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Dernière modification : 4-11-2018

Ovari(o)-, ov(o)-     Du latin ovarium, de ovum [ovari(o)], œuf, relatif à l’ovaire. Syn. : oophor(o)- : du grec oôn [oo-], œuf. "Oo-" a formé "oophor(o)-", du grec phoreo, phorô, phorein [-phore, -phorie], porter, avoir en soi, qui a permis la composition de mots relatif aux ovaires.


Ovaire - Ovarialgie - Ovariectomie - Ovarien - Ovariocentèse - Ovariodynie - OvariohystérectomieOvariopexie - Ovariostomie - Ovariotomie - Ovarite - Ovipare - Oviparité - Ovocyte I - Ovocyte II - Ovogonie - Ovovivipare - Ovoviviparité - Ovule - Ovule (médicament) -

Ovaire   Ovarien
Gynécologie obstétrique, anatomie
  -  [Angl. : Ovary, Ovarian]   N. m.  * ovaire :
du latin ovarium, de ovum [ovari(o)], œuf, relatif à l’ovaire. 
    L'ovaire est l'une des deux gonades féminines. Position des ovaires dans l'appareil reproducteur féminin  D'une taille moyenne de 6 x 3 cm, il a une forme ovalaire et se situe contre le pavillon de la trompe de Fallope (qui a pour rôle de capter les ovocyte II (ou ovules). Évolution des follicules dans l'ovaire  Son rôle est la maturation des gamètes femelles dans des structures qui évoluent en même temps : les follicules, et son fonctionnement est cyclique, sous la dépendance d'hormones hypophysaires : la FSH ou hormone stimulant les follicules et la LH, hormone lutéinisante.  Adj. : ovarien.       Haut de page

Ovarialgie   Ovariodynie
Gynécologie obstétrique
, algologie  -  [Angl. : Oophoralgia, Oophorodynia]   N. f.  * ovario : du latin ovarium, de ovum [ovari(o)], œuf, relatif à l’ovaire ; * algie : du grec algos [algo-, -algie, -algique], douleur.  
    L'ovarialgie est une douleur ressentie au niveau de l'un ou des deux ovaires, quelles qu'en soient les causes et les manifestations. L'une des plus fréquentes et non pathologique est celle ressentie par certaines femmes au moment de l'ovulation. L'ovarialgie peut aussi être causée par la présence d'un kyste, d'une tumeur, par exemple.
    Syn. : ovariodynie (du grec odunê [-odynie], douleur). Autres syn. : oophoralgie, oophorodynie.     Haut de page

Ovariectomie
Gynécologie obstétrique, chirurgie gynécologique
  -  [Angl. : Ovariectomy, oophorectomy]   N. f.  * ovario :
du latin ovarium, de ovum [ovari(o)], œuf, relatif à l’ovaire ; * ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation.  
    L'ovariectomie, unilatérale ou bilatérale, est un acte chirurgical qui consiste en l'ablation de l'un ou des deux ovaires. Selon les cas, l'intervention se fait par laparotomie (incision basse de l'abdomen), ou par cœlioscopie (avec insufflation de CO2, ou encore par laparoscopie en suspension, c'est-à-dire sans insufflation gazeuse, mais avec un bras électrique introduit par une petite incision ombilicale et qui soulève la cloison ombilicale.
    Sans traitement hormonal, l'ovariectomie bilatérale provoque la ménopause et il est donc très important de suivre les traitements prescrits. Syn. : oophorectomieHaut de page

Ovariocentèse
Gynécologie obstétrique, chirurgie gynécologique
  -  [Angl. : Ovariocentesis]   N. f.  * ovario :
du latin ovarium, de ovum [ovari(o)], œuf, relatif à l’ovaire ; * centèse : du grec kentein [-centèse], piquer.  
    L'ovariocentèse est pratiquée pour vider le contenu d'un kyste ovarien et permettre ainsi son analyse. Les kystes ovariens peuvent apparaître à tout âge, mais sont plus fréquents chez la femme en activité sexuelle. Ils sont dus à un follicule ou à un corps jaune qui ne régresse pas. Dans certains cas, l'accumulation de liquide peut être importante. Nombre d'entre eux régressent spontanément. Après un délai de 2 à 3 mois, l'ovariocentèse est pratiquée pour vider le kyste. Syn. : oophorocentèse.     Haut de page

