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Dernière modification : 5-03-2020

Vertige, vertig(o)-     Du latin vertigo [vertig(o)-, vertige], de vertere, tourner. Après le XVIIe s., le mot vertige désigne l'impression par laquelle une personne croit être animée d'un mouvement circulaire et qui s'accompagne souvent de troubles de l'équilibre. "Vertige" s'emploie également pour parler de l'impression angoissante de chute que certaines personnes éprouvent au-dessus du vide.


Vertige - Vertige auriculaire - Vertige de Ménière - Vertige de position - Vertige de position de type I - Vertige de position de type II - Vertige épileptique - Vertige labyrinthique - Vertige méniérique - Vertige paroxystique - Vertige positionnel paroxystique bénin - Vertige rotatoire - Vertige toxique - Vertigineux -

Vertige   Vertige paroxystique   Vertige rotatoire   Vertigineux
Ophtalmologie, neurologie, otologie, myologie  -   [Angl. : Vertigo, Paroxysmal vertigo, Rotatory vertigo, Vertiginous]   N. m.  * vertige : du latin vertigo [vertig(o)-, vertige], de vertere, tourner. 
    Le mot vertige peut prendre des sens différents en fonction du contexte dans lequel il est utilisé.
* Le vertige en altitude est la peur, le malaise ressenti au-dessus du vide et qui se traduit généralement par des pertes de l'équilibre.
* En médecine, le vertige rotatoire (du latin rotare, tourner) correspond à des troubles de la fonction d'équilibration vestibulaire (le vestibule de l'oreille interne). Il se traduit par des impressions erronées et souvent très pénibles de rotation ou d'oscillations de son propre corps ou du milieu environnant --> voir vertige de position. Il est qualifié de vertige paroxystique lorsqu'il atteint une intensité qui le rend très difficile à supporter.
* Le vertige qualifie aussi un état particulier d'exaltation, ressenti devant quelque chose de très intense.
    L'adjectif vertigineux, euse qualifie un état dans lequel le patient subit des vertiges, ou tout ce qui est susceptible de provoquer des vertiges.  Schéma de l'oreille externe, moyenne et interne    Haut de page

Vertige de Ménière   Vertige auriculaire   Vertige méniérique   Vertige labyrinthique
Otorhinolaryngologie  -  [Angl. : Meniere's vertigo, Meniere's syndrome, Meniere's disease, Labyrinthine vertigo]   N. pr.  * vertige : du latin vertigo [vertig(o)-, vertige], de vertere, tourner ; * Ménière : du nom d'un médecin français : Prospère MÉNIÈRE qui a décrit cette affection en 1861. 
    Contrairement au vertige positionnel paroxystique bénin (VPPB), dans lequel certains otolithes sont passés dans les canaux semi-circulaires au lieu de rester dans l'utricule, le vertige de Ménière résulte d'un défaut de circulation du liquide (endolymphe) du labyrinthe. La maladie de Ménière est caractérisée par une surdité fluctuante pendant de nombreuses années, avant de devenir permanente. Le malade peut également subir des vertiges paroxystiques, avec nausées et vomissements, parfois apparition d'acouphènes.
    L'évacuation régulière de l'endolymphe ne se fait plus et la pression augmente à l'intérieur du labyrinthe, provoquant des vertiges brutaux et intenses, avec nausées et vomissements. Les crises sont précédées d'acouphènes (sons graves) et de bourdonnements et durent de quelques minutes à plusieurs heures.
    On ne connaît toujours pas le ou les facteurs déclenchants : génétique, virus, stress, allergie, diabète ont été évoqués, mais sans certitude. Le traitement repose sur une diminution de la pression des liquides de l'organisme : régime sans sel entre autres. Il existe une intervention chirurgicale au niveau du labyrinthe (incision et mise en place d'un cathéter) destinée à diminuer la pression interne du labyrinthe.  Schéma de l'oreille externe, moyenne et interne    Haut de page

Vertige de position   Vertige de position de type I   Vertige de position de type II
Ophtalmologie, neurologie, otologie, myologie  -  [Angl. : Positional vertigo, postural vertigo]   N. m.  * vertige : du latin vertigo [vertig(o)-, vertige], de vertere, tourner. 
    Le nystagmus (du grec nustagma, de nustazein [nystagm(o)-], baisser la tête ; en ophtalmologie, relatif au nystagmus, mouvements oscillatoires courts et saccadés des yeux) positionnel ou de position (ou vertige de position) est provoqué en modifiant la position du sujet. La recherche des vertiges ou nystagmus de position fait partie des tests ou épreuves vestibulaires.

* Dans les vertiges ou nystagmus de position de type I (ou nystagmus de Nylen), le patient est en décubitus dorsal (couché sur le dos),  la tête pendant dans le vide, donc basculée vers l'arrière (c'est ce que l'on appelle la position de Rose). Le nystagmus positionnel persiste tant que le patient est dans cette position et peut être reproduit à volonté grâce à la manœuvre de Dix et Hallpike (*) :   
    Dans les consultations d'ORL pour les vertiges, l'un des buts du médecin est de définir l'origine centrale ou périphérique des vertiges, ainsi que le type : VPPB (vertige paroxystique positionnel bénin), neuronite ou névrite vestibulaire, maladie de Ménière, labyrinthites, entre autres. Pour le diagnostic d'un VPPB, Dix et Hallpike ont mis au point une manœuvre dite de provocation qui repose sur l'observation ou non d'un nystagmus (mouvements oculaires involontaires, plus ou moins rythmés en secousses de direction opposées).
    La manœuvre : le sujet est assis sur le divan d'auscultation, la tête tournée vers le médecin et le regard fixé sur son front. Le praticien prend fermement la tête du patient entre ses mains et l'incline rapidement en arrière, jusqu'à ce qu'elle soit au-dessous du plan horizontal. Il le relève aussitôt et, après un temps de latence de quelques secondes, le VPPB se produit, provoquant généralement une grande détresse et un nystagmus.
    Ces symptômes régressent spontanément après une dizaine de secondes. La manœuvre est répétée deux ou trois fois et le médecin constate la disparition du vertige et des symptômes associés. À noter que si le VPPB ne se produit pas au premier essai, le patient doit tourner la tête de l'autre côté. Syn. : manœuvre de NYLEN-BARANY.

