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Dernière modification : 29-10-2019

Di-        Du préfixe grec di, deux fois, double. Le préfixe di- entre dans la composition de très nombreux mots, en particulier de mots du langage de la chimie.
Diplo-   Du grec diploos [dipl(o)-], double. Diplo vient également du latin duplex.

Remarque : Les termes diurèse, diurétique, sont traités à la racine "dia"


Diacétylmorphine - Diamorphine - Diarthrose - Diatomique - Dibenzodioxine polychlorée - Dibenzofurane polychloré - Dicarbonate de diméthyle - Dichroïque - DichroïsmeDichromate de potassium - Diencéphale - Diéthylamide de l'acide lysergique - Diffluence - Diffluent, ente - Digastrique (muscle) - Dilacération - Dilacérer - Diméthylfumarate - Dimère - Dioxine - Dioxin like - Dioxyde de carbone - Dipeptide - Diplocorie - Diploïde - Diploïdie - Distoma - Distomatose - Distome - Distomiase - Distomien - Distomose - Divergence - Divergence verticale - Divergent - Divergent (strabisme) - Dizygote - Dizygotisme -

Diacétylmorphine   Diamorphine
Algologie, pharmacologie, addictologie
  -  [Angl. : Diacetylmorphine, heroin, diamorphin]    N. f.  * di- : du préfixe grec di, deux fois ; * acétyl : du latin acetum, vinaigre, qui a un rapport avec l'acide acétique,  CH3COOH ; * morpho : de Morphée, dieu des songes : relatif à la morphine, alcaloïde extrait de l’opium ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif.  
    La morphine diacétyl ou diacétylmorphine ou
diamorphine, est plus connue sous le nom d'héroïne. Elle est obtenue par acétylation de la morphine, le principal alcaloïde obtenu à partir de l'opium, latex extrait des capsules de papaver somniferum ou Pavot somnifère.
    Utilisée en milieu médical, elle est aussi une drogue puissamment psychoactive, qui provoque tolérance et forte dépendance physique et psychique. Dans la chronologie des découvertes et utilisations, la morphine a été utilisée pour lutter contre la dépendance à l'opium, puis l'héroïne a été conseillée pour lutter contre la dépendance à la morphine.
    Vendue librement dans les pharmacies, elle a été largement utilisée par les soldats pendant les guerres de Sécession et de 1870. On s'est rapidement rendu compte des dégâts provoqués par l'utilisation de l'héroïne (elle doit son nom au fait que l'on croyait qu'elle n'induisait pas d'accoutumance ...) et les différents états ont légiféré pour essayer d'endiguer ce qui est devenu un véritable fléau tant la dépendance à l'héroïne est puissante.      Haut de page

Diarthrose
Rhumatologie, anatomie  -  [Angl. : Diarthrosis]    N. f.  * di- : du préfixe grec di, deux fois ; * arthro : du grec arthron [arthr(o), arthrie], articulation ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    Une diarthrose (syn. abarthrose) est une articulation "classique simple" mobile, par opposition aux articulations semi-mobiles comme les articulations vertébrales, ou fixes comme les sutures crâniennes. 
    Elle est constituée d'une cavité articulaire, limitée par la capsule ligamentaire et la synoviale (contenant la synovie lubrifiante) et les extrémités ou épiphyses osseuses, recouvertes de cartilage articulaire. Ce type d'articulation permet en général des mouvements de grande amplitude. Schéma d'une diarthrose     Haut de page

Diatomique
Biochimie, médecine biologique  -  [Angl. : Diatomic]    Adj.  * di- : du préfixe grec di, deux fois ; * atomique : du latin atomus, du grec atomos [atome, -atomique], insécable, que l’on ne peut pas couper. 
    Une molécule diatomique se caractérise par le fait qu'elle est formée de deux atomes. C'est le cas par exemple pour la molécule de dioxygène O2, pour celle de l'hydrogène H2, de l'azote N2, entre autres.     Haut de page

Dichroïque   Dichroïsme
Médecine biologique  -  [Angl. : Dichroic, Dichroism]    Adj.  * di- : du préfixe grec di, deux fois ; * chroïque : du grec khroos [-chroïque, -chroïsme], couleur. 
    En biochimie, une solution dichroïque présente deux couleurs différentes selon l'angle sous lequel elle est observée. Exemple l'urine contenant de l'urobiline (urine urobilinique) est rougeâtre si on l'observe par transparence (réflexion), alors qu'elle est verdâtre quand elle est vue sous une lumière incidente (réfraction). 
    Ce dichroïsme est également bien connu en cristallographie, pour des cristaux comme le zircon, la tourmaline et bien d'autres qui renvoient des couleurs différentes en fonction de l'angle d'observation.    Haut de page

