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Dernière modification : 9-10-2020

Tri-,      Du latin et du grec tri, trois.
Triple   Du latin triplus, désigne une chose composée de trois éléments.


Triacylglycérol - Triangle de Kager - Triangle de Scarpa - Triangle fémoral - Triangle inter tibioachilléen - Triceps sural - Tricuspide - Tricuspidien, enne - Trifurcation - Trifurqué, e - Triglycéride - Triglycéride endogène - Triglycéride exogène - Triglycéridémie - Trigone fémoral - Triméthylaminurie - Trinitrine - Tripeptide - Triple H - Triple test - Triplocorie - Triploïde - Triploïdie - Trisomie - Trisomie 21 - Trisomique - Tri-test - Trithérapie - Tritronculaire - Tritronculaire (pontage) - Tritronculaire (stenting) -

Triglycéride   Triacylglycérol   Triglycéride exogène   Triglycéride endogène     Triglycéridémie
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Triglyceride, Triacylglycerol, Exogenous triglyceride, Endogenous triglyceride, Triglyceridaemia]   N. m. ; N. f.  * tri : du latin et du grec tri, trois ; * glycéride : du grec glukeros [glycér(o)-], de saveur douce, relatif au glycérol ou à la glycérine, trialcool de formule CH2OH-CHOH-CH2OH, sirupeux ; * -émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang.  
    Les triglycérides sont des lipides composés à partir du glycérol (trialcool) qui a fixé, avec perte de 3 molécules d'eau, 3 acides gras. Formation et molécule d'un triglycéride  Dans la nomenclature de biochimie, ces molécules sont aussi appelées triacylglycérol.
    Dans notre alimentation, les triglycérides représentent la majeure partie des graisses et il en est de même dans l'organisme, où ils constituent environ le sixième des lipides. On distingue
* les triglycérides exogènes apportés par l'alimentation et
* les triglycérides endogènes fabriqués par le foie.
    Dans l'organisme, ils sont stockés dans des cellules spéciales de réserve : les adipocytes. Dans le plasma, ils circulent sous deux formes essentielles, liés à des protéines spécifiques : les chilomicrons (triglycérides exogènes) et les VLDL (very low density lipoproteins) pour les triglycérides endogènes.

    À noter qu'une consommation excessive de sucres peut favoriser l'embonpoint, car le glucose en excès est transformé en triglycérides (donc en graisse) par le foie. Chez l'homme, les valeurs normales de la triglycéridémie ou taux de triglycérides dans le sang sont comprises entre 0,50 et 1,30 g/L de sérum (ou 0,57 et 1,50 mmol/L), chez la femme entre 0,40 et 1,10 g/L (0,46 et 1,30 mmol/L). L'hypertriglycéridémie (trop de triglycérides dans le sang) se rencontre dans l'athérosclérose, les diabètes graves acidosiques, la pancréatite aigüe, l'éthylisme, mais aussi la prise de certaines pilules œstrogéniques, entre autres.       Haut de page

Triangle de Kager   Triangle inter tibioachilléen
Anatomie, rhumatologie, médecine du sport, imagerie médicale  -  [Angl. : Kager's triangle, Inter-tibioachillean triangle]   N. m.  * Kager : nom du Dr américain Christopher D. KAGER, chef de neurochirurgie au Lancaster Regional Medical Center ; * tibio : du latin tibialis, de tibia, « flûte », relatif au plus gros des deux os de la jambe, qui en forme la partie interne ; * achilléen : de Achille, personnage central de l’Iliade, fils de Thétis et de Pélée, qui mourut blessé au talon par une flèche lancée par Pâris et guidée par Apollon. 
    Le triangle de Kager ou triangle préachilléen de Kager est un espace mis en évidence pendant un examen radiologique de la cheville et qui contient la bourse séreuse préachilléenne. Le patient est placé en décubitus latéral (couché sur le côté) sur le côté à examiner. Pour la cheville droite, par exemple, il est couché sur le flanc droit, la jambe gauche repliée vers le thorax, la jambe droite placée de façon que l'axe vertical passant par les deux malléoles (interne du tibia et externe du péroné) soit vertical et perpendiculaire au plan de la cassette contenant le film.
    Cette incidence permet de visualiser, entre autres, le tibia, le tendon d'Achille et les os du tarse, en particulier les articulations tibiotarsienne, astragale-calcaneum, le scaphoïde et le cuboïde. Le triangle de Kager ou triangle inter tibioachilléen est l'espace compris entre le tibia à l'avant (en fait les muscles postérieurs de la jambe), le tendon d'Achille à l'arrière et le bord supérieur du calcaneum.
    Il apparaît normalement de façon plus claire sur les clichés radiologiques. Cet examen est pratiqué dans le but de mettre en évidence une tendinopathie d'Achille ou tendinopathie achilléenne ou t. d'insertion.
    Le fait que ce triangle soit moins bien délimité, ou infiltré par de la graisse ou des calcifications, des lésions vasculaires, présente un aspect réticulé ... est un signe en faveur d'une tendinopathie d'Achille. Ces anomalies pourront être confirmées et précisées à l'examen IRM avec injection de gadolinium.  Schéma du pied et de la cheville    Emplacement du triangle de Kager     Haut de page

