Retour à la page d'accueil  H - TERMINOLOGIE MEDICALE - H  retour à la lettre "A"

Dernière modification : 7-12-2019

Hypo-      Préfixe du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale. Le préfixe "hypo-" a servi à former de très nombreux mots en médecine, biologie et chimie, qui expriment la diminution, l'insuffisance, la situation inférieure au propre et au figuré. Il se rattache à une racine indoeuropéenne "°upo-".


Hypémie - Hyphéma - Hyphémie - Hypoacidité - Hypoacousie - Hypoalbuminémie - Hypoalgésie - Hypoallergénique - Hypoalphalipoprotéinémie - Hypoandrie - Hypoandrogénie - Hypoazoturie - Hypobaropathie - Hypoboulie - Hypocalcémiant - Hypocalcémie - Hypocalcipexie - Hypocalorique - Hypocapnie - Hypochlorémie - Hypochlorhydrie - Hypochlorurie - Hypocholémie - Hypocholestérolémiant - Hypocholestérolémie - Hypocholie - Hypocholurie - Hypochondroplasie - Hypochromasie - Hypochromatique - Hypochrome - Hypochromémie - Hypochromie - Hypochromique - Hypochylie - Hypocoagulabilité - Hypocondre - Hypocondriaque - Hypocondrie - Hypoconvertinémie - Hypocorticisme - Hypocrétine - Hypocrétine 1 - Hypocrétine 2 - Hypocrinie - Hypocrinique - Hypocrinisme - Hypocuprémie - Hypodactylie - Hypodense - Hypodensité - Hypoderme - Hypodermie - Hypodermique - Hypodermite - Hypodermoclyse - Hypodipsie - Hypodontie - Hypoéchogène - Hypoéchogénicité - Hypoendocrinie - Hypoépinéphrie - Hypoergie - Hypoesthésie - Hypofibrinogénémie - Hypofolliculinie - Hypofonction - Hypofonctionnement -   

Hyphéma  
Ophtalmologie, angiologie  -  [Angl. : Hyphema]   N. m.  * hyp(o) : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * héma : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang.
    Le mot hyphéma se prononce "iféma" et vient de la contraction du préfixe hyp(o)- et de -héma. Il désigne un épanchement sanguin qui commence dans le bas de la chambre antérieure de l'œil, c'est-à-dire dans la partie bombée correspondant à l'iris, entre la cornée et le cristallin. Il est généralement posttraumatique.
    Cet hyphéma gêne considérablement la vision quand le niveau de la collection sanguine atteint ou dépasse la pupille. La consultation chez un ophtalmologue est indispensable pour savoir si un traitement s'impose.       Haut de page

Hyphémie   Hypémie
Angiologie, médecine hospitalière  -  [Angl. : Hyphemia, hypemia]   N. f. 
* hyp(o) : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * hémie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang.
    Une hyphémie ou hypémie correspond soit à une diminution du volume sanguin du corps (ou de la volémie), soit à une diminution de l'un des constituants du sang.
    Haut de page

Hypoacidité
Gastroentérologie
  -  [Angl. : Hypoacidity]   N. f.  * hypo :
du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * acidité : du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante.
    L'hypoacidité gastrique se traduit par une insuffisance d'acidité dans l'estomac : soit par insuffisance de sécrétion du suc gastrique, soit parce que le suc lui-même est insuffisamment acide.
La paroi interne (chorion) de notre estomac comprend un nombre très important de glandes qui sécrètent essentiellement 3 substances : le mucus protecteur, le pepsinogène (à l'origine de la pepsine, principale enzyme digestive gastrique) et l'acide chlorhydrique (HCl). Les cellules sécrétrices dans les puits gastriques         Haut de page

Hypoacousie
Otorhinolaryngologie, neurologie
  -  [Angl. : Hypoacusis]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * acousie : du grec akouein, [acou-], entendre.
    L'hypoacousie est l'Insuffisance de l'acuité auditive. Les causes peuvent être très nombreuses : neurologiques, cérébrales, se situer au niveau de l'oreille interne (mauvaise transmission des vibrations au niveau du tympan, de la chaîne des osselets, de la fenêtre ovale. Il peut également s'agir d'une déficience des cellules sensitives de la cochlée.
       Haut de page

Hypoalbuminémie
Médecine biologique, néphrologie urologie
  -  [Angl. : Hypoalbuminemia, hypoalbuminaemia]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * albumino : du latin albumen, albuminis [albumin(o)-], blanc d'œuf ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang.
    Diminution du taux d'albumine dans le sang, c'est-à-dire valeur inférieure à 40 - 50 g/litre de sérum. Une légère baisse est normale chez les sujets âgés. L'hypoalbuminémie est observée surtout dans l'insuffisance hépatique et dans certains cas de dénutrition sévère.       Haut de page

Hypoalgésie
Neurologie, dermatologie
  -  [Angl. : Hypoalgesia]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * algésie : du grec algos [algo-, -algie, -algique], douleur.
    Diminution de la douleur en réponse à un stimulus normalement douloureux. L'hypoalgésie peut être obtenue de plusieurs façons : anesthésie locale, locorégionale, acupuncture, hypnose ...       Haut de page

Hypoallergénique
Immunologie allergologie, pharmacologie
  -  [Angl. : Hypoallergenic]   Adj. et n. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * allergo : du grec allos, autre, et ergon, réaction ; racine des termes relatifs aux allergies ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs.
    Un produit est hypoallergénique lorsqu'il diminue le risque d'apparition d'une réaction allergique. Cette qualité est recherchée pour tout ce qui entre en contact avec la peau : pansements, savons, crèmes de soin, sous-vêtements, mais aussi pour l'alimentation des enfants qui présentent des allergies au lait de vache, aux œufs, aux arachides etc.
       Haut de page

Hypoalphalipoprotéinémie
Génétique, maladies orphelines, hépatogastroentérologie  -   [Angl. : Tangier disease, hypoalphalipoproteinemia, analphalipoproteinemia]   N. f.  * Tangier : du nom d'une ville sur l'île "Tangier Island" dans la Baie de Chesapeake, au large de la Virginie ; * hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * alpha : première lettre de l’alphabet grec (a), utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire ; * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * protéine : du grec tardif prôteios, signifiant "qui occupe le premier rang" ou "de première qualité", lui-même dérivé de protos, premier, relatif aux protides ou aux protéines, composées essentiellement de C, H, O et N ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang. 
    Syn. : hypoalphalipoprotéinémie, analphalipoprotéinémie, syndrome de Tangier. La maladie de Tangier est une maladie génétique rare ou maladie orpheline, puisqu'on ne connaît que moins de cinquante cas dans une vingtaine de familles dans le monde. Quelques explications pour mieux comprendre cette maladie du transport du cholestérol.

* Sur le chromosome 9q31, c'est-à-dire sur le bras long (q) du 9e chromosome, à un emplacement ou locus précis nommé 31, se trouve le gène ABCA1 (ATP Binding Cassette Transporter).  En fait, il s'agit de la 9e paire de chromosomes, et nous avons donc ce gène en double, chacun hérité de l'un de nos deux parents. ATP désigne l'adénosine triphosphate qui est le principal transporteur d'énergie dans toutes nos réactions cellulaires.
 Schéma d'un chromosome  
    Ce gène ABCA1 code la fabrication d'une protéine du même nom (ABCA1) qui est enchâssée dans la membrane de nos cellules et dont le rôle principal est de permettre à certaines molécules dont le cholestérol, de quitter l'intérieur de la cellule pour passer dans le milieu extracellulaire.
    Ces molécules sont trop grandes pour passer "