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Dernière modification : 18-07-2018

Sur-     De la préposition sur qui signifie intensité excessive ou situation supérieure.
Sus-    
Du latin sus, ce préfixe signifie au-dessus, plus haut.


Suractif   Suractivité - Suralimentation - Suramortissement - Surcharge - Surdent - Surdétermination - Surdosage - Surdose - Surfactant - Surfactant pulmonaire - Surfusion - Surinfecté - Surinfection - Surjet - Surjeter - Surmoi - Surnutrition - Surocclusion - Surpoids - Surrénal, aux - Surrénale (glande) - Surrénalectomie - Surrénalien, enne - Surrénalite - Surrénalome - Surrénoprive - Sursaturation - Sursaturé - Sus-épineuse (fosse) - Sus-épineux (muscle) -

Suractivité   Suractif, ve  
Médecine générale, physiologie  -  [Angl. : Superactivity, Superactive]   N. f. 
* sur : de la préposition sur qui signifie intensité excessive ou situation supérieure ; * activité : du latin activus, activitas [-actif, -action, -activation], dynamique, plein d'énergie. 
    On parle de suractivité lorsqu'un organe fonctionne à un régime supérieur à la normale, lorsqu'une glande sécrète des quantités de produits ou hormones plus importantes que les "normes". Ce terme peut donc s'appliquer à de très nombreux organes de notre corps, en fonction des pathologies.
    Adj. suractif : il caractérise essentiellement des produits pharmaceutiques ou cosmétiques.             Haut de page

Suralimentation   Surnutrition   Surpoids   Surcharge
Nutrition et diététique, diabétologie, cardiologie, chirurgie cardiaque et vasculaire  -  [Angl. : Superalimentation, Overweight]   N. f. 
* sur : de la préposition sur qui signifie intensité excessive ou situation supérieure ; * alimentation : du latin alimentum, de alere [aliment, alimentation, alimenter], nourrir. 
    La suralimentation (ou surnutrition) est un phénomène qui consiste à absorber trop de nourriture et qui conduit à la surcharge pondérale, au surpoids
(du latin pensum, chose pesée, le « d » étant ajouté par fausse étymologie d’après le latin pondus) et à l'obésité, mais favorise aussi l'apparition ultérieure de pathologies vasculaires et cardiaques. Pour se faire une bonne idée de ce qui est nécessaire, il faut tenir compte de l'âge, du sexe et de l'activité.
    À titre d'exemple, voici les rations alimentaires recommandées par la Fédération Nationale de Cardiologie (voir 2e tableau). Le degré d'obésité peut être calculé de plusieurs façons. Méthode dite de l'IMC ou Indice de masse corporelle ou indice de Quetelet (tableau ci-dessous). On divise le poids (en kg) par la taille (en m) au carré.
- Si le résultat est compris entre 25 et 27, on considère que l'obésité est légère.
- Entre 27 et 40, obésité modérée.
- Supérieur à 40 : obésité grave, avec plus de 100% d'excès de poids.
Exemple : individu de 1,80 m et 85 kg. Son indice : 85 / (1,80)2 =  85 / 3,24 = environ 26, soit une légère obésité.

    La ration alimentaire doit respecter ces équilibres essentiels. Il est conseillé de prendre trois repas par jour pour un apport énergétique reparti ainsi : 20 à 25% au petit déjeuner, 40 à 45% au déjeuner, 25 à 30% au dîner. La ration alimentaire moyenne d’un homme adulte ayant une faible activité physique est environ 2400 kcal/jour (environ 10 000 kJ ou kilojoules).
    Quelle que soit la quantité des calories préconisées, on recommande d'apporter :
* 50 à 55 % de l'énergie sous forme de glucides (1 g de glucides = 4 kcal),  soit environ 250 à 300g par jour pour un adulte, dont 1/5 sous forme de sucres rapides (sucre) et le reste sous forme de sucres complexes (amidon),
* 30 à 35 % sous forme de lipides (1 g de lipides = 9 kcal) soit environ 70 à 100g par jour pour un adulte, avec une répartition entre les acides gras saturés (25%), mono-insaturés (50%) et polyinsaturés (25%) et enfin
* 10 à 15 % sous forme de protéines (1 g de protéines = 4 kcal), soit environ 60 à 80g par jour pour un adulte.