Triangle de Scarpa   Triangle fémoral   Trigone fémoral
Anatomie, myologie  -  [Angl. : Scarpa's triangle, Femoral triangle, Femoral trigone]   N. m.  * tri : du latin et du grec tri, trois ; * -gone : du grec gônia [goni(o)-, -gone, -gonal], angle ; * Scarpa : anatomiste et chirurgien italien, né le 9.5.1752, mort le 31.10.1832 ; * fémoral : du latin femur [fémor(o)-, -fémoral], cuisse, relatif à l’os de la cuisse ou à la cuisse. 
    Le triangle de Scarpa, connu aussi sous les noms de triangle fémoral ou trigone fémoral, mesure environ 10 cm de hauteur et se situe en haut de la cuisse, sur sa face antéro-interne. Il est limité en haut par le ligament inguinal, sur les côtés par le muscle sartorius et le muscle long adducteur, et en bas par le muscle iliopsoas et le muscle pectiné.
    C'est au niveau de ce triangle que l'on prend le pouls fémoral, car c'est le lieu de passage de l'artère et de la veine fémorales, mais aussi de nombreux autres vaisseaux et nerfs. En haut du triangle de Scarpa, une hernie inguinale devient visible. On y trouve également la crosse de la veine saphène interne, qui est ligaturée dans le traitement des varices.     Haut de page

Triceps sural
Anatomie, myologie  -  [Angl. : Sural triceps]   Adj.  * tri : du latin et du grec tri, trois ; * ceps : du latin caput, capitis [-ceps, -cipital], tête, cime ; * sural, suro- : du latin sura, mollet. 
    Le triceps sural est le muscle qui forme le mollet, sur la face postérieure du tibia. Il est composé par les muscles jumeaux et soléaire, et se termine par le tendon d'Achille.    Les muscles superficiels de la jambe       Haut de page

Tricuspide   Tricuspidien
Anatomie, cardiologie, stomatologie  -  [Angl. : Tricuspid]   Adj.  * tri : du latin et du grec tri, trois ; * cuspide, cuspidien : du latin cuspis [-cuspide], pointe.  
    L'adjectif tricuspide caractérise ce qui comporte 3 pointes. Dans notre cœur, la valve (ou valvule) tricuspide se situe entre l'oreillette droite et le ventricule droit. Emplacement des valvules cardiaques Elle s'ouvre pendant la systole (ou contraction) de l'oreillette et se ferme pendant la systole ventriculaire, empêchant le reflux du sang dans l'oreillette et l'obligeant à partir dans l'artère pulmonaire.
    L'adjectif tricuspidien se rapporte à cette valvule auriculoventriculaire droite du cœur. On qualifie également de tricuspides, les molaires dont la couronne présente trois pointes ou tubercules.    Haut de page