* Dans le nystagmus ou vertige de position de type II, on observe des mouvements rotatoires bénins dus à des positions non spécifiques (nombreuses et variées). En plus, ces nystagmus ne sont généralement pas reproductibles immédiatement.

(*) Dix : du nom du médecin M. R. DIX ; Hallpike : du nom de Charles Skinner HALLPIKE (pathologiste anglais, né le 19 juillet 1900, mort le 26 septembre 1979) qui ont décrit une névrite vestibulaire en 1949 et 1952.   Schéma de l'oreille externe, moyenne et interne   Haut de page

Vertige épileptique
Ophtalmologie, neurologie, otologie, myologie  -   [Angl. : Epileptical vertigo]   N. m.  * vertige : du latin vertigo [vertig(o)-, vertige], de vertere, tourner ; * épileptique : du latin epilêpsia, attaque. 
    Le vertige épileptique est une forme particulière d'épilepsie qui se traduit par un vertige intense, précédant le plus souvent une syncope (évanouissement). Il n'y a pas une épilepsie, mais des formes nombreuses, aux manifestations très diverses, selon la zone cérébrale concernée.
    Les crises épileptiques sont dues à des décharges excessives des neurones cérébraux. Les crises qualifiées de "petit mal" atteignent surtout le jeune enfant et se manifestent essentiellement par des absences de durée relativement courtes (quelques secondes). Comme pour les autres formes, le traitement est basé sur des médicaments antiépileptiques. Les zones cérébrales concernées sont nombreuses et on connaît de nombreuses causes : alcoolisme, familiale (héréditaire), entre autres.
    Phénomène électrique cérébral, l’épilepsie est une maladie très particulière qui ne ressemble à aucune autre. Sa manifestation la plus connue est la crise de «  grand mal », qui est spectaculaire, mais il existe également de nombreuses autres manifestations. Inquiétante à juste titre, l’épilepsie est toutefois le plus souvent bénigne et bénéficie d’une large gamme de traitements médicamenteux.

    Toute personne peut faire une fois dans sa vie une crise d’épilepsie (ou crise comitiale). Elle est due à une activation exagérée, brutale et passagère des cellules nerveuses du cortex cérébral. En revanche, on parle de maladie épileptique lorsque les crises se répètent pendant des mois, voire des années. Elle peut être sans cause apparente, ou provoquée par une tumeur cérébrale, une agression toxique médicamenteuse, une hypoglycémie ou une infection de type encéphalite. On distingue les épilepsies généralisées et les épilepsies partielles en fonction de la localisation des décharges électriques dans l’ensemble du cortex ou seulement dans une région.
    Comitial(e) : vient du latin comitialis morbus, de comitialis qui signifie interrompre les comices (assemblées publiques du peuple romain pour élire les magistrats et traiter les affaires publiques), c’est-à-dire, au niveau du cerveau, l’interruption du fonctionnement normal. Morbus signifie maladie, mal physique.    Haut de page

Vertige positionnel paroxystique bénin 
Otologie, neurologie  -  [Angl. : Benign paroxysmal postural vertigo]   N. m.   * vertige : du latin vertigo [vertig(o)-, vertige], de vertere, tourner ; * paroxystique : du grec paroxusmos, exacerbation, de oxunein, exciter, de oxus, pointu : phase d’une maladie pendant laquelle tous les symptômes se manifestent avec leur maximum d’acuité ; * bénin : du latin benignus, bienveillant, inoffensif, sans gravité. 
    Vertige rotatoire (10 à 20 secondes) qui survient par paroxysmes lors de changements de position. Affection bénigne qui dure environ 3 semaines. Cause : dépôt d'otoconies et de particules otolithiques dans le canal semi-circulaire de l'oreille interne (ils sont normalement dans l'utricule). Le traitement consiste en manœuvres qui libèrent ces otoconies : le patient est assis ; le médecin le penche complètement d'un côté, puis il le bascule rapidement de l'autre côté pour remettre les otolithes en place.  Schéma de l'oreille externe, moyenne et interne    Haut de page

Vertige toxique
Ophtalmologie, neurologie, otologie, myologie  -  [Angl. : Toxic vertigo]   N. m.  * vertige : du latin vertigo [vertig(o)-, vertige], de vertere, tourner ; * toxique : du latin toxicum, du grec toxikon de toxon [tox(o)-, toxico-, -toxine, -toxoïde, -toxon], arc (à cause des flèches empoisonnées), donc poison. 
    Le vertige toxique est un état d'instabilité qui résulte d'une intoxication exogène (le produit responsable n'est pas produit par l'organisme). Les causes les plus fréquentes sont l'abus de certaines drogues, dont l'alcool, mais le vertige toxique peut aussi résulter de l'inhalation d'un gaz toxique, par exemple.    Haut de page