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Dernière modification : 25-02-2020

Dys-     Préfixe tiré du préfixe grec dus, marquant une idée de difficulté. Dys- exprime généralement une notion privative et s'oppose à eu- qui exprime la perfection, l'achèvement, et sert à renforcer le sens d'un terme défavorable ou à détruire celui d'une notion favorable.


Dysacousie - Dysarthrie - Dysarthrique - Dysarthrose - Dysbasie - Dysboulie - Dyschésie - Dyschondroplasie - Dyschromasie - Dyschromatopsie - Dyschromie - Dyschromodermie - Dyschronométrie - Dyscorie - Dysectasie - Dysembryome - Dysembryoplasie - Dysenterie - Dysenterie amibienne - Dysérection - Dysesthésie - Dysesthétique - Dysfonctionnement - Dysfonctionnement de l'appareil manducateur - Dysgénésie - Dysgénésie cérébelleuse - Dysgénésie du segment antérieur - Dysgénésie épiphysaire - Dysgénésie gonadique - Dysgénésie ovarienne - Dysgénésie réticulaire - Dysgénésie testiculaire - Dysgénésie tubulaire rénale - Dysgénésie valvulaire - Dyysglobulinémie - Dysgonosomie - Dysgnosie - Dysgraphie - Dyshidrose - Dysidrose - Dyshidrosique (exéma) - Dysidrosique (exéma) - Dyskénie - Dyskénie biliaire - Dyskénie buccofaciale - Dyskénie ciliaire primitive - Dyskénie orofaciale - Dyskénie oromandibulaire - Dyskénie tardive - Dyskinésie - Dyskinésie biliaire - Dyskinésie buccofaciale - Dyskinésie ciliaire primitive - Dyskinésie orofaciale - Dyskinésie oromandibulaire - Dyskinésie tardive - Dysleptique - Dyslexie - Dyslexique - Dyslipémie - Dyslipidémie - Dysménorrhée - Dysménorrhée membraneuse - Dysmétrie - Dysmorphophobie - Dysmorphose - Dysostose - Dysostose cléidocrânienne - Dysostose craniofaciale - Dysostose mandibulofaciale - Dyspareunie - Dyspepsie - Dyspepsie fonctionnelle - Dysphagie - Dysphasie - Dysphonie - Dysphorie - Dysphorique - DysplasieDysplasie bronchopulmonaire - Dysplasie fibreuse des os - Dysplasie rénale - Dyspnée - Dyspnée cardiaque - Dyspnée d'effort - Dyspnée rénale - Dyspnéique - Dyspraxie - Dysthymie - Dysthymique - Dystocie - Dystocie des épaules - Dystocique - Dystonie - Dystonie focale - Dystonie généralisée - Dystonie lordotique progressive - Dystonie musculaire déformante - Dystonie neurovégétative - Dystonie primaire généralisée - DystoniqueDystrophie - Dysurie - Dysurique

Dysacousie
Otorhinolaryngologie  -  [Angl. : Dysacousia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * acousie : du grec akouein, [acou-, -acousie], entendre. 
    La dysacousie désigne une déficience, un trouble de l'audition. Les causes de la dysacousie peuvent être très nombreuses : séquelles d'une pathologie auriculaire (otite par ex.), atteinte dégénérative de l'un ou de plusieurs organes de l'oreille, notamment au niveau de la chaîne des osselets,  du labyrinthe, des cellules de la cochlée, mais aussi du nerf auditif, voire de la zone cérébrale concernée. Schéma de l'oreille     Haut de page

Dysarthrie   Dysarthrique
Neurologie, orthophonie  -  [Angl. : Dysarthria, Dysarthric]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * arthrie : du grec arthron [arthr(o), arthrie], articulation. 
    La dysarthrie est un trouble du langage dans lequel le sujet a du mal à articuler. Cette pathologie est la conséquence de troubles moteurs des organes de la phonation. C'est une forme mineure de l'anarthrie mais qui est cependant handicapante car le sujet émet généralement des sons inintelligibles. La dysarthrie est probablement due à une atteinte bulbaire ou du cervelet.
    Adj. : dysarthrique : qui concerne la dysarthrie ou qui en est atteint.      Haut de page

Dysarthrose
Anatomie, rhumatologie, génétique  -  [Angl. : Dysarthrosis]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * arthro : du grec arthron [arthr(o), arthrie], articulation ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.
    On parle de dysarthrose lorsque plusieurs articulations sont mal formées ou déformées. La dysarthrose peut être congénitale (origine génétique), ou résulter d'affections telles que les rhumatismes, la goutte, la polyarthrite, entre autres.        Haut de page

Dysbasie
Neurologie  -  [Angl. : Dysbasia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * basie : du grec basis [basie], marche, mais aussi point d’appui, socle, base.
    Trouble mineur de l'équilibre qui se traduit par des difficultés à coordonner les mouvements de la marche et à rester immobile en position debout. Certains sujets atteints de dysbasie se déplacent en faisant de tous petits pas (bradybasie) ou au contraire en une démarche précipitée et à grands pas, comme tombante (tachybasie).       Haut de page

Dysboulie
Psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Dysbulia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * boulie : du grec boulê, boulêma [-boulie], volonté. 
    La dysboulie est un trouble de la volonté. Le sujet n'a plus envie de s'investir dans une action, quelle qu'elle soit. Cette pathologie peut apparaître comme une conséquence de certaines névroses, ou à la suite d'un traitement à base de neuroleptiques. Le sujet est incapable de penser librement et de porter son attention sur des objets extérieurs à ses préoccupations.      Haut de page

Dyschésie
Gastroentérologie, coloproctologie  -  [Angl. : Dyschesia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * chésie : du grec kheseio [-chésie], avoir la colique.
    C'est l'ensemble des troubles qui traduisent une difficulté pour aller à la selle. Les symptômes de la dyschésie (fonctionnels, anatomiques ou mécaniques) sont souvent associés à d'autres pathologies digestives. On parle aussi de constipation d'évacuation, par opposition à la constipation de transit.
    Talley et coll. ont défini les symptômes de dyschésie comme étant une sensation de blocage anal pendant une période de temps supérieure à 25% du temps ou bien une défécation prolongée de plus de 2 minutes ou encore une défécation nécessitant une aide manuelle fréquente.     Haut de page

Dyschondroplasie
Anatomie et cytologie pathologiques, cancérologie  -  [Angl. : Dyschondroplasia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * chondro : du grec khondros, [chondr(o) , condr(o)-, -condrie], cartilage ; * plasie : du grec plasis, plassein [-plasie], action de façonner, modeler. 
    La dyschondroplasie, aussi appelée enchondromatose, est plus connue sous le nom de maladie de OLLIER (du chirurgien français Louis OLLIER, 1830-1899). Elle se caractérise par de nombreuses tumeurs bénignes qui se développent dans les cartilages, ce qui empêche un développement normal de ces cartilages et des os, perturbe les phénomènes de calcification.
   L'atteinte ne porte en général que sur les os d'un même côté, qui sont plus courts et beaucoup plus fragiles (fractures fréquentes). Par la suite, il peut arriver que les tumeurs deviennent malignes et la surveillance doit être rigoureuse.