Trifurcation   Trifurqué
Anatomie, cardiologie, angiologie  -  [Angl. : Trifurcation, Trifurcated N. f.   * tri : du latin et du grec tri, trois ; * furca- : du latin furca, fourche ; * -ation : du latin atio, ationis, suffixe nominal qui transforme une racine en nom, ou un verbe (et son sujet) en substantif.  
    Un exemple pour bien comprendre ce qu'est une trifurcation. L'artère coronaire gauche, qui avec la droite irrigue le cœur, se divise normalement en deux au niveau du TC ou tronc commun. Les deux branches issues de cette bifurcation sont l'artère intraventriculaire antérieure (IVA) et l'artère circonflexe.
    Il peut arriver qu'une troisième artère prenne son départ à l'endroit précis de cette bifurcation, qui devient donc une trifurcation. Il s'agit de l'artère bissectrice qui doit son nom au fait qu'elle est située entre les deux précédentes, comme une bissectrice partage un angle en deux angles égaux.
    L'adjectif trifurqué qualifie un vaisseau qui donne naissance en un même point à  trois vaisseaux distincts.  Un exemple de trifurcation    Haut de page

Triméthylaminurie
Physiologie, odontostomatologie, dermatologie, pharmacologie, génétique  -  [Angl. : Trimethylaminuria]   N. f.  * tri : du latin et du grec tri, trois ; * méthyl : du grec mêthe [métha-], alcool, en biochimie, se rapporte au méthane, CH4 et du suffixe -yl(e) qui, en chimie, désigne un alkyle, c’est-à-dire un alcane (terminaison -ane) qui a perdu un hydrogène ; * amine : les amines sont des dérivés de méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution de radicaux hydrocarbonés (-ine) à l'hydrogène de l'ammoniac NH2 ; * urie : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine. 
    La triméthylurie est une pathologie qui se transmet de façon héréditaire, selon le mode autosomal (donc le gène responsable - ou les gènes - n'est pas sur les chromosomes sexuels) récessif, c'est-à-dire que les 2 parents doivent porter les gènes mutés pour que les enfants soient atteints. Les généticiens ont identifié 2 gènes responsables : FMO3 et FMO4 (F pour flavine, M pour mono et O pour oxygénase) situés aux loci 23 et 24 du bras long du chromosome 1.
    Leur fonction est le codage de la FMO, flavine monoxygénase, qui va jouer le rôle de catalyseur dans le foie pour oxyder la TMA (triméthylamine - formule C3H9N) en TMAO : triméthylamine N-oxyde. Dans la maladie, ces gènes FMO3 et FMO4 ont subi une mutation dont la conséquence est la fabrication insuffisante du catalyseur FMO.

    Dans le foie, la TMA est insuffisamment transformée en TMAO, ce qui provoque, au niveau des sécrétions (sueur, salive, sécrétions vaginales, urine, haleine ...) cette odeur caractéristique de poisson pourri qui a valu à cette pathologie ne nom de syndrome de l'odeur de poisson. On estime à environ 1% les personnes atteintes par ce syndrome particulièrement invalidant, socialement parlant et les femmes semblent plus touchées que les hommes.
    Il existe des traitements plus ou moins efficaces, basés sur l'observation de restrictions alimentaires, notamment en ce qui concerne les précurseurs de la TMA (dont il faut réduire le plus possible le taux dans l'organisme), comme la choline et la carnitine.       Haut de page

Trinitrine
Cardiologie, angiologie, pharmacologie  -  [Angl. : Trinitrin, nitriglycerin, glycerin trinitrate]   N. f.  * tri : du latin et du grec tri, trois ; * nitr- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * -ine : du suffixe -in, -inal(e), -ine, inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif.  
    La nitroglycérine est le trinitrate de glycéryle, liquide huileux particulièrement instable, fortement explosif. C'est Alfred NOBEL qui a pensé à l'introduire par capillarité dans une roche poreuse : le kieselguhr, formé de squelettes de diatomées. Dans cet état la nitroglycérine est particulièrement stable : c'est la dynamite.
    En cardiologie, la nitroglycérine est utilisée sous forme de trinitrine qui a des propriétés spasmolytiques et vasodilatatrices. Son action s'exerce très rapidement sur les muscles lisses des vaisseaux sanguins et c'est un médicament de référence pour l'angor, angine de poitrine.       Haut de page

