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Dernière modification : 18-07-2018

Sclér(o)-     [Angl. : Scler(o)-]   Du grec sklêros [sclér(o)-, sclérose], dur. La racine "sclér(o)-" a également composé des mots qui se rapportent à la sclérotique de l'œil.


Sclérectomie - Sclérémie - Sclérite - Sclérodactylie - Sclérodermie - Sclérodermie généralisée - Sclérodermie systémique - Sclérodermiforme - Sclérodermique - Scléronychie - Sclérose - Sclérose en plaques - Sclérose généralisée - Sclérose latérale amyotrophique - Sclérose mutilante - Sclérose systématisée - Sclérose systémique - Scléroticotomie - Sclérotique - Sclérotite - Sclérotomie - Sclérotomie antérieure - Sclérotomie postérieure -

Sclérectomie
Chirurgie ophtalmique  -  [Angl. : Sclerectomy]   N. f.  * scléro : du grec sklêros [sclér(o)-, sclérose, sclérotique], dur ; se rapporte aussi à la sclérotique de l’œil ; * ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation. 
    La sclérectomie est une intervention de chirurgie ophtalmique qui consiste en l'excision d'une partie de la sclérotique,
membrane de l'œil, externe, dure et très résistante (c'est le blanc de l'œil) qui se prolonge à l'avant par la cornée transparente.     Haut de page

Sclérodactylie
Dermatologie  -  [Angl. : Sclerodactyly]   N. f.  * scléro : du grec sklêros [sclér(o)-, sclérose, sclérotique], dur ; se rapporte aussi à la sclérotique de l’œil ; * dactylie : du grec daktulos [-dactyle, dactyl(o)-, -dactylie], doigt. 
      Dans la sclérodermie, maladie cutanée, ce sont les couches profondes du derme (couche inférieure de la peau) qui durcissent et s'épaississent par accumulation excessive de collagène. La sclérodactylie est une forme de sclérodermie qui touche essentiellement  les doigts et les orteils, et qui est fréquemment associée à la maladie de Raynaud.
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Sclérodermie   Sclérodermique   Sclérémie   Sclérodermiforme   Sclérodermie généralisée   Sclérodermie systémique   Sclérose généralisée   Sclérose systémique
Dermatologie
  -  [Angl. : Scleroderma, Sclerodermic, Sclerema, Sclerodermiform, Sclerodermic, Generalized scleroderma, diffuse scleroderma, Systemic scleroderma, Generalized sclerosis, Systemic sclerosis]   N. f.  * scléro :
du grec sklêros [sclér(o)-, sclérose, sclérotique], dur ; se rapporte aussi à la sclérotique de l’œil ; * dermie : du grec derma, dermatos [dermo-, dermato-, -dermie], peau ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang ; * forme : du latin forma [-forme], moule, aspect. 
    Dans la sclérodermie, maladie cutanée, ce sont les couches profondes du derme (couche inférieure de la peau) qui durcissent et s'épaississent par accumulation excessive de collagène. Dans la sclérodermie systémique ou généralisée ou sclérose systémique (syndrome de RAYNAUD), c'est l'ensemble du tissu conjonctif qui est touché et d'autres organes que la peau sont atteints : intestins, poumons, cœur, reins, artérioles et capillaires.
    Parmi les principaux facteurs de risques figurent la néphropathie (les reins peuvent être touchés), l'atteinte diffuse de la peau, l'HTA ou hypertension artérielle avec risque de rétinopathie. On a constaté que les crises sclérodermiques étaient plus fréquentes dans les populations noires et chez les femmes, survenant pendant une période de temps froid, le vasospasme semblant être un facteur déclenchant, parmi d'autres.
    Le traitement consiste en un suivi rigoureux de la tension artérielle, avec administration d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion, ce qui a pour effet de soulager les reins. La forme dite diffuse de la sclérodermie se traduit par les inégalités de coloration de la peau, avec des zones de mélanodermie (foncées) ou de dépigmentation. Elle est particulièrement redoutée et peut s'avérer létale en quelques mois.
    Au niveau du tube digestif, il y a diminution du péristaltisme et régression voire suppression de l'absorption ; au niveau des reins, la néphropathie peut aller jusqu'à l'anurie (plus de production d'urine.
    Adj. : sclérodermiforme : qui a l'aspect d'une sclérodermie.    Haut de page

Scléronychie
Dermatologie
  -  [Angl. : Scleronychia]   N. f.  * sclér(o)- : du grec sklêros [sclér(o)-, sclérose, sclérotique], dur
; * onychie : du grec onyx [onych(o)-, -onychie], ongle, sabot. 
    La scléronychie est une pathologie qui atteint les ongles et se traduit par un durcissement (induration) et un épaississement. Le traitement relève de la podologie, pédicurie.     Haut de page

