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Dernière modification : 4-11-2018

Ocul(o)-     Du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil ; syn. : ophtalm(o)-. Au XVe s., l'adjectif "oculaire" qualifie ce qui appartient à l'œil, puis est aussi employé dans le langage juridique dans les expressions "preuve oculaire, témoin oculaire". Il sera ensuite substantivé en optique, où un oculaire désigne un système de lentilles formant la partie d'un appareil d'optique (microscope par ex.) qui est situé du côté de l'œil.

Voir aussi les pages "Ophtalm(o)-", "Lacrym(o)-", "Kérat(o)-" ...


Oculaire - Oculariste - Oculé - Oculiste - Oculistique - Oculocardiaque - Oculocéphalogyre - Oculo-cérébro-facial (syndrome) - Oculofacial - Oculofacial (syndrome) - Oculogyre - Oculométroscope - Oculomoteur - Oculomotricité - Oculonasal - Oculopalpébral  - Oculosympathique (syndrome) - Oculosympathique paralytique (syndrome) - Oculo-urétro-synovial (syndrome) - Oculo-urétro-synovite - Œil - Yeux -

Œil   Yeux
Ophtalmologie, anatomie  -  [Angl. : Eye, eyes]   N. m.  * œil : du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil. 
    L'œil (pluriel yeux) est l'organe récepteur de la vision, constitué du globe oculaire et des organes annexes : paupières, conjonctive, appareil lacrymal et muscles oculomoteurs. Il est situé dans l'orbite, cavité osseuse du crâne et est relié à l'aire optique du cortex cérébral par le nerf optique.  Coupe sagittale schématique de l'œil 

I - L'œil proprement dit ou globe oculaire : il est comparable à la chambre noire d'un appareil photographique.

    A - Les membranes : la description des trois enveloppes formant la coque de l'œil est faite de l'extérieur vers l'intérieur.

        1 - La sclérotique : 1 mm d'épaisseur, c'est la membrane externe de l'œil, protectrice, dure et très résistante (c'est le blanc de l'œil) qui couvre les 4/5 postérieurs de l'œil et qui se prolonge à l'avant par la cornée transparente (le 1/5 restant). La jonction de la sclérotique et de la cornée est ce que les ophtalmologistes appellent le limbe sclérocornéen.
    À l'arrière, une petite ouverture laisse passer le nerf optique. C'est sur la sclérotique que sont fixés les muscles oculomoteurs, responsables des mouvements des yeux.

        2 - L'uvée formée de 3 parties : la choroïde en arrière, qui se prolonge en avant par le corps ciliaire et l'iris.
           * La choroïde
(* chorio :
du grec khorion [chor(o)-, chori(o)-, choroïd(o)-], relatif au chorion, membrane formée par l’embryon, et à la choroïde, membrane de l’œil ; * oïde : du grec eidos, [-oïde, -oïdal], qui a l’apparence) est la membrane située entre la sclérotique blanche et la rétine, organe photorécepteur de l'œil. Son rôle est double : sa couleur noire contribue à faire de l'œil une véritable chambre noire, et son réseau vasculaire exceptionnellement important lui permet  d'accomplir une fonction nourricière vis-à-vis de l'œil et en particulier de la rétine.
           * Dans le prolongement, le corps ciliaire (°) est un bourrelet qui suit le bord circulaire de la cornée et qui se prolonge par l'iris. Ce corps ciliaire est lui-même formé du muscle ciliaire qui, en déformant le cristallin, joue le rôle fondamental de l'accommodation, et des procès ciliaires (procès vient du latin processus, prolongement), succession de plis qui encadrent le cristallin et qui renferment un nombre important de capillaires pouvant être gonflés de sang sous l'action du muscle ciliaire. Son rôle est la production en continu de l'humeur aqueuse.
           * L'iris termine la choroïde vers l'avant et c'est lui qui est responsable de la couleur de nos yeux en fonction des pigments qu'il contient. Comme pour l'empreinte digitale, chaque individu a une image de l'iris unique au monde. Chez les sujets atteints d'albinisme, les iris ne sont pas colorés et paraissent roses, du fait des nombreux capillaires sanguins qu'ils contiennent. D'autre part, certains individus ont des yeux vairons, c'est-à-dire que les deux iris sont différemment colorés. La fonction principale de l'iris est la régulation de la quantité de lumière qui entre dans l'œil en fonctionnant comme un diaphragme. Un muscle appelé sphincter de l'iris permet en effet de réduire ou d'augmenter le diamètre du diaphragme irien, faisant ainsi varier celui de son ouverture centrale : la pupille.