Tripeptide
Biochimie, médecine biologique  -  [Angl. : Tripeptide]   N. m.  * tri : du latin et du grec tri, trois ; * peptide : du grec pepsis [peptide, peptidique], digestion ; composé naturel ou synthétique formé par l’union d’un nombre restreint d’acides aminés, unis par les liaisons peptidiques.  
    Par convention, un peptide est une courte chaîne polypeptidique qui comporte moins de 50 à 60 acides aminés (moins de 100 selon certains auteurs). Les protides sont des composés quaternaires, essentiellement formés de C, H, O et N (carbone, hydrogène, oxygène et azote). On y distingue les acides aminés, éléments unités, les peptides et les protéines (quand le poids moléculaire est supérieur à 10 000) dont certaines sont de très grandes molécules ou macromolécules.  Une molécule d'acide aminé 

    Les acides aminés sont reliés par des liaisons peptidiques  CH-ON  qui se font entre le groupement amine de l'un et le groupement acide carboxylique de l'autre en éliminant une molécule d'eau. Il en résulte des chaînes plus ou moins complexes qui forment des structures que l'on qualifie de primaire, secondaire, tertiaire ou quaternaire. Formation d'une liaison peptidique 
- La structure primaire est le squelette de la protéine, enchaînement (ou séquence) d'acides aminés reliés par les liaisons peptidiques.
- Ces molécules souvent très longues subissent des repliements et forment les structures secondaires.
- Pour plus de détails sur les 4 structures des protéines, voir la page protéines.

    Lorsque 2 acides aminés sont reliés par une liaison peptidique, on parle de dipeptide. C'est un tripeptide s'il y en a trois, un tétrapeptide avec quatre etc. Au-delà de 4 acides aminés liés entre eux, c'est un polypeptide. Quelques peptides parmi les plus connus : l'insuline et le glucagon (hormones pancréatiques), la vasopressine ou ADH, la prolactine, l'ocytocine, la STH ou hormone de croissance, la FSH et la LH, entre autres (hormones hypophysaires).
      Pour la nomenclature des peptides, on tient compte
* du fait qu'ils ont toujours une extrémité amine libre ou extrémité N- terminale,  et une extrémité carboxyle libre ou extrémité C- terminale.
* par convention, le nom du peptide commence toujours par la gauche, c'est-à-dire par l'extrémité N terminale, chaque acide aminé étant affecté du suffixe -yl, sauf pour le dernier qui garde son nom complet, sans suffixe.
L'adjectif peptidique se rapporte aux peptides et notamment les liaisons des acides aminés qui les constituent.     Haut de page

Triple H
Génétique, pédiatrie néonatalogie, médecine biologique -  [Angl. : HHH syndrom]   N. m.   * triple : du latin et du grec tri , trois. 

    Le syndrome triple H ou syndrome HHH ou syndrome de l'hyperornithinémie, hyperammoniémie, homocitrullinurie, est une maladie génétique métabolique très rare, de transmission récessive autosomique et qui affecte le cycle de l’urée ou uréogenèse (synthèse de l’urée). Au départ, une anomalie génique qui provoque une anomalie moléculaire, elle-même responsable de troubles au niveau de l'importation de l'ornithine dans la mitochondrie, donnant lieu secondairement à un déficit fonctionnel en ornithine transcarbamylase OCT (ou ornithine carbamyl transférase) et en ornithine aminotransférase (ce sont des enzymes essentielles).
    En effet, l'OCT a la particularité de transformer la lysine en homocitrulline et l'ornithine en citrulline. La maladie débute soit en période néonatale soit plus tardivement dans l'enfance, parfois même à l'adolescence, par un coma hyperammoniémique avec hypotonie et convulsions. C’est l’une des enzymes citées ci-dessus qui est responsable de réactions permettant l’élimination de l’ammoniaque toxique sous forme d’urée.
    Cette enzyme n’étant pas présente en quantité suffisante, l’ammoniaque n’est plus éliminée correctement et s’accumule dans l’organisme : c’est l’hyperammoniémie. En même temps, il y a présence d'homocitrulline dans l'urine. L'évolution non traitée peut provoquer de graves troubles et séquelles neurologiques.
    Chez les adultes avec atteinte modérée, on observe parfois une hyperammoniémie avec atteinte hépatique mais sans signe neurologique. Le diagnostic repose sur la chromatographie des acides aminés sanguins et urinaires et sur le dosage de l'ammoniac sanguin qui montre l'association caractéristique des trois "H". Le traitement consiste en un régime pauvre en protides, associé à une supplémentation en arginine et citrulline.