Sclérose   Sclérose systématisée   Sclérose mutilante
Dermatologie  -  [Angl. : Sclerosis, Systematized sclerosis, Mutilating sclerosis]   N. f.  * scléro : du grec sklêros [sclér(o)-, sclérose, sclérotique], dur ; se rapporte aussi à la sclérotique de l’œil ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    La sclérose (syn. fibrose) est une augmentation pathologique du tissu conjonctif contenu dans un organe. Dans la plupart des cas, la fibrose correspond à un stade terminal d'une inflammation chronique ou à une cicatrisation. Elle peut aussi apparaître spontanément, sans cause connue, puis évolue en s'aggravant (voir sclérodermie).
    Les médecins distinguent la
sclérose systématisée qui respecte l'architecture de l'organe dans lequel elle se développe, et la sclérose mutilante si elle en détruit complètement la structure.     Haut de page

Sclérose en plaques
Neurologie, médecine biologique
  -  [Angl. : Multiple sclerosis]   N. f.  * scléro :
du grec sklêros [sclér(o)-, sclérose, sclérotique], dur ; se rapporte aussi à la sclérotique de l’œil ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    La sclérose en plaques (ou SEP) est une "affection du système nerveux central caractérisée par un processus de démyélinisation localisé dans la substance blanche aboutissant à la constitution de plaques de sclérose et évoluant par poussées successives, plus ou moins régressives, survenant à intervalles irréguliers dont la durée est imprévisible." L'étiologie de cette maladie incurable reste inconnue.
    On soupçonne l'intervention d'un virus qui possède à sa surface une particule, proche de la myéline, et qui provoque la formation d'anticorps. Or ces anticorps ne font pas la différence entre cette particule virale et la myéline. Il en résulte une démyélinisation avec perturbation de la conduction des influx nerveux.
    Les symptômes les plus fréquents sont un tremblement intentionnel, un nystagmus, une ataxie, une dysarthrie, des troubles psychiques, entre autres. Cette maladie touche près de 60 000 personnes en France et débute entre 20 et 40 ans. On distingue 3 profils évolutifs :
- récurrent/rémittent (SEP-R), forme la plus bénigne,
- secondairement progressif (SEP-SP), forme la plus répandue,
- progressif primitif (SEP-PP), forme la plus sévère.
    Le traitement actuel repose sur la prescription d'immunosuppresseurs et/ou d'interféron bêta à partir de la deuxième poussée clinique. Actuellement on va vers cette prescription dès la première crise.

   En juillet 2016, une équipe de l’Inserm (Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale - Unité Inserm U919 « Sérine protéases et physiopathologie de l’unité neurovasculaire », Centre Cyceron, Caen) vient d’annoncer une découverte porteuse d’espoir, dans un article publié par la revue Brain. Un anticorps monoclonal, baptisé Glunomab, conçu par l'INSERM, financé par la FRM - Fondation pour la Recherche Médicale, est capable, chez la souris, d’empêcher la destruction de cette gaine de myéline.
    La méthode consiste à étanchéifier la barrière qui protège le système nerveux central (cerveau et moelle épinière), interdisant notamment aux cellules immunitaires, qui circulent dans le sang, d’y pénétrer. Il y a en fait deux barrières, la barrière hématoencéphalique autour de l'encéphale et la barrière hématomédullaire autour de la moelle.
   
    L'équipe du professeur Denis Vivien a exploité des travaux antérieurs qui montraient le rôle d’un certain récepteur, NMDA (N-méthyl-D-aspartate), présent sur les cellules de ces barrières. Activé par la protéine tPA (Activateur du Plasminogène Tissulaire) , ce récepteur NMDA (ou NMDAR) provoque l’ouverture de pores qui peuvent alors laisser entrer des lymphocytes dans le tissu nerveux. L’anticorps Glunomab empêche l'activation produite par l’interaction entre la protéine tPA et le récepteur NMDA. Le cerveau et la moelle épinière sont ainsi protégés des cellules du système immunitaire.
    Chez la souris, l’injection de Glunomab réduit la pénétration des lymphocytes dans le système nerveux central et la démyélinisation est réduite. Les chercheurs constatent que « la progression des troubles moteurs est bloquée », comme l’explique le communiqué de presse de l’Inserm.
    Transformer l’action de cet anticorps (pour lequel un brevet a été déposé) en un traitement thérapeutique reste cependant un long chemin. Il faut une série d’essais cliniques pour vérifier l’efficacité et mesurer les effets secondaires de ce blocage des pores des deux barrières protectrices ainsi que ceux de l'action sur le récepteur NMDA, déjà connu pour d'autres effets, notamment les échanges d'ions calcium Ca++.    Mode d'action simplifié du Glunomab       Haut de page

