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Dernière modification : 18-07-2018

Sér(o)-     Du latin serum [sér(o)-], petit-lait. En médecine et en physiologie, la racine "sér(o)-" a formé des composés relatifs au liquide séreux qui se sépare du sang après coagulation.


Séroconversion - Sérodiagnostic - Sérodiagnostic de la syphilis - Sérologie - Sérologie anti-EBV - Sérologie bactérienne - Sérologie des maladies auto-immunes - Sérologie virale - Séronégatif - Séronégativité - Séropositif - Séroposivité - Séroprévalence - Sérosanguin - Sérosanguinolent - Sérothérapie - Sérotonine - Sérotoninergique - Sérovaccination - Sérum - Sérum antilymphocytaire - Sérum artificiel - Sérum bicarbonaté - Sérum glucosé - Sérum physiologique - Sérum salé - Sérum sanguin -

Séroconversion
Immunologie allergologie, médecine biologique
  -   [Angl. : Seroconversion]   N. f.  * séro :
du latin serum [sér(o)-, séreux, se], petit-lait ; en physiologie : liquide qui se sépare du sang après coagulation ; * conversion : du latin conversio, de convertere [-conversion],  tourner entièrement. 
    Apparition d'anticorps spécifiques après une première infection, c'est-à-dire passage de l'état séronégatif à l'état séropositif. Dans le cas de la contamination par le VIH par exemple (Virus de l'Immunodéficience Humaine), le délai d'apparition des anticorps en quantité suffisante pour être détectés, peut s'étendre jusqu'à 3 mois. C'est ce qui impose un délai avant de pratiquer un test pour savoir si l'on a été contaminé.      Haut de page

Sérodiagnostic
Immunologie allergologie, épidémiologie et santé publique
  -  [Angl. : Serodiagnosis]   N. m.  * séro :
du latin serum [sér(o)-, séreux, se], petit-lait ; en physiologie : liquide qui se sépare du sang après coagulation ; * diagnostic : du grec diagnôstikos |-diagnostique], signes qui font connaître la nature des maladies. 
    Recherche dans le sérum d'un malade, des anticorps d'une maladie donnée. Cette méthode est basée sur une propriété que possède le sérum de sujets vaccinés, ou présentant l'infection considérée, d'agglutiner les microbes spécifiques. Le test ELISA (voir cette abréviation) est un sérodiagnostic.  Principe du test ELISA       Haut de page

Sérodiagnostic de Felix et Widal   Sérodiagnostic de la fièvre typhoïde
Immunologie allergologie, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Widal-Felix serodiagnostic test, Vidal test, Serodiagnosis of typhoid fever]   N. m.  * séro : du latin serum [sér(o)-, séreux, se], petit-lait ; en physiologie : liquide qui se sépare du sang après coagulation ; * diagnostic : du grec diagnôstikos |-diagnostique], signes qui font connaître la nature des maladies. 
    Ce test consiste à rechercher des agglutinines (AG ou antigènes) dans le sérum des malades atteints de fièvre typhoïde ou de fièvre paratyphoïde. Le sérum du malade est dilué au 1/10, 1/20, 1/40, 1/80, 1/160, 1/320 dans 8 séries de 6 tubes. On ajoute ensuite dans les tubes de chaque série 0,9 mL de suspension TO et TH (O étant l'antigène présent dans toutes les Salmonelles responsables de ces fièvres, H désignant les antigènes flagellaires.

Parasitologie pathologies infectieuses et tropicales  -  N. f.  * fièvre : du latin febris, élévation anormale de la température du corps ; * typhoïde : du grec typhodes, de tuphos [typhoïd(o)-], stupeur, état de prostration.
    La fièvre typhoïde, maladie à déclaration obligatoire, correspond en fait à une septicémie provoquée par une bactérie à Gram négatif : Salmonella typhi (isolé par Karl Eberth en 1880). On compte actuellement 107 souches distinctes de Salmonelle typhi, dont certaines sont résistantes aux antibiotiques.
    Cette pathologie sévit essentiellement en Asie, Afrique et Amérique du Sud, mais il n'est pas rare qu'elle apparaisse dans nos régions industrialisées. C'est par l'eau de boisson oui les aliments souillés par les excréments de personnes contaminées que la maladie se transmet. Certains fruits de mer ou voyages à l'étranger peuvent également être à l'origine de contamination. Dans tous les cas, après une période d'incubation variant d'une à deux semaines, pendant laquelle les bactéries se multiplient, elles passent progressivement du tube digestif dans le système lymphatique, puis dans le sang, provoquant la septicémie.