Quelques explications supplémentaires pour comprendre ce syndrome :

* L’ornithine est un acide aminé non essentiel, qui intervient dans la synthèse de l’urée. Au départ, c’est le métabolisme de cet acide aminé qui est concerné, provoquant après de nombreuses réactions, son augmentation très anormale dans le sang (d’où le terme hyperornithinémie), l’ornithinémie étant le taux normal de cet acide aminé dans le sang.

* L’urée : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine.  C'est une substance azotée, de formule CO(NH2)2, qui est le produit ultime du catabolisme des protéines alimentaires ou constitutives des tissus humains et qui doit impérativement être éliminée de l'organisme. Schéma de la molécule d'urée 
    C'est une substance incolore, inodore, qui cristallise en prismes quadratiques brillants. L'urée a la particularité d'être très soluble dans l'eau : une partie d'urée se dissout dans une partie d'eau froide. Cette propriété en fait pour l'organisme et le rein, le déchet idéal, facile à éliminer. Poids moléculaire : 60 ; calcul : C = 12, O = 16, 2N = 2×14 = 28, 4H = 4×1= 4 ; 12 + 16 + 28 + 4 = 60. Pour la conversion des g/L en mmol/L : soit mmol/L × 0,06 = g/L, soit g/L × 16,67 = mmol/L.
    Les valeurs normales de l'urémie ou quantité d'urée dans le sang (on parle souvent d'azotémie) chez le sujet à jeun sont comprises entre * 0,25 à 0,30 g.L pour l'adulte jeune
* 0,10 à 0,25 chez le nourrisson et le jeune enfant
* 0,40 à 0,50 g/L chez les personnes âgées.

    L'urée étant fabriquée par le foie : c'est l'uréogenèse (du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre) ou uréopoïèse (du grec poiein [-poïèse, -poïétique], faire, fabriquer) et éliminée par les reins, seuls organes du corps capables de la concentrer, ses valeurs sanguines vont essentiellement dépendre du fonctionnement de ces deux organes, mais aussi des enzymes qui vont intervenir dans les réactions du métabolisme de l’urée.
    Le taux d'urée sanguine dépendant aussi de la quantité d'urée à éliminer et de sa réabsorption au niveau des néphrons, il vaut mieux le comparer à celui de la créatine (créatininémie) qui est indépendant de l'alimentation et du catabolisme protéique. Sans trop entrer dans les détails, on peut considérer que l'hypoazotémie (urémie ou azotémie insuffisante, parfois inférieure à 0,10 g/L) dans les affections sévères hépatiques, dans lesquelles la fonction uréopoïétique du foie est insuffisante, mais aussi de façon presque "normale" en fin de grossesse et dans les régimes trop pauvres en azote.
    L'hyperazotémie (urémie ou azotémie excessive, parfois supérieure à 1, 2, 3 voire 5 g/L) est souvent caractéristique des néphrites chroniques ou aigües, mais peut aussi apparaître lors d'une alimentation trop riche en viandes, dans l'oligurie (trop peu d'urine) ou l'anurie (suppression totale des urines), certaines maladies génétiques, entre autres.       Haut de page

Triple test   Tri-test
Obstétrique, médecine biologique  -  [Angl. : Triple test]   N. m.  * triple : du latin triplus, constitué de trois éléments ; * test : de l'anglais test, essai, épreuve. 
    Le triple test ou tri-test ou test HT21 est une recherche faite dans un laboratoire d'analyses biochimiques et médicales, portant sur les dosages de 3 marqueurs sériques présents dans le sang maternel : l'HCG, l'alpha-fœtoprotéine et l'œstriol. Il doit être fait entre la 14e et la 18e SA (semaine d'aménorrhée, donc de grossesse) et il est généralement associé à la mesure par échographie de la clarté nucale. Le but de ces examens est la détermination, pour une femme enceinte, du risque exprimé en pourcentage, d'avoir un enfant atteint de T21 (trisomie 21 ou mongolisme).

