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Dernière modification : 4-07-2020

Pyo-     Du grec puon [-pyo], relatif au pus, à une suppuration. Ce n'est qu'à partir du début du XIXe s. que cette racine "pyo-" et son dérivé "py-" ont été productifs en médecine.


Pyémie - Pyocéphalie - Pyocholécystite - Pyodermatose - Pyodermie - Pyodermite - Pyogène - Pyogénie - Pyogénique - Pyohémie - Pyomètre - Pyométrie - Pyométrite - Pyonéphrose - Pyopoïèse - Pyorrhée - Pyosalpingite - Pyosalpingo-oophorite - Pyosalpinx - Pyospermie - Pyostacine - Pyothorax - Pyurie

Pyémie   Pyohémie
Médecine biologique  -  [Angl. : Pyemia, Pyohaemia, pyohemia]   N. f. 
* pyo : du grec puon [-pyo, -pyème], relatif au pus ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang. 
    La pyémie (syn. : pyohémie, septicopyohémie) est la présence tout à fait anormale de pus dans le sang. Comme son synonyme l'indique, elle résulte d'une septicémie qui s'est développée dans le corps à partir de microbes pyogènes, généralement des bactéries, et qui provoque le développement de foyers purulents multiples. Le traitement doit être très rapide et efficace : antibiothérapie en milieu hospitalier.    Haut de page

Pyocéphalie
Neurologie, médecine biologique
  -  [Angl. : Pyocephalus, pyencephalus, (plus rarement pyocephaly)]   N. f. 
* pyo : du grec puon [-pyo, -pyème], relatif au pus ; * céphalie : du grec kephalê [-céphale, céphal(o)-, -céphalie], tête. 
    La pyocéphalie représente en fait la présence de pus dans le liquide céphalorachidien des ventricules cérébraux. C'est ce qui se produit dans le cas de certaines méningites purulentes, dans la méningite tuberculeuse. Ces affections sont toujours d'une extrême gravité et nécessitent une hospitalisation et une antibiothérapie adaptée.    Haut de page

Pyocholécystite
Neurologie, médecine biologique  -  [Angl. : Pyocephalus, pyencephalus, (plus rarement pyocephaly)]   N. f.  * pyo : du grec puon [-pyo, -pyème], relatif au pus ; * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * cysto : du grec kustis [-cyste, cyst(o)], vessie ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    Le terme pyocholécystite est relativement peu utilisé et le plus souvent remplacé par "cholécystite suppurée". La cholécystite est l'inflammation de la vésicule biliaire qui peut présenter plusieurs formes.
- La cholécystite aigüe est le résultat d'une succession d'épisodes inflammatoires, se traduisant souvent par un épaississement de la paroi de la vésicule, pouvant être très important.
- Certaines formes de cholécystites dites gangreneuses sont dues à l'action de bactéries qui peuvent entraîner une destruction progressive de la vésicule.
- Enfin, il arrive fréquemment que la cholécystite soit le résultat de la présence d'un nombre plus ou moins important de calculs biliaires, surtout si l'un d'entre eux obstrue le canal cystique. Il s'agit alors d'une cholécystite aigüe lithiasique, pouvant évoluer vers une suppuration (formation de pus) : c'est la cholécystite suppurée ou pyocholécystite. Cette pathologie peut nécessiter un traitement chirurgical d'urgence. La cholécystectomie, ou ablation de la vésicule se fait actuellement par cœlioscopie : c'est la cholécystectomie laparoscopique.
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Pyodermie   Pyodermite   Pyodermatose
Dermatologie
, médecine biologique  -  [Angl. : Pyoderma, Pyodermitis, Pyodermatosis]   N. f.  * pyo : du grec puon [-pyo, -pyème], relatif au pus ; * dermie : du grec derma, dermatos [dermo-, dermato-, -dermie], peau. 
    La pyodermie caractérise toute une série d'affections qui se traduisent par un écoulement purulent au niveau de la peau. Tout le monde connaît le furoncle, gros bouton avec un réservoir plus ou moins important de pus (furonculose lorsqu'il y en a plusieurs), mais il y a bien d'autres pyodermies :
- pyodermite gangreneuse,
- pyodermite associée à la présence de poux attachés à la base des poils, autre forme due à la varicelle,
- impétigo, sycosis etc.
    Syn. : pyodermite, pyodermatose. Le traitement passe par une hygiène rigoureuse de la peau et, si nécessaire, par une antibiothérapie.     Haut de page