Progression de la maladie : pendant la première semaine, la fièvre s'élève progressivement et est accompagnée de troubles digestifs, de céphalées, d'insomnies et de vertiges. Pendant la deuxième semaine, les diarrhées s'installent et on observe un tuphos, c'est-à-dire un état de prostration, voire de délire, ainsi qu'une leucopénie (diminution parfois très importante du nombre des globules blancs).
    Le risque majeur est lié à la libération par les bactéries d'une endotoxine qui peut provoquer des dégâts importants au niveau du cœur, du système nerveux central et de l'intestin. Du fait d'une prolifération parfois très importante des bactéries, le foie et la vésicule biliaire peuvent aussi être sévèrement affectés.

    Il existe un vaccin (Typhim Vi®) immédiatement efficace et ne nécessitant pas de rappel, mais la vaccination, si elle est recommandée pour les pays endémiques, n'est jamais obligatoire. Il y a pourtant 15 millions de personnes contaminées chaque années dans le monde. Si la maladie s'est développée, le diagnostic est confirmé par hémoculture ou coproculture au laboratoire, et le traitement consiste alors en une antibiothérapie.

    La fièvre paratyphoïde ressemble beaucoup à la typhoïde (Salmonelles, même mode de contamination, mêmes symptômes, mêmes zones d'endémies, mais les effets sont plus modérés. Il existe un vaccin (le TAB), administré en 3 injections avec un rappel après un an, qui protège contre la fièvre typhoïde et la fièvre paratyphoïde. 
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Sérodiagnostic de la syphilis
Vénérologie, immunologie allergologie, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Serodiagnosis of syphilis, serologic test for syphilis]   N. m.  * séro : du latin serum [sér(o)-, séreux, se], petit-lait ; en physiologie : liquide qui se sépare du sang après coagulation ; * diagnostic : du grec diagnôstikos |-diagnostique], signes qui font connaître la nature des maladies. 
    C'est le sérodiagnostic de la syphilis (due au tréponème pâle : Treponema pallidum), variante du VDRL ou Veneral Disease Research Laboratory.  * VDRL : en français : recherche de laboratoire sur les maladies vénériennes, encore que le VDRL concerne plus spécifiquement la syphilis. 
    La syphilis est une maladie sexuellement transmissible (MST) provoquée par Treponema pallidum. Son sérodiagnostic peut se faire par la réaction du VDRL. C'est une réaction d'agglutination passive réalisée entre un Ac anti-Ag cardiolipidique (Ac appelé réagine) et un Ag cardiolipidique normalement soluble, mais rendu particulaire par fixation sur un support figuré (particule en charbon ou latex généralement).
    Cette fixation a pour avantage de provoquer des réactions d'agglutination visibles facilement à l'œil nu. Pour le dépistage de la syphilis, le VDRL est souvent associé au test TPHA.       Haut de page

Sérologie   Sérologie bactérienne   Sérologie virale   Sérologie des maladies auto-immunes   Sérologie anti-EBV
Immunologie allergologie, médecine biologique, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Serology, Bacterial serology, Viral serology, Autoimmune (disease) serology, EBV serology testing]   N. f.  * séro :
du latin serum [sér(o)-, séreux, se], petit-lait ; en physiologie : liquide qui se sépare du sang après coagulation ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    La sérologie est l'étude des sérums, notamment de leurs propriétés immunologiques et des modifications qu'ils subissent sous l'influence des maladies. Les différentes techniques sérologiques servent à diagnostiquer une maladie infectieuse (c'est le sérodiagnostic) ou révéler la présence d'anticorps particuliers comme ceux des groupes sanguins, ou des autoanticorps, anticorps particuliers dirigés contre le soi et qui sont responsables des maladies autoimmunes.
    La sérologie dispose aujourd'hui de techniques de plus en plus fiables et sensibles, comme l'immunofluorescence et l'immunoenzymologie, ainsi que les dosages radio-immunologiques. Selon les techniques mises en œuvre, on parle de sérologie bactérienne, virale, parasitaire, de sérologie des maladies auto-immunes etc.