    Cette pathologie qui apparaît chez le jeune enfant, s'atténue en principe et s'arrête même lorsque la croissance de l'enfant est terminée. Le traitement repose essentiellement sur l'étirement des os, selon la méthode Ilizarov (médecin russe).
    Il existe une variante de cette maladie, qui peut être génétique et qui affecte surtout les os courts. C'est le syndrome de MAFFUCI, qui s'accompagne en plus de troubles vasculaires, notamment d'angiomes cutanés.        Haut de page

Dyschromasie   Dyschromodermie
Dermatologie  -  [Angl. : Dyschromasia, id]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * chroma : du grec khrôma, khrômatos [chroma-, chromato, chromo-], couleur ; * ie : du suffixe -ie, -ié, -é  qui transforme une racine ou un adjectif en un substantif. 
    La dyschromasie est une affection cutanée dans laquelle la coloration n'est pas uniforme. Les contours des zones plus colorées (ou moins) ne sont pas nets. Les changements se font progressivement. Comme toutes les autres anomalies de coloration de la peau, la dyschromasie est une dyschromie.   Syn. : dyschromodermie.         Haut de page

Dyschronométrie
Neurologie  -  [Angl. : Dyschronometria]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * chrono : du grec khronos [chron(o)-, -chrone, -chronique, -chronisme], temps ; * métr- : du grec metron, [-mètre, métr(ie)], mesure ; * ie : du suffixe -ie, -ié, -é  qui transforme une racine ou un adjectif en un substantif. 
    On parle de dyschronométrie lorsque le patient présente un retard dans le déclenchement et l'arrêt de ses mouvements. Cette pathologie a été observée dans le syndrome cérébelleux qui est dû à une lésion au niveau du cervelet.      Haut de page

Dyscorie
Ophtalmologie  -  [Angl. : Dyscoria]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * corie : du grec korê [-cori(o), -corie], pupille. 
    La dyscorie est une anomalie relativement fréquente, si on y inclut les formes légères. Il s'agit en fait d'une ou plusieurs anomalies de la forme de la pupille : trop petite (microcorie) trop grande (platycorie), ovale avec un grand diamètre transversal (comme chez les chats) ou vertical (comme chez les ruminants), pupille à bord crénelé, dentelé, pupille anguleuse, entre autres.
    Dans la grande majorité des cas, la dyscorie n'affecte en rien la qualité de la vision et de l'accommodation.        Haut de page

Dyschromatopsie
Ophtalmologie, génétique  -  [Angl. : Dyschromatopsia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * chromato : du grec khrôma, khrômatos [chroma-, chromato, chromo], couleur ; * opsie : du grec ôps, opsis [ops, -opie, -opsie], œil, vue.
    Perception anormale des couleurs, qui affecte surtout le bleu, le jaune et le rouge. Elle peut être acquise ou congénitale.
Syn. daltonisme.
    Les ophtalmologistes utilisent le test d'Ishihara (ce sont des planches pseudo-isochromatiques constituées d'une mosaïque de points de couleurs différentes disposés de façon apparemment aléatoire, au sein desquels apparaît une forme sur un fond) pour diagnostiquer une dyschromatopsie, et en particulier sa forme congénitale.      Haut de page

Dyschromie
Dermatologie, odontostomatologie  -  [Angl. : Dyschromia]   N. f. * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * chromo : du grec khrôma, khrômatos [chroma-, chromato, chromo-], couleur ; * ie : du suffixe -ie, -ié, -é  qui transforme une racine ou un adjectif en un substantif. 
      Ce terme désigne toute anomalie de coloration d'un organe. La dyschromie peut concerner la peau (c'est une dyschromasie), mais aussi l'émail des dents : c'est alors une dyschromie dentaire, souvent provoquée par des médicaments. La dyschromie existe aussi au niveau des ongles (dyschromie unguéale), de l'iris qui présente des taches pigmentaires etc.       Haut de page

Dysectasie
Néphrologie urologie  -  [Angl. : Dysectasia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * ectasie : du grec ektasis [ectasie], dilatation d'un segment d'organe creux ou d'un vaisseau. 
    La dysectasie représente une anomalie de l'ouverture d'un canal ou d'un sphincter. Ce terme s'applique surtout au col de la vessie et dans ce cas, la dysectasie entraîne des difficultés de miction.     Haut de page

Dysembryome
Cancérologie, dermatologie  -  [Angl. : Dysembryoma]   N. m.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * embryo : du grec embruon [embryo-], embryon, fœtus ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction. 
    Un dysembryome (appelé autrefois embryome) est un fibrochondrome, centré sur un axe cartilagineux et recouvert de peau ou de membrane saines. Les dysembryomes regroupent en fait toute une série de tumeurs malignes ou bénignes, dont l'aspect évoque des stades du développement embryonnaire.
    Syn. : tératome.       Haut de page

Dysembryoplasie   Dysplasie
Embryologie, génétique, anatomie et cytologie pathologiques  -  [Angl. : Dysembryoplasia, Dysplasia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * embryo : du grec embruon [embryo-], embryon, fœtus ; * plasie : du grec plasis,  plassein [-plasie], action de façonner, modeler. 
    Ce terme désigne une anomalie de développement de certains tissus pendant la période embryonnaire. On connaît plusieurs dysembryoplasies qui ont pour origine une anomalie génétique (phacomatoses par exemple). Ces gènes mutés codent des protéines anormales qui sont à l'origine de ces pathologies.
    Syn. : Dysplasie : ce terme est souvent utilisé pour désigner une lésion précancéreuse.        Haut de page

