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Dernière modification : 4-12-2018

Ur(o)-, -urèse - -urétique,  -urie, -urique, urin(o)-     Du grec oûron : urine. Autre étymologie de ces éléments : du latin populaire aurina, déformation de urina, d'après aurum, or.


Urate - Uratémie - Uraturie - Ureaplasma urealyticum - Uréase - Urée - Uréique - Urémie - Urémie aigüe - Urémie chronique - Urémigène - Urémique - Uréogenèse - Uréopoïèse - Uréopoïétique - Urinaire - Urinal - Urine - Uriner - Urineux - Urinifère - Urinomètre - Urobiline - Urobilinémie - Urobilinogène - Urobilinogénémie - Urobilinogénurie - Urobilinurie - Urochrome - Urochromogène - Uroculture - Urocytogramme - Urodensimètre - Urodynie - UrogénitalUrogramme - Urographie - Urokinase - Urolagnie - Urolagnique - Urolithe - Urolithiase - Urologie - Urologiste - Urologue - Uromètre - Uropathie - Urophile - Urophilie -

Les termes suivants ont déjà été décrits sur d'autres pages. Les liens renvoient donc directement à ces descriptions. 

Acétonurie - Acholurie - Achromaturie - Acidaminurie - Acide urique - Acidurie - Acidurie arginosuccinique - Acidurie hydroxybutyrique - Acidurique - Albuminurie - Albuminurique - Albumosurie - Alcaptonurie - Alcaptonurique - Alcoolurie - Aldostéronurie - Aminoacidurie - Aminosurie - Aminurie - Amylasurie - Amylasurique - Amylurie - Anazoturie - Anischurie - Anisurie - Anurie - Anurie excrétrice - Anurie sécrétoire - Azoturie - Bacillurie - Bactériurie - Bradyurie - Calciurie - Chromaturie - Chylurie - Créatininurie - Créatinurie - Dextrinurie - Dextrosurie - Dysurie - Dysurique - Diurèse - Diurétique - Epreuve de fructosurie provoquée - Folliculinurie - Fructosurie essentielle - Galactosurie - Galacturie - Glucidurie - Glycosurie - Hématurie - Hydaturie - Hydroxyprolinurie - Hyperuricémie - Hyperuricurie - Hypoazoturie - Hypochlorurie - Hypocholurie - Hypomagnésurie - Hyponatriurie - Hyponatrurie - Hypophosphaturie - Hyposthénurie - Inositolurie - Inositurie - Ischurie - Kaliurèse - Kaliurie - Lactacidurie - Leucocyturie - Lipacidurie - Lipasurie - Lipidurie - Lipurie - Mucinurie - Myoglobinurie - Natriurèse - Natriurétique - Natriurie - Natrurie - Nycturie - Oligurie - Opsiurie - Phénylcétonurie - Pléiochlorurie - Pollakiurie - Pollakiurie diurne - Pollakiurie nocturne - Pollakiurie permanente - Polyurie - Porphyrinurie - Protéinurie - Protidurie - Purpurinurie - Pyurie - Saccharosurie - Sidérurie - Triméthylaminurie - Uraturie - Virurie - Zincurie


Urate   Uratémie   Uraturie   Uréase
Biochimie, hématologie, néphrologie, urologie, médecine biologique  -  [Angl. : Urate, Uratemia, Uraturia, Urease]   N. f.  * uro : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * -ate : du suffixe -ate qui, en chimie, signifie : sel de…. 
    Les urates sont en réalité des sels de l'acide urique.  * acide : du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante ; * uro, urique : du grec oûron [uro-, -urie, -urique], urine.  L'acide urique  est un acide organique azoté (C5H4O3N4), dont on trouve de petites quantités  (environ 700 mg/L) dans l'urine. C'est l'un des résidus de la dégradation des nucléoprotéines. Le sang en contient aussi, mais beaucoup moins (40 à 60 mg/L).
    L'hyperuricémie (trop d'acide urique dans le sang) peut provoquer la lithiase urique et la goutte. Cette dernière fait partie de la grande famille des maladies rhumatismales. Elle se caractérise par la formation de dépôts d'acide urique sur les articulations, généralement chez les hommes dans la quarantaine et débute souvent au gros orteil. Les crises durent entre quatre et dix jours et tendent à gagner d'autres articulations. Les douleurs sont très intenses, l'articulation est gonflée, rouge, chaude et enfin, la peau est luisante. Les urates, sels de l'acide urique, sont des formes d'élimination de l'acide urique et donc des composants essentiels de l'urine, mais aussi des calculs ou des concrétions goutteuses.
    L'uratémie
(du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang) est la présence d'urates dans le sang, alors que l'uraturie est la présence d'urates dans l'urine. Les valeurs normales de l'uraturie sont comprises entre 0,3 et 0,6 g/24 heures.
    L'uréase (du suffixe -ase, -asie, qui signifie enzyme, synonyme de diastase) est une enzyme qui est capable de dissocier la molécule d'urée (avec intervention d'une molécule d'eau) en ammoniac et en anhydre carbonique (ou dioxyde de carbone), selon la réaction : CO(NH2)2 + H20 ------> CO2 + 2 NH3.     Schéma de la molécule d'acide urique          Haut de page