* HCG (ou hCG) : Abréviation de  Hormone Chorionique Gonadotrope.  * hormone : du grec hormôn [hormon(o)-], exciter ; * chorion : du grec khorion [chor(o)-, chori(o)-, choroïd(o)-], relatif au chorion, membrane formée par l’embryon ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs : * gonado : du grec gonos [gon(o)-, -gonie, gonad(o)-], semence ; * trope : du grec tropos, trepein [-trope, -tropie, -tropion, -tropisme], tour, tourner, affinité pour. 
    La HCG ou Hormone Chorionique Gonadotrope (ou gonadotrophique ou βHCG) ou gonadotrophine chorionique humaine ou hormone gonadotrope placentaire, est une hormone glycoprotéique produite d'abord par le chorion de l'embryon, puis par le placenta au cours de la gestation. La HCG a un effet proche de la LH : elle assure le maintien du fonctionnement du corps jaune, c'est-à-dire en fait la production de progestérone.
    Elle est éliminée rapidement dans les urines et c'est elle qui est dosée dans les diagnostics précoces (tests) de grossesse qui utilisent des anticorps anti-HCG.
Quelques valeurs normales :
* femme non enceinte avant la ménopause : < 8 UI/L ;
* femme après la ménopause : < 20 UI/L ;
* femme enceinte : 200 à 8 000 UI/L en 2e SA (semaine d'aménorrhée) puis augmentation jusqu'à un maximum de 250 000 UI/L vers la 12e SA (fin du 1er trimestre de grossesse).
* Par la suite et jusqu'à la fin de la grossesse, le taux de βHCG diminue légèrement puis reste stable. Ces taux peuvent être particulièrement élevés en cas de trisomie 21, de GEU (grossesse extra-utérine), de grossesse molaire (dépassant parfois 1 000 000 UI/L) mais aussi de tumeurs non trophoblastiques (testicules, ovaires). Valeur normale des βHCG chez l'homme : < 7 UI/L.

* L'alpha-fœtoprotéine :  N. f.  * alpha : première lettre de l’alphabet grec (a), utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire ; * fœto : du latin fetus [fœt(o)-], enfantement, relatif au fœtus ; * proto, protéo, protéine : du grec tardif prôteios, signifiant "qui occupe le premier rang" ou "de première qualité", lui-même dérivé de protos, premier, relatif aux protides ou aux protéines, composées essentiellement de C, H, O et N. 
    Les fœtoprotéines sont des glycoprotéines normalement synthétisées au cours de la vie fœtale. Elles disparaissent chez le nouveau-né en quelques jours à un mois. La réapparition de cet antigène fœtal dans le sang de l'adulte a été mise en relation avec la présence de cancer primitif du foie dans une proportion importante : 50 à 60 % en France, 30 % dans les pays anglo-saxons, 80 % en Afrique noire.
    Chez la femme enceinte, le dosage de l'alpha-fœtoprotéine ou AFP se fait dans le cadre du diagnostic prénatal (DP) et permet de dépister éventuellement une anomalie chromosomique comme la trisomie 21 si le taux d'AFP est trop bas, ou des pathologies comme la non fermeture du tube neural, un spina bifida, une anencéphalie, s'il est très élevé (au moins 2,5 fois supérieur à la normale).