Dichromate de potassium
Pharmacologie, dermatologie  -  [Angl. : Potassium dichromate (or bichromate)]    N. m.  * di : du préfixe grec di, deux fois ; * chromo : du grec khrôma, khrômatos [chroma-, chromat(o)-, -chromie, chrom(o)-], couleur, mais aussi relatif au chrome ; * ate : du suffixe -ate qui, en chimie désigne un sel ; * potasse : du néerlandais potas, potasch, correspondant à l'allemand Potasch, littéralement "cendre de pot" - voir en haut de page ; * -ium : suffixe grec ou latin ; en chimie, est utilisé pour latiniser des appellations de métaux tirées notamment de noms propres ; suffixe servant à former des substantifs. 
    De formule K2Cr2O7, le bichromate de potassium (ou bichromate de potasse, dichromate de potassium ou potassium pyrochromate) est une substance toxique et caustique. C'est un sel cristallin de couleur rouge qui s'emploie en solution pour la conservation des tissus, mais aussi d'un nombre important d'aliments, notamment les semi-conserves.
    Dans un Formulaire édité en 1933, on trouve :"Propriétés thérapeutiques : caustique léger et astringent, employé contre l'hyperhidrose, la leucoplasie buccale et les verrues.
    Solution contre les sueurs fétides : bichromate de potasse : 30 g, essence de lavande : 2 g, eau : 200 g. Badigeonnage tous les 4 ou 5 jours".    Haut de page

Diencéphale
Anatomie, neurologie  -  [Angl. : Diencephalon]    N. m.  * di- : du préfixe grec di, deux fois ; * chroïque : du grec khroos [-chroïque, -chroïsme], couleur ; * encéphale : du grec enkephalos [encéphal(o)-, encéphalie], cervelle, c’est-à-dire l’encéphale. 
    Le diencéphale est la partie du cerveau qui fait suite au télencéphale. Il est formé d'un toit qui s'évagine eu donne naissance aux yeux. Les parois du diencéphale contiennent le thalamus et son plancher l'hypothalamus, auquel est reliée l'hypophyse. Le diencéphale contient des centres de coordination du système nerveux autonome. Il est aussi nommé "cerveau intermédiaire".  Localisation du diencéphale       Haut de page

Diéthylamide de l'acide lysergique
Toxicologie, médecine biologique, pharmacologie  -  [Angl. : Lysergic acid diethylamide]    N. m.  * di- : du préfixe grec di, deux fois ; * éthyl, éthylo : du latin aether, du grec hulê [éthan(o)-, éthyl(o)-], bois ; relatif à l’éthane, gaz combustible C2H6 ; * amide : amide et amine sont des dérivés de méthylamide et méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution à l'hydrogène de l'ammoniac de radicaux acides (-ide) ou hydrocarbonés (-ine). 
    C'est entre les années 1918 et 1944 que les laboratoires SANDOZ effectuent des recherches sur l'ergot de seigle : Claviceps purpurea. Le 16 avril 1943 le chercheur suisse Albert HOFMANN découvre accidentellement les propriétés hallucinogènes du LSD 25. Le chiffre 25 indique simplement que ce produit synthétisé était le 25ème corps d'une série de 27 molécules synthétisées dans cette même famille.
    Le LSD 25 se présente sous forme d'un liquide incolore et inodore à sa sortie des laboratoires clandestins, mais on peut le rencontrer sous forme cristallisée ; il est alors blanchâtre. Le LSD ou lysergide est un hallucinogène extrêmement puissant qui est obtenu de façon synthétique à partir de l'ergot de seigle. Il provoque une modification des perceptions sensorielles, des hallucinations visuelles et un état psychique proche du rêve ou du délire.
    Cette puissante drogue est souvent mal supportée et provoque alors le trip ou "mauvais voyage" accompagné de violentes angoisses, de sentiment de panique, d'actes particulièrement violents et même de suicides. On a également observé que le LSD provoque une dégradation des chromosomes.    Haut de page

Diffluence   Diffluent, ente
Psychologie, psychiatrie, infectiologie[Angl. : Diffluence ; Diffluent]    N. f. / Adj.  * diffluent : du latin diffluo, diffluens, se répandre en coulant, du latin dis, marquant l'éloignement, la différence et du latin fluere [fluer, -fluent], couler, s'écouler ; se dit en parlant de lésions ou d'organes qui suintent ou qui coulent. 
      La diffluence est l'état d'un organe qui, suite à une pathologie, ramollit progressivement jusqu'à un état plus ou moins liquide. Ce changement d'état est la diffluence et peut se rencontrer dans les infections. On parle de la diffluence d'une tumeur ou d'un abcès nécrotique qui évolue vers la diffluence et la suppuration vraie.
    En psychiatrie, la diffluence caractérise un trouble du cours de la pensée et du discours, dans lequel le flux des idées s'éparpille sans ordre et dans toutes les directions, de façon anarchique.    Haut de page

Digastrique (muscle)
Anatomie, myologie, kinésithérapie  -  [Angl. : Digastric muscle]    Adj. et n. m.   * muscle : du latin musculus [muscul(o)-, -musculaire], petite souris, relatif au muscle et à ses fibres irritables et contractiles assurant les mouvements ; * di : du préfixe grec di, deux fois : du grec masêtêr, masticateur ; * gastrique : du grec gastêr [gastéro-, gastro-, gastre, gastrie], ventre, estomac. 
      La mastication est un ensemble de mouvements compliqués de la mandibule mobile par rapport au maxillaire fixe, qui résulte de l'action coordonnée de plusieurs muscles.

