
   
    La création de l'OEB est le fruit d'une coopération exemplaire entre les États européens dans le domaine de la protection de la propriété industrielle. L'Organisation européenne des brevets, dont l'OEB est l'organe exécutif, compte actuellement 20 États membres, à savoir tous les États membres de l'UE ainsi que le Liechtenstein, la Principauté de Monaco, la Suisse, Chypre et la Turquie. D'autres États devraient adhérer prochainement à la Convention sur le brevet européen. En outre, il est également possible d'étendre la protection conférée par les demandes et les brevets européens à plusieurs États d'Europe centrale et orientale…
    … Après leur délivrance, les brevets européens sont administrés par les États que le titulaire du brevet a désignés dans sa demande. La durée de validité des brevets européens est de 20 ans ; il est possible de proroger la protection conférée par les brevets portant sur des médicaments et des produits phytosanitaires … »   
          Haut de page

OFSEP
Neurologie  -  [Angl. : French Observatory of Multiple Sclerosis]   Abrév.  Observatoire français de la sclérose en plaques.  Extraits de "Recherche et Santé - Fondation Recherche Médicale" - n° 151 - 3e trimestre 2017.
    "
En se dotant, dès 2011, de l’Observatoire français de la sclérose en plaques (Ofsep), le pays misait sur l’avenir. Tous les centres compétents pour la maladie utilisent un logiciel commun dans le cadre du suivi de leurs patients.
    "Les données recueillies en consultation sont reportées dans un dossier spécialisé nommé Edmus, qui synthétise l’histoire de la maladie chez le patient, raconte le Pr Sandra Vukusic, neurologue et coordinateur scientifique de l’Ofsep, à Lyon. C’est un outil d’aide à la décision inestimable pour le neurologue, qui permet une grande rigueur dans la prise en charge, mais aussi la transmission des données entre médecins et le suivi du malade en cas de déménagement. C’est aussi un atout unique pour la recherche sur la maladie, puisque ces données, une fois anonymisées, sont mises en commun. Aujourd’hui, l’Ofsep rassemble plus de 60 000 patients, soit plus de la moitié des patients français issus de plus de 40 centres sur le territoire."

   Une large cohorte, des données homogènes et de grande qualité, un accès disponible pour la communauté scientifique nationale et internationale : le dispositif est envié par le monde entier. Et les résultats se multiplient. Pari réussi ! "      Haut de page

OGM
Génétique, nutrition et diététique, épidémiologie et santé publique
  - 
[Angl. : GMO - Genetically modified organism]   Abrév.  Organisme génétiquement modifié.  * organisme : du latin organum, du grec organon [organ(o)-], outil. En biologie, cette racine désigne un ensemble de cellule organisées et remplissant une même fonction, donc un organe ; * génétiquement : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre. 
    On qualifie d'OGM tout organisme dont l'ADN (acide désoxyribonucléique) a été modifié par l'apport d'un gène provenant d'un autre organise, c'est-à-dire d'un transgène. L'un des premiers exemples a été celui d'une bactérie, Escherichia coli, dans laquelle on a introduit le gène humain de l'insuline. Les bactéries ont fabriqué de l'insuline humaine pure.
    Les OGM sont aujourd'hui très nombreux, certains très médiatisés, comme le maïs transgénique auquel on a ajouté un gène de résistance à la pyrale. Notre alimentation contient de plus en plus d'OGM et les législations relatives à l'information des consommateurs sont très en retard ou peu suivies.      Haut de page

OH   OH+++   OOHH
Médecine générale, addictologie, santé publique  -  [Angl. : OH, OH+++, OOHH]   Abrév. 
    OH n'est pas à proprement parler une abréviation, mais le symbole du groupement hydroxyle -OH (oxygène et hydrogène) qui est caractéristique de la fonction alcool. En effet,  toutes les boissons alcoolisées contiennent de l'alcool éthylique ou éthanol dont la formule semi-développée est CH3-CH2OH.  Pour plus de renseignements, voir les  Différentes fonctions alcool.
    Lorsque le symbole OH figure dans un rapport médical dans la rubrique "mode de vie", cela signifie que le patient présente un degré d'alcoolisme plus ou moins important et permet surtout d'en informer un confrère sans que le patient n'en soit blessé. Si la dépendance alcoolique est importante, le médecin peut noter OH+++ ou OOHH.      Haut de page

OIA
Gastroentérologie 
[Angl. : Acute intestinal occlusion (or obstruction)]   Abrév.  Occlusion intestinale aigüe.  * occlusion : du latin occlusio, de occludere [-occlusion], fermeture, obstruction ; * intestinale : du latin intestina de intestinus [intestin(o)-, -intestinal], intérieur, relatif à l’intestin, du pylore à l’anus ; * aigüe : du latin acutus [aigu, aigüe], effilé, pointu. 
    Toute interruption du transit intestinal normal, qui se traduit par un arrêt des matières et des gaz. Les causes sont nombreuses et variées :
* obstacle pariétal (cancer colique) 
* obstacle intraluminal (iléus biliaire)
* péristaltisme arrêté par un foyer infectieux
* en postopératoire, après intervention intrapéritonéale ...  Haut de page