(°)
Extrait de l'"ENCYCLOPÉDIE OU DICTIONNAIRE RAISONNÉ DES SCIENCES, DES ARTS ET DES MÉTIERS" : "Ciliaire, (ligament) appartient à l'œil, & a été ainsi appelé à cause de la ressemblance qu'il a avec les cils ou poils des paupières".  Lorsqu'on regarde le muscle et ligament ciliaires, on voit un anneau avec des traits foncés et rayonnants, les 70 à 80 procès ciliaires, qui ont certainement fait penser à des cils disposés comme s'ils convergeaient vers le centre (de l'iris ou de la pupille). C'est probablement ce qui explique l'utilisation de l'adjectif "ciliaire" pour le muscle c., le ligament c. et les procès ciliaires.

        * La rétine :
* rétine : du latin médiéval retina [rétin(o)-], filet ; en biologie, désigne la rétine, membrane sensible de l’œil.  La rétine est la membrane qui tapisse le fond de l'œil, entre la sclérotique noire et l'humeur vitrée. D'une épaisseur moyenne de 0,2 mm, elle est essentiellement constituée de cellules nerveuses (neurones) et de cellules gliales. Schéma d'une coupe de rétine 
    C'est le photorécepteur de l'œil, qui transforme les stimuli lumineux en potentiels d'action. Les axones des neurones qui la constituent se réunissent pour former le nerf optique. À l'endroit précis où le nerf optique se forme, il n'y a pas de cellules visuelles : c'est la point aveugle, que l'on peut mettre en évidence par l'expérience de Mariotte. Dans l'axe optique de l'œil, la macula lutea (tache jaune) est la zone la plus sensible, avec sa dépression centrale : la fovéa.

    B - Les milieux transparents : ils sont traversés par les rayons lumineux qui vont ensuite exciter les cellules de la rétine. On distingue, de l'avant vers 'arrière :

        1 - La cornée : * cornée :
du latin cornea tunica [cornée], partie antérieure transparente de l’œil.  Voir le schéma de l'œil normal ci-dessus. La cornée est une membrane fibreuse, résistante et transparente, qui fait suite à la sclérotique (ou blanc de l'œil) et qui constitue la paroi avant de la chambre antérieure de l'œil. La jonction entre sclérotique et cornée est appelée limbe sclérocornéen. Une particularité importante de la cornée : elle ne possède aucun vaisseau sanguin et ses échanges nutritionnels et gazeux sont assurés par l'air et le film lacrymal pour les échanges gazeux et les sels minéraux, par l'humeur aqueuse côté intérieur.
    La cornée n'étant pas recouverte par la conjonctive dans sa zone centrale, constitue donc le premier milieu transparent de l'œil, mais aussi la première lentille. Elle joue donc un rôle optique et protecteur très important.