* Des muscles élévateurs comme
    - le muscle masséter, pair, qui s'insère sur l'arcade zygomatique et sur la face externe de la branche mandibulaire (la partie montante de la mandibule), au niveau de l'angle,
    - le muscle temporal, pair, qui s'insère sur la face latérale du crâne et sur la branche montante de la mandibule,
    - le muscle ptérygoïdien médial, pair, inséré sur le processus ptérygoïde du sphénoïde et sur la face interne profonde (ou médiale) de la mandibule.

* Des muscles abaisseurs, moins nombreux car l'abaissement de la mandibule peut se faire sous la simple force de la gravité :
    - muscle digastrique, pair, qui doit son nom au fait qu'il a deux "ventres". Inséré au processus mastoïde du temporal et sur la face interne de la mandibule au niveau de la symphyse mentonnière, il passe par des anneaux fibreux de l'os hyoïde ; même rôle abaisseur pour
    - le muscle mylohyoïdien, pair, qui s'insère au niveau de l'os hyoïde et de la face médiale de la mandibule et pour
    - le muscle géniohyoïdien.

* Des muscles pour la propulsion - rétropulsion (mouvements d'avant en arrière), comme
    - le ptérygoïdien latéral qui s'insère au niveau du col du condyle de la mandibule.

* Des muscles diducteurs pour la diduction (mouvements latéraux de la mandibule), comme
    - le muscle temporal et
    - le muscle digastrique.       Quelques muscles manducateurs 
        Haut de pageDilacération   Dilacérer
Traumatologie, chirurgie  -  [Angl. : Dilaceration, To dilacerate]    N. f.  * dilacération, dilacérer : du latin dilaceratio, du verbe dilacerare, déchirer, mettre en pièces
    La dilacération est la rupture brutale ou la déchirure d'un organe, comme un muscle, par exemple, aboutissant à une plaie anfractueuse. Le verbe dilacérer signifie déchirer un tissu (p. ex.), le mettre en pièces.    Haut de page

Dimère
Chimie, biochimie  -  [Angl. : Dimer]    N. m.  * di- : du préfixe grec di, deux fois ; * -mère : du grec meros [mér(o)-, mérisme, -mère], partie, élément
    En chimie et en biochimie, un dimère est molécule composée de deux éléments appelés protomères ou monomères ou molécules unitaires dont l'association avec d'autres protomères conduit à un édifice moléculaire dimère ou tétramère, voire polymère.
    À titre d'exemple : l'hémoglobine est une protéine formée par quatre chaînes polypeptidiques deux à deux identiques et possédant chacune un groupement non protéique (c'est donc une hétéroprotéine) appelé hème et contenant du fer (ce qui explique que notre sang soit rouge). Deux chaines dites alpha et deux chaines bêta en font est un hétérotétramère constitué de quatre protomères.    Haut de page

Diméthylfumarate
Pharmacologie, immunologie allergologie  -  [Angl. : DMF - Dimethylfumarate]   N. m.  Diméthylfumarate ou fumarate de diméthyle  * di- : du préfixe grec di, deux fois ; * méth- : du grec mêthe [métha-], alcool, en biochimie, se rapporte au méthane, CH4 ; * yle : de ulê matière ; du suffixe -yl(e) qui, en chimie, désigne un alkyle, c’est-à-dire un alcane (terminaison -ane) qui a perdu un hydrogène ; * fumarate : sel de l'acide fumarique, du latin fumaria, nom de la fumeterre, plante dans laquelle l'acide fumarique a été découvert. 
    Le diméthylfumarate ou fumarate de diméthyle est un antifongique utilisé pour empêcher la formation de moisissures, qui est connu pour être un puissant allergène particulièrement actif sur la peau humaine, provoquant des réactions parfois violentes et durables : irritations, démangeaisons, éruptions cutanées, eczéma, même à de très faibles concentrations.
    En 2012, bien que ce produit soit interdit dans de nombreux pays européens dont la France, on compte plus de 2 000 victimes de ce produit, dont plus de 20 décès. On a en effet retrouvé le fumarate de diméthyle dans les cuirs de canapés et de chaussures, mais aussi de vêtements, importés de Chine.    Haut de page

Dioxine   Dioxin Like  
Dermatologie, médecine biologique, toxicologie  -  [Angl. : Dioxin, Dioxin Like]    N. f.  * di- : du préfixe grec di, deux fois ; * oxy, oxine : du grec oxos [oxy-, -oxydation] : relatif à l'oxygène. 
    L'acné chlorique (ou chloracné) est une forme grave d'acné, résultant d'une modification dégénérative des processus de différenciation des cellules des glandes sébacées et des kératinocytes, due en particulier aux hydrocarbures halogénés, au PCB (biphényles polychlorés ou polychlorobiphényles), aux dioxines et à de nombreux autres polluants industriels.
    Il est à noter que ces produits sont d'autant plus toxiques qu'ils s'accumulent dans les tissus, notamment les graisses et qu'ils agissent directement dans les noyaux des cellules en modifiant le comportement de l'ADN.

