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Dernière modification : 12-02-2021

Rétin(o)-     Du latin médiéval retina [rétin(o)-], ou du latin classique rete, filet. En biologie, la racine "rétin(o)-" forme des composés qui désignent la rétine, membrane sensible de l’œil.


Rétinaculum - Rétinaculum patellaire - Rétinaculum patellaire latéral - Rétinaculum patellaire médial - Rétinaculum des muscles fléchisseurs des doigts - Rétine - Rétinien - Rétinite - Rétinite actinique - Rétinite aigüe nécrosante - Rétinite albuminurique - Rétinite apoplectique - Rétinite circinée - Rétinite exsudative externe - Rétinite leucémique - Rétinite leucocythémique - Rétinite pigmentaire - Rétinite ponctuée albescente - Rétinite solaire - Rétinoblastome - - Rétinopathie - Rétinopathie hypertensive - Rétinopathie néphritique - Rétinopathie pigmentaire

Rétinaculum
Anatomie  -  [Angl. : Retinaculum]   N. m.  * rétina- : du latin retineo, retenir, désigne un lien, une chaine, une bride, ce qui sert à fixer, à renforcer ; * -culum, suffixe latin servant à transformer un verbe ou un nom en substantif. 
    Un rétinaculum est une structure fibreuse et résistante qui a pour rôle de guider les tendons et de les maintenir contre les structures osseuses, notamment dans les articulations à grande amplitude où la stabilité des différents éléments doit être théoriquement parfaite. On trouve de telles structures dans les mains, les pieds, les genoux, entre autres. Voir ci-dessous quelques exemples.      Haut de page

Rétinaculum patellaire    Rétinaculum patellaire latéral    Rétinaculum patellaire médial
Anatomie  -  [Angl. : Patellar retinaculum]   N. m.  * rétina- : du latin retineo, retenir, désigne un lien, une chaine, une bride, ce qui sert à fixer, à renforcer ; * -culum, suffixe latin servant à transformer un verbe ou un nom en substantif, lien, chaine, bride, ce qui sert à retenir ; * patellaire : du latin patella [patell(o)-, -patellaire], petit plat ; en médecine, relatif à la rotule. 
    Un rétinaculum est une structure fibreuse et résistante qui a pour rôle de guider les tendons et de les maintenir contre les structures osseuses, notamment dans les articulations à grande amplitude où la stabilité des différents éléments doit être théoriquement parfaite. On trouve de telles structures dans les mains, les pieds, les genoux, entre autres.
    Comme son nom l'indique, le rétinaculum patellaire (connu autrefois sous le nom d'aileron rotulien) a pour but d'assurer la stabilité de la rotule par rapport à l'ensemble fémur - tibia péroné, dans les mouvements complexes de flexion - extension, mais aussi des rotations du pied et de la jambe par rapport à la cuisse, même si celles-ci sont de faible amplitude. Il est formé par le rétinaculum patellaire médial, du côté interne et par le rétinaculum patellaire latéral du côté externe.   Les éléments stabilisant le genou     Haut de page

Rétinaculum des muscles fléchisseurs des doigts
Anatomie  -  [Angl. : Flexor retinaculum of hand]   N. m.  * rétina- : du latin retineo, retenir, désigne un lien, une chaine, une bride, ce qui sert à fixer, à renforcer ; * -culum, suffixe latin servant à transformer un verbe ou un nom en substantif. 
    Un rétinaculum est une structure fibreuse et résistante qui a pour rôle de guider les tendons et de les maintenir contre les structures osseuses, notamment dans les articulations à grande amplitude où la stabilité des différents éléments doit être théoriquement parfaite. On trouve de telles structures dans les mains, les pieds, les genoux, entre autres.
    Le rétinaculum des muscles fléchisseurs des doigts est une bande fibreuse qui entoure le carpe. Face postérieure (ou dorsale) du carpe : les tendons des muscles extenseurs des doigts passent sous ce rétinaculum, avant de se diriger vers la région dorsale de la main. Face antérieure du carpe : le rétinaculum sert d'insertion à de nombreux muscles de la face interne de la main. Il guide les tendons des muscles fléchisseurs des doigts et constitue les bords latéraux des différentes parties du canal carpien : partie latérale en-dessous du scaphoïde et du trapèze, partie médiale en-dessous des autres os du carpe (et canal ulnaire sur le bord externe).     Haut de page