    Pour comprendre les interventions de chirurgie ophtalmique pratiquées sur la cornée, il faut en connaître au moins sa structure simplifiée. Elle est formée de 5 couches ; de l'extérieur vers l'intérieur :
- la couche épithéliale, constamment irriguée par le film lacrymal et elle-même constituée de plusieurs couches de cellules
- la membrane élastique antérieure, connue aussi sous le nom de membrane de Bowman ou membrane de Reichert
- la couche de substance propre
- la couche basale postérieure ou membrane de Descemet
- la couche endothéliale qui représente l'essentiel de l'épaisseur de la cornée (environ 0,5 mm). 
    Pour corriger certaines anomalies comme la myopie, la presbytie, l'hypermétropie, l'astigmatisme, les ophtalmologistes utilisent la chirurgie dite réfractive qui a pour but de modifier ou "surfacer" la courbure de la cornée. Sans entrer dans les détails, voici les principales phases de l'opération dite méthode LASIK  - ou procédé LASIK (il y a plusieurs variantes de cette méthode en fonction du matériel utilisé). LASIK = Laser ASsisted Intrasomal Keratomileusis.
* Un volet cornéen ou corneal flap est découpé en ménageant une charnière, soit manuellement avec un microkératome, soit sans intervention manuelle, grâce à un laser femtoseconde (tous les centres pratiquant le LASIK n'en sont pas équipés) qui émet des tirs de 10- 15 s.
* Le laser Excimer (terme formé par Exc[ited] et [d]imer) effectue la modification de la courbure en aplanissant la cornée par photoablation.
* Le volet épithélial est remis en place, tient tout seul et permet une récupération visuelle très rapide (le lendemain). Ces nouvelles techniques "tout laser" se font sous anesthésie locale et ont considérablement réduit la douleur liée à l'utilisation du microkératome.

        2 - L'humeur aqueuse, dans la chambre antérieure de l'œil : comme son nom l'indique, elle est de nature liquide, très fluide et occupe l'espace entre la cornée et l'ensemble iris - cristallin. Produite en continu à partir du sang par le corps ciliaire, elle circule vers la pupille puis dans la chambre antérieure où elle maintient une certaine pression, dite intraoculaire et de l'ordre de 12 à 20 mm de mercure. Pendant son trajet, elle nourrit la cornée, l'iris et le cristallin, puis
est évacuée à travers un petit filtre appelé trabéculum, qui est situé entre l’iris et la cornée, puis à travers un système de canalicules de drainage, avant de rejoindre la circulation sanguine veineuse.

        3 - Le cristallin : lentille biconvexe à courbure postérieure plus forte que la courbure antérieure, d'environ 0,5 à 1 cm de diamètre, le cristallin est situé entre l'iris et l'humeur vitrée et est entouré, au niveau de son équateur, par les procès ciliaires. Chez le jeune enfant, le cristallin est très souple et se déforme facilement pour permettre l'accommodation. Par la suite, il va lentement mais sûrement se scléroser et perdre de sa souplesse, rendant l'accommodation de plus en plus difficile. Autre phénomène propre au cristallin : la cataracte qui est en fait son opacification progressive.

        4 - L'humeur vitrée (syn. le corps vitré ou le vitré) : ce milieu a exactement le même indice de réfringence que l'eau et occupe la chambre postérieure de l'œil, c'est-à-dire l'espace compris entre le cristallin et la rétine. Le vitré est entouré par la membrane hyaloïde.

II - Les annexes de l'œil : Ce premier schéma Les annexes de l'œil  montre les principaux muscles oculomoteurs et les deux paupières, supérieure et inférieure.
    * La conjonctive est une fine membrane muqueuse transparente qui tapisse la face interne des paupières (conjonctive palpébrale ou conjonctive tarsale), ainsi que la partie périphérique de la cornée (conjonctive bulbaire). Le rôle essentiel de la conjonctive est la protection du globe oculaire, mais elle participe aussi, du fait de la présence dans son épaisseur de glandes lacrymales secondaires, à l'élaboration du film lacrymal et à la nutrition de la cornée.

    * Le système lacrymal : * lacrymo :
du latin lacrima [lacrym(o)-], larme, relatif à la production de larmes ; * al : du suffixe -al, -ale, -(c)ale qui transforme un substantif en adjectif.  Les glandes lacrymales sont situées sous l'os du front et reliées aux yeux par deux canaux lacrymaux qui aboutissent dans le sac lacrymal, dans l'angle interne de l'œil. Schéma de l'appareil lacrymal . Les larmes ont un rôle déterminant dans le nettoyage de la conjonctive et sa régulation thermique. Le liquide lacrymal contient du lysozyme, permettant de lutter contre des germes banaux.

