Retour à la page d'accueil  S - TERMINOLOGIE MEDICALE - S  retour à la lettre "A"

Dernière modification : 18-07-2018

Spectre, spectr(o)-    Du latin spectrum, de spectare, regarder. En imagerie médicale, le mot spectre désigne la variation d’un rayonnement complexe en fonction de la longueur d’onde, de l’énergie, de la fréquence ...  


Spectre -  Spectre d'absorption - Spectre de la lumière blanche - Spectre d'un antibiotique - Spectre invisible - Spectre solaire - Spectre vélocimétrique - Spectre vélocitaire - Spectre visible - Spectrométrie d'absorption moléculaire - Spectrophotomètre - Spectrophotométrie - Spectroscope - Spectroscopie -

Spectre
Ophtalmologie, imagerie médicale, angiologie, médecine biologique  -  [Angl. : Spectrum]   N. m. 
* spectre : du latin spectrum, de spectare, regarder ; en imagerie médicale, variation d’un rayonnement complexe en fonction de la longueur d’onde, de l’énergie, de la fréquence.  
    Un spectre est l'image colorée, en raies ou en pics, que produit la lumière blanche (ou solaire) en traversant un prisme dans lequel elle est décomposée en ses différentes longueurs d'onde ou couleurs monochromatiques. Un spectre est aussi, de manière plus générale, l'image produite par la décomposition de tout rayonnement électromagnétique ou autre rayonnement complexe en fonction de différentes variables, comme la longueur d'onde, l'énergie cinétique, la fréquence entre autres.           Haut de page

Spectre d'absorption
Ophtalmologie, imagerie médicale, angiologie, médecine biologique  -  [Angl. : Absorption spectrum]   N. m.  * spectre : du latin spectrum, de spectare, regarder ; en imagerie médicale, variation d’un rayonnement complexe en fonction de la longueur d’onde, de l’énergie, de la fréquence ; * absorption : du verbe latin absorbere, avaler, ou du latin ecclésiastique absorptio ; en biologie, fonction par laquelle les êtres vivants font pénétrer dans leur milieu intérieur les substances qui leur sont utiles.  
    Un exemple concret pour bien comprendre : le spectre d'absorption de la chlorophylle brute. Dans un mortier, on mélange des feuilles d'ortie (ou toutes autres feuilles vertes), un peu de sable de quartz (incolore) et de l'alcool qui fait office de solvant. On filtre le broyat et on recueille une solution alcoolique verte qui est une solution de chlorophylle brute (les chlorophylles a et b, les caroténoïdes, la xanthophylle).
    Si on place cette solution dans un spectroscope, on peut observer une première bande (couleurs de l'arc-en-ciel, donc décomposition de la lumière solaire par un prisme) et, en dessous, la décomposition de la même lumière après qu'elle ait traversé la solution de chlorophylle. Les bandes noires dans le bleu, indigo, violet et dans le rouge, indiquent quelles sont les longueurs d'onde qui ont été absorbées par la chlorophylle, donc correspondant à ses besoins. 
    Spectre d'absorption de la chlorophylle brute            Haut de page

Spectre de la lumière blanche   Spectre solaire
Optique, ophtalmologie, chromothérapie  -  [Angl. : Spectrum of white light, visible light spectrum, Solar spectrum]   N. m.  * spectre : du latin spectrum, de spectare, regarder ; en imagerie médicale, variation d’un rayonnement complexe en fonction de la longueur d’onde, de l’énergie, de la fréquence ; * lumière : du latin luminaria, de lumen [-luminal, -luminescence], lumière
    La lumière est un rayonnement qui est produit des corps portés à haute température (incandescence) ou par des corps excités (luminescence). Cette lumière est perçue par les yeux qui ont des récepteurs spécifiques : cellules en cônes et en bâtonnets de la rétine. La lumière est aussi définie par un rayonnement d'ondes électromagnétiques qui se déplace à environ 300 000 km/s (ou, si on veut être plus exact, à 299 792,458 km/s).
    C'est également un flux de particules énergétiques qui n'ont pas de masse : les photons. La lumière blanche, ou lumière solaire est l'addition de lumières monochromatiques : infrarouge, rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo, violet, ultraviolet. Elle peut être décomposée en un spectre de ses différentes longueurs d'onde, grâce à un prisme.