Ureaplasma urealyticum
Bactériologie, médecine biologique  -  [Angl. : Ureaplasma urealyticum]   N. m.  * urea : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * plasma : du grec plasma [plasmo-,  -plasme, plasmatique], ouvrage façonné ; en biologie : se rapporte au liquide sanguin ou intracellulaire ; lyticum : du grec lusis [lys(o)-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique, -lysine], dissolution. 
    Ureaplasma urealyticum est l'ancien nom d'une bactérie responsable d'urétrites  (inflammation de l'urètre) et d'inflammations génitales, qui fait partie des bactéries du genre Mycoplasma. Cette bactérie a été renommée Mycoplasma T (la lettre T venant de l'anglais "tiny" qui signifie "petit". Cette bactérie Gram- est capable d'hydrolyser l'urée, ce qui lui a valu son nom d'urealyticum (= qui lyse l'urée).          Haut de page

Urée   Uréogenèse   Uréopoïèse   Uréopoïétique   Uréique
Biochimie, hématologie, néphrologie, urologie, médecine biologique  -  [Angl. : Urea, Ureogenesis, Ureopoiesis, Ureopoietic, Ureal]   N. f.  * urée : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine. 
    L'urée est une substance azotée, de formule CO(NH2)2, qui est le produit ultime du catabolisme des protéines alimentaires ou constitutives des tissus humains.  C'est une substance incolore, inodore, qui cristallise en prismes quadratiques brillants. L'urée a la particularité d'être très soluble dans l'eau : une partie d'urée se dissout dans une partie d'eau froide. Cette propriété en fait pour l'organisme et le rein, le déchet idéal, facile à éliminer.
    Poids moléculaire : 60 ; calcul : C = 12, O = 16, 2N = 2×14 = 28, 4H = 4×1= 4 ; 12 + 16 + 28 + 4 = 60. Pour la conversion des g/L en mmol/L : soit mmol/L × 0,06 = g/L, soit g/L × 16,67 = mmol/L.
    Les valeurs normales de l'urémie ou quantité d'urée dans le sang (on parle souvent d'azotémie) chez le sujet à jeun sont comprises entre
    * 0,25 à 0,30 g.L pour l'adulte jeune
    * 0,10 à 0,25 chez le nourrisson et le jeune enfant
    * 0,40 à 0,50 g/L chez les personnes âgées.

    L'urée est fabriquée par le foie : c'est l'uréogenèse (du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre) ou uréopoïèse (du grec poiein [-poïèse, -poïétique], faire, fabriquer). Elle est éliminée par les reins, seuls organes du corps capables de la concentrer, et ses valeurs sanguines vont essentiellement dépendre du fonctionnement de ces deux organes. Le taux d'urée sanguine dépendant aussi de la quantité d'urée à éliminer et de sa réabsorption au niveau des néphrons, il vaut mieux le comparer à celui de la créatine (créatininémie) qui est indépendant de l'alimentation et du catabolisme protéique.
    Sans trop entrer dans les détails, on peut considérer que l'hypoazotémie (urémie ou azotémie insuffisante, parfois inférieure à 0,10 g/L) dans les affections sévères hépatiques, dans lesquelles la fonction uréopoïétique du foie est insuffisante, mais aussi de façon presque "normale" en fin de grossesse et dans les régimes trop pauvres en azote. L'hyperazotémie (urémie ou azotémie excessive, parfois supérieure à 1, 2, 3 voire 5 g/L) est souvent caractéristique des néphrites chroniques ou aigües, mais peut aussi apparaître lors d'une alimentation trop riche en viandes, dans l'oligurie (trop peu d'urine) ou l'anurie (suppression totale des urines), entre autres.
    Adj. uréique : qui se rapporte à l'urée ou qui en a la nature. Schéma de la molécule d'urée         Haut de page