Pyogène   Pyogénique   Pyogénie   Pyopoïèse
Médecine générale
, médecine biologique  -  [Angl. : Pyogenic, Pyogenesis, Pyopoiesis]   Adj.  * pyo : du grec puon [-pyo, -pyème], relatif au pus ; * gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre. 
    On qualifie de pyogène tout processus, microorganisme, capables de provoquer la formation de pus et donc une suppuration. Pus observé au microscope  Les principaux agents pyogènes sont des bactéries du type staphylocoques (coques associées en grappes) ou streptocoques (coques associées en chaînettes).
    Adj. : pyogénique : qui concerne les mécanismes de la pyogenèse ou qui est capable de les provoquer.
   
    La pyogenèse ou pyogénie (ou encore pyopoïèse, du grec poiein [-poïèse, -poïétique], faire, fabriquer) est la formation du pus. Il s'agit d'une réaction due à la présence d'une bactérie qui se multiplie et provoque de ce fait une arrivée massive de polynucléaires neutrophiles (ce sont des globules blancs) sur le site de l'infection. Les polynucléaires phagocytent les bactéries et un nombre plus ou moins important d'entre eux meurt. Ils constituent une partie importante du pus.     Haut de page

Pyomètre   Pyométrie    Pyométrite
Infectiologie, gynécologie, médecine biologique  -  [Angl. : Pyometre ; Pyometra ; Pyometritis]   N. m. ; N. f.  * pyo : du grec puon [-pyo, -pyème], relatif au pus ; * mètre, métrie : du grec mêtra [-mètre, métr(o)-, -métrie], matrice, utérus ; * -ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
   Un pyomètre est une inflammation purulente, pyométrite aggravée de l'utérus, avec constitution d'une collection de pus. Cette pathologie nommée pyométrie peut apparaître chez les femmes généralement ménopausées, après une intervention intra-utérine, un cancer. Autres signes pouvant accompagner un pyomètre : saignements irréguliers, excessifs ou prolongés avant la ménopause, écoulement vaginal jaune, aqueux, douleur dans la région pelvienne.
    La pyométrie peut faire suite à une infection génitale haute, mais elle peut être aussi secondaire à la surinfection d'une hématométrie (collection du sang dans la cavité utérine) ou d'une hydrométrie (collection formée des sécrétions endométriales dans la cavité utérine). Le pronostic de ces pathologies reste réservé en cas de retard de prise en charge.     Haut de page

Pyonéphrose
Médecine générale, néphrologie, urologie  -  [Angl. : Pyonephrosis]   N. f.  * pyo : du grec puon [-pyo, -pyème], relatif au pus ; * néphro : du grec nephros [néphr(o)-, -néphrie], rein ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    La
pyonéphrose est une atteinte grave du rein qui est progressivement envahi par du pus. Cette accumulation purulente peut être importante au point de distendre tout le bassinet, mais aussi d'affecter le parenchyme rénal qui se dégrade progressivement, et même des tissus voisins. Dans de nombreux cas, la pyonéphrose est une complication de la pyélonéphrite et/ou d'une lithiase obstructive qui, sans traitement, aboutit à la destruction du rein.       Haut de page

Pyorrhée
Médecine générale, médecine biologique  -  [Angl. : Pyorrhoea, pyorrhea]   N. f.  * pyo : du grec puon [-pyo, -pyème], relatif au pus ; * rrhée : du grec rhein [rrhée, rrhénie, -rroïde], couler. 
    La pyorrhée est un écoulement de pus. En odontostomatologie, une pyorrhée alvéolodentaire est une infection chronique purulente des éléments de soutien de la dent (desmodonte, os alvéolaire, gencive). Syn. : parodontite.      Haut de page