Rappels sur les infrarouges : * infra :
du latin infra, au-dessous, en position inférieure, souvent synonyme du préfixe sub- ; * rouge : du latin sonum [son(o)-, -sonie, -sonique], relatif aux sons, vibrations de l’air. 
    Dans le spectre d'émission de la lumière blanche, l'infrarouge est invisible pour l'œil humain.
 En effet, l'infrarouge a une longueur supérieure à 700 nm (1 nanomètre = 10-9 m) et l'œil ne perçoit que les longueurs d'ondes comprises entre 400 et 700 nm. À noter que l'on dit infrarouge pour une longueur d'onde supérieure à celle du rouge, car on se base sur la fréquence qui est l'inverse de la longueur d'onde.
    La fréquence de l'IR est donc inférieure à celle du rouge. Le rayonnement infrarouge est utilisé depuis longtemps en médecine (c'est l'infrathermothérapie) pour ses caractéristiques thermiques et en médecine biologique pour la mise en évidence de nombreuses substances dans des analyses.

Rappels sur les ultraviolets : * ultra : préfixe latin, signifiant degré excessif, au-delà de ; * violet : de l’ancien français viole, du latin viola, plantes des bois à fleurs violettes ou blanches ; se dit d’un pigment ou d’un colorant dont la couleur se rapproche d’une des limites visibles du spectre de décomposition de la lumière solaire. 
    Les ultraviolets (ou UV) sont les radiations situées, dans le spectre de décomposition de la lumière blanche ou solaire, qui sont placées au-delà du violet et dont la longueur d'onde est comprise entre 4 000 et 2000 Å (1 Angström = un dix-millième de micron ou 10-7 mm). Les ultraviolets ont une action destructive sur les tissus vivants et un pouvoir bactéricide considérable, d'où leur emploi dans la stérilisation des eaux et en photothérapie.    Spectre de la lumière blanche         Haut de page

Spectre d'un antibiotique
Infectiologie, médecine biologique  -  [Angl. : Antibiotic spectrum]   N. m.  * spectre : du latin spectrum, de spectare, regarder ; en imagerie médicale, variation d’un rayonnement complexe en fonction de la longueur d’onde, de l’énergie, de la fréquence ; * anti : du préfixe anti-  indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; * bio, biotique : du grec bio [bio], vie.  
    Le spectre d'un antibiotique correspond aux souches bactériennes sur lesquelles cet antibiotique est actif. Ainsi, un antibiotique à large spectre agit sur un nombre important de souches bactériennes.         Haut de page

Spectre invisible   Spectre visible
Optique, ophtalmologie, chromothérapie  -  [Angl. : Invisible light spectrum, Visible light spectrum]   N. m.  * spectre : du latin spectrum, de spectare, regarder ; en imagerie médicale, variation d’un rayonnement complexe en fonction de la longueur d’onde, de l’énergie, de la fréquence.
    L'
œil humain ne perçoit qu'une partie des rayonnements, compris entre 0,4 et 0,8 μ (microns) ou 400 à 800 nm (nanomètres) ou 4000 à 8000 Å (Angström), soit du violet au rouge. Ces différentes longueurs d'onde correspondent au spectre visible pour notre œil.    Spectre de la lumière blanche    Le spectre invisible correspond donc à toutes les autres longueurs d'onde inférieures à 0,4 μ, comme les ultraviolets, les rayons X et les rayons gamma, mais aussi supérieures à 0,8 μ : infrarouges et ondes hertziennes.       Haut de page