Ovariohystérectomie
Gynécologie obstétrique, chirurgie gynécologique
  -  [Angl. : Oophorohysterectomy, ovariohysterectomy]   N. f.  * ovario :
du latin ovarium, de ovum [ovari(o)], œuf, relatif à l’ovaire ; * hystéro : du grec hustera [hystér(o)-], matrice, c’est-à-dire relatif à l’utérus ; * ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation. 
    L'ovariohystérectomie (ou ovario-hystérectomie) consiste en l'ablation chirurgicale des ovaires et de l'utérus. Cette opération s'avère nécessaire lors de la présence d'une tumeur dans l'ovaire et/ou dans l'utérus.  Syn. : oophorohystérectomie (ou oophoro-hystérectomie).       Haut de page

Ovariopexie
Gynécologie obstétrique, chirurgie gynécologique
  -  [Angl. : Ovariopexy, oophoropexy]   N. f.  * ovario :
du latin ovarium, de ovum [ovari(o)], œuf, relatif à l’ovaire ; * pexie : du grec pexis [-pexie], fixation.  
    L'ovariopexie est un acte chirurgical qui consiste à fixer un ou les deux ovaires à la paroi abdominale. Cette intervention peut s'avérer nécessaire après le traitement d'une torsion de l'ovaire par exemple, si les structures d'attache ont dû être sectionnées. Syn. : oophoropexie.      Haut de page

Ovariostomie
Gynécologie obstétrique, chirurgie gynécologique
  -  [Angl. : Ovariostomy, oophorostomy]   N. f.  * ovario :
du latin ovarium, de ovum [ovari(o)], œuf, relatif à l’ovaire ; * stomie : du grec stoma [stom(a)-, stomat(o)-, -stome, -stomie], bouche.  
    L'ovariostomie est la communication d'un kyste ovarien avec l'extérieur. Pour la réaliser, le chirurgien incise le kyste et y introduit un drain pour en vider son contenu (technique proche de l'ovariocentèse). Syn. : oophorostomie.     Haut de page

Ovariotomie
Gynécologie obstétrique, chirurgie gynécologique
  -  [Angl. : Ovariotomy, oophorotomy]   N. f.  * ovario :
du latin ovarium, de ovum [ovari(o)], œuf, relatif à l’ovaire ; * tomie : du grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe.  
    L'ovariotomie consiste à inciser l'ovaire pour en extraire un kyste ou une tumeur, par exemple. Syn. : oophorotomie.     Haut de page

Ovarite
Gynécologie obstétrique, pharmacologie
  -  [Angl. : Ovaritis, oophoritis]   N. f.  * ovario :
du latin ovarium, de ovum [ovari(o)], œuf, relatif à l’ovaire ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.  
    L'ovarite est l'inflammation de l'ovaire, qu'elle soit aigüe ou chronique. Une ovarite se développe souvent après une infection tubaire (des trompes) ou salpingite. La cause est généralement la présence d'un germe microbien, entré par les voies naturelles et qui se propage dans le vagin, puis l'utérus et les trompes. La recherche d'une MST (maladie sexuellement transmissible) ne doit pas être négligée. Syn. : oophorite.    Haut de page

Ovipare   Oviparité   Ovovivipare   Ovoviviparité
Physiologie, biologie  -  [Angl. : Oviparous, Oviparity, Ovoviviparous, Ovoviviparity]   Adj et nom  * ovi : du latin ovum, œuf ; * pare : du latin parus, de parere [-pare, -parité], engendrer.
    Un ovipare est un animal qui se reproduit au moyen d'œufs, pondus à terre ou dans l'eau, quels que soient le stade de développement de l'embryon au moment de la ponte et la durée de l'incubation externe. Ce mode de reproduction est l'oviparité.
    * L'ovoviviparité est un mode de reproduction animale qui se caractérise par au moins un des trois caractères suivants :
- l'éclosion des œufs immédiatement après la ponte,
- une membrane coquillière entourant de façon permanente les embryons et
- une absence de placenta.
    Autre définition de l'ovoviviparité : la femelle pond ses œufs, mais les garde dans ses voies génitales jusqu'à l'éclosion, l'embryon ne se développant qu'en utilisant les réserves accumulées dans l'œuf. Une femelle est dite ovovivipare lorsqu'elle utilise ce mode de reproduction.
    * Viviparité : du latin vivus, vivi [vivi-], vivant.  Cette reproduction se fait par la mise bas d'un ou plusieurs jeunes, ou par la ponte, à terre ou dans l'eau, d'œufs arrivés au terme de leur développement quelle que soit la nature des relations trophiques et celle des structures d'échange entre la mère et les embryons au cours de la gestation.    Haut de page

