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Dernière modification : 4-11-2018

Ont(o)-, -onte     Du grec ontos, génitif de ôn, participe passé de einai, [ont(o)-, -onte] être. En biologie, la racine ont(o)- et la partie terminale -onte ont formé des mots qui ont un rapport avec l'être en tant qu'entité et, en philosophie des termes qui ont d'abord été utilisés pour des questionnements théologiques, puis qui ont concerné l'être.


Ontique - Ontogenèse - Ontogénétique - Ontogénie - Ontogénique - Ontologie - Ontologique - Ontologiquement - Ontologisme - Ontologiste - Gamonte - Schizonte -

Ontique
Psychologie  -  [Angl. : Ontic]   Adj.  * ont(o)- : du grec ontos, génitif de ôn, participe passé de einai, être ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs. 
    En philosophie, l'adjectif ontique caractérise toute connaissance qui se rapporte aux objets du monde. Ontique s'oppose ainsi à l'adjectif ontologique qui se rapporte à l'être.
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Ontogenèse    Ontogénie
Biologie  -  [Angl. : Ontogenesis, Ontogeny]   N. f.  * ont(o)- : du grec ontos, génitif de ôn, participe passé de einai, être ; * genèse, génie : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre. 
    L'ontogenèse ou son synonyme ontogénie, désigne le développement d'un individu, depuis la cellule initiale, l'œuf fécondé, jusqu'à l'état adulte, compris comme la réalisation de sa forme et sa taille définitives. L'ontogenèse s'oppose à la phylogenèse (ou phylogénie) qui est le développement de l'espèce.
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Ontogénétique   Ontogénique
Biologie  -  [Angl. : Ontogenetic, Ontogenic]   Adj.  * ont(o)- : du grec ontos, génitif de ôn, participe passé de einai, être ; * génétique, génique : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre. 
    Les adjectifs synonymes ontogénétique et ontogénique caractérisent ce qui se rapporte à l'ontogenèse (ou ontogénie), c'est-à-dire au développement complet d'un individu, depuis
la cellule initiale, l'œuf fécondé, jusqu'à l'état adulte, compris comme la réalisation de sa forme et sa taille définitives. Ces adjectifs s'opposent à phylogénétique ou phylogénique, qui caractérisent ce qui se rapporte au développement de l'espèce.      Haut de page

Ontologie
Biologie  -  [Angl. : Ontology]   N. f.  * ont(o)- : du grec ontos, génitif de ôn, participe passé de einai, être ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison, étude. 
    L'ontologie est la science de l'être. Depuis Aristote jusqu'à Descartes, elle a représenté comme une théologie avec comme principale question : "Dieu existe-t-il ?". Ce n'est qu'après cette période que l'ontologie a été redéfinie (y compris à l'époque de Kant) comme la science du fondement de la connaissance. Actuellement, l'ontologie s'oriente vers une connaissance de l'être, de l'homme.
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Ontologique    Ontologiquement
Psychologie, philosophie  -  [Angl. : Ontological, Ontologically]   Adj.  * ont(o)- : du grec ontos, génitif de ôn, participe passé de einai, être ; * logique : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison, étude. 
    L'adjectif ontologique caractérise ce qui se rapporte à l'ontologie. Un argument ontologique constitue la réponse à la question : "est-il possible de démontrer l'existence de Dieu ?" ou plus simplement "Dieu existe-t-il ?". Cet argument remonte à Saint Anselme
et a été formulé ainsi par Descartes, "L'idée de Dieu est celle d'un être suprême et parfait ; s'il n'existait pas, il ne serait pas parfait ; donc il existe".
    Cette "preuve" ontologique postule que l'on puisse conclure l'existence d'une chose à partir de l'idée de cette chose. Or, rationnellement, on ne peut, à partir de l'idée d'une chose, que supposer l'existence de cette chose, mais non la déduire. Elle a été critiquée par Kant qui y voit un sophisme ; à strictement parler, il n'y a donc pas de preuve de l'existence de Dieu. L'adverbe ontologiquement se rapporte à l'ontologie.      Haut de page

Ontologisme    Ontologiste
Psychologie, philosophie  -  [Angl. : Ontologism, Ontologist]   N. m.  * ont(o)- : du grec ontos, génitif de ôn, participe passé de einai, être ; * logique, logiste : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison, étude. 
    L'
ontologisme est la doctrine dont Raspail fut l'un des derniers représentants, selon laquelle les maladies sont des entités réelles, indépendantes de l'organisme. Cette doctrine prétend donc étudier l'être de la maladie, comme si la maladie existait conformément à un type bien défini, à une essence.
    L'ontologisme est aussi la doctrine ou la tendance d'esprit qui est favorable à l'ontologie. Quant à l'ontologiste, et l'abbé Fabre en fut un fervent, c'est un partisan de l'ontologisme ou celui qui construit une ontologie.      Haut de page

Gamonte
Histologie cytologie, génétique  -  [Angl. : Gamont]   N. m.  * gaméto : du grec gamos [gam(o)-, gamét(o)-, -gamie], mariage ; * -onte : du grec ontos, de ôn [ont(o)-, -onte], être. 
    Le gamétocyte ou gamonte est la cellule précurseur des gamètes. Ex. gamétocyte de Plasmodium falciparum (paludisme ou malaria).  Chez les Foraminifères, le gamonte est également appelé macrosphère, par opposition au schizonte ou microsphère.
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Schizonte
Parasitologie pathologies infectieuses et tropicales  -  [Angl. : Schizont, Schizozoite, Schizogony]   N. m.  * schizo : du grec skhizein [schiz(o)-], fendre, diviser ; * onte : du grec ontos, de ôn [ont(o)-, -onte], être. 
    On appelle schizonte la forme intracellulaire des parasites responsables du paludisme, tel Plasmodium falciparum, qui provoque chez l'homme la fièvre tierce maligne. Le moustique Anopheles inocule des sporozoïtes lors de sa piqûre et ceux-ci, transportés par le sang, ont la propriété de pouvoir rentrer dans les cellules hépatiques. Ils s'y développent en volumineux schizontes qui se découpent (d'où leur nom) et donnent naissance à de très nombreux schizozoïtes ou mérozoïtes.
    On retrouve ensuite ces schizozoïtes dans les globules rouges ou hématies ou érythrocytes, ainsi que dans les autres tissus, où ils multiplient leurs noyaux - c'est une forme de reproduction asexuée. Progressivement, ils se chargent de pigments noirs provenant de la désagrégation de l'hémoglobine.

    Dans les hématies se produit une véritable schizogonie qui peut se renouveler plusieurs fois et qui libère, lors de l'éclatement de l'hématie, un nombre très important de schizozoïtes. Dans les hématies infectées, certains schizozoïtes se transforment en gamontes, puis en gamétocytes mâles et femelles. 
    Lors d'une piqûre, l'Anopheles injecte d'abord sa salive (avec les sporozoïtes), puis aspire le sang de l'être humain qui contient des hématies avec gamétocytes. Le cycle se poursuit dans le moustique. D'abord dans l'intestin : le gamonte femelle ne se transforme pas, alors que le gamonte mâle se divise en éléments filamenteux. La fécondation a lieu. La nouvelle cellule passe alors dans les glandes salivaires pour s'y diviser, après plusieurs modifications, en nombreux sporozoïtes. Le cycle recommence.  Cycle de Plasmodium falciparum   
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