Spectre vélocitaire   Spectre vélocimétrique
Imagerie médicale, angiologie, cardiologie, neurologie  -  [Angl. : Velocimetric spectrum]   N. m.  * spectre : du latin spectrum, de spectare, regarder ; en imagerie médicale, variation d’un rayonnement complexe en fonction de la longueur d’onde, de l’énergie, de la fréquence ... ; * vélocitaire : du latin velox, velocis, rapide, rapidité, vitesse.  
    L'écho-Doppler vasculaire ou examen Doppler : (* écho : du latin echo ou du grec êchô [écho-], répétition d’un son répercuté par un obstacle ; * Doppler : du physicien autrichien DOPPLER Christian (né à Salzbourg en 1803, mort à Venise en 1853) qui découvrit la variation de fréquence du son perçu lorsqu’une source sonore se déplace par rapport à un observateur (effet Doppler-Fizeau)).
    Il utilise les ultrasons pour mesurer la vitesse ou vélocité du flux sanguin dans les vaisseaux sanguins. Principe : On applique sur la peau, au niveau de l'artère à explorer, une sonde émettrice et réceptrice d'ultrasons. Lorsque ces ultrasons arrivent sur un corps en mouvement (les globules rouges) la fréquence réfléchie est différente de la fréquence reçue. Cette différence entre les  fréquences est d'autant plus grande que la vitesse du flux est importante.
    Les techniques utilisées sont différentes selon le type d'appareil utilisé. Sans trop entrer dans les détails, citons simplement :
* le Doppler continu qui émet un faisceau d'ultrasons continu,
* le Doppler pulsé dans lequel les ultrasons sont émis en brèves impulsions,
* le Doppler couleurs qui associe les impulsions ultrasoniques à un système de codage couleurs qui permet de mettre en évidence un flux rétrograde (le sang circule dans le sens inverse de la normale) et la vitesse du flux sanguin,
* un des systèmes parmi les plus utilisés est l'écho-Doppler ou échographie Doppler qui associe en plus l'échotomographie bidimensionnelle qui donne une image en coupe du vaisseau exploré.
    Les couleurs obtenues (spectre) varient en fonction de la vitesse du sang dans le vaisseau et on parle de spectre vélocimétrique ou spectre vélocitaire. Tous ces examens Doppler sont totalement non invasifs, ne nécessitent aucune préparation et n'ont aucun effet secondaire.        Haut de page

Spectrophotomètre   Spectrophotométrie   Spectrométrie d'absorption moléculaire
Médecine biologique  -  [Angl. : Spectrophotometer, Spectrophotometry, Molecular absorption spectrometry]   N. m.  * spectro : du latin spectrum, de spectare, regarder ; en imagerie médicale, variation d’un rayonnement complexe en fonction de la longueur d’onde, de l’énergie, de la fréquence ... ; * photo :
du grec phôs, phôtos [photo-], lumière ; * mètre, métrie : du grec metron, [-mètre, métr(ie)], mesure
    La spectrophotométrie est aussi connue sous le nom de spectrométrie d'absorption moléculaire. C'est une technique qui est surtout utilisée dans les laboratoires d'analyses médicales, pour doser certaines substances en solution dans les liquides biologiques, comme l'hémoglobine par exemple.  
   Principe : un rayon de lumière monochromatique dont on connaît exactement la longueur d'onde traverse la solution à analyser. L'appareil peut être réglé sur une longueur d'onde donnée, qui est fonction de la substance à analyser. Plus la substance à analyser est concentrée dans la solution, plus la lumière est absorbée, dans les limites énoncées par la loi de Beer-Lambert. En fonction de cette lumière restituée, le spectrophotomètre donne la concentration de la molécule concernée.        Haut de page

Spectroscope   Spectroscopie
Optique, ophtalmologie, chromothérapie  -   [Angl. : Spectroscope, Spectroscopy]   N. m.  * spectro : du latin spectrum, de spectare, regarder ; en imagerie médicale, variation d’un rayonnement complexe en fonction de la longueur d’onde, de l’énergie, de la fréquence ... ; * scope : du grec skopein, [-scope, -scopie, -scopique], regarder
    Il existe de petits spectroscopes optiques munis d'un prisme pour décomposer la lumière solaire, dans lesquels on introduit la solution à analyser dans un petit tube à essais. Les laboratoires spécialisés possèdent des appareils beaucoup plus sophistiqués, mais dont le principe reste le même : faire passer une lumière donnée (blanche ou monochromatique) à travers un liquide ou un gaz pour observer quelles longueurs d'onde ont été absorbées. Cet examen est la spectroscopie.
       Haut de page