Sclérose latérale amyotrophique
Neurologie, recherche médicale, génétique  - 
[Angl. : Amyotrophic lateral sclerosis]   N. f.  * scléro :
du grec sklêros [sclér(o)-, sclérose, sclérotique], dur ; se rapporte aussi à la sclérotique de l’œil ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    Aussi appelée "Maladie de CHARCOT",
(du médecin français Jean Martin CHARCOT (1825 - 1893) rénovateur de la pathologie nerveuse) ou SLA, c'est une maladie neurodégénérative responsable de handicaps moteurs sévères et évolutifs. Elle touche les voies motrices de la moelle épinière (motoneurones de la corne antérieure), du tronc cérébral et du cortex, ce qui provoque des déficits moteurs. Les hommes sont deux fois plus touchés que les femmes, entre 55 et 65 ans.
    On l'appelle aussi maladie du motoneurone ou maladie de la corne antérieure. Traitement actuel : Rilutek. Cette affection mortelle et incurable touche environ 8 500 adultes en France (entre 40 et 60 ans). À partir du diagnostic, l'espérance de vie est de quelques années, plus rarement une dizaine.
    Les régions les plus touchées dans le monde sont des îles de Nouvelle-Guinée et du Japon, où une toxine issue des graines de certains faux palmiers pourrait être responsable. Les chercheurs ont également mis en évidence une forme familiale de SLA (environ 8% des cas), transmise selon le mode autosomique dominant (un seul parent atteint transmet la maladie à tous ses enfants). Un gène muté a été découvert : le gène SOD ou gène de la superoxyde dismutase cuivre/zinc, qui serait responsable de l'apparition d'une nouvelle fonction toxique entraînant la mort neuronale. On a aussi mis en cause récemment le gène du VGEF (vascular endothelial growth factor) dont la dérégulation provoquerait la mort neuronale.

    Les symptômes sont variables selon qu'il s'agisse d'une forme bulbaire ou d'une forme périphérique. Dans la forme bulbaire, c'est la face et la déglutition qui sont touchées en premier. Les muscles respiratoires sont ensuite atteints, provoquant une défaillance respiratoire.
    Si le malade est atteint d'une forme périphérique, il ressent d'abord une faiblesse à l'extrémité d'un membre avec crampes, suivie d'une amyotrophie et d'une "fonte" musculaire. Par la suite, de plus en plus de muscles sont atteints. Le décès survient généralement par paralysie respiratoire. Parmi les examens pratiqués pour le diagnostic, l'EMG ou électromyogramme est essentiel.
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Sclérotique
Ophtalmologie, anatomie
  -  [Angl. : Sclera, sclerotic]   N. f.  * sclérotique : du latin médiéval sclerotica, du grec sklêrotês, dureté. 
    La sclérotique est une membrane de l'œil, externe, dure et très résistante (c'est le blanc de l'œil) qui se prolonge à l'avant par la cornée transparente. À l'arrière, une petite ouverture laisse passer le nerf optique. C'est sur la sclérotique que sont fixés les muscles oculomoteurs, responsables des mouvements des yeux.  Coupe schématique de l'œil     Haut de page

Sclérotite  Sclérite
Ophtalmologie  -  [Angl. : Sclerotitis, Scleritis]   N. f.  * scléro : du grec sklêros [sclér(o)-, sclérose, sclérotique], dur ; se rapporte aussi à la sclérotique de l’œil ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    Par définition, la sclérotite (ou son synonyme la sclérite) est l'inflammation de la sclérotique, membrane de l'œil, externe, dure et très résistante (c'est le blanc de l'œil) qui se prolonge à l'avant par la cornée transparente.
    C'est aussi une pathologie qui divise les ophtalmologistes. Certains d'entre eux nient tout simplement son existence. D'autres l'attribuent au tiraillement du ligament ciliaire, d'autres encore à une irritation secondaire de la rétine, voire au fait que la gaine du nerf optique se prolonge dans la sclérotique.
    Certains par contre, admettent plusieurs formes de sclérotite : rhumatismale, syphilitique, scrofuleuse et surtout une forme essentielle ou idiopathique, c'est-à-dire sans aucune complication ni rapport avec une autre pathologie.   Coupe schématique de l'œil     Haut de page

Sclérotomie   Sclérotomie antérieure   Sclérotomie postérieure   Scléroticotomie
Ophtalmologie, chirurgie ophtalmique  -  [Angl. : Sclerotomy, Anterior sclerotomy, Posterior sclerotomy]   N. f.  * scléro : du grec sklêros [sclér(o)-, sclérose, sclérotique], dur ; se rapporte aussi à la sclérotique de l’œil ; * tomie : du grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe. 
    La sclérotomie (certains parlent de scléroticotomie) est une intervention de chirurgie ophtalmique qui consiste en une incision plus ou moins importante de la sclérotique, membrane de l'œil, externe, dure et très résistante (c'est le blanc de l'œil) qui se prolonge à l'avant par la cornée transparente. Le chirurgien peut être amené à pratiquer une sclérotomie antérieure pour ponctionner l'humeur aqueuse de la chambre antérieure de l'œil dans certains cas de glaucome.
    Il peut aussi pratiquer une sclérotomie postérieure pour accéder à l'humeur vitrée de la chambre postérieure de l'œil en cas de décollement de la rétine non traitable par le laser, ou pour retirer un corps étranger.
  Coupe schématique de l'œil      Haut de page