Urémie   Urémie aigüe   Urémie chronique   Urémigène   Urémique
Hématologie, néphrologie, urologie, médecine biologique  -  [Angl. : Uremia, Acute uremia, Chronic uremia, Uremigenic, Uremic]   N. f.  * uro : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang. 
    L'urémie (on parle aussi d'azotémie) qualifie un ensemble de manifestations toxiques, résultant d'un taux trop élevé d'urée (mais aussi d'autres substances azotées) dans le sang. Il s'agit d'une conséquence d'une pathologie (insuffisance) rénale qui n'élimine plus cette molécule, normalement présente en faible quantité dans le sang : valeurs normales comprises entre 0,25 et 0,45 g/L ou entre 3,3 et 6,6 mmol/L de sang.
    Ces valeurs sont un peu plus élevées chez les personnes consommant beaucoup de protéines et ne buvant pas suffisamment d'eau. Les médecins biologistes ont constaté que l'urémie est élevée en cas d'insuffisance rénale (*), alors qu'elle est anormalement basse en cas d'insuffisance hépatique (**) grave. Les urologues et hématologues distinguent des formes aigües d'urémie et des formes chroniques.
    Les symptômes caractéristiques sont, parmi d'autres : des nausées et vomissements, l'haleine et la sueur qui ont une odeur d'urine, des maux de tête (céphalées), des convulsions, parfois un coma. Adj. : urémique, qui concerne l'urémie. Ex. le coma urémique qui caractérise l'insuffisance rénale non soignée, en phase terminale. Urémigène : qualifie ce qui provoque une manifestation urémique, notamment une variété de néphrite chronique dont l'évolution conduit inéluctablement à l'urémie.

(*) L'insuffisance rénale se traduit par une mauvaise élimination au niveau des reins des molécules plus grosses que l'urée : polypeptides, créatinine, acide urique ...
(**) L'insuffisance hépatique perturbe la transformation des corps azotés complexes en molécules plus simples dont les derniers termes sont les acides aminés et l'urée.            Haut de page

Urinal
Néphrologie urologie
  -  [Angl. : Urinal]   N. m.  * urinal : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine. 
    Communément appelé "pistolet", l'urinal est un récipient à col incliné, qui permet à un malade de sexe masculin d'uriner en position couchée. Il existe aujourd'hui des modèles antireflux. Il existe aussi un urinal pour femmes, mais il s'agit là d'un récipient muni de deux canules et d'un robinet.          Haut de page

Urine   Urinaire   Uriner   Urineux
Néphrologie urologie, médecine biologique
  -  [Angl. : Urine, Urinary, Urinous]   N. f.  * urine : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine.  Schéma de l'appareil urinaire 
    En plus du dosage des éléments organiques et minéraux, on pratique parfois un ECBU (examen cytobactériologique des urines). Comme pour les matières fécales, pisser ou uriner est une fonction vitale, car l'urine (ou la pisse, mais ce mot a lui aussi une connotation triviale) contient un nombre important de substances toxiques (urée, créatinine, acide urique, médicaments entre autres) qu'il convient absolument d'éliminer. La preuve en est qu'en cas de blocage rénal, ces substances toxiques demeurent dans le sang et l'hémodialyse (filtration artificielle du sang) devient indispensable 2 à 3 fois par semaine.