Sérologie anti-EBV (Epstein Barr virus) :
    Quand la contagion est faite (voir MNI) les virus se multiplient dans les ganglions lymphatiques et se retrouvent dans la salive.
Les HHV4 ou EBV se fixent aux cellules de l’épithélium oropharyngé,  y pénètrent, piratent leur ADN pour que ces cellules fabriquent des virus. Celles qui synthétisent l’antigène VCA (Virus Capside Antigen) meurent et libèrent et libèrent l’Ag VCA qui va être reconnu par les cellules immunocompétentes de notre défense immunitaire.
Remarque
 : La réaction immunitaire avec un schéma des médiations cellulaire et humorale est expliquée sur la page « immuno » dans la terminologie médicale.
    D’autres cellules atteintes se transforment et expriment un autre Ag : EBNA (Epstein Barr Nuclear Antigen). Ces cellules seront aussi détruites par la réponse immunitaire à médiation cellulaire. Quant à l’antigène EA (Early Antigen), il n’induit qu’une synthèse fugace d’Ac (anticorps), alors que les Ag VCA et EBNA induiront une production d’Ac pendant toute la vie.
    Les malades développent dans leur sang des mononucléaires particuliers en très grand nombre pouvant atteindre 20 à 50% de tous les leucocytes. Les laboratoires recherchent et dosent les anticorps produits par notre système immunitaire (en particulier par les lymphocytes B activés en plasmocytes) en réponse à ces antigènes viraux.
    Ce sont des immunoglobulines (Ig) que l’on peut schématiquement classer de la façon suivante : les IgA, IgD, IgE, IgG et IgM. Chaque type possède une structure particulière lui conférant certaines propriétés.
- L'IgG, par exemple, est le seul à traverser la barrière placentaire et peut fixer le complément.
- L'IgD est presque toujours rattaché à un lymphocyte sur sa membrane plasmique et y joue un rôle d'activateur.
- L'IgM lui, est un énorme anticorps à très grand pouvoir agglutinant, qui est sécrété en premier lieu par les plasmocytes.

Lorsqu’on écrit : IgM VCA, cela signifie en fait dosage de l’anticorps du groupe des IgM, fabriqué par le système immunitaire, en réponse à la présence de l’antigène VCA, partie du virus d’Epstein Barr exprimé par vos cellules atteintes (ou ayant été atteintes antérieurement).
    Les différents tests pratiqués par les laboratoires :

* Le MNI-test est rapide et se fait sur une simple lame de verre : le plasma du malade est mis en présence d’une suspension de GR (hématies ou globules rouges) de mouton, cheval ou bœuf. Sa positivité se traduit par une agglutination des globules rouges. Si le test est positif, on fait un :
* PBD c’est-à-dire une réaction de Paul, Bunnell et Davidsohn. C’est une agglutination en tube de GR de mouton par le sérum du malade : la réaction se positive dès la première semaine, est maximale entre 2 et 3 semaines, et se négative entre 6 et 12 semaines (pas de diagnostic rétrospectif possible).
    Bien qu'il ne s'agisse pas d'anticorps spécifiques du virus infectant, ce test est très spécifique de la MNI, mais 10% des MNI restent négatives. Si cette réaction est positive (elle ne l’est chez le jeune enfant que dans environ 30% des cas), fin des tests. Sinon :
* Sérologie anti-EBV. Les anticorps dosés sont IgM et IgG anti-VCA, IgM et IgG anti EA et IgG anti-EBNA. Les techniques utilisées pour ces dosages varient selon les laboratoires : immunofluorescence indirecte sue des cellules infectées par EBV, tests rapides, dosage immunoenzymatique (ELISA). Le but est de diagnostiquer une primo-infection ou une infection ancienne ou une infection néoplasique liée au EBV.
    En ce qui concerne la notation p18 et p23, il s’agit en fait d’antigènes recombinants, c’est-à-dire entièrement synthétisés pour cibler encore davantage les dosages. Leur découverte est récente et a permis des examens de laboratoires bien plus fiables pour le dosage de certains anticorps.   Sérologie anti-EBV        Haut de page