    Les dioxines sont des composés très stables qui se forment entre 300 et 350°C lors de la combustion de matières organiques en présence d'oxygène et de chlore (dans les incinérateurs par ex.)  Il faut ensuite dépasser 800°C pour les décomposer. La chloracné se traduit par des modifications parfois spectaculaires de la peau du visage, du dos, des cuisses : apparition rapide de comédons, kystes et pustules qui peuvent modifier complètement un visage - voir le cas des personnes intoxiquées par l'accident chimique de Seveso, le 10 juillet 1976 et en particulier les enfants.
    Autre exemple plus actuel, mais qui provoque encore de nombreuses polémiques : le président de l'Ukraine Viktor Yushchenko que l'on a vu avec un visage profondément modifié par ce qui ressemble bien à une chloracné. Agent orange ? dioxines ? autre maladie ? il ne semble pas y avoir à ce jour de certitude, tant ce cas est politisé.

    Il n'y a pas une, mais de nombreuses dioxines, ainsi que plusieurs centaines de molécules qui ont des propriétés analogues. Une dioxine se compose de 2 noyaux aromatiques liés par de l'oxygène, avec un nombre variable d'atomes de chlore associés. La dioxine qui a causé l'accident de Seveso est la 2,3,7,8-TCDD ou 2,3,7,8-tétrachlorodibenzo-para-dioxine. Sans trop entrer dans les détails, on peut retenir comme principales dioxines
- les PCDD (dibenzodioxine polychlorée ou polychlorodibenzène dioxine) et
- les PCDF (dibenzofurane polychloré ou polychlorodibenzène furane). Parmi les molécules proches :
- les TCP (trichlorophénols) et
- les PCB (polychlorobiphényles) que les chimistes classent dans les "Dioxin like".

    À noter que, en plus de la chloracné qui est la partie la plus visible de cette affection, les dioxines agissent sur de nombreux organes. Entre autres :
    * effets cancérogènes très probables à long terme, parfois après plusieurs dizaines d'années,
    * effets non négligeables sur la reproduction : baisse de la fécondité, augmentation des stérilités, des avortements spontanés, des malformations fœtales,
    * hépatotoxicité avec augmentation des enzymes hépatiques,
    * effets sur le système nerveux central et périphérique,
    * effets néfastes sur le système cardiovasculaire,
    * diminution des défenses immunitaires etc.

    Si les dioxines sont si dangereuses pour les êtres vivants, c'est parce qu'elles ciblent les récepteurs Ah des cellules (Ah pour Aryl-hydrocarbon ou hydrocarbure aromatique). Elles sont ensuite transportées dans le noyau de la cellule où elles pourront directement modifier le comportement de l'ADN. Schéma de la molécule de dioxine    Haut de page

Dibenzodioxine polychlorée
Dermatologie, médecine biologique, toxicologie  -  [Angl. : Polychlorinated dibenzodioxin]    N. f.  * di- : du préfixe grec di, deux fois ; * benzo : du latin benzoe [benz(o)-, -benzénique, -benzoïque], benjoin ou encens de Java, résine aromatique tirée d’un arbre, le styrax ; * oxy, oxine : du grec oxos [oxy-, -oxydation] : relatif à l'oxygène.
    L'acné chlorique (ou chloracné) est une forme grave d'acné, résultant d'une modification dégénérative des processus de différenciation des cellules des glandes sébacées et des kératinocytes, due en particulier aux hydrocarbures halogénés, au PCB (biphényles polychlorés ou polychlorobiphényles), aux dioxines et à de nombreux autres polluants industriels.
    Il est à noter que ces produits sont d'autant plus toxiques qu'ils s'accumulent dans les tissus, notamment les graisses et qu'ils agissent directement dans les noyaux des cellules en modifiant le comportement de l'ADN.

    Les dioxines sont des composés très stables qui se forment entre 300 et 350°C lors de la combustion de matières organiques en présence d'oxygène et de chlore (dans les incinérateurs par ex.)  Il faut ensuite dépasser 800°C pour les décomposer. La chloracné se traduit par des modifications parfois spectaculaires de la peau du visage, du dos, des cuisses : apparition rapide de comédons, kystes et pustules qui peuvent modifier complètement un visage - voir le cas des personnes intoxiquées par l'accident chimique de Seveso, le 10 juillet 1976 et en particulier les enfants.
    Autre exemple plus actuel, mais qui provoque encore de nombreuses polémiques : le président de l'Ukraine Viktor Yushchenko que l'on a vu avec un visage profondément modifié par ce qui ressemble bien à une chloracné. Agent orange ? dioxines ? autre maladie ? il ne semble pas y avoir à ce jour de certitude, tant ce cas est politisé.

    Il n'y a pas une, mais de nombreuses dioxines, ainsi que plusieurs centaines de molécules qui ont des propriétés analogues. Une dioxine se compose de 2 noyaux aromatiques liés par de l'oxygène, avec un nombre variable d'atomes de chlore associés. La dioxine qui a causé l'accident de Seveso est la 2,3,7,8-TCDD ou 2,3,7,8-tétrachlorodibenzo-para-dioxine. Sans trop entrer dans les détails, on peut retenir comme principales dioxines
- les PCDD (dibenzodioxine polychlorée ou polychlorodibenzène dioxine) et
- les PCDF (dibenzofurane polychloré ou polychlorodibenzène furane). Parmi les molécules proches :
- les TCP (trichlorophénols) et
- les PCB (polychlorobiphényles) que les chimistes classent dans les "Dioxin like".