Comment ça marche ?
    Sur le schéma d'une coupe sagittale d'un rein, on peut suivre le trajet de l'urine. Coupe sagittale d'un rein  Le sang arrive par l'artère rénale qui se ramifie progressivement pour former les glomérules, capillaires pelotonnés au nombre de plus d'un million par rein. Le processus de filtration commence dans une structure appelée néphron Schéma et fonctionnement d'un néphron  et aboutit après plusieurs étapes, à l'urine définitive. Chaque néphron se projette dans un tube collecteur ; plusieurs tubes collecteurs forment une pyramide dont le sommet débouche dans un calice.
    L'urine passe maintenant dans le bassinet puis l'uretère et aboutit dans la vessie où elle est stockée. Schéma de la vessie  La vessie est un réservoir musculomembraneux, situé entre les uretères venant des reins et l'urètre qui permet d'expulser l'urine qu'elle contient. Située dans le petit bassin où elle est maintenue par des ligaments, elle n'a pas plus de 3 cm de diamètre quand elle est complètement vide. Par contre, quand elle est pleine, elle peut remonter presque jusqu'à l'ombilic et sa paroi postérieure est proche du rectum chez l'homme, du vagin et de l'utérus chez la femme.  Urographie : les voies urinaires  
    Le péritoine recouvre sa face postérieure et la partie supérieure des faces latérales en formant des culs-de-sac qui la séparent en arrière du rectum (cul-de-sac de Douglas) et, sur les côtés, des parois latérales de l'excavation pelvienne. 
    À l'intérieur, elle est tapissée par une muqueuse plissée, dont les plis disparaissent par la distension due au remplissage. Chez les personnes âgées ou souffrant d'hypertrophie prostatique, il n'est pas rare que la muqueuse présente des structures en colonnes ou en cellules, dues au développement progressif de la couche musculaire placée immédiatement sous la muqueuse.

    Très richement vascularisée par un important réseau de veines, la vessie comprend une couche de muscles lisses dont la commande est indépendante de notre volonté. Lors d'une endoscopie vésicale, on aperçoit, dans la partie basse et sur la face arrière, 2 orifices latéraux (ceux des uretères) et un peu plus bas en avant, l'orifice de l'urètre. Ces trois orifices forment une surface triangulaire que l'on appelle le trigone. À noter que l'orifice de l'urètre, qui correspond au col de la vessie, a la forme d'une fente transversale dont la lèvre inférieure peut s'hypertrophier chez les personnes âgées et gêner la miction (expulsion de l'urine) ou l'introduction d'une sonde.
    En arrière du trigone, la vessie présente une excavation ou bas-fond qui peut se déprimer de façon importante chez les vieillards qui ont une hypertrophie de la prostate. Dans cette zone où l'urine est mal évacuée et stagne, des corps étrangers ou/et des calculs peuvent se déposer.

Pourquoi l'envie de pisser ? Dès que le remplissage de la vessie atteint un certain niveau (environ 250 cm3 chez l'homme, un peu plus chez la femme), l'envie d'uriner se fait sentir, mais cette quantité est très variable en cas de pathologies vésicales : de quelques cm3 dans les inflammations de la vessie jusqu'à la vessie constamment pleine (plusieurs litres !) dans les hypertrophies prostatiques.
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Urinifère
Néphrologie urologie
  -  [Angl. : Uriniferous]   N. m.  * urino : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * fère : du latin ferre [-fère], porter ; a pris aussi le sens de transporter, conduire. 
      Un tube urinifère est un tube qui conduit l'urine. Les uretères et l'urètre sont des tubes urinifères, mais cette appellation est plutôt utilisée pour désigner les tubes très fins qui appartiennent aux néphrons, unités de filtration du rein.        Haut de page

Urobiline   Urobilinurie   Urobilinémie   Urobilinogène   Urobilinogénémie   Urobilinogénurie
Néphrologie urologie, médecine biologique
  -  [Angl. : Urobilin, Urobilinuria, Urobilinemia, Urobilinogen, Urobilonogenemia, Urobilinogenuria]   N. f.  * uro : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * biline : du latin bilis [bile, -bilie, -biliaire, -biline], liquide jaunâtre sécrété par le foie ; relatif à la bile. 
    L'urobiline est un produit dérivé de la bilirubine hépatique (elle-même provenant de l'hémoglobine des hématies) et constitue l'un des deux principaux colorants de l'urine (l'autre est l'urochrome). Dans l'urine ce pigment se présente en fait sous deux formes : une forme réduite ou urobilinogène (du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre) et une forme oxydée ou urobiline.
    Les variations physiologiques de l'urobiline dans l'urine (ou urobilinurie) sont importantes sur 24 heures, car le taux d'urobiline varie énormément en fonction de la sécrétion biliaire. La présence d'urobiline est normale dans l'urine, alors qu'elle est pathologique dans le sang : c'est l'urobilinémie (du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang)
    A noter enfin que l'on appelle urobilinogénémie la présence (ou le taux) d'urobilinogène dans le sang, caractéristique de certaines pathologies hépatiques ou d'une hémolyse, et urobilinogénurie la présence ou le taux d'urobilinogène dans l'urine, elle aussi plus élevée que la normale lors de certaines pathologies hépatiques.         Haut de page