Séronégatif   Séronégativité
Immunologie allergologie, épidémiologie et santé publique, médecine biologique
  -  [Angl. : Seronegative, Seronegativity]   Adj. et nom.  * séro :
du latin serum [sér(o)-, séreux, se], petit-lait ; en physiologie : liquide qui se sépare du sang après coagulation ; * négatif : du bas latin negativus [-négatif], qui sert à nier, dépourvu d’éléments constructifs. 
    Un individu est séronégatif lorsque les différents tests employés ou sérodiagnostics  n'ont pas permis de détecter, dans son sérum, les anticorps d'une maladie donnée. Il est cependant possible qu'il y ait des anticorps, mais pas en quantité suffisante pour que les tests employés puissent les détecter. 
    Séronégativité
: état de celui qui est séronégatif.       Haut de page

Séropositif   Séropositivité
Immunologie allergologie, épidémiologie et santé publique, médecine biologique
  -  [Angl. : Seropositive, Seropositivity]   Adj. et nom.  * séro :
du latin serum [sér(o)-, séreux, se], petit-lait ; en physiologie : liquide qui se sépare du sang après coagulation ; * positif : du latin positivus [-positif], certain. 
    Un individu est séropositif lorsque les différents tests employés ou sérodiagnostics  ont permis de détecter, dans son sérum, les anticorps d'une maladie donnée.
    Séropositivité
: état de celui qui est séropositif.       Haut de page

Séroprévalence
Immunologie allergologie, épidémiologie et santé publique
  -  [Angl. : Seroprevalence]   N. f.  * séro :
du latin serum [sér(o)-, séreux, se], petit-lait ; en physiologie : liquide qui se sépare du sang après coagulation ; * pré : du latin prae [pré-], avant, devant ; * valence : du latin valere [-valence], valoir. 
    Pour une population et une maladie données, c'est le pourcentage de personnes qui sont séropositives pour cette maladie, c'est-à-dire qui présentent suffisamment d'anticorps pour qu'ils puissent être détectés. La séroprévalence (ce pourcentage) varie avec l'âge, le sexe, la parité (nombre d'enfants d'une femme), le lieu géographique ... et les études épidémiologiques doivent intégrer ces facteurs pour être exploitables.      Haut de page

Sérosanguinolent   Sérosanguin
Dermatologie
  -  [Angl. : Serobloody]   Adj.  * séro :
du latin serum [sér(o)-, séreux, se], petit-lait ; en physiologie : liquide qui se sépare du sang après coagulation ; * sanguinolent : du latin sanguis, sanguinis [sanguin(o)-, -sanguin, -sanguinolent], liquide rouge qui circule dans les veines et les artères. 
    L'adjectif sérosanguinolent qualifie un écoulement liquide contenant à la fois du sérum (sérosité) et du sang. Syn. : sérosanguin.  Une plaie récente peut laisser échapper un écoulement sérosanguinolent.       Haut de page

Sérothérapie
Immunologie allergologie, pharmacologie
  -  [Angl. : Serotherapy]   N. f.  * séro :
du latin serum [sér(o)-, séreux, se], petit-lait ; en physiologie : liquide qui se sépare du sang après coagulation ; * thérapie : du grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie], soigneur, soigner. 
    Méthode de soins consistant à injecter des anticorps spécifiques d'un antigène, produits par un autre individu, voire une autre espèce, à un patient qui est victime de ces mêmes antigènes. Le traitement des envenimations (intoxication par un venin) se fait généralement par sérothérapie, c'est-à-dire avec un sérum antivenin.
    Syn. : immunothérapie. C'est une méthode de traitement par immunité passive ou transfert d'immunité.      Haut de page