Dysenterie   Dysenterie amibienne
Gastroentérologie, maladies infectieuses et tropicales  -  [Angl. : Dysentery ; Amoebic dysentery]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * enterie : du grec enteron [entér(o)-, -entéral, -entère, -entérique], intestin. 
    La dysenterie est une maladie tristement connue pour ses caractéristiques redoutables : pathologie aigüe, épidémique, fréquente dans les régions tropicales, provoquant des lésions ulcéreuses voire gangréneuses dans la partie inférieure de l'iléon (intestin grêle) et le côlon. Elle se traduit par une diarrhée chronique, des selles fréquentes et souvent sanguinolentes, une déshydratation sévère et une altération rapide de l'état général.
   Il existe de nombreux agents responsables des dysenteries : protozoaires flagellés, bacilles (ce sont des bactéries), mais la forme la plus connue est sans aucun doute la dysenterie amibienne - l'amibe Entamoeba histolytica est aussi un protozoaire.         Haut de page

Dysplasie rénale
Embryologie, génétique, anatomie et cytologie pathologiques, néphrologie  -  [Angl. : Renal dysplasia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * plasie : du grec plasis,  plassein [-plasie], action de façonner, modeler ; * rénale : du latin renalis [rén(o)-, -rénal, rénine], relatif aux reins. 
    Comme pour les autres dysplasies, la dysplasie rénale est une anomalie du développement des reins, d'origine congénitale, ou une perturbation du développement des reins, pouvant aboutir à un état précancéreux. Il en résulte immédiatement des lésions des organes concernés ou des troubles du fonctionnement. Ces lésions nécessitent une étroite surveillance ou un traitement chirurgical.      Haut de page

Dysplasie bronchopulmonaire
Embryologie, génétique, pneumologie  -  [Angl. : Bronchopulmonary dysplasia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * plasie : du grec plasis,  plassein [-plasie], action de façonner, modeler ; * broncho : du latin médical bronchia ou du grec bronkhia [bronch(o)-, -bronchique], bronche ; * pulmonaire : du latin pulmo, pulmonis [pulm(o)-], poumon (syn. pneum(o)-). 
    La dysplasie bronchopulmonaire est une anomalie du développement de l'ensemble des tissus des poumons survenant chez les prématurés devant subir un traitement à base d'oxygène sous une pression importante et intense. Ces lésions régressent chez environ 60 % de ces enfants, qui finissent par obtenir une guérison et gardent une petite perturbation associée à du rachitisme.
    Parfois, l'évolution s'émaille d'infections bronchopulmonaires, de fibrose interstitielle ou d'insuffisance respiratoire avec défaillance de fonctionnement de la partie droite du cœur.        Haut de page

Dysplasie fibreuse des os
Imagerie médicale, ostéologie, génétique  -  [Angl. : Polyostotis fibrous dysplasia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté; * plasie : du grec plasis,  plassein [-plasie], action de façonner, modeler ; * fibreuse : du latin fibra, ae : filament. 
    Les adjectifs monostotique et polyostotique se rapportent à la dysplasie fibreuse des os ou DFO, maladie de la cellule souche et de l'ostéoblaste. Les os deviennent fragiles et se déforment, notamment le tibia, le fémur, la boîte crânienne, la face, mais tous les autres peuvent être atteints. La dysplasie fibreuse de l'os est qualifiée de monostotique si un seul os est atteint, de polyostotique si plusieurs os sont concernés.

De quoi s'agit-il ?
    La DFO est une maladie génétique (mais non héréditaire) rare qui  est due à la mutation d'un gène nommé GNAS ou plus précisément GNAS locus complexe : Guanine Nucleotide binding protein Alpha Stimulating. Ce gène a été localisé sur 20q13, c'est-à-dire sur le bras long du chromosome 20 au locus 13, mais ce locus est complexe, ce qui justifie cette appellation.
    Le gène muté modifie la protéine Gsα, laquelle est responsable de la production "normale" du tissu osseux. Cette mutation du gène GNAS provoque donc une production de matrice osseuse immature et mal minéralisée. On constate en effet une fuite de phosphore dans les urines, qui empêche une minéralisation du squelette.

Les conséquences.
    Les patients qui sont atteints de DFO souffrent de douleurs osseuses, de fractures et de déformations osseuses. Ces synthèses anarchiques peuvent provoquer des déformations importantes des os de la face et donc du visage.

Remarque : on retrouve cette DFO dans le syndrome de McCune-Albright (SMA), associée à d'autres pathologies comme des atteintes endocriniennes et métaboliques, puberté précoce, syndrome de Cushing (hypercorticisme), taches cutanées "café au lait", hyperthyroïdie, acromégalie, entre autres.    Haut de page

Dysérection
Andrologie, neurologie  -  [Angl. : Erectile dysfunction]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * érection : du latin erigere [-érect(ion)], dresser.
    Impossibilité d'obtenir une érection normale et suffisante pour un rapport sexuel. Les causes sont extrêmement nombreuses et variées : neurologiques (sclérose en plaque, atteinte du nerf érecteur, diabète), vasculaires (athéromes, fuites vasculaires empêchant la mise sous tension des tissus érectiles), endothéliales, médicamenteuses ...
    Syn. impuissance.    Haut de page

Dysesthésie
Neurologie  -  [Angl. : Dysesthesia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * esthésie : du grec aisthêsis [esthésio-, esthésie], sensation, perception. 
    La dysesthésie est un trouble neurologique qui affecte la sensibilité et en particulier de la sensibilité tactile.         Haut de page

Dysesthétique
Chirurgie plastique reconstructrice et esthétique  -  [Angl. : Dysesthetic]   Adj.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * esthétique : du latin scientifique aesthetica, du grec aisthetikos [-esthétique], percevoir par les sens, se dit de ce qui se rapporte au sentiment de la beauté. 
    En médecine, on qualifie de dysesthétique une cicatrice, un organe, une pathologie ... qui modifie l'aspect visible du corps et qui nécessite une intervention chirurgicale ou de chirurgie plastique réparatrice.
    Exemples : certains goitres chez les enfants, des kystes ou fistules placés sur des parties visibles du corps, certaines hernies ombilicales, entre autres.         Haut de page