OMC
Otorhinolaryngologie 
[Angl. : Chronic otitis media]   Abrév.  Otite moyenne chronique.  * oto : du grec ous, ôtos [ot(o)-], oreille ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * chronique : du grec khronos [chron(o)-, -chrone, -chronique, -chronisme], temps. 
    Inflammation (-ite) de l'oreille (oto-) moyenne, qui affecte plus particulièrement la caisse du tympan, laquelle contient la chaîne des osselets, responsable de la transmission des vibrations du tympan à la fenêtre ovale. Elle peut être primaire ou résulter de plusieurs épisodes infectieux, et se caractérise souvent par une perforation du tympan et une otorrhée. Les principaux germes incriminés sont Pseudomonas aeruginosa et le tristement célèbre Staphylococcus aureus.
    Le traitement est à base de quinolones et d'antibiotiques, avec les précautions habituelles pour éviter les phénomènes de résistance.       Haut de page

OMS
Recherche médicale, épidémiologie et santé publique  - 
[Angl. : World Health Organization]   Abrév.  Organisation Mondiale de la Santé.  
    Extrait du site internet : "L'Organisation mondiale de la Santé, agence spécialisée des Nations Unies pour la santé, a été fondée le 7 avril 1948. Comme il est précisé dans sa Constitution, l'OMS a pour but d'amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible. Dans ce même document, la santé est définie comme un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité.
    L'OMS est dirigée par les 191 États Membres réunis à l'Assemblée mondiale de la Santé. Cette assemblée est composée des délégués représentant les États Membres. Elle a pour fonctions principales d'approuver le programme et le budget de l'OMS pour l'exercice biennal suivant et de statuer sur les grandes orientations politiques de l'Organisation".         Haut de page

OPA-1
Ophtalmologie
  - 
[Angl. : Dominant optical atrophy]   Abrév.  Atrophie optique dominante.  * a- : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * trophie : du grec trophê [troph(o)-,  -trophie], nourriture, développement ; * optique : du grec optikos [opt(o)-, optic(o)-], relatif à la vue. 
    Gène responsable (par ses mutations) de l'atrophie optique dominante la plus fréquente, appelée aussi  maladie de KJER. En 2001, les chercheurs ont identifié ce gène : il est situé sur le chromosome n° 3. Cette atrophie optique est caractérisée par une perte progressive de l'acuité visuelle et l'apparition de troubles dans la perception des couleurs.
    En France, elle touche 1 personne sur 50 000. Il s'agit en fait d'une dégénérescence des cellules de la rétine. Le gène OPA-1 code normalement pour la protéine MSP-1, qui joue un rôle essentiel dans l'organisation interne des cellules.    Haut de page

OPH
Cardiologie, pneumologie, réanimation  -  [Angl. : Haemodynamic (hemodynamic) pulmonary oedema]   Abrév.  Œdème pulmonaire hémodynamique* œdème : du grec oidêma [œdém(o)-], gonflement pathologique du tissu sous-cutané ; * pulmo : du grec pneumôn [pneum(o)-], poumon ; * aire : du suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif à partir d’une racine ; * hémo : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * dynamique : du grec dunamis [dyn(o)-, dyne, -dynie, -dynamie], force. 
    L'OPH ou œdème hémodynamique est un accident respiratoire qui peut intervenir dans la période postopératoire précoce, en particulier chez des patients qui ont subi une intervention chirurgicale pour le traitement d'une cardiopathie. La pression télédiastolique ventriculaire, c'est-à-dire en fin de diastole, phase de relâchement, augmente brutalement.
    Au niveau des capillaires des alvéoles pulmonaires, il en résulte une transsudation accrue (passage du plasma sanguin à travers les parois des capillaires, de l'intérieur vers l'extérieur), qui infiltre le tissu pulmonaire et provoque rapidement un tableau clinique d'asphyxie. Les traitements sont ceux d'une urgence cardiopulmonaire : dérivés nitrés (trinitrine p. ex.), morphiniques, intubation trachéale ou oxygénothérapie par masque.         Haut de page

OVAS
Pneumologie, otorhinolaryngologie 
[Angl. : Obstruction of the upper airways]   Abrév.  Obstruction des voies aériennes supérieures.  
    L'OVAS peut s'observer à tout âge dès la période néonatale. Dyspnée obstructive et stridor dominent la scène clinique. Toute exploration doit être précédée d'un examen ORL soigneux qui apprécie la gravité des signes de détresse respiratoire. Dans les cas extrêmes, on peut être amené à un traitement d'urgence de la dyspnée (canule, intubation, trachéotomie) avant de réaliser le bilan d'imagerie à visée étiologique.  Haut de page