    * Les muscles de l'œil : revoir ci-dessus le schéma "Les annexes de l'œil". Les muscles de l'œil sont au nombre de sept, dont six oculomoteurs et le septième qui est le muscle élévateur de la paupière supérieure ou muscle palpébral). Les six oculomoteurs sont les quatre muscles droits (supérieur, interne, inférieur et externe), et les 2 muscles obliques : le grand au-dessus de l'œil, qui passe dans une gouttière osseuse et le petit, en-dessous de l'œil. À noter que tous ces muscles oculomoteurs fonctionnent de façon complémentaires pour les deux yeux.

    * Les paupières : une supérieure et une inférieure pour chaque œil, elles servent à protéger l'oeil. Les deux bords des paupières entr'ouvertes délimitent la fente palpébrale
(du bas latin palpevra, du latin classique palpebra [palpébr(o)-, -palpébral], relatif aux paupières) et on appelle canthus le bord de la paupière, où les rangées de cils sont implantées. Juste après les cils, à l'intérieur des paupières, se trouvent les glandes de Meibomius, dont les sécrétions lipidiques sont mélangées au liquide lacrymal pour former le film protecteur et lubrifiant qui recouvre la cornée. Les paupières jouent également un rôle important dans le réglage de la quantité de lumière qui va pénétrer dans l'œil, avant même le système iris-pupille.
    Pour les différentes pathologies de l'œil et de la vision, voir les pages ophtalmo, hyper, kérato, lacrymo, myo et les nombreuses autres pages concernées.      Haut de page

Oculaire
Ophtalmologie, anatomie
  -  [Angl. : Ocular]   Adj. et n. m.  * oculo :
du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil ; * aire : du suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif à partir d’une racine. 
    Qui se rapporte ou qui appartient à l'œil et à la vision. Ex. les nerfs oculaires, les zones oculaires sensitives dans l'encéphale. Vue extérieure de l'œil  En microscopie et en optique, l'oculaire est aussi une lentille ou un système de lentille (généralement celui proche de l'œil), et qui agrandit l'image donnée par l'objectif. Coupe sagittale de l'œil 
    Le grossissement total du microscope est le produit du grossissement de l'objectif par celui de l'oculaire. Oculé : adj. signifie qui possède des yeux, ou des appendices ressemblant à des yeux. On emploie l'adjectif "oculé" par opposition à "aveugle", dans le sens "qui ne possède pas d'yeux".     Haut de page

Oculariste
Ophtalmologie
  -  [Angl. : Ocularist]   N. m.  * oculo :
du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil ; * iste : du suffixe -iste  servant à former des noms. 
    Terme relativement ancien qui désignait celui qui s'occupait des pièces nécessaires à la confection de prothèses oculaires, ou le commerçant spécialisé dans la vente de ces prothèses. Il est devenu l'oculiste des temps plus récents.      Haut de page

Oculé
Ophtalmologie, anatomie 
[Angl. : Eyed]   Adj.  * oculé :
du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil. 
    Signifiant : qui possède des yeux, ou des appendices ressemblant à des yeux. On emploie l'adjectif "oculé" par opposition à "aveugle", dans le sens "qui ne possède pas d'yeux".      Haut de page

Oculiste
Ophtalmologie
[Angl. : Oculist]   N. m.  * oculo :
du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil ; * iste : du suffixe -iste  servant à former des noms. 
    Médecin spécialisé dans l'étude des pathologies liées à l'œil et de leurs traitements. Syn. : ophtalmologiste.  Adj. : oculistique : qui se rapporte aux pathologie de l'œil et à leur traitement. Syn. : ophtalmologique.      Haut de page

Oculistique
Ophtalmologie, anatomie 
[Angl. : Oculistic]   Adj. et n. f.  * oculo :
du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs. 
    Ce terme désigne à la fois l'ophtalmologie (peu employé dans ce sens) et qualifie ce qui se rapporte aux pathologies de l'œil et à leurs traitements, c'est-à-dire l'ophtalmologie.      Haut de page

Oculocardiaque
Ophtalmologie, cardiologie, neurologie 
[Angl. : Oculocardiac]   Adj.  * oculo :
du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil ; * cardiaque : du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardiaque, -cardie], cœur.
    Si on appuie sur les globes oculaires, on constate un ralentissement du rythme cardiaque et une baisse significative de la tension artérielle. C'est le réflexe oculocardiaque. Ce réflexe permet aux neurologues, d'évaluer l'état de notre système nerveux autonome (indépendant de notre volonté), sympathique et parasympathique. Ce réflexe porte le nom de réflexe d'Aschner. Anc. orth. : oculo-cardiaque.      Haut de page