Urochrome   Urochromogène
Néphrologie urologie, médecine biologique  -  [Angl. : Urochrome, Urochromogen]   N. f.  * uro : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * chrome : du grec khrôma, khrômatos [chroma-, chromato, chromo], couleur, mais aussi relatif au chrome. 
    L'urochrome est l'un des deux principaux pigments de l'urine (l'autre est l'urobiline). De couleur jaunâtre, l'urochrome provient de la dégradation de la bile et on en retrouve essentiellement dans l'urine et dans l'intestin. Ce pigment jaune résulte d'une série de réactions, dont l'oxydation totale de l'urochromogène.       Haut de page

Uroculture
Néphrologie urologie, médecine biologique
  -  [Angl. : Urine culture]   N. f.  * uro : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * culture : du latin cultura [-culteur, -culture], culture, qui cultive. 
    Une uroculture consiste à prélever l'urine d'un sujet de façon stérile (très important) puis à en étaler quelques gouttes dans une boîte de Pétri, contenant un milieu de culture approprié. Le but est, après quelques jours en étuve, d'observer et de déterminer les différentes souches de microorganismes qui se sont développées.
    En cas de souches pathogènes difficilement identifiables, d'autres examens peuvent s'avérer nécessaires, y compris un antibiogramme.         Haut de page

Urocytogramme
Néphrologie urologie, médecine biologique  -  [Angl. : Urocytogram]   N. m.  * uro : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * cyto : du grec kutos [cyto-, -cyte], cellule ; * gramme : du grec gramma, [-gramme], lettre, écriture et par extension, enregistrement écrit.
    L'urocytogramme est le résultat de l'analyse cytologique du sédiment des urines. Cet examen est pratiqué pour la détermination de certaines anomalies ou pathologies, dont la puberté précoce chez la jeune fille, la présence d'une hyperplasie, par exemple.            Haut de page

Urodynie
Néphrologie urologie, algologie  -  [Angl. : Urodynia]   N. f.  * uro : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * odynie : du grec odunê [-odynie], douleur. 
    Une urodynie est une douleur ressentie à la miction, quelles qu'en soient les causes et l'intensité. Cette pathologie doit immédiatement conduire à une consultation médicale, car il pourrait s'agir d'une MST (maladie sexuellement transmissible).            Haut de page

Urogénital
Néphrologie urologie, andrologie, gynécologie obstétrique
  -  [Angl. : Urogenital]   Adj.  * uro : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * génital : du latin genitalis, de genitum, genere [génit(o)-, -génital], engendrer.
    Qui se rapporte en même temps à l'appareil urinaire et à l'appareil génital. Ex. les maladies urogénitales, l'appareil urogénital etc. On écrit aussi uro-génital.      Haut de page

Urographie   Urogramme
Néphrologie urologie, imagerie médicale et interventionnelle
  -  [Angl. : Urography, Urogram]   N. f.  * uro : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire. 
    Examen radiologique destiné à visualiser l'appareil urinaire (en fait ses cavités et la lumière des conduits) grâce à un produit radio-opaque. Il existe plusieurs techniques, utilisant soit l'injection du produit de contraste par intraveineuse, soit par un cathéter introduit par l'urètre et pouvant être conduit, selon les besoins, jusque dans le bassinet. Un urogramme est un cliché obtenu par urographie.          Haut de page