Dysfonctionnement
Médecine générale, physiologie  [Angl. : Dysfunction]   N. m.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * fonctionnement : du latin functio, de fungi [-fonctionnement], s’acquitter, utilité, mécanisme. 
    Toute anomalie constatée dans l'activité normale d'un organe, d'une articulation, d'une conduction électrique, d'une sécrétion ... est un dysfonctionnement. Ex. : dysfonctionnement segmentaire, ovarien, testiculaire, cardiaque etc.  Haut de page

Dysfonctionnement de l'appareil manducateur
Odontostomatologie, neurologie  -  [Angl. : Dysfunction of the manducatory apparatus]    N. m.   * dys- : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * fonctionnement : du latin functio, de fungi [-fonction, -fonctionnel, elle], qui a rapport aux fonctions organiques ou psychiques ; * manduc(a)- :  du latin manducatio, action de manger, dérivé de manducare, mâcher, manger ; * ateur, atrice, atoire : du latin atio, ationis [-ation, -ateur], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom, ou un verbe (et son sujet) en un substantif (nom d’agent ou d’instrument, nom de personne exerçant une action, un métier, etc.). 
    L'appareil manducateur désigne tous les organes qui interviennent dans l'alimentation avant le passage du bol alimentaire dans l'œsophage. Il comprend les arcades dentaires et leur support osseux, maxillaire et mandibule, les muscles manducateurs ou masticateurs, l'articulation temporomandibulaire, la langue, le palais, les glandes salivaires.
    Chacun de ces organes étant susceptible de présenter une ou plusieurs pathologies, on comprendra aisément que les causes possibles de dysfonctionnement de l'appareil manducateur ou DAM, sont particulièrement nombreuses. Pour une description plus détaillée de l'appareil manducateur, voir sa définition.       Haut de page

Dysgénésie   Dysgénésie gonadique   Dysgénésie ovarienne   Dysgénésie testiculaire   Dysgonosomie   Dysgénésie réticulaire   Dysgénésie du segment antérieur   Dysgénésie épiphysaire   Dysgénésie cérébelleuse   Dysgénésie valvulaire   Dysgénésie tubulaire rénale
Embryologie, génétique, médecine de la reproduction, ophtalmologie, hématologie, neurologie  -  [Angl. : Dysgenesis, Gonadal dysgenesis, Ovarian dysgenesis, testicular dysgenesis, Gonadal dysgenesis, Reticular dysgenesis, Dysgenesis of anterior segment, Epiphysial dysgenesis, Cerebellar dysgenesis, Valvular dysgenesis, Renal tubular dysgenesis]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * génésie : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre. 
    La dysgénésie est une malformation majeure qui intervient pendant le développement embryonnaire et qui concerne un ou plusieurs organes. Dans les formes graves où un organe ne se développe pas, il s'agit d'une agénésie. Ci-dessous, quelques exemples (parmi de très nombreux) d'organes qui peuvent être concernés. Les dysgénésies gonadiques sont des dysgonosomies.

* La dysgénésie gonadique. Les gonosomes sont les chromosomes sexuels : XX pour les filles, XY pour les garçons. La dysgénésie gonadique est la malformation, l'insuffisance du développement ou l'absence des gonades, ovaires (dysgénésie ovarienne) ou testicules (dysgénésie testiculaire).
    Parmi les causes les plus connues : syndrome de TURNER chez les filles, syndrome de KLINEFELTER chez les garçons, mutation génétique.
    Dans la dysgénésie X, il manque un chromosome X et le caryotype est 45, X0 (au lieu de 46, XX). Les filles qui ont cette formule chromosomique sont dans la plupart des cas atteintes du syndrome de TURNER ou d'une variante : le syndrome de Turner en mosaïque, dans lequel certaines cellules sont 45, X0 et d'autres normales : 46, XX ou avec un bras du X manquant. Pour plus de détails, voir "syndrome de TURNER".

* La dysgénésie réticulaire (voir réticulocyte) ou aleucocytose congénitale ou maladie de de VAAL ou hypoplasie hématopoïétique généralisée, est une maladie génétique rare et grave, à transmission autosomique récessive, c'est-à-dire que les 2 parents doivent transmettre le gène muté.
    Dans les premières semaines de la vie du nouveau-né, on constate une absence totale du thymus et de polynucléaires (ce sont des globules blancs intervenant dans la phagocytose), des lymphocytes (cellules capitales pour la défense immunitaire) en nombre très réduit. Le nombre des autres éléments figurés du sang - hématies ou globules rouges et plaquettes ou thrombocytes - est pratiquement normal.
    Les conséquences de cette dysgénésie réticulaire sont immédiatement dramatiques car le nouveau-né n'a aucune défense contre les attaques microbiennes, bactériennes et virales. Ces enfants doivent être pris en charge dans une unité de soins intensifs de réanimation où on leur fait une antibiothérapie et, quand cela est possible c'est-à-dire s'il y a un donneur compatible dans le cercle familial, une greffe de cellules souches hématopoïétiques.

* La dysgénésie du segment antérieur (ophtalmologie) : c'est une maladie génétique autosomale (le gène muté est sur un chromosome non sexuel) dominante (un seul parent transmet le gène à tous ses enfants qui sont donc atteints qui se traduit par plusieurs affections oculaires. Les patients qui sont atteints présentent une cataracte qualifiée elle aussi de congénitale, des malformations et des lésions au niveau de l'iris et de la cornée. 
* Il existe de nombreuses autres dysgénésies : entre autres la dysgénésie épiphysaire qui affecte le développement des os longs, la dysgénésie cérébelleuse, valvulaire, tubulaire rénale ...    Haut de page

Dysglobulinémie
Immunologie allergologie, biochimie, médecine biologique  -  [Angl. : Gammapathy, benign monoclonal gammapathy]   N. f.  * gamma : du grec γ 3e lettre de l’alphabet correspondant à la lettre g utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire ; * globulo : du latin globus [glob(o)-, globul(o)-, -globulie], sphérique, petit corps arrondi ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif. 
    Les gammaglobulines représentent un groupe très important de protéines sériques (qui circulent dans le sang - 6 à 12 g/L) et qui ont la particularité de présenter une grande mobilité à l'électrophorèse. Les gammaglobulines comprennent entre autres les immunoglobulines (ce sont des anticorps - voir ce terme) mais aussi d'autres globulines non immunocompétentes. On utilise certaines gammaglobulines provenant d'un donneur sain ou en cours de guérison d'une maladie ou après qu'il ait été vacciné, pour renforcer une immunité défaillante ou lutter à titre curatif contre une maladie donnée.
    C'est le cas notamment pour la diphtérie, le tétanos, la varicelle, le zona, la rubéole, les oreillons, la variole, la coqueluche, l'hépatite B. Les gammapathies ou dysglobulinémies sont des affections qui résultent d'une altération des immonoglobulines et notamment des gammaglobulines. Dans la gammapathie monoclonale bénigne, c'est une immunoglobuline monoclonale qui est présente dans le sang.    Haut de page