Oculocéphalogyre
Ophtalmologie, neurologie 
[Angl. : Oculocephalogyric]   Adj.  * oculo :
du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil ; * céphalo : du grec kephalê [-céphale, céphal(o)-, -céphalie], tête ; * gyre : du grec gûros [-gyre, -gire, gyr(o)-], cercle et, par extension, qui tourne. 
    Il existe dans notre encéphale, une aire frontale oculocéphalogyre, qui coordonne les mouvements de rotation de la tête en fonction des mouvements des yeux, et qui fait également intervenir l'oreille interne, centre de l'équilibre. Le réflexe oculocéphalogyre est utilisé pour rééduquer les malades dans le traitement des dystonies cervicales.      Haut de page

Oculofacial  Oculofacial (syndrome)   Oculo-cérébro-facial (syndrome)
Ophtalmologie, neurologie 
[Angl. : Oculofacial, Oculofacial (syndrome), Oculocerebrofacial syndrome]   Adj.  * oculo :
du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil ; * cérébro : du latin cerebrum [cérébr(o)-], cerveau ; * facial : du latin facies, facia [-facial], partie antérieure de la tête de l’homme. 
    Qui se rapporte en même temps à l'œil, au cerveau et à la face. Ex. : le syndrome oculofacial ou oculocérébrofacial, connu aussi sous le nom de syndrome de KAUFMAN, maladie rare qui se transmet selon le mode autosomique (le gène n'est pas sur les chromosomes sexuels) récessif (chacun des 2 parents doivent transmettre le gène taré pour que la maladie se déclare), et qui atteint le cerveau, la face, les yeux.
    Parmi les nombreuses pathologies de ce syndrome : un retard mental, une cavité buccale déformée en ogive, une micrognathie et une microcéphalie (petit crâne et petite bouche) et de nombreuses pathologies ophtalmiques.      Haut de page

Oculogyre
Ophtalmologie, neurologie 
[Angl. : Oculogyric]   Adj.  * oculo :
du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil ; * gyre : du grec gûros [-gyre, -gire, gyr(o)-], cercle et, par extension, qui tourne. 
    Cet adjectif signifie : qui fait tourner les yeux. Il existe chez certains malades des crises oculogyres, pendant lesquelles les yeux sont affectés de mouvements de rotation rapides et incontrôlables.      Haut de page

Oculométroscope
Ophtalmologie 
[Angl. : Oculometroscope]   N. m.  * oculo :
du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil ; * métro : du grec metron, [-mètre, métr(ie)], mesure ; * scope : du grec skopein, [-scope, -scopie, -scopique], regarder. 
    L'oculométroscope est un instrument utilisé en ophtalmologie, et plus particulièrement en rétinoscopie. L'appareil possède un dispositif rotatif dans lequel l'ophtalmologiste place différentes lentilles. En faisant tourner ce dispositif, elles viennent se positionner automatiquement devant l'œil.        Haut de page

Oculomoteur
Ophtalmologie, neurologie 
[Angl. : Oculomotor]   Adj.  * oculo :
du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil ; * moteur : du latin motor, de movere [-moteur, -motricité, moto-], qui produit un mouvement ou qui le transmet. 
    Qui permet les mouvements des yeux. Ex. le IIIe nerf crânien est le nerf oculomoteur commun. Certaines substances ou médicaments peuvent provoquer des troubles oculomoteurs. La possibilité de bouger les yeux est l'oculomotricité - voir les muscles de l'œil.  Les annexes de l'œil       Haut de page