* L'œstriol :  N. m.  * œstro : du grec oistros [œstr(o)-], fureur, relatif à l’œstrus, modifications du vagin et de l’utérus sous l’influence des hormones ovariennes ; * gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre. 
    En fait, il y a plusieurs œstrogènes. Ce sont des hormones synthétisées à partir du cholestérol et produites par la thèque interne et la granulosa du follicule ovarien. La plus active des hormones de type œstrogènes est l'œstradiol. Leur action s'effectue essentiellement sur la prolifération des cellules de l'endomètre (revêtement interne de l'utérus), mais aussi sur les glandes du col de l'utérus et sur le métabolisme des glucides et des lipides. Au moment de la puberté, les œstrogènes sont responsables de l'apparition des caractères sexuels secondaires féminins.
    En biochimie, les œstrogènes sont classés parmi les phénolstéroïdes. Syn. : Estrogènes. En pharmacologie, les œstrogènes de synthèse sont utilisés pour lutter contre l'ostéoporose chez les femmes ménopausées, sous forme d'injections ou de produits transdermiques (gels ou patches), mais aussi pour la contraception. Voir œstroprogestatifs.
    L'œstrone ou estrone ou folliculine est la plus anciennement connue du groupe des œstrogènes ; elle résulte d'une oxydation de l'œstradiol.
    Autre œstrogène : l'œstriol ou corps de Marrian, que l'on trouve dans l'urine et qui est un autre dérivé de l'oxydation de l'œstradiol. L'œstriol est plus abondant dans l'urine pendant la première partie du cycle, et on l'utilise, associé à la progestérone, dans le TSH (traitement substitutif hormonal) de la ménopause. Syn. : Estriol. Un taux anormalement bas d'œstriol peut être caractéristique d'une trisomie 21 chez le fœtus.
    Ces résultats sont traités par un logiciel et, une probabilité supérieure à 1 / 250, associée à une clarté nucale supérieure à 3 mm (on tient compte aussi de l'âge de la femme) font que les médecins vont proposer une amniocentèse à la femme enceinte qui aurait de tels résultats. À noter qu'il existe des faux positifs : environ 5% chez les femmes de moins de 35 ans et jusqu'à 6,5% chez celles de moins de 38 ans.        Haut de page

Triplocorie
Ophtalmologie  -  [Angl. : Triplokoria]   N. f.  * triplo : du latin triplus , constitué de trois éléments ; * corie : du grec korê [-cori(o), -corie], pupille. 
    La polycorie est la présence, dans le même œil, de deux ou plusieurs pupilles. Il s'agit le plus souvent de petites perforations dans le voile irien (iris) qui ne gênent pas la vision. On les appelle perforations pupilliformes de l'ris, ou pupilles accessoires et on nomme aussi cette anomalie : paracorie. Dans certains cas, on observe une diplocorie (deux pupilles dans le même œil), ou une triplocorie (3 pupilles).       Haut de page

Triploïde   Triploïdie
Génétique  -  [Angl. : Triploid, Triploidy]   N. f.  * triplo : du latin triplus , constitué de trois éléments ; * ploïdie : d’après diplo-, double, polyplo- signifie plusieurs (en trop) et du grec eidos [-ide, -idie], apparence. 
    La triploïdie est le fait, pour un être vivant, de posséder 3 fois les mêmes chromosomes, c'est-à-dire qu'il a 3n chromosomes au lieu du nombre normal qui est 2n. Cette mutation est létale (elle entraîne la mort simultanée de l'embryon). Les individus normaux sont diploïdes (2n chromosomes), mais il existe des mutations ou accident lors de la méiose, qui donnent naissance à des cellules haploïdes (n chromosomes) ou polyploïdes (plusieurs lots complets de chromosomes). Un individu triploïde est atteint de triploïdie et a 3n chromosomes.       Haut de page

Trisomie   Trisomique Génétique  - 
[Angl. : Trisomy, Trisomic]   N. f.  * tri : du latin et du grec tri, trois ; * somie : du grec sôma [somato-, -some, -somie], corps. 
    Anomalie chromosomique se traduisant par la présence d'un chromosome surnuméraire sur une paire de chromosomes. Les conséquences sont graves ou létales. Plusieurs cas de trisomies sont connus dans l'espèce humaine. Elles peuvent affecter les gonosomes (chromosomes sexuels, n° 23) ou les autosomes, chromosomes non sexuels, n° 1 à 22.  Trisomique : adj. Etat d'un individu qui est atteint de trisomie.        Haut de page

Trisomie 21
Génétique  -  [Angl. : Trisomy 21]   N. f.  * tri : du latin et du grec tri, trois ; * somie : du grec sôma [somato-, -some, -somie], corps. 
    Anomalie chromosomique se traduisant par la présence d'un chromosome surnuméraire sur la paire de chromosomes n° 21. Cette affection est aussi appelée mongolisme ou Syndrome de Down, du nom du médecin britannique Langdon Down qui le premier, a décrit les similarités typiques de ces personnes dans un article publié en 1866.
    La trisomie est indiscutablement liée à l'âge de la mère. On a constaté que la fréquence des trisomies 21 est de 1/700 pour la population, mais qu'elle s'élève à 1/12 si la mère a 45 ans ou plus. Les enfants atteints présentent de nombreuses anomalies et la mortalité est importante au cours de la première année.
- La tête est ronde et petite,
- les oreilles ovales et placées en position basse,
- les yeux souvent obliques et bridés,
- le nez petit et aplati.
- Les mains sont courtes et les muscles présentent une faible tonicité.
- Leur croissance est lente et le retard mental peut aller du handicap léger à l'arriération profonde. 