Dysgnosie
Psychologie psychiatrie, génétique  -  [Angl. : Dysgnosia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * gnosie : du bas latin gnosticus, du grec gnôsis, [-gnose, -gnosie, -gnostique], connaissance. 
    Le terme dysgnosie est très général, car il désigne tous les troubles concernant les fonctions intellectuelles, mais aussi l'intégration des perceptions sensorielles et regroupe à lui tout seul de nombreux "dys-" : dysacousie, dysbasie, dyscalculie, dysorthographie, entre autres.    Haut de page

Dysgraphie
Psychologie psychiatrie, génétique  -  [Angl. : Dysgraphia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire. 
    La dysgraphie est une anomalie qui se manifeste par des difficultés au niveau de l'écriture.    Haut de page

Dyshidrose   Dysidrose   Dyshidrosique (exéma)  Dysidrosique (exéma)
Dermatologie  -  [Angl. : Dyshidrosis, id, Dyshidrosic]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * hidro : du grec hidrôs [hidr(o)-], sueur ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    La dyshidrose que l'on peut aussi écrire dysidrose ou dishydrose, est également connue sous le nom de pompholix (du grec ancien pompholix, pompholygos, bulle d'air ou d'eau, effervescence). C'est une variété très fréquente d'exéma (e. dyshidrosique), dont les causes ne sont pas toujours connues, qui se traduit par l'apparition de petites vésicules aux mains et aux pieds, sur les faces latérales des doigts et dans les espaces interdigitaux.
    Cette dyshidrose provoque des sensations de brûlure qui peuvent durer de 10 à 15 jours, puis disparaissent spontanément. Mais cette pathologie a une fâcheuse tendance à récidiver.
    Parmi les causes connues :
- l'allergie par contact prolongé ou répété à un produit donné (nickel par exemple),
- des désordres psychologiques,
- une transpiration excessive,
- une exposition prolongée au soleil, entre autres.
    On a également constaté que la dysidrose réapparaît de façon saisonnière chez un certain nombre de patients. Le traitement repose essentiellement sur des antiseptiques et des anti-inflammatoires cutanés : corticostéroïdes, pommades à base de sulfate de cuivre, de sulfate de zinc.     Haut de page

Dyskinésie   Dyskinésie biliaire   Dyskinésie ciliaire primitive   Dyskinésie orofaciale   Dyskinésie buccofaciale   Dyskinésie oromandibulaire   Dyskinésie tardive   Dyskénie   Dyskénie biliaire   Dyskénie ciliaire primitive   Dyskénie orofaciale   Dyskénie buccofaciale   Dyskénie oromandibulaire   Dyskénie tardive
Neurologie, génétique, pneumologie  -  [Angl. : Dyskinesia, Biliary dyskinesia, Primitive ciliary dyskinesia, Orofacial dyskinesia, Buccofacial dyskinesia, Oromandibular dyskinesia, Late dyskinesia, Dyskenia, Biliary dyskenia, Primitive ciliary dyskenia, Orofacial dyskenia, Buccofacial dyskenia, Oromandibular dyskenia, Late dyskenia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * kinésie : du grec kinêsis [kin-, kinési-, -kinésie], mouvement. 
    En ce qui concerne le terme dyskénie, il est encore peu présent dans la langue française et on le trouve plutôt sur certains sites anglo-saxons, sous la forme dyskenia. À noter qu'il est indifféremment remplacé par dyskinesia (en français dyskinésie), les deux étant souvent employés à plusieurs reprises dans un même article, avec le même sens.
    Dyskénie est synonyme de dyskinésie, probablement traduit de l'anglais dyskinesia, lui-même obtenu par contraction dans le langage parlé.
    Une dyskinésie est une anomalie au niveau des mouvements ou de la motilité d'un organe ou d'un tissu, quelles qu'en soient les causes : nerveuse (incoordination), musculaire, spasme, parésie etc. Il existe donc une grande variété de dyskinésies, parmi lesquelles :

* La dyskinésie (ou dyskénie) biliaire :
    Elle se traduit par un trouble fonctionnel des voies biliaires, en-dehors de toute lithiase (calculs dans la vésicule ou le canal cholédoque), tumeur cancéreuse pouvant obstruer le passage de la bile. La douleur et l’absence de calculs ont été associées avec une inflammation attribuable à un trouble moteur, à une altération de la vidange de la vésicule biliaire.
    Le soulagement de la colique biliaire peut être observé à la suite de la cholécystectomie (ablation chirurgicale de la vésicule biliaire). Les symptômes ont parfois les caractéristiques du syndrome du côlon irritable ou d’une dyspepsie non ulcéreuse ; l’absence de calculs rend le diagnostic difficile.
    L’affection demeure mal définie. Chez certains patients, le problème trouve son origine dans un dysfonctionnement du sphincter d’ Oddi. Par ailleurs, dans de nombreux cas, cette affection peut représenter une facette du syndrome du côlon irritable.

* La dyskinésie (ou dyskénie) ciliaire primitive (ou DCP) :
    Cette affection rare (1 individu sur 16 000) se traduit dès l'enfance par des pathologies bronchopulmonaires telles que sinusites, bronchites et altération pulmonaire. C'est le médecin suédois AFZELIUS qui décrit en 1970, l'anomalie des cils qui tapissent les voies respiratoires supérieures, responsable de la DCP.
    Par leurs mouvements, ces cils produisent "l'ascenseur bronchique" qui élimine constamment par le haut (pharynx puis œsophage) le mucus sur lequel se sont collées les particules présentes dans l'air inspiré.
    Le diagnostic de la DCP ne peut se faire que par un examen au microscope électronique des cils. Il existe cependant d'autres symptômes qui peuvent faire penser à une DCP : en effet, chez plus de 50% des malades, le cœur est situé à droite (situs inversus) et les hommes, sont stériles du fait de l'absence totale de motilité des spermatozoïdes.
    À l'heure actuelle, il n'y a pas de traitement curatif des DCP. Seules la kinésithérapie et l'antibiothérapie peuvent ralentir le processus de dégénérescence pulmonaire. Les chercheurs viennent de mettre en évidence le premier gène (DNAI) qui code une protéine entrant dans la composition des cils, ainsi que son mutant DNAI1. Ils travaillent maintenant sur 2 autres gènes suspects : DNAI2 et hPF20.