Oculomotricité
Ophtalmologie, neurologie 
[Angl. : Oculomotricity]   N. f.  * oculo :
du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil ; * motricité : du latin motor, de movere [-moteur, -motricité, moto-], qui produit un mouvement ou qui le transmet. 
    L'oculomotricité est tout ce qui permet les mouvements des yeux. Les différents intervenants dans cette oculomotricité sont donc tous les muscles oculaires, les nerfs crâniens qui commandent ces muscles (notamment la III e paire ou nerf oculomoteur commun) et les neurotransmetteurs. On connaît de nombreuses substances qui peuvent affecter l'oculomotricité.
    Les muscles de l'œil sont au nombre de sept, dont six oculomoteurs et le septième qui est le muscle élévateur de la paupière supérieure ou muscle palpébral). Les six oculomoteurs sont les quatre muscles droits (supérieur, interne, inférieur et externe), et les 2 muscles obliques : le grand au-dessus de l'œil, qui passe dans une gouttière osseuse et le petit, en-dessous de l'œil. À noter que tous ces muscles oculomoteurs fonctionnent de façon complémentaires pour les deux yeux.   Les annexes de l'œil        Haut de page 

Oculonasal
Ophtalmologie, neurologie, otorhinolaryngologie 
- [Angl. : Oculonasal]   Adj.  * oculo :
du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil ; * nasal : du latin nasus [nas(o)-, -nasal], nez. 
    Qui se rapporte en même temps à l'œil et au nez. Ex. : le catarrhe (inflammation des muqueuses avec sécrétions abondantes) oculonasal qui est observé dans certaines pathologies comme la maladie de Newcastle (zoonose aviaire qui peut se transmettre à l'homme.        Haut de page

Oculopalpébral
Ophtalmologie, neurologie 
[Angl. : Oculopalpebral]   Adj.  * oculo :
du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil ; * palpébral : du bas latin palpevra, du latin classique palpebra [palpébr(o)-, -palpébral], relatif aux paupières. 
    Le traitement oculopalpébral (anc. orth. : oculo-palpébral) peut être une opération de chirurgie réparatrice de la paupière, ou celui d'un ectropion (éversion en dehors, partielle ou totale, des bords libres de la paupière).      Haut de page

Oculosympathique (syndrome)    Oculosympathique paralytique (syndrome)
Chirurgie ophtalmique  -  [Angl. : Horner-Bernard syndrome, Oculosympathetic syndrome, Oculosympathetic paralytic syndrome, Sympathetic cervical syndrome]   N. m.  * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie ; * Bernard et Horner : de Claude BERNARD (médecin français, né en 1813 à Saint-Julien (Rhône), mort en février 1878) et de Johann Friedrich HORNER (ophtalmologue suisse, né le 27 mars 1831 à Zurich, mort le 20 décembre 1886 à Zurich).  
    Le ptôsis est synonyme de blépharoptose, c'est-à-dire de la descente anormale des paupières supérieures qui ne peuvent plus être relevées par leurs muscles élévateurs plus ou moins paralysés. Une variante appelée ptôsis sympathique présente les mêmes symptômes, associés à un retrait (rétraction) des globes oculaires, un myosis et une paralysie vasomotrice faciale. La cause semble être une lésion du sympathique cervical.
    La toxine botulinique constitue l'un des traitements de cette pathologie, connue aussi sous le nom de syndrome de Claude Bernard-Horner (SCBH), ou syndrome oculosympathique ou syndrome sympathique cervical. On connaît maintenant des formes familiales de SCBH idiopathiques (à transmission selon le mode autosomique dominant).
    Les ophtalmologues classent les ptôsis en 2 catégories : les congénitaux et les acquis, avec dans cette dernières plusieurs formes : aponévrotique, myogène, myasthénique, neurogène, sympathique. Pour plus de détails, voir la page "Chirurgie des paupières" sur le site des Ophtalmologues de France.
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Oculo-urétrosynovial (syndrome)   Oculo-urétrosynovite
Ophtalmologie, urologie, génétique, gastroentérologie, médecine biologique, rhumatologie  -  [Angl. : Oculouretrosynovial syndrome, Oculouretrosynovitis]   N. m.  * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie ; * oculo : du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil ; * urétro : du latin urethra, du grec ourêthra, de ourein [urétr(o)-, -urétral], uriner ; relatif à l’urètre ; * synovial : du latin médiéval synovia [synovi(o)-], se rapporte à la synovie (liquide qui lubrifie les articulations et à la synoviale. 
    Le syndrome conjonctivo-urétrosynovial possède de nombreux synonymes : syndrome de Fiessinger et Leroy (Emile Leroy, médecin français né en 1873)
, syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter (Hans Conrad Julius REITER, bactériologiste et hygiéniste allemand, né le 26 février 1881 à Reudnitz, près de Leipzig, mort en 1969 à Hessen), syndrome de Noël (du prénom de Fiessinger) , syndrome de Reiter, syndrome oculo-urétro-synovial, maladie de Reiter, pseudogonococcie entéritique.
    Il y a une importante littérature concernant ce syndrome qui touche davantage les garçons que les filles, tant les manifestations peuvent être différentes et nombreuses.