Pyosalpingite   Pyosalpinx   Pyosalpingo-oophorite
Gynécologie obstétrique, otorhinolaryngologie, chirurgie gynécologique, chirurgie ORL  -  [Angl. : Pyosalpingitis, Pyosalpinx, Pyosalpingo-oophoritis]   N. f.  * pyo : du grec puon [-pyo, -pyème], relatif au pus ; * salpingo : du grec salpigx, salpingos [salping(o)-, -salpinx], trompe de Fallope ou trompes utérines ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    La pyosalpingite est une salpingite purulente (syn. salpingite suppurée), c'est-à-dire l'inflammation de l'une ou des deux trompes de Fallope qui est due à une infection bactérienne. On parle de pyosalpinx lorsque la trompe de Fallope s'est transformée en une poche contenant du pus. Lorsqu'elles sont aigües, la salpingite et la pyosalpingite sont à considérer comme des pathologies graves car elle peuvent affecter le péritoine et les viscères environnants.
    On parle souvent d'infections utéroannexielles car la salpingite est souvent postérieure à la pénétration d'un germe par les voies naturelles (vagin et utérus) et elle se propage aux annexes de l'utérus, trompes et pavillon, mais aussi aux ovaires et à la cavité abdominale. L'hospitalisation et l'antibiothérapie sont souvent nécessaires.

    Si l'inflammation purulente concerne en même temps la trompe de Fallope et l'ovaire, c'est une salpingo-oophorite suppurée ou une pyosalpingo-oophorite. A noter que le terme salpingite désigne aussi l'inflammation de l'une ou des deux trompes d'Eustache, qui relient l'oreille moyenne au nasopharynx.      Haut de page

Pyospermie
Infectiologie, médecine biologique, andrologie  -  [Angl. : Pyospermia]   N. f.   * pyo : du grec puon [-pyo, -pyème], relatif au pus ; * spermie : du grec sperma, spermatos [spermat(o)-, spermo-, -sperme, -spermie], semence. 
    La pyospermie résulte d'une infection localisée sur le trajet des spermatozoïdes (testicules, épididymes, canaux déférents, canal éjaculateur, urètre) qui provoque d'abord une leucospermie ou présence d'un nombre anormalement élevé de leucocytes ou globules blancs dans le sperme, puis la présence de pus. Outre le traitement (antibiothérapie), il faut évidemment localiser l'infection et si possible en rechercher la cause.      Haut de page

Pyothorax
Pneumologie  -  [Angl. : Pleuritis, pleurisy, Purulent pleuritis (or pleurisy), Pleuritic]   N. m. * pyo : du grec puon [-pyo, -pyème], relatif au pus ; * thorax : du grec thôrax, thôrakos [thorac(o)-], cavité limitée par les côtes et le diaphragme ; * pleuro : du grec pleuron, pleuritis  [pleur(o)-], côté, relatif à la plèvre ou à un feuillet ; * ésie : du suffixe grec -esis [-ésie], qui sert à former des mots à partir de racines. 
    Le pyothorax, connu aussi sous le nom de pleurésie purulente, est la congestion, l'inflammation et l'épaississement de la plèvre, double feuillet qui entoure les poumons. L'espace se remplit de liquide qui finit par séparer les deux feuillets et même repousser les organes voisins. La ponction est presque toujours de règle, d'autant plus qu'elle permet d'identifier l'agent responsable (bactérie, virus, tumeur, tuberculose) et d'adapter le traitement.
    Lorsque le liquide produit dans l'espace pleural est du pus, il s'agit d'une pleurésie purulente ou empyème pleural. Cette affection survient généralement après une pneumopathie aigüe.     Haut de page

Pyurie
Néphrologie urologie, médecine générale  - 
[Angl. : Pyuria]   N. f.  * pyo : du grec puon [-pyo, -pyème], relatif au pus ; * urie : du grec oûron [uro-, -urie, -urèse, -urétique], urine. 
    D'une façon générale, la pyurie est la présence de pus dans l'urine. Elle résulte d'une infection urinaire dont il faut chercher la (les) cause(s). Dans ce but le médecin consulté demande un ECBU (examen cytobactériologique des urines) de façon à confirmer la pyurie : l'examen microscopique montre de très nombreux amas de leucocytes (ce sont des globules blancs) plus ou moins altérés (c'est le pus).
    Il faut ensuite rechercher l'organe atteint (reins, uretères, vessie, urètre) puis déterminer le ou les germes responsables et établir une antibiothérapie ciblée.
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