    À noter que, en plus de la chloracné qui est la partie la plus visible de cette affection, les dioxines agissent sur de nombreux organes. Entre autres :
    * effets cancérogènes très probables à long terme, parfois après plusieurs dizaines d'années,
    * effets non négligeables sur la reproduction : baisse de la fécondité, augmentation des stérilités, des avortements spontanés, des malformations fœtales,
    * hépatotoxicité avec augmentation des enzymes hépatiques,
    * effets sur le système nerveux central et périphérique,
    * effets néfastes sur le système cardiovasculaire,
    * diminution des défenses immunitaires etc.

    Si les dioxines sont si dangereuses pour les êtres vivants, c'est parce qu'elles ciblent les récepteurs Ah des cellules (Ah pour Aryl-hydrocarbon ou hydrocarbure aromatique). Elles sont ensuite transportées dans le noyau de la cellule où elles pourront directement modifier le comportement de l'ADN. Schéma de la molécule de dioxine    Haut de page

Dibenzofurane polychloré     
Dermatologie, médecine biologique, toxicologie  -  [Angl. : Polychlorinated dibenzofuran]    N. f.  * di- : du préfixe grec di, deux fois ; * benzo : du latin benzoe [benz(o)-, -benzénique, -benzoïque], benjoin ou encens de Java, résine aromatique tirée d’un arbre, le styrax ; * furane : en chimie organique, la terminaison furane correspond à la présence, dans la molécule, d’un noyau hétérocyclique (des atomes différents dans le même cycle), dont le cycle aromatique comprend un atome d’oxygène et quatre atomes de carbone. 
    L'acné chlorique (ou chloracné) est une forme grave d'acné, résultant d'une modification dégénérative des processus de différenciation des cellules des glandes sébacées et des kératinocytes, due en particulier aux hydrocarbures halogénés, au PCB (biphényles polychlorés ou polychlorobiphényles), aux dioxines et à de nombreux autres polluants industriels.
    Il est à noter que ces produits sont d'autant plus toxiques qu'ils s'accumulent dans les tissus, notamment les graisses et qu'ils agissent directement dans les noyaux des cellules en modifiant le comportement de l'ADN.

    Les dioxines sont des composés très stables qui se forment entre 300 et 350°C lors de la combustion de matières organiques en présence d'oxygène et de chlore (dans les incinérateurs par ex.)  Il faut ensuite dépasser 800°C pour les décomposer. La chloracné se traduit par des modifications parfois spectaculaires de la peau du visage, du dos, des cuisses : apparition rapide de comédons, kystes et pustules qui peuvent modifier complètement un visage - voir le cas des personnes intoxiquées par l'accident chimique de Seveso, le 10 juillet 1976 et en particulier les enfants.
    Autre exemple plus actuel, mais qui provoque encore de nombreuses polémiques : le président de l'Ukraine Viktor Yushchenko que l'on a vu avec un visage profondément modifié par ce qui ressemble bien à une chloracné. Agent orange ? dioxines ? autre maladie ? il ne semble pas y avoir à ce jour de certitude, tant ce cas est politisé.

    Il n'y a pas une, mais de nombreuses dioxines, ainsi que plusieurs centaines de molécules qui ont des propriétés analogues. Une dioxine se compose de 2 noyaux aromatiques liés par de l'oxygène, avec un nombre variable d'atomes de chlore associés. La dioxine qui a causé l'accident de Seveso est la 2,3,7,8-TCDD ou 2,3,7,8-tétrachlorodibenzo-para-dioxine. Sans trop entrer dans les détails, on peut retenir comme principales dioxines
- les PCDD (dibenzodioxine polychlorée ou polychlorodibenzène dioxine) et
- les PCDF (dibenzofurane polychloré ou polychlorodibenzène furane). Parmi les molécules proches :
- les TCP (trichlorophénols) et
- les PCB (polychlorobiphényles) que les chimistes classent dans les "Dioxin like".

    À noter que, en plus de la chloracné qui est la partie la plus visible de cette affection, les dioxines agissent sur de nombreux organes. Entre autres :
    * effets cancérogènes très probables à long terme, parfois après plusieurs dizaines d'années,
    * effets non négligeables sur la reproduction : baisse de la fécondité, augmentation des stérilités, des avortements spontanés, des malformations fœtales,
    * hépatotoxicité avec augmentation des enzymes hépatiques,
    * effets sur le système nerveux central et périphérique,
    * effets néfastes sur le système cardiovasculaire,
    * diminution des défenses immunitaires etc.

    Si les dioxines sont si dangereuses pour les êtres vivants, c'est parce qu'elles ciblent les récepteurs Ah des cellules (Ah pour Aryl-hydrocarbon ou hydrocarbure aromatique). Elles sont ensuite transportées dans le noyau de la cellule où elles pourront directement modifier le comportement de l'ADN. Schéma de la molécule de dioxine    Haut de page

Dicarbonate de diméthyle
Nutrition, toxicologie et santé publique  -  [Angl. : Diméthyl dicarbonate]
   N. m.    * di : du préfixe grec di, deux fois ; * méthyl : du grec methu, boisson alcoolisée ; en biochimie, méthyl- désigne la présence du radical univalent -CH3, dérivé du méthane ; * carbon(e) : du latin carbo, -onis [carb(o)-, charbon],  en rapport avec le carbone, corps combustible noir que l’on extrait des combustibles fossiles ; * ate : du suffixe -ate qui, en chimie, signifie : sel de.   