    Tout commence généralement par des douleurs intestinales plus ou moins vives, avec perturbations du transit intestinal, comme des diarrhées et une analyse cytobactériologique pratiquée montre souvent une dysenterie. Après quelques semaines, le patient souffre d'une urétrite avec brûlures à la miction et des analyses (ECBU ou examen cytobactériologique des urines) ne montre pas la présence de gonocoques, donc ce n'est pas une blennorragie. Selon les cas, cette inflammation peut s'étendre aux organes proches.
    Puis les symptômes se multiplient et deviennent invalidants, notamment à cause du développement d'une polyarthrite, inflammation qui peut toucher plusieurs articulations, notamment du membre inférieur et qui s'accompagne d'une amyotrophie, plus connue sous le nom de fonte musculaire. D'autres symptômes peuvent apparaître simultanément : fièvres, troubles oculaires (conjonctivite, uvéite), entre autres. En général, la guérison est spontanée en quelques mois, mais les récidives ne sont pas rares, y compris l'évolution vers la chronicité.
    Des biopsies pratiquées dans les organes concernés montrent la présence d'inclusions virales, et d'une contamination souvent vénérienne par une bactérie Chlamydia trachomatis (*), qui agirait plus spécifiquement chez les sujets génétiquement prédisposés, porteurs de l'antigène HLA-B27

(*)* chlamydo : du grec khlamus, -udos, antique ; * iase : du grec iasis, guérison ; en médecine, le suffixe -iase est utilisé pour désigner un état pathologique.  Les Chlamydia ou Chlamydiae font partie de l'ordre des Rickettsiales, famille des Chlamydiaceae, bactéries très particulières du fait qu'elles associent des caractères bactériens et viraux. D'une taille moyenne de 0,3 microns (µm), elles sont Gram négatif et surtout parasites intracellulaires obligatoires, car elles sont incapables de synthétiser certains de leurs propres constituants.
    Du fait de leur petite taille, elles traversent les filtres habituellement utilisés pour les bactéries et c'est la raison pour laquelle on les avait classées parmi les virus, d'autant plus qu'elles ne se reproduisent qu'à l'intérieur des cellules. Elles s'en distinguent cependant de façon irréfutable car elles possèdent de l'ADN et de l'ARN, alors que les virus ont soit de l'ADN, soit de l'ARN. Le genre Chlamydia comprend des espèces responsables de pathologies chez l'homme, notamment au niveau oculaire, pulmonaire et urogénital (voir ci-dessous).
    Les Chlamydia étaient autrefois classées dans les genres Bedsonia et Miyagawanella. Il existe deux formes essentielles dans le cycle de reproduction de Chlamydia : le corps élémentaire est la forme qui permet l'infection et se fait phagocyter par la cellule hôte, mais est incapable de se reproduire. Ce n'est que plusieurs heures après sa pénétration dans la cellule que cette forme se modifie dans sa vacuole de phagocytose pour aboutir à la forme réticulée, capable de se reproduire par divisions. Quand la cellule est envahie par les bactéries, elle cède et libère les Chlamydia qui vont parasiter d'autres cellules.
    On appelle chlamydiase ou chlamydiose
(du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques) toute infection due à des microorganismes du genre Chlamydia. Pour plus de détails sur les chlamydiases, voir la page "Chlamydia"       Haut de page