* La dyskinésie (ou dyskénie) orofaciale ou buccofaciale ou oromandibulaire
    Elle est caractérisée par des mouvements involontaires du visage, de la bouche, de la langue et de la mâchoire. Cette pathologie peut résulter, entre autres, de traitements prolongés par neuroleptiques.
    Les travaux actuels portent sur l’amélioration de la fonction masticatrice chez le patient avec dyskinésie oromandibulaire par des études électrophysiologiques et pharmacologiques. 
    Syn. : dyskinésie (ou dyskénie) tardive.    Haut de page

Dysleptique
Psychologie, neurologie, addictologie  -  [Angl. : Dysleptic]   N. m.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * leptique : du grec leptos [lept(o)-, -lepsie, -leptique], mince, faible, qui affaiblit. 
    Un dysleptique est une substance qui modifie et perturbe une fonction, un comportement. Parmi les exemples les plus évidents, les psychodysleptiques comme l'alcool et les autres hallucinogènes qui agissent au niveau des synapses et plus particulièrement sur les neurotransmetteurs.   Haut de page

Dyslexie   Dyslexique
Orthophonie  -  [Angl. : Dyslexia, Dyslexic]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * lexie, lexique : du grec lexis [lexi(e)], lecture. 
    En réalité, la dyslexie ne désigne pas seulement les troubles de la lecture, mais aussi les problèmes d'écriture qui en découlent. L'enfant dyslexique ne présente aucune déficience sensorielle ou motrice, mais malgré ses efforts, il ne parvient pas à lire aisément. La déficience en orthographe suit inévitablement.
    Les problèmes ont été localisés dans le cervelet, mais un dysfonctionnement des muscles oculaires pourrait également être mis en cause. La rééducation est basée sur une nouvelle organisation de l'espace et du temps de l'enfant.       Haut de page

Dyslipémie   Dyslipidémie
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Dyslipemia, Dyslipidemia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang. 
    La dyslipémie désigne toute anomalie de concentration des lipides dans le sang. Les formes de cette pathologie sont aussi variées que les différentes molécules de lipides présentes dans le sang. On connaît des formes familiales héréditaires et d'autres formes acquises. Ex. l'hypercholestérolémie : il existe une forme familiale.
    Syn. : dyslipidémie.        Haut de page

Dysménorrhée   Dysménorrhée membraneuse
Gynécologie  -  [Angl. : Dysmenorrhoea, dysmenorrhea, Membranous dysmenorrhoea (menorrhea)]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * méno : du grec mên [méno-], mois, relatif aux menstruations ou règles ; * rrhée : du grec rhein [rrhée, rrhénie, -rroïde], couler. 
    La dysménorrhée est le fait d'avoir des menstruations (ou règles) difficiles et douloureuses avec crampes utérines précédant ou contemporaines de l'écoulement menstruel. L'existence de douleurs pelviennes en dehors de la période menstruelle pose le problème des douleurs menstruelles.
    Le traitement doit être adapté à la gêne ressentie : antalgiques, spasmolytique, AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens), pilule contraceptive, progestatif 10 jours/cycle. Cette dysménorrhée peut s'accompagner de l'expulsion d'une partie de la muqueuse utérine ou endomètre, et on parle alors de dysménorrhée membraneuse.
    Syn. : algoménorrhée * (algo : du grec algos [alg(o)-, -algie, -algique], douleur).         Haut de page

Dysmétrie
Neurologie  -  [Angl. : Dysmetria]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * métrie : du grec metron, [-mètre, métr(ie)], mesure. 
    Cette épreuve neurologique est pratiquée pour permettre d'évaluer le degré de coordination de certains mouvements volontaires au niveau des membres inférieurs. Le patient est en décubitus latéral (couché sur le côté) et doit, le plus rapidement possible, toucher le genou d'un membre avec le talon de l'autre.
    Si le patient ne réussit pas ce test, il est probablement atteint de dysmétrie : incapacité à réaliser certains mouvements qui demandent une coordination dans le temps et dans l'espace et qui résulte d'une atteinte cérébelleuse.         Haut de page

Dysmorphose   Dysmorphophobie
Chirurgie plastique reconstructrice et esthétique  -  [Angl. : Dysmorphosis, Dysmorphophobia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * morpho : du grec morphê [morph(o)-, -morphie], forme ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.
    Malformation ou difformité du corps ou d'un ou plusieurs de ses organes. Bien que ce terme soit surtout utilisé dans le cadre des "dysmorphoses dentosquelettiques", ces malformations peuvent affecter chaque organe du corps.
    La dysmorphophobie est la crainte morbide de devenir difforme.     Haut de page

Dysostose   Dysostose cléidocranienne   Dysostose craniofaciale   Dysostose mandibulofaciale
Anatomie et cytologie pathologiques, génétique médicale  -  [Angl. : Dysostosis, Cleidocranial dysostosis, Craniofacial dysostosis, Crouzon's disease, Mandibulofacial dysostosis]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * ostéo : du grec osteon [-oste, -osté(o)], os ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.
    Il existe plusieurs formes de dysostose :
* La dysostose cléidocrânienne (du grec kleidion [cléid(o)-], clavicule) est une affection osseuse héréditaire transmise selon le mode dominant autosomique, caractérisée par l'aplasie des clavicules, un retard d'ossification des os du crâne (fontanelles persistantes) et des malformations dentaires (syn. : syndrome ou maladie de Marie-Sainton)
* La dysostose mandibulofaciale : (syn. : syndrome ou maladie de Franceschetti) association d'une surdité par malformation des osselets avec des anomalies oculaires et osseuses faciales.
* La dysostose craniofaciale : malformation du crâne qui est allongé vers le haut (acrocéphalie), front haut avec bosse médiane, exophtalmie, strabisme, nez large en bec de perroquet, troubles oculaires et auditifs. Probablement héréditaire à transmission dominante autosomique.
    Syn. : Maladie (ou syndrome) de CrouzonHaut de page