RENSEIGNEMENTS SUR LE PRODUIT
* Conservateur.
* Origine : synthétique.
    En présence d'eau, le dicarbonate de diméthyle se décompose en CO2 et surtout en méthanol toxique. Connu également sous les appellations "Velcorin ®", DMDC, pyrocarbonate de diméthyle, ester diméthylique de l'acide pyrocarbonique, c'est un liquide incolore, qui se décompose en une solution aqueuse. Il est corrosif pour la peau et les yeux et toxique en cas d'inhalation et d'ingestion.
    En janvier 2017, la société Pomona (entreprise polonaise) se voit condamnée à ne plus distribuer ses salades de fruits "Fructofresh" car des analyses ont montré la présence significative de méthanol.
* Formule chimique : C4H6O5 Son hydrolyse par l'eau donne du CO2 et du méthanol selon la réaction :
C4H6O5 + H2O --> CO2 + 2 CH3OH.      Formule chimique  

* Toxicité :

    En France, il peut être utilisé dans les boissons aromatisées sans alcool, les vins sans alcool, les boissons énergétiques, le cidre, le poiré, les vins aromatisés, le concentré liquide de thé et les boissons alcoolisées et les spiritueux ayant un degré alcoolique < 15% vol.
    En Allemagne, le DMDC est utilisé dans les boissons sucrées sans alcool depuis 1978. Depuis 1995, il est autorisé dans les boissons aromatisées sans alcool, les vins sans alcool et concentrés liquides de thé.
    En octobre 2005, le Comité économique et social européen a donné un avis favorable pour l'utilisation du DMDC en tant que nouvelle pratique œnologique pour réduire l'utilisation du dioxyde de soufre. Deux mois plus tard, le DMDC est autorisé en Europe dans les pratiques et traitements œnologiques afin d'assurer la stabilisation microbiologique du vin en bouteille contenant des sucres fermentescibles.
    Son emploi est limité à 200 mg/L et ne s'applique que pour les vins ayant une teneur en sucres égale ou supérieure à 5 g/L. Le règlement rentre en vigueur en mai 2006. D'abord considéré comme auxiliaire technologique, il n'était pas demandé de spécifier son utilisation dans la liste des ingrédients, il est maintenant nécessaire de le mentionner au même titre que les autres additifs.
Toxique, surtout au-delà des doses autorisées.     Haut de page

Dioxyde de carbone
Hématologie, médecine biologique, réanimation et médecine d'urgence  -  [Angl. : Carbon dioxid]    N. m.  * di- : du préfixe grec di, deux fois ; * oxyde : du grec oxos [oxy-, -oxydation] : relatif à l'oxygène ; * carbone : du latin carbo, -onis [carb(o)-, charbon],  en rapport avec le carbone, corps combustible noir que l’on extrait des combustibles fossiles. 
    Quand on parle de gaz carbonique, on décrit généralement le CO2, ce qui est une erreur. En effet, le CO ou monoxyde de carbone contient aussi du carbone et mérite aussi l'appellation de gaz carbonique. Pour être exact, on parlera donc de monoxyde de carbone pour le CO et de dioxyde de carbone pour le CO2.

* Dioxyde de carbone :
    Symbole CO2. PM = 12 + 2x16 = 44. Le dioxyde de carbone ou anhydride carbonique est un oxyde dont la molécule contient deux atomes d'oxygène. C'est un gaz inodore et incolore, légèrement plus dense que l'air, qui se fixe de façon réversible sur l'hémoglobine selon la réaction : Hb + CO2 <==> HbCO2 c'est la carbhémoglobine ou carbohémoglobine ou carbaminohémoglobine, rouge sombre (sang veineux).  

Remarque importante : le dioxyde de carbone étant très soluble dans l'eau, 75% sont dissous et pris en charge par le plasma sous forme de bicarbonates, alors que 25% seulement sont transportés par les hématies. Contrairement au monoxyde de carbone, il n'est pas toxique et de ce fait, on l'emploie beaucoup dans l'alimentation, notamment pour gazéifier les eaux et autres boissons gazeuses.
    Bien que le CO2 ne constitue qu'une faible partie de l'atmosphère (0,03%), il constitue la source de carbone utilisée par les organismes photosynthétiques. C'est aussi un gaz à effet de serre, c'est-à-dire que l'élévation de sa concentration dans l'atmosphère provoque l'élévation de la température moyenne de la Terre (comme le méthane par ex.).   Schéma général de la circulation et pressions partielles des gaz     Haut de page

Dipeptide
Biochimie, médecine biologique  -  [Angl. : Dipeptide]   N. m.  * di- : du préfixe grec di, deux fois ; * peptide : du grec pepsis [peptide, peptidique], digestion ; composé naturel ou synthétique formé par l’union d’un nombre restreint d’acides aminés, unis par les liaisons peptidiques.  
    Par convention, un peptide est une courte chaîne polypeptidique qui comporte moins de 50 à 60 acides aminés (moins de 100 selon certains auteurs). Les protides sont des composés quaternaires, essentiellement formés de C, H, O et N (carbone, hydrogène, oxygène et azote). On y distingue les acides aminés, éléments unités, les peptides et les protéines (quand le poids moléculaire est supérieur à 10 000) dont certaines sont de très grandes molécules ou macromolécules.  Une molécule d'acide aminé 

    Les acides aminés sont reliés par des liaisons peptidiques  CH-ON  qui se font entre le groupement amine de l'un et le groupement acide carboxylique de l'autre en éliminant une molécule d'eau. Il en résulte des chaînes plus ou moins complexes qui forment des structures que l'on qualifie de primaire, secondaire, tertiaire ou quaternaire. Formation d'une liaison peptidique  La structure primaire est le squelette de la protéine, enchaînement (ou séquence) d'acides aminés reliés par les liaisons peptidiques. Ces molécules souvent très longues subissent des repliements et forment les structures secondaires. Pour plus de détails sur les 4 structures des protéines, voir la page protéines.
   