Sérotonine   Sérotoninergique
Hématologie, neurologie
  -  [Angl. : Serotonin, Serotoninergic]   N. f.  * séro :
du latin serum [sér(o)-, séreux, se], petit-lait ; en physiologie : liquide qui se sépare du sang après coagulation ; * tonine : du grec tonos [ton(o)-, tonie, tonine], tension.
    Neurotransmetteur dérivé d'un acide aminé : le tryptophane. La sérotonine est produite par de nombreuses cellules, en particulier des noyaux gris du tronc cérébral, des cellules du système immunitaire et du tube digestif. Elle a un effet vasoconstricteur et stimule le péristaltisme.
    Elle joue aussi un rôle majeur dans la boulimie, l'agressivité. Un neurone qui produit de la sérotonine au niveau de son arborisation terminale est qualifié de sérotoninergique
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Sérovaccination
Immunologie allergologie
  -  [Angl. : Serovaccination]   N. f.  * séro :
du latin serum [sér(o)-, séreux, se], petit-lait ; en physiologie : liquide qui se sépare du sang après coagulation ; * vaccination : du latin médiéval vaccina [vaccin(o)-, -vaccination] qui désignait la variole de la vache ; relatif à un vaccin. 
    Méthode thérapeutique qui combine la sérothérapie et la vaccinothérapie. À un individu atteint d'une affection contre laquelle il n'est pas vacciné, on injecte en même temps un sérum contenant des anticorps fabriqués par un autre individu ou animal (immunité passive) et un vaccin qui va provoquer, après un certain délai, la fabrication d'anticorps chez cet individu (immunité active).      Haut de page

Sérum   Sérum sanguin
Médecine biologique  -  [Angl. : Serum, Blood serum]   N. m.  * sérum : du latin serum [sér(o)-, séreux, se], petit-lait ; en physiologie : liquide qui se sépare du sang après coagulation. 
    Le mot sérum employé seul signifie généralement sérum sanguin. C'est la fraction liquide du sang (40%) et sa principale différence avec le plasma est qu'il ne contient pas de fibrinogène, protéine soluble capable de se transformer en fibrine lors de la formation d'un caillot. C'est donc le liquide jaunâtre que l'on peut observer dans un récipient contenant du sang entièrement coagulé.
    Par contre, le sérum contient d'autres protéines, facteurs de la coagulation, comme de la prothrombine (facteur II - pour plus de détails, voir la coagulation), de la proaccélérine (facteur V), du thromboplastinogène ou facteur antihémophilique A (ou facteur VIII).
    À noter que pour certaines analyses biologiques, notamment l'électrophorèse des protéines, le sérum est préférable au plasma et on sépare le fibrinogène (défibrination) par centrifugation.      Haut de page

Sérum physiologique   Sérum artificiel   Sérum glucosé   Sérum bicarbonaté   Sérum salé
Médecine hospitalière  -  [Angl. : Physiological solution, id. , Glucosed solution or solute, Bicarbonated solute, Salt solution]   N. m.  * sérum : du latin serum [sér(o)-, séreux, se], petit-lait ; en physiologie : liquide qui se sépare du sang après coagulation ; * physio : du grec phusis [physio-], nature, ce qui est naturel (au départ, phusis désignait la croissance, la naissance) ; * logique : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    Le sérum physiologique ou soluté physiologique ou sérum artificiel est une solution isotonique (*) stérile, utilisée généralement en injection intraveineuse, et est le plus souvent à base de chlorure de sodium (Na Cl - sérum salé), parfois de glucose (C6H12O6 - sérum glucosé) ou de bicarbonate de calcium (Ca(CO3)2 - sérum bicarbonaté).
    Il permet la réhydratation d'un patient, mais il est aussi utilisé comme solvant pour de nombreux médicaments, voire des molécules alimentaires (acides aminés par exemple). La concentration d'un soluté physiologique est en principe voisine de 9g/litre d'eau, correspondant aux 6g/L de chlorure de sodium du plasma et 3g/L pour les autres sels dissous.