Dyspareunie
Algologie, médecine de la reproduction [Angl. : Dyspareunia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * pareunie : du grec pareunasthai [-pareunie], coucher auprès de quelqu’un.
    Dans la véritable dyspareunie, les douleurs sont telles qu'elles rendent les rapports sexuels quasi impossibles, ce qui induit un vaginisme (spasmes douloureux) par réaction de défense. Dans les cas aigus, l'étiopathie (voir ce terme) semble être la seule solution pour soulager les femmes atteintes, non seulement de leurs douleurs, mais aussi des handicaps comportementaux et affectifs qui y sont liés.
    L'étiopathe constate le plus souvent une rétraction des ligaments utérosacrés ou larges, dont la simple mise en tension déclenche les douleurs. En normalisant l'état ligamentaire, en supprimant infiltrats, exsudats et œdèmes, en résolvant les éventuelles adhérences, il rétablit la normalité des organes incriminés, ce qui modifie l'état physique de la femme atteinte.
    Le résultat est en général acquis au bout d'un traitement de trois cycles, et de manière définitive. Les échecs sont rarissimes.  Haut de page

Dyspepsie
Gastroentérologie  -  [Angl. : Dyspepsia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * pepsie : du grec pepsis [-pepsie], digestion. 
    La dyspepsie désigne une digestion anormale et souvent douloureuse. Les causes de cette pathologie sont nombreuses. L'une des plus fréquentes est la tachyphagie, c'est-à-dire la fait que certaines personnes avalent leurs aliments trop rapidement, sans les mâcher.
    L'action enzymatique n'a pas le temps de se faire correctement. La dyspepsie peut correspondre à un RGO (reflux gastroœsophagien), une gastrite (inflammation de l'estomac), un ulcère gastroduodénal etc.
    Les symptômes sont aussi très variés : douleur derrière le sternum, remontées acides, ballonnements, rôts, flatulence, douleurs abdominales (intestinales) ... Dans la plupart des cas, la dyspepsie n'a pas de causes organiques : elle est simplement liée à l'alimentation ou au mode de vie et peut donc facilement être supprimée par la correction de quelques habitudes alimentaires.
    Pour les autres cas plus sévères, une consultation médicale permettra un traitement adapté.    Haut de page

Dyspepsie fonctionnelle
Gastroentérologie  -  [Angl. : Functional dyspepsia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * pepsie : du grec pepsis [-pepsie], digestion ; * fonctionnelle : du latin functio, de fungi [-fonction, -fonctionnel, elle], qui a rapport aux fonctions organiques ou psychiques. 
    La dyspepsie fonctionnelle est comme son nom l'indique, un ensemble de troubles de la digestion, sans anomalie structurelle visible. C'est un syndrome multifactoriel qui atteint une grande partie de la population, de façon généralement proportionnelle à l'âge et dont les principaux symptômes sont
* un retard de la vidange gastrique (30%),
* une sensation de satiété précoce (40%),
* une hypersensibilité à la distension gastrique (37%), mais aussi
* des douleurs abdominales postprandiales (après les repas),
* des douleurs épigastriques,
* un défaut de l'accommodation gastrique,
* une gastroparésie (diminution de l'amplitude et ralentissement des mouvements péristaltiques de l'estomac), ainsi que des symptômes plus "communs" : ballonnements, éructation, flatulences, entre autres.
    La dyspepsie fonctionnelle est souvent associée ou présente des symptômes communs avec le syndrome du côlon irritable.     Haut de page

Dysphagie
Gastroentérologie  -  [Angl. : Dysphagia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * phagie : du grec phagos,  phagia, de phagein [phag(o)-, -phage, -phagie, -phagique], manger. 
    Une dysphagie est une anomalie qui se produit au moment de la déglutition, due à une difficulté de passage des aliments (bol alimentaire) de la bouche vers l'estomac. La dysphagie peut avoir une cause otorhinolaryngologique ou digestive (infections pharyngées, tumeurs du pharynx ou de l'œsophage, RGO - reflux gastroœsophagien), ou encore neurologique (syndrome bulbaire, SEP - sclérose en plaques).  Schéma du pharynx     Haut de page

Dysphasie
Orthophonie  -  [Angl. : Dysphasia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * phasie : du grec  phasis [phasie] : parole.
    Chez les enfants de 3 ans et plus : perturbation plus ou moins grave du langage constitué. L'incompréhension enfant - entourage est réciproque. Chez certains auteurs, la dysphasie peut aussi désigner une absence complète du langage, c'est-à-dire l'aphasie.
    Traitée de façon précoce par les orthophonistes, la dysphasie peut régresser de façon spectaculaire et éviter bien des souffrances aux enfants.    Haut de page

Dysphonie
Otorhinolaryngologie, psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Dysphonia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * phonie : du grec phônê [phon(o)-, -phonie] : voix. 
    La dysphonie est la difficulté de la phonation, quelle qu'en soit son origine : centrale, c'est la dysarthrie - voir ci-dessus ; périphérique, c'est la dyslalie.     Haut de page

Dysphorie   Dysphorique
Psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Dysphoria, Dysphoric]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * phorie : du grec phoreo, phorô, phorein [-phore, -phorie], porter, avoir en soi. 
    La dysphorie est un trouble de l'humeur caractérisé par un émoussement de l'intérêt et un sentiment général d'insatisfaction. Le sujet est alors généralement de mauvaise humeur et est capable de violentes colères. Il n'est pas rare que le dysphorique se réfugie dans l'alcool et les drogues et peut présenter des pulsions suicidaires.     Haut de page

Dyspnée   Dyspnéique   Dyspnée cardiaque   Dyspnée d'effort   Dyspnée rénale
Pneumologie  -  [Angl. : Dyspnoea, dyspnea, Dyspneic, Cardiac dyspnea, Exercise dyspnea, Renal dyspnea]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * pnée : du grec pnein [-pnée], respirer. 
    Toute anomalie de la respiration (ventilation pulmonaire) est une dyspnée. Qu'elle se traduise par une augmentation du rythme ventilatoire ou de l'amplitude des mouvements, la dyspnée s'accompagne généralement d'une douleur ou d'une gêne thoracique.
    Elle peut être due au dysfonctionnement du cœur (dyspnée cardiaque) des reins (dyspnée rénale) ou d'autres organes. Si elle apparaît dès le moindre effort (dyspnée d'effort), elle peut correspondre à une insuffisance cardiaque.
    Adj. : dyspnéique : se dit d'une personne souffrant de dyspnée ou caractérise ce qui se rapporte à la dyspnée.    Haut de page