    Lorsque 2 acides aminés sont reliés par une liaison peptidique, on parle de dipeptide. C'est un tripeptide s'il y en a trois, un tétrapeptide avec quatre etc. Au-delà de 4 acides aminés liés entre eux, c'est un polypeptide. Quelques peptides parmi les plus connus : l'insuline et le glucagon (hormones pancréatiques), la vasopressine ou ADH, la prolactine, l'ocytocine, la STH ou hormone de croissance, la FSH et la LH, entre autres (hormones hypophysaires). Pour la nomenclature des peptides, on tient compte
* du fait qu'ils ont toujours une extrémité amine libre ou extrémité N- terminale,  et une extrémité carboxyle libre ou extrémité C- terminale.
* Par convention, le nom du peptide commence toujours par la gauche, c'est-à-dire par l'extrémité N terminale, chaque acide aminé étant affecté du suffixe -yl, sauf pour le dernier qui garde son nom complet, sans suffixe.
    L'adjectif peptidique se rapporte aux peptides et notamment les liaisons des acides aminés qui les constituent.     Haut de page

Diplocorie
Ophtalmologie  -  [Angl. : Diplocoria]    N. f.  * diplo : du grec diploos [dipl(o)-], double ; * corie : du grec korê [-cori(o), -corie], pupille. 
    La polycorie est la présence, dans le même œil, de deux ou plusieurs pupilles. Il s'agit le plus souvent de petites perforations dans le voile irien (iris) qui ne gênent pas la vision. On les appelle perforations pupilliformes de l'ris, ou pupilles accessoires et on nomme aussi cette anomalie : paracorie. Dans certains cas, on observe une diplocorie (deux pupilles dans le même œil), ou une triplocorie (3 pupilles).
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Diploïde   Diploïdie
Génétique  -  [Angl. : Diploid, Diploidy]    N. f.  * di- : du préfixe grec di, deux fois ; * ploïde, ploïdie : d’après diplo-, double, polyplo- signifie plusieurs (en trop) et du grec eidos [-ide, -idie], apparence. 
    La diploïdie est le fait, pour un être vivant, de posséder 2 fois les mêmes chromosomes, c'est-à-dire qu'il a 2n chromosomes, ce qui est le nombre normal. Les individus normaux sont diploïdes (2n chromosomes), mais il existe des mutations ou accident lors de la méiose, qui donnent naissance à des cellules haploïdes (n chromosomes) ou polyploïdes (plusieurs lots complets de chromosomes). Un individu diploïde a 2n chromosomes.    Haut de page

Distoma   Distome
Zoologie, parasitologie et maladies infectieuses  -  [Angl. : Distoma]    N. m.  * di- : du préfixe grec di, deux fois ; * -stome, -stoma : du grec stoma [stom(a)-, stomat(o)-, -stome, -stomie], bouche, abouchement. 
    Le distoma ou distome, plus connu sous le nom de douve, est un ver parasite qui doit son nom au fait qu'il a non pas deux bouches, mais deux ventouses, l'une buccale et l'autre ventrale. Le mot distoma désigne l'ancien taxon (unité systématique dans une classification) des vers trématodes digènes, parasites d'un mollusque à l'état larvaire et d'un vertébré à l'état adulte. Ces vers peuvent provoquer des distomoses ou distomatoses - voir ces définitions.    Haut de page

Distomatose   Distomiase   Distomose
Zoologie, parasitologie et maladies infectieuses  -  [Angl. : Fluke infection, distomatosis, distomiasis]    N. f.  * di- : du préfixe grec di, deux fois ; * -stome, -stoma : du grec stoma [stom(a)-, stomat(o)-, -stome, -stomie], bouche, abouchement. 
   La distomatose ou ses synonymes distomiase, distomose, est une anthropozoonose (1) provenant de nombreuses espèces de mammifères domestiques ou sauvages, provoquée par des douves (trématodes distomiens). Ces trématodes sont pourvus de deux ventouses, faussement identifiées jadis à des orifices buccaux (d'où le nom de distome, à l'origine du mot distomatose).
    La contamination se fait toujours par la voie digestive, par consommation d'aliments d'origine végétale ou animale, contenant des métacercaires (2) infectantes. Le tableau clinique dépend du parasite en cause : atteintes hépatobiliaires, pulmonaires ou intestinales, rarement neurologiques. Seule la distomatose hépatobiliaire à Fasciola hepatica ou fasciolose est commune en Europe.
    Le traitement est médicochirurgical.