Urokinase
Endocrinologie et métabolismes, cancérologie oncologie  -  [Angl. : Urokinase]   N. f.  * uro : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * kiné : du grec kinêsis [kin-, kinési-, kinési(o)-, -kinésie], mouvement ; * ase : du suffixe -ase, qui signifie enzyme, synonyme de diastase. 
    L'urokinase est une molécule qui a plusieurs fonctions. Normalement présente dans l'urine humaine, cette enzyme active la fibrinolyse (destruction des longues molécules de fibrine) et est, de ce fait, utilisée comme traitement thrombolytique (pour détruire les thromboses ou caillots sanguins), notamment dans le traitement de l'embolie pulmonaire. On sait maintenant que l'urokinase est aussi fabriquée, de façon massive, par les cellules cancéreuses.
    L'urokinase détruit progressivement les cellules environnantes de la tumeur qui sont ainsi facilement remplacées par les cellules cancéreuses.
    Dans une publication du 15/01/2003, des chercheurs américains du Maryland annoncent avoir modifié génétiquement le bacille du charbon Bacillus anthracis, pour qu'il cible son action sur les cellules productrices de l'urokinase, c'est-à-dire les cellules cancéreuses.
  "Inoculé à des souris atteintes de tumeur, le bacille s'est attaqué aux cellules cancéreuses sans toucher aux cellules normales. Douze heures après le premier traitement, elles avaient commencé à disparaître. La taille des tumeurs s'est, de plus, résorbée de 65 à 92%. Après deux traitements, 88% des fibrosarcomes et 17% des mélanomes, types de tumeurs, ont disparu. Shihui Liu et Stephen Leppla, qui publient les résultats de leurs travaux dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS) du 13 janvier, estiment que ce bacille du charbon modifié a moins d'effets indésirables que les traitements actuels contre le cancer. Reste à voir maintenant s'il agira de même chez l'homme".
    Autre dénomination de l'urokinase : CY 115A.         Haut de page

Urolagnie    Urolagnique
Psychologie, psychiatrie  -  [Angl. : Urolagnia, Urolagnic]   N. f.  * uro : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * lagnie : du grec lagneia, as [-lagnie], débauche. 
    L'urolagnie ou ses synonymes urophilie (du grec philos [phil(o)-, -phile, -philie], ami, qui aime), ondinisme (du latin unda [onde, ondin, ond(o)-], eau courante, parfois associée à l'urine), douche dorée (angl. golden rain), est une excitation sexuelle liée à l'urine, qu'il s'agisse de la miction (c'est le fait d'uriner), de la vue de l'urine, de son odeur, de la vue d'une personne en train d'uriner ou même du fait d'éprouver le besoin de se faire arroser d'urine pour atteindre l'orgasme. Son potentiel érogène est dû au grand nombre de tabous qu'elle transgresse.
    L'urolagnie est une paraphilie (on connaît mieux les expression "déviation sexuelle" ou "perversion"), c'est-à-dire une attirance ou une pratique sexuelle qui diffère de ce qui est considéré comme "normal". Dans certains pays, une paraphilie - on en connaît actuellement plus de 400 - peut être considérée comme un délit, voire un crime sexuel lorsqu'elle est pratiquée avec des mineur(e)s ou des personnes non consentantes.
    L'urolagnie ou urophilie ou ondinisme est en fait l'érotisation excessive des fonctions urinaires. Lorsqu'il s'agit d'uriner dans la bouche d'une autre personne, la limite avec le sadomasochisme (SM) n'est pas loin. Dans cette déviation figure également le fantasme de la couche qu'un(e) adulte se fait placer par une autre personne. Le fait d'uriner dans cette couche et d'en ressentir la chaleur dans le bas-ventre peut aller jusqu'à provoquer un orgasme.
    L'adjectif urolagnique caractérise ce qui se rapporte à l'urolagnie. Exemple : une complicité urolagnique qui lie deux ou plusieurs partenaires.         Haut de page