    La ration alimentaire quotidienne d’une personne dépend de son métabolisme de base (M.B.).
    C’est la dépense énergétique d'une personne quand elle est au repos complet, calme et éveillée, allongée et à jeun, à une température ambiante de 20°C, n'entraînant pas de dépense énergétique de thermorégulation. Le métabolisme basal s'exprime en calories, en kilojoules ou en watts par mètre carré de surface corporelle et par heure.
    Le métabolisme basal d’un homme est estimé à 1778 kcal/jour et celui d’une femme à 1318 kcal/jour. Les dépenses énergétiques quotidiennes d'un sujet sont dues au métabolisme de base qui représentent 60 à 70% de la dépense énergétique totale, auquel s'ajoute la déperdition d'énergie liée au travail musculaire, à la digestion et au maintien de la température interne du corps à 37°C.
    Les besoins énergétiques moyens se calculent en multipliant la valeur du métabolisme de base (M.B.) par un coefficient approprié à l’activité de la personne, selon tableau ci-dessous. Tableau des valeurs de l'IMC    Les rations alimentaires en fonction du sexe, de l'activité et du métabolisme de base          Haut de page

Suramortissement
Cardiologie  -  [Angl. : Overdamping]   N. m.  * sur : de la préposition sur qui signifie intensité excessive ou situation supérieure ; * amortissement : du latin populaire admortire, rendre mort.  
    Le suramortissement est, en cardiologie, un artefact de l'ECG (électrocardiogramme) dû à un amortissement anormal des oscillations inscrites par l'appareil. Dans la pratique quotidienne, les cardiologues utilisent plutôt le terme overdamping, de over, au-delà, et du verbe to damp, amortir.            Haut de page

Surdent   Surocclusion
Odontostomatologie  -  [Angl. : Supernumemary tooth, Overocclusion]   N. f.  * sur : de la préposition sur qui signifie intensité excessive ou situation supérieure ; * dent : du latin dens, dentis [dent(o)-, dentin(o)-, -dental], dent et, par analogie, ce qui a la forme d’une dent ; * occlusion : du latin occlusio, de occludere [-occlusion], fermeture, obstruction. 
    Une surdent est une dent surnuméraire qui se développe sur une autre dent ou entre deux dents. La solution consiste généralement en l'extraction de cette surdent.
    Surocclusion
: il y a surocclusion lorsque les dents du maxillaire supérieur recouvrent celles du maxillaire inférieur en les chevauchant.        Haut de page

Surdétermination
Psychologie psychanalyse  -  [Angl. : Overdetermination]   N. f.  * sur : de la préposition sur qui signifie intensité excessive ou situation supérieure ; * détermination : du latin determinare, borner, terminer. 
    La surdétermination est la propriété, découverte par Freud, commune à toutes les formations de l'inconscient, d'exprimer par la duplicité de leurs éléments au moins deux chaînes de pensées latentes (désirs ou conflits). La surdétermination rend compte de la causalité multiple d'un seul fait ou d'une seule formation. Elle détermine aussi le caractère d'un processus qui est déterminé par un grand nombre de conditions.        Haut de page

Surdosage   Surdose
Pharmacologie, médecine biologique, hématologie  -  [Angl. : Overdosage, Overdose]   N. m. 
* sur : de la préposition sur qui signifie intensité excessive ou situation supérieure ; * dosage : du grec dosis [dose, -dosage], donner, détermination d’une quantité donnée en un point et un temps donnés. 
    Le surdosage est la prise d'une quantité excessive d'un médicament, pouvant entraîner des effets toxiques. Ces effets nocifs peuvent intervenir après la prise unique d'un médicament ou après un certain nombre de prises et dans ce cas, c'est l'accumulation du médicament qui devient toxique.
    Les organes les plus fréquemment touchés sont le foie, premier organe traversé par le médicament à sa sortie de l'intestin et qui doit le métaboliser, et les reins chargés de son élimination. Le traitement d'un surdosage est celui d'une intoxication. Le surdosage ne doit pas être confondu avec la surdose (ou overdose - de l'anglais overdose, dose excessive) qui est la prise d'une dose excessive d'une drogue, d'un stupéfiant ou d'un médicament psychotrope, et qui est susceptible d'entraîner la mort.           Haut de page