(1) [Angl. : Anthropozoonosis]   N. f.  * anthropo : du grec anthrôpos, [anthrop(o)-, -anthrope, -anthropie], homme (dans le sens "être humain") ; * zoo : du grec zôo, zôon [zoo-, zoaire, -zoïsme], être vivant, animal ; * nose : du grec nosos [noso-, -nose], maladie.
    Maladie infectieuse des animaux pouvant se transmettre à l'homme. C'est le cas, par exemple, de 2 maladies qui font l'étude d'une surveillance particulière : la fièvre aphteuse et l'encéphalopathie spongiforme bovine.
(2) [Angl. : Metacercariae]   N. f.  * méta : du grec meta exprimant la succession, le changement, signifiant également plus loin, à côté de, entre, avec ; * cercaire : du grec kerkos [cerc(o)-, -cerque, -cercaire], queue. 
    Forme larvaire des vers trématodes, résultant de l'enkystement de la cercaire sortie de l'hôte intermédiaire (un mollusque) et qui s'est fixée sur un végétal. L'ingestion de la métacercaire par l'homme ou le mouton provoque leur infestation ; la larve se développe en une douve adulte.     Haut de page

Distomien
Zoologie, parasitologie et maladies infectieuses  -  [Angl. : Distomien]    N. m.  * di- : du préfixe grec di, deux fois ; * -stomien : du grec stoma [stom(a)-, stomat(o)-, -stome, -stomie], bouche, abouchement. 
    Les distomiens représentent un sous-ordre de trématodes (douves et schistosomes), qui parasitent différents organes (tube digestif, canaux biliaires, bronchioles, appareil circulatoire) d'hôtes variés et, pour certaines espèces, de l'Homme.    Haut de page

Divergence    Divergence verticale    Divergent
Optique, ophtalmologie  -  [Angl. : Divergence]    N. f.  * di : du préfixe grec di, deux fois ; * vergent, vergence : du latin vergere [vergence, vergent], être tourné vers
    La divergence est le fait, pour deux ou plusieurs lignes ou axes, de se diriger vers des points différents. En physiologie de la vision, la divergence est le fait que les axes optiques des deux yeux ou l'un des deux, s'écartent.
    L'adjectif divergent, e, caractérise le fait que des lignes ou des axes se dirigent vers des points différents. Les ophtalmologues parlent de divergence verticale quand une déviation anormale de l'axe visuel est constatée pour l'un ou les deux yeux, par rapport au plan horizontal.      Coupe sagittale de l'œil      Haut de page

Divergent (strabisme)
Ophtalmologie, chirurgie ophtalmologique  -  [Angl. : Divergent strabismus, exotropia]  Adj.  * strabisme : du grec strabismos [strab(o)-, strabisme], action de loucher ; * divergent : du latin scientifique moderne divergere, du latin classique vergere, être tourne vers, situation de deux lignes qui vont en s'écartant. 
    Le strabisme divergent ou strabisme externe ou exotropie (*
exo- : du latin ex-, du grec exô- (préfixe ou racine), qui signifie hors de ; * tropie : du grec tropos, trepein [-trope, -tropie, -tropion, -tropisme], tour, tourner, affinité pour) est un défaut de convergence des deux axes visuels vers le point fixé. L'un des deux yeux (plus rarement les deux) est dévié vers l'angle externe quand l'autre présente un axe normal et fixe la cible (objet, personne par exemple).
    Ce défaut est moins fréquent que la convergence et peut être la conséquence d'une forte myopie, apparaissant essentiellement chez les grands enfants et les adultes. Comme pour les autres formes de strabisme, il peut résulter d'une maladie du globe oculaire, d'une paralysie d'un ou plusieurs muscles de l'œil, entre autres.
    Une variété de ce strabisme est qualifiée de strabisme latent, connu aussi sous le nom d'hétérophorie
(* hétéro- : du grec heteros [hétéro-], autre ; c’est le contraire de homo- ; * phorie : du grec phoreo, phorô, phorein [-phore, -phorie], porter, avoir en soi).
    L'adjectif latent caractérise le fait que cette forme de strabisme n'apparaît que lorsque le réflexe de fusion binoculaire est neutralisé - l'ophtalmologiste dissocie en fait la vision binoculaire. Si ce strabisme latent est convergent, il s'agit de l'ésophorie, s'il est divergent, c'est l'exophorie.   Quelques exemples de strabisme 
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Dizygote    Dizygotisme
Médecine de la reproduction, génétique  -  [Angl. : Dizygotic, Dizygous]    Adj.  * di- : du préfixe grec di, deux fois ; * zygote : du grec zugôtos [zygote], joint, attelé ; en biologie, relatif à une cellule à 2n chromosomes qui résulte de la fusion de 2 gamètes de sexe opposé, donc relatif à la cellule œuf. 
   L'adjectif dizygote, qui est parfois utilisé comme substantif, signifie, pour des faux jumeaux : qui sont issus de deux œufs différents avec des placentas séparés. Dans cette grossesse gémellaire, les deux "faux" jumeaux sont hétérozygotes. Ces jumeaux ne portent pas le même patrimoine génétique.
   Syn. : diovulaire. Le dizygotisme, [Angl. : Dizygotismn. m. est le fait d'être dizygote.     Haut de page