Dyspraxie
Neurologie  -  [Angl. : Dyspraxia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * praxie : du grec praxis [praxie], action. 
    La dyspraxie se manifeste par des perturbations de l'organisation du schéma corporel et de la représentation spatiale. Il en résulte des troubles dans les coordinations motrices, à la base d'une maladresse et d'une dysharmonie gestuelle. Le sujet n'arrive plus à exécuter de façon coordonnée les mouvements volontaires.    Haut de page

Dysthymie   Dysthymique
Psychiatrie psychologie, neurologie  -  [Angl. : Dysthymia, Dysthymic]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * thymie : du grec thumia, de thumos [thym(o)-, -thymie, -thymique], cœur, affectivité, relatif à la passion. 
    La dysthymie correspond à tout changement significatif et pathologique de l'humeur. Les dépressions, les périodes d'anxiété ou d'excitation par exemple, sont des dysthymies.
    L'adjectif dysthymique qualifie un comportement qui présente de telles modifications.    Haut de page

Dystocie   Dystocie des épaules   Dystocique
Gynécologie obstétrique, chirurgie gynécologique  -  [Angl. : Dystocia, Dystocia of shoulders, Dystocial]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * tocie : du grec tokos [toc(o)-,  -tocie], accouchement. 
    On parle de dystocie pour un accouchement difficile, quelles qu'en soient les causes et les difficultés qui se présentent. Ex. la dystocie des épaules (DE).
    Lors d'un accouchement normal, après la sortie de la tête du fœtus, les épaules et le tronc traversent spontanément le pelvis. Dans certains cas (macrosomie fœtale, nombreuses grossesses, mauvaise position du fœtus par rapport au bassin ...) les épaules peuvent s'enclaver, bloquées dans l'excavation pelvienne. La tête se rétracte alors spontanément, comme aspirée dans le canal pelvien. Les conséquences peuvent être dramatiques pour le fœtus et les gestes de l'obstétricien sont déterminants. Il pratique généralement une large épisiotomie et, si nécessaire, une cléidotomie. 
    Adj.  dystocique : relatif à une dystocie. Haut de page

Dystonie   Dystonie focale   Dystonie généralisée   Dystonie lordotique progressive   Dystonie musculaire déformante   Dystonie neurovégétative   Dystonie primaire généralisée   Dystonique
Neurologie, génétique, recherche médicale  -  [Angl. : Dystonia, Focal dystonia, Generalized dystonia, Torsion dystonia, Dystonia musculorum deformans, Neurovegetative dystonia, Primary generalized dystonia, Dystonic]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * tonie : du grec tonos [ton(o)-, tonie, tonine], tension. 
    D'une façon générale, la dystonie est un trouble du tonus ou de la tonicité d'un tissu ou d'un organe. En réalité il existe de nombreuses formes de dystonies, des plus anodines aux plus graves. Il peut s'agir de postures particulières déclenchées par le mouvement ou le maintien d'une attitude. Le torticolis et la crampe de l'écrivain font ainsi partie de ce que l'on appelle les dystonies focales.
    On connaît aussi des formes héréditaires et des formes génétiques telle la dystonie musculaire déformante. De transmission autosomique récessive, elle apparaît chez le jeune enfant dès l'âge de 4 à 5 ans. Appelée aussi dystonie lordotique progressive ou maladie de Ziehen-Oppenheim, elle se caractérise par une dystonie musculaire d'extension et une déformation de la colonne vertébrale.

    Dans la forme dite dystonie primaire généralisée, l'enfant présente très vite des difficultés pour toutes les activités physiques et sportives. Très rapidement, l'enfant se retrouve dans un fauteuil roulant et le décès peut intervenir vers l'âge de 15 à 20 ans.
    Pour cette dernière forme, des recherches sont menées par plusieurs équipes, notamment sur l'électrostimulation cérébrale (premiers essais en 1990). C'est en stimulant le pallidum, zone profonde du cerveau, que des chercheurs neurologues français du CHU de Grenoble ont réussi à enrayer la maladie chez des patients âgés d'une vingtaine d'années, avec une amélioration de 70 à 80%.
    Des électrodes placées dans le pallidum sont reliées à une pile (exactement comme un pace maker cardiaque). De nombreux pays, dont les États-Unis utilisent maintenant cette méthode française pour soigner la dystonie généralisée.
    Adj. : dystonique : qui se rapporte à la dystonie ou qui en est atteint.     Haut de page

Dystrophie
Anatomopathologie, génétique  -  [Angl. : Dystrophia]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * trophie : du grec trophê [troph(o)-,  -trophie], nourriture, développement. 
    La dystrophie qualifie à la fois un trouble de la nutrition d'un organe ou d'une partie du corps, ainsi que les conséquences au niveau de cet organe : développement insuffisant, voire dégénérescence.     Haut de page

Dysurie   Dysurique
Néphrologie urologie  -  [Angl. : Dysuria, Dysuric]   N. f.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * urie : du grec oûron [uro-, -urie, -urèse, -urétique], urine. 
    La dysurie, connue aussi sous le nom de miction difficile, est une pathologie que l'on rencontre essentiellement chez les hommes. Plusieurs symptômes peuvent caractériser la miction difficile : le premier concerne la durée d'apparition du jet qui n'est plus immédiat, mais nécessite parfois jusqu'à 30 secondes avant que l'urine ne s'écoule.
    Autre symptôme : la qualité du jet qui peut être réduit à un écoulement vertical, sans courbe ; enfin il peut subsister, en fin de miction, de l'urine dans la vessie, qui peut provoquer plusieurs petits jets successifs, voire un goutte à goutte. Les causes peuvent être très variées : mauvaise qualité du muscle qui contracte la vessie, atteinte de la vessie elle-même, présence d'une tumeur qui gêne la vessie ou l'urètre, problèmes au niveau des centres nerveux qui contrôlent la diurèse, entre autres.
    Adj. : dysurique : qui se rapporte à la dysurie ou qui est atteint de dysurie.     Haut de page