Rétine   Rétinien
Ophtalmologie, anatomie  -  [Angl. : Retina, Retinal]   N. f.  * rétine : du latin médiéval retina [rétin(o)-], filet ; en biologie, désigne la rétine, membrane sensible de l’œil. 
    La rétine est la membrane qui tapisse le fond de l'œil, entre la sclérotique noire et l'humeur vitrée. D'une épaisseur moyenne de 0,2 mm, elle est essentiellement constituée de cellules nerveuses (neurones) et de cellules gliales. C'est le photorécepteur de l'œil, qui transforme les stimulus lumineux en potentiels d'action. Les axones des neurones qui la constituent se réunissent pour former le nerf optique.
    A l'endroit précis où le nerf optique se forme, il n'y a pas de cellules visuelles : c'est la point aveugle, que l'on peut mettre en évidence par l'expérience de Mariotte. Dans l'axe optique de l'œil, la macula lutea (tache jaune) est la zone la plus sensible, avec sa dépression centrale : la fovéa.
    Adj. : rétinien : qui se rapporte à la rétine.  Schéma d'une coupe de rétine    Position de la rétine dans l'oeil   Haut de page

Rétinite   Rétinite actinique   Rétinite aigüe nécrosante   Rétinite apoplectique   Rétinite albuminurique   Rétinite circinée   Rétinite exsudative externe   Rétinite leucémique   Rétinite leucocythémique   Rétinite ponctuée albescente   Rétinite solaire
Ophtalmologie  -  [Angl. : Retinitis, Actinic retinitis, Acute necrotizing retinitis, Apoplectic retinitis, Albuminuric retinitis, Circinate retinitis, circinate retinopathy, External exudative retinitis (or retinopathy), Leukemic retinitis, Leukocythemic retinitis, Albescent punctuated retinitis, Solar retinitis]   N. f.  * rétino : du latin médiéval retina [rétin(o)-], ou du latin classique rete, filet ; en biologie, désigne la rétine, membrane sensible de l’œil ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    La rétinite est une inflammation plus ou moins sévère de la rétine et il en existe de très nombreuses formes, selon qu'elles sont dues à une infection ou une inflammation des tissus voisins. 
* La rétinite aigüe nécrosante est une pathologie très rare mais redoutable, car elle aboutit à la destruction de la rétine et donc à la cécité. Probablement due à un virus de la famille des herpès virus, elle peut être parfois ralentie ou arrêtée par des perfusions d'antiviraux.
* La rétinite apoplectique est caractérisée par une hémorragie des vaisseaux de la rétine.
* La rétinite actinique, parfois appelée rétinite solaire, est due à une exposition prolongée aux rayons du soleil et/ou à une insuffisance de protection.
* La rétinite albuminurique : appelée aussi rétinopathie néphritique, elle est due à un dysfonctionnement des reins et se traduit par un œdème visible à l'ophtalmoscope, autour de la papille. 
* Dans la rétinite circinée, des taches blanchâtres apparaissent autour de la macula lutea (c'est la tache jaune) et elles ont la caractéristique d'être disposées en cercle, ce qui explique l'appellation "circinée" (du latin circinare [circiné], enroulé).
* Lorsque les taches blanchâtres couvrent toute la surface de la rétine, on parle de rétinite ponctuée albescente (du latin alba, [alba, albescent], perle blanche, blanc)
* La rétinite exsudative externe se caractérise par la présence de larges taches derrière les vaisseaux rétiniens. Ces taches sont constituées par des leucocytes (ce sont des globules blancs) dégénérés. Cette pathologie est aussi connue sous le nom de maladie de COATS. 
* Dans la rétinite leucémique, encore appelée leucocythémique, le principal symptôme est une décoloration de la rétine, presque toujours accompagnée d'une hémorragie des vaisseaux sanguins de la rétine.       Haut de page