Surfactant   Surfactant pulmonaire
Pneumologie, cytologie histologie  -  [Angl. : Surfactant, Pulmonary surfactant]   N. m.  * sur : de la préposition sur qui signifie intensité excessive ou situation supérieure ; * face : du bas latin facia, du latin classique facies, face ; * surfactant a été formé vers 1970 en biologie à partir de tensio-actif, de surface et actif. 
    Un surfactant est un agent tensioactif, comprenant une fraction hydrophile et une autre hydrophobe. Le surfactant pulmonaire est une substance constituée essentiellement de phospholipides et qui tapisse l'intérieur des alvéoles pulmonaires. Il est sécrété par des cellules alvéolaires spécialisées : les pneumocytes II.
    Ce surfactant est en contact direct et permanent avec l'air des alvéoles et sa principale propriété est d'être tensioactif, ce qui lui permet de diminuer les tensions qui s'exercent sur ces parois alvéolaires et d'empêcher ainsi un collapsus avec effondrement des alvéoles sur elles-mêmes.           Haut de page

Surfusion
Biochimie, médecine biologique  -  [Angl. : Surfusion]   N. f.   * sur : de la préposition sur qui signifie intensité excessive ou situation supérieure ; * fusion : du latin fusio, de fundere [-fusion], répandre. 
    La surfusion est le fait qu'un corps reste à l'état de fusion, alors qu'il a atteint une température à laquelle il devrait normalement se solidifier.       Haut de page

Surinfection   Surinfecté
Infectiologie, pharmacologie, médecine biologique  -  [Angl. : Superinfection, Superinfect]   N. f.  * sur : de la préposition sur qui signifie intensité excessive ou situation supérieure ; * infection : du latin infectus, de inficere [infect(o)-], souiller. 
    La surinfection est l'infection par un nouveau germe d'un organisme déjà infecté. Les médecins distinguent les surinfections spontanées (une infection virale qui devient virobactérienne comme la grippe par exemple) et les infections nosocomiales, consécutives à des soins en milieu hospitalier. Adj. surinfecté : qui a subi une surinfection.       Haut de page

Surjet   Surjeter
Chirurgie générale  -  [Angl. : Running suture, continuous suture, Overcast (to)]   N. m.  * sur : de la préposition sur qui signifie intensité excessive ou situation supérieure ; * surjet vient de l'ancien verbe sourgeter, de sour, par-dessus et geter, jeter. 
    Le surjet est une façon de recoudre une plaie. Contrairement aux points de suture qui sont des coutures ponctuelles avec chacune son nœud, le surjet est une couture faite avec un seul fil, qui accole les deux bords de la plaie, sans nœuds intermédiaires. Surjeter : faire une couture en surjet.        Haut de page

Surmoi
Psychologie psychanalyse  -  [Angl. : Super-ego]   N. f.  * sur : de la préposition sur qui signifie intensité excessive ou situation supérieure ; * moi : de l'ancien français mei, du latin me, pronom personnel tonique de la première personne. 
    Le terme surmoi a été introduit par Freud en 1923. Dans les Nouvelles Conférences sur la Psychanalyse (1933), Freud en donne cette description : "J'ai envie d'accomplir tel acte propre à me satisfaire, mais j'y renonce par suite de l'opposition de ma conscience.
    Ou bien encore j'ai cédé à quelque grand désir et, pour éprouver une certaine joie, j'ai commis un acte que réprouve ma conscience ; une fois l'acte accompli, ma conscience provoque, par ses reproches, le repentir [...]" Le surmoi qui inhibe nos actes ou qui produit le remords est "l'instance judiciaire de notre psychisme". Il est donc au centre de la question morale.      Haut de page

Surrénal, aux   Surrénale   Surrénalien, enne   Surrénalite   Surrénalectomie   Surrénalome   Surrénoprive
Anatomie, endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : Suprarenal gland, adrenal gland, Adrenic, suprarenal, Suprarenalitis, adrenalitis, Suprarenalectomy, adrenalectomy, Supradrenaloma, adrenal tumour, Adrenoprival]   N. f. 
* sur : de la préposition sur qui signifie intensité excessive ou situation supérieure ; * rénal : du latin renalis [rén(o)-, -rénal], relatif aux reins ; ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation.
    La surrénale (il y en a deux, une au pôle supérieur de chaque rein) est une glande endocrine (qui sécrète des hormones dans le sang), entourée de tissu adipeux et de forme plus ou moins tricônique. Elle ne doit son nom qu'à la proximité du rein, car elle n'a aucune relation avec cet organe. Elle a une couleur jaune chamois et pèse environ 5 grammes. Chaque surrénale est formée de deux parties :