Le diagnostic de la trisomie 21 s'effectue toujours par amniocentèse ou prélèvement de sang fœtal dans le cordon, puis caryotype.
    On pratique maintenant le triple test ou tri-test ou test HT21, qui est une recherche faite dans un laboratoire d'analyses biochimiques et médicales, portant sur les dosages de 3 marqueurs sériques présents dans le sang maternel : l'HCG, l'alpha-fœtoprotéine et l'œstriol. Il doit être fait entre la 14e et la 18e SA (semaine d'aménorrhée, donc de grossesse). Ces tests biologiques sont généralement associés à la mesure par échographie de la clarté nucale. Le but de ces examens est la détermination, pour une femme enceinte, du risque exprimé en pourcentage, d'avoir un enfant atteint de T21 (trisomie 21 ou mongolisme).
    Une nouvelle technique, non invasive pour le fœtus est en train de voir le jour : prélèvement de sang maternel puis isolement des cellules fœtales. Une sonde fluorescente (technique d'hybridation in situ par fluorescence) permet ensuite de repérer la présence d'un troisième chromosome 21 dans ces cellules fœtales.  Caryotype d'un garçon atteint de trisomie 21       Haut de page

Trithérapie
Pharmacologie  -  [Angl. : Tritherapy]   N. f.  * tri : du latin et du grec tri, trois ; * thérapie : du grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie], soigneur, soigner. 
    Une trithérapie est un traitement pharmaceutique qui fait appel à l'association de trois médicaments. Dans la lutte contre les infections bactériennes, on a souvent prescrit des associations d'antibiotiques, chacun aux doses recommandées lors de l'AMM (autorisation de mise sur le marché), ce qui a pour effet d'augmenter le spectre bactéricide (effet positif), mais aussi d'augmenter les effets secondaires.
    On tend aujourd'hui à trouver des antibiotiques à spectre plus large, qui permettront le retour à des monothérapies aux effets indésirables mieux contrôlables. Dans le traitement des maladies virales (hépatite C, SIDA par exemple), on est passé, pour des raisons d'efficacité d'une monothérapie (au début : l'interféron) à des bithérapies puis à des trithérapies associant 2 ou 3 médicaments. Actuellement, on parle de polythérapies lorsqu'on utilise un nombre plus important de médicaments (molécules actives).      Haut de page

Tritronculaire    Pontage tritronculaire    Stenting tritronculaire
Chirurgie cardiaque et vasculaire  -  [Angl. : Tritruncular,  Tritruncular bridging or by-pass, tritruncular stenting].   Adj.  * tri : du latin et du grec tri, trois ; * tronc : du latin truncus [tronc, troncul(o)-], tronc d’un arbre ou corps humain considéré sans sa tête ni ses membres ; * ulaire : du latin ulus, a, um [-ule, -ulaire], suffixe diminutif.
   Les artères du cœur ou artères coronaires, sont au nombre de trois : deux du côté gauche qui naissent d'un tronc commun et une du côté droit, la coronaire droite. Lorsque les trois axes coronaires sont malades (rétrécissement ou occlusion), on parle d'atteinte tritronculaire ; lorsque l'origine des artères du côté gauche est atteinte, on parle de sténose du tronc commun. Une sténose du tronc commun peut être associée à des lésions monotronculaires, bitronculaires ou tritronculaires.

   Deux types de techniques peuvent être utilisées pour rétablir une circulation dans le réseau coronaire : soit l'angioplastie ou dilatation par ballonnet de l'artère sténosée, avec éventuellement pose d'un ou plusieurs stents ; soit un pontage des artères par chirurgie : dérivation de la circulation par un, deux ou trois pontages réalisés avec des fragments de la veine saphène.  Irrigation du cœur : les artères coronaires      Haut de page