Rétinite pigmentaire   Rétinopathie pigmentaire
Ophtalmologie, génétique  -  [Angl. : Pigmentary retinopathy]   N. f.  * rétino : du latin médiéval retina [rétin(o)-], ou du latin classique rete, filet ; en biologie, désigne la rétine, membrane sensible de l’œil ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    On connaît actuellement plusieurs formes de rétinites pigmentaires, caractérisées par la dégénérescence des cellules visuelles réceptrices de la lumière : les photorécepteurs de la rétine. Les pigments ne sont plus détruits et s'accumulent, provoquant la dégénérescence de la rétine.
    Ces pathologies évoluent vers une perte importante de l'acuité visuelle, voire la cécité. Actuellement, une trentaine de gènes impliquée dans les rétinopathies pigmentaires ont été identifiés, en particulier un gène c-mer qui intervient dans la phagocytose et le renouvellement de la rhodopsine (pigment contenu dans des petits disques présents dans les cellules visuelles). Des travaux de thérapie génique ont été entrepris chez des animaux.  Haut de page

Rétinoblastome
Cancérologie, ophtalmologie  -  [Angl. : Retinoblastoma]   N. m.  * rétino : du latin médiéval retina [rétin(o)-], ou du latin classique rete, filet ; en biologie, désigne la rétine, membrane sensible de l’œil ; * blasto : du grec blastos [-blaste, -blasto], germe ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction.
    C'est la seule tumeur maligne de l'œil chez l'enfant. Selon sa localisation (en avant ou en arrière de la rétine) et son importance, les traitements iront de la simple radiothérapie, associée ou non à une chimiothérapie (si l'on trouve des métastases dans la moelle osseuse), et même jusqu'à l'énucléation de l'œil.
    La cause principale est génétique : double mutation d'un anti-oncogène situé sur le chromosome 13. Les principaux signes sont un reflet blanc jaunâtre de l'iris et une inflammation ou une protrusion de l'œil. Ces signes doivent amener à une consultation ophtalmologique d'urgence. Le rétinoblastome est composé de cellules non différenciées.      Haut de page

Rétinopathie   Rétinopathie néphritique
Ophtalmologie  -  [Angl. : Retinopathy, Renal retinopathy]   N. f.  * rétino : du latin médiéval retina [rétin(o)-], ou du latin classique rete, filet ; en biologie, désigne la rétine, membrane sensible de l’œil ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel.
    Terme générique désignant toutes les affections de l'œil. Elles sont très nombreuses car les causes possibles sont très variées : traumatisme, hémorragie, diabète, génétique, exposition à des radiations ou aux rayons solaires, allergies etc. 
    La rétinopathie néphritique : appelée aussi rétinite albuminurique, elle est due à un dysfonctionnement des reins et se traduit par un œdème visible à l'ophtalmoscope, autour de la papille.     Haut de page

Rétinopathie hypertensive
Ophtalmologie  -  [Angl. : Hypertensive retinopathy]   N. f.  * rétino : du latin médiéval retina [rétin(o)-], ou du latin classique rete, filet ; en biologie, désigne la rétine, membrane sensible de l’œil ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel ; * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * tensive : du latin tendere, du grec tetanos [-tenseur, -tension, -tétanos], tendre, tension, rigidité.
   La rétinopathie hypertensive est une affection de la rétine qui est directement liée à la pression artérielle intra-oculaire (*). Il en résulte un rétrécissement du calibre des vaisseaux, des nodules cotonneux, des hémorragies intrarétiniennes formant des exsudats profonds et un œdème papillaire.

(*) C'est le glaucome résultant d'une hypertension de l'humeur aqueuse qui n'est plus éliminée à travers le trabéculum (dans l'angle entre l'iris et la cornée). L'augmentation de la pression (ou hypertonie) dans la chambre postérieure de l'œil provoque une gêne oculaire et une destruction progressive des cellules de la rétine.
    Les glaucomes les plus fréquents sont dits "à angle ouvert" et sont systématiquement dépistés par les ophtalmologistes. Ils ne nécessitent généralement pas de traitement chirurgical (collyres avec bêtabloquants, sympathomimétiques, acétazolamide). En cas d'échec, ouverture du trabéculum avec un laser.
    Les glaucomes "à angle fermé" sont beaucoup plus rares (douleur brutale, œil rouge, baisse de l'acuité visuelle). C'est une urgence médicale : injection intraveineuse d'acétazolamide puis, après la crise, traitement au laser pour rétablir la circulation de l'humeur aqueuse.    Haut de page