(*) Isotonique : * iso : du grec isos [iso], égal ; * tonie : du grec tonos [ton(o)-, tonie, tonine], tension. 
    L'osmose est le mouvement de l'eau (ou d'un autre solvant) vers une région de plus faible potentiel aqueux, où la concentration des molécules dissoutes ou des ions est plus élevée. Le milieu de plus forte concentration est hypertonique (**) par rapport au milieu de plus faible concentration qui lui est hypotonique. Ce principe de l'osmose doit être respecté dans de nombreux cas : perfusions, concentrations des engrais pour les végétaux ... Dans cet exemple, on parle d'osmonocivité, car l'injection intraveineuse d'un soluté de concentration différente de celle du sérum sanguin provoque une pathologie : l'hémolyse.

(**) Hypertonique : * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * tonie : du grec tonos [ton(o)-, tonie, tonine], tension.  
    Cet adjectif qualifie une solution qui exerce une pression osmotique supérieure à celle d'une autre solution. Lorsqu'on met une solution hypertonique en contact avec une solution qui lui est hypotonique par l'intermédiaire d'une membrane biologique (semi-perméable), le fait qu'elle ait une concentration totale plus élevée en substance dissoutes attire par osmose, l'eau de l'autre solution.
    La solution hypertonique se dilue progressivement, alors que la solution hypotonique perd de l'eau et se concentre. Le phénomène s'arrête lorsque les deux solutions sont isotoniques c'est-à-dire lorsque les pressions osmotiques des deux solutions en contact sont égales. Ce phénomène est très important dans les transfusions par voie intraveineuse : les solutés doivent être isotoniques du plasma.
    En d'autres termes : la pression osmotique fait passer l'eau du milieu le moins concentré (dont la concentration va de ce fait augmenter) vers le milieu de plus concentré (l'arrivée d'eau fait diminuer sa concentration) jusqu'à ce que les deux milieux soient isotoniques (pressions osmotiques égales). 
Principe de l'osmose     Exemple des globules rouges ou hématies       Haut de page

Sérum antilymphocytaire
Immunologie allergologie, médecine biologique  -  [Angl. : ALS - Antilymphocyte serum]   N. m.  * sérum : du latin serum [sér(o)-, séreux, se], petit-lait ; en physiologie : liquide qui se sépare du sang après coagulation ; * anti : du préfixe anti-  indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; * lympho : du latin lympha [lymph(o)-], eau : racine des termes relatifs à la lymphe ; * cytaire : du grec kutos [cyt(o)-, -cyte, -cytie, -cytaire], cellule. 
    Comme son nom l'indique, le sérum antilymphocytaire ou SAL est destiné à agir contre les lymphocytes. C'est l'une des catégories de leucocytes ou globules blancs, c'est-à-dire qu'elle possède un noyau. Un lymphocyte (frottis)  Les lymphocytes sont présents en grand nombre dans les tissus lymphoïdes (lymphe, sang).
On distingue 2 grandes catégories fonctionnelles :
- les lymphocytes B (LB) et
- les lymphocytes T (LT).
    Ils participent tous à la réponse immunitaire spécifique. Les cellules tueuses naturelles sont des lymphocytes qui participent à une réponse immunitaire non spécifique et qui s'attaquent essentiellement aux cellules cancéreuses. C'est un sérum hétérologue (donc obtenu à partir d'un être vivant n'appartenant pas à l'espèce humaine) qui agglutine les lymphocytes et les détruits, réduisant ainsi le potentiel de défense immunitaire du sujet auquel on l'administre.
    Ce sérum immunosuppresseur est obtenu en injectant chez l'animal des lymphocytes humains, ce qui provoque l'apparition d'anticorps spécifiques sériques, fixés sur les immunoglobulines G (ou IgG) et c'est cette fraction appelée GAL (globulines antilymphocytaires) qui est utilisée.
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