* La corticosurrénale, partie périphérique de la glande, formée de 3 couches, chacune étant spécialisée dans la synthèse de certaines hormones stéroïdes :
    -
La plus externe est la zone glomérulée qui fabrique des minéralocorticoïdes, essentiellement l'aldostérone, sous l'action du système rénine-angiotensine (ensemble de substances qui régulent la tension artérielle). L'aldostérone joue un rôle déterminant dans l'équilibre hydroélectrolytique : maintien des volumes liquidiens et des concentrations en sodium de l'organisme.
    - Puis la zone fasciculée qui synthétise des glucocorticoïdes (ou glycocorticoïdes) dont le cortisol qui favorise la dégradation des protéines, augmente les réserves lipidiques et possède un fort pouvoir anti-inflammatoire.
    - Enfin la zone réticulée, la plus interne qui sécrète des gonadocorticoïdes : œstrogènes et androgènes, notamment la fameuse DHEA ou déhydroépiandrostérone.
    Ces hormones agissent sur le métabolisme des glucides et leur production est sous la dépendance de l'ACTH, (ou corticotrophine), hormone sécrétée par le lobe antérieur de l'hypophyse. Exception : la zone glomérulée est sous le contrôle du système rénine-angiotensine (rénal).

* La médullosurrénale qui est la partie centrale, est formée de cellules produisant des catécholamines (ce sont des neurotransmetteurs) essentiellement de l'adrénaline  et de la noradrénaline. La sécrétion de la médullosurrénale est sous le contrôle du système nerveux autonome.
    Elle augmente la production d'adrénaline et de noradrénaline lorsque l'organisme doit faire face à une situation difficile. Ces hormones transmettent les impulsions nerveuses du système nerveux autonome, ce qui accélère le rythme cardiaque, contracte les vaisseaux sanguins, dilate les voies respiratoires et stimule le métabolisme.

    Les principaux dysfonctionnements des surrénales provoquent des troubles caractéristiques connus sous les noms de maladie d'Addison ou maladie bronzée (trop faible production d'hormones), maladie de Conn due à une hypersécrétion d'aldostérone (tumeur des corticosurrénales), maladie de Cushing : hypersécrétion de glycocorticoïdes.
    La surrénalite
(du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire) est l'inflammation de l'une ou des deux glandes surrénales qui peuvent se produire au cours d'infections graves, alors qu'un surrénalome (du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction) est une tumeur bénigne ou maligne de la glande surrénale.
    Dans certaines pathologies, notamment en cas de cancer, il peut être nécessaire de procéder à l'ablation de l'une ou des deux glandes surrénales. Cet acte chirurgical est la surrénalectomie (
du grec ektomê [ectomie], ablation).
Adj. : surrénal, surrénaux : utilisés en anatomie pour désigner ce qui est au-dessus du rein ; surrénalien, enne : qui se rapporte ou qui appartient à la glande surrénale, notamment en ce qui concerne ses fonctions.  
Structure de la surrénale    Localisation des surrénales Schéma de la molécule d'adrénaline   Schéma de la molécule de noradrénaline     Haut de page

Sursaturation   Sursaturé
Médecine biologique, hématologie, urologie  -  [Angl. : Supersaturation, Supersaturated]   N. f.  * sur : de la préposition sur qui signifie intensité excessive ou situation supérieure ; * saturation : du latin saturare, rassasier, du bas latin saturatio, syn. de satiété. 
    La sursaturation est le fait, pour une solution (sang, urine, liquide céphalorachidien, milieu intérieur en général), de contenir un élément ou un gaz solubles en quantité supérieure à ce qu'elle peut dissoudre. Sursaturé : qui est en état de sursaturation.    Haut de page

Sus-épineux (muscle)   Sus-épineuse (fosse)
Anatomie, myologie  -  [Angl. : Supraspinal (muscle), Supraspinal (fossa)]   Adj. et n. m.  * sus : du latin sus, ce préfixe signifie au-dessus, plus haut. ; * épineux : du latin spina, excroissance pointue. 
    Le muscle sus-épineux (on dit aussi supra-épineux) est un muscle de l'épaule de forme triangulaire et doit son nom au fait qu'il est principalement inséré sur la fosse sus-épineuse de la face postérieure de l'omoplate, elle-même située juste au-dessus de l'épine de la scapula (omoplate).
    À sa sortie de la fosse sus-épineuse, il se termine sous forme d'un tendon qui s'insère sur la tête de l'humérus. C'est un muscle élévateur du bras, mais il peut aussi provoquer un léger mouvement de rotation interne.    Haut de page