Ovocyte I   Ovocyte II   Ovogonie
Gynécologie obstétrique, médecine de la reproduction  -  [Angl. : Ovocyte I ; Ovocyte II ; Ovogonium]   N. m. / m. / f.  * ovo- : du latin ovum, œuf ; * -cyte : du grec kutos [cyt(o)-, -cyte, -cytie, -cytaire], cellule ; * -gonie : du grec gonos [gon(o)-, -gonie, gonad(o)-], semence.  
    Pendant l'ovogenèse, comme dans la spermatogenèse, les cellules germinales primitives migrent dans les ovaires en formation et vont se transformer en ovogonies. Ces ovogonies (cellules à 2n chromosomes) se multiplient par mitoses successives jusqu'au 7e mois de la vie embryonnaire. Elles sont dans des follicules primordiaux, situés à la périphérie de l'ovaire. Puis leur taille augmente : ils évoluent en follicules primaires avec une couche régulière de cellules folliculaires. Les ovogonies se transforment en ovocytes I (primaires) qui restent bloqués en première phase de méiose (prophase I).
Les différents follicules   Les phases de l'ovogenèse

À la naissance
    Une fille possède donc un stock déterminé et définitif d'ovocytes I, (environ 500 000 à 700 000) dont l'évolution ne reprendra qu'à la puberté, de façon cyclique. Ceci explique que les femmes enceintes à partir de 37 ans soient plus surveillées pendant leur grossesse, car leur bébé est fait à partir d'un ovocyte qui a lui aussi 37 ans ou plus !

Après la puberté (maturité sexuelle)   
     Un certain nombre de follicules primaires évoluent en follicules II ou follicules pleins, avec des ovocytes plus gros qui ont subi la "phase de maturation de l'ovocyte". À ce stade, ils possèdent :
* un massif de cellules folliculaires, la granulosa,
* une couche gélatineuse autour de l'ovocyte : la zone pellucide
* 2 enveloppes épaisses : la thèque externe fibreuse et protectrice et la thèque interne glandulaire.   
    L'évolution des follicules se poursuit en follicules III (tertiaires) ou cavitaires, dans lesquels l'ovocyte est porté par un massif cellulaire : le cumulus oophorus. Dans la granulosa, l'antrum est une vaste cavité qui se remplit de liquide folliculaire.    

    Au cours de chaque cycle (environ tous les 28 jours), un follicule cavitaire termine sa maturation : c'est le follicule de De Graaf, qui mesure 1,5 à 2 cm. La thèque interne s'est transformée en une couche de cellules hormonales qui libère les œstrogènes. La première division de méiose se termine et l'ovocyte II libère un premier globule polaire qui dégénère. Les cellules folliculaires qui entourent l'ovocyte sont reliées entre elles et avec lui par des jonctions gap (protéines canaux de 2 à 4 nanomètres de diamètre), ce qui permet aux petites molécules de passer directement et rapidement dans le cytoplasme de l'ovocyte
    Le 14e jour du cycle, le follicule de De Graaf se rompt, libère l'ovocyte II accompagné d'une couronne de cellules folliculaires. Cet ovocyte II ou ovule a 100 μm de diamètre. C'est la ponte ovulaire ou ovulation.
Le follicule vide se transforme en corps jaune qui subsiste jusqu'au 28e jour du cycle. C'est une nouvelle glande hormonale qui libère œstrogène et progestérone.
     La 2ème division de la méiose ou division équationnelle ne se terminera que si l'ovocyte II est fécondé par un spermatozoïde, avec expulsion du 2ème globule polaire.    Haut de page

Ovule
Gynécologie obstétrique, médecine de la reproduction  -  [Angl. : Ovum]   N. m.  * ovule : du latin ovum, œuf et de ulus, a, um [-ule], suffixe diminutif.  
    L'ovule est le gamète femelle, mûr et fécondable, issu de la maturation d'un ovocyte, qui correspond à l'ovotide. À ce stade, le noyau ne contient plus qu'un seul lot de chromosomes (n) à une seule chromatide. Il existe un sens plus large, à éviter, où le mot ovule désigne toute cellule reproductrice émise par l'ovaire, quel que soit son état de maturation. Libéré le 14e jour du cycle par le follicule ovarien au moment de l'ovulation, il est capté par le pavillon de la trompe puis progresse vers l'utérus où il sera éventuellement fécondé et deviendra un œuf, point de départ de l'embryon.   Haut de page