Urolithiase   Urolithe
Urologie, imagerie médicale  -  [Angl. : Urolithiasis, Urolith]   N. f.  * uro : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * lith : du grec lithos [-lithe, ou -lite, -lithique, lith(o)-, -lithiase], pierre ; * iase : du grec iasis, guérison ; en médecine, le suffixe -iase est utilisé pour désigner un état pathologique. 
    L'urolithiase ou lithiase urinaire se forme par cristallisation d'un ou plusieurs composants de l'urine. Parmi les plus fréquents : l'oxalate de calcium et le phosphate de calcium. L'urée peut aussi plus rarement former des calculs ou urolithes. Les traitements sont variables en fonction de la nature et de la taille des calculs : médicaments pour les dissoudre, sonde avec pince ou panier introduits par les voies naturelles pour les capturer et les extraire.
    Chez certains patients, on a trouvé des calculs si gros qu'ils occupaient tout le bassinet. Une forme plus rare de lithiase : la formation ou la présence de calcul(s) dans l'urètre : c'est la lithiase urétrale. Un certain nombre de lithiase urinaires peuvent être traitées par lithotritie.  Schéma de l'appareil urinaire           Haut de page

Urologie   Urologue   Urologiste
Néphrologie urologie
  -  [Angl. : Urology, Urologist]   N. f.  * uro : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    L'urologie est la partie de la médecine qui étudie l'anatomie, les pathologies et les traitements de l'appareil urinaire. Le médecin spécialiste est un urologue ou urologiste. Par extension, l'urologue est aussi spécialisé dans l'appareil urogénital de l'homme.           Haut de page

Uromètre   Urinomètre   Urodensimètre
Néphrologie urologie
  -  [Angl. : Urometer]   N. m.  * uro : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * mètre : du grec metron, [-mètre, métr(ie)], mesure. 
    Appareil portable permettant de mesurer la densité de l'urine, également appelé urinomètre, urodensimètre. C'est une tige de verre calibrée et plombée qui, plongée dans l'urine subit une poussée verticale de bas en haut, proportionnelle au volume déplacé. La lecture de la densité se fait sur la tige calibrée, à la jonction de la surface du liquide. 
    On donne aussi le nom d'uromètres aux appareils servant à mesurer le taux d'urée dans l'urine. Ces appareils sont proches des aréomètres et ressemblent au densimètre de Rousseau.        Haut de page

Uropathie
Néphrologie urologie  -  [Angl. : Uropathy]   N. f.  * uro : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel. 
    Terme générique désignant toute affection de l'appareil urinaire et/ou de la composition de l'urine, c'est-à-dire tout ce qui touche à l'urologie et à la néphrologie. La lithiase rénale est une uropathie, au même titre que la présence de sang dans les urines, les sténoses des voies urinaires etc.              Haut de page

Urophilie   Urophile
Psychologie, psychiatrie  -  [Angl. : Urolaphilia, Urophilic]   N. f.  * uro : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * philie, phile : du grec philos [phil(o)-, -phile, -philie], ami, qui aime. 
    L'urophilie ou ses synonymes urolagnie (du grec lagneia, as [-lagnie], débauche), ondinisme (du latin unda [onde, ondin, ond(o)-], eau courante, parfois associée à l'urine), douche dorée (angl. golden rain), est une excitation sexuelle liée à l'urine, qu'il s'agisse de la miction (c'est le fait d'uriner), de la vue de l'urine, de son odeur, de la vue d'une personne en train d'uriner ou même du fait d'éprouver le besoin de se faire arroser d'urine pour atteindre l'orgasme. Son potentiel érogène est dû au grand nombre de tabous qu'elle transgresse.
    L'urophilie est une paraphilie (on connaît mieux les expression "déviation sexuelle" ou "perversion"), c'est-à-dire une attirance ou une pratique sexuelle qui diffère de ce qui est considéré comme "normal". Dans certains pays, une paraphilie - on en connaît actuellement plus de 400 - peut être considérée comme un délit, voire un crime sexuel lorsqu'elle est pratiquée avec des mineur(e)s ou des personnes non consentantes.
    L'urophilie ou urolagnie ou ondinisme est en fait l'érotisation excessive des fonctions urinaires. Lorsqu'il s'agit d'uriner dans la bouche d'une autre personne, la limite avec le sadomasochisme (SM) n'est pas loin. Dans cette déviation figure également le fantasme de la couche qu'un(e) adulte se fait placer par une autre personne. Le fait d'uriner dans cette couche et d'en ressentir la chaleur dans le bas-ventre peut aller jusqu'à provoquer un orgasme.
    L'adjectif urophile caractérise une personne qui pratique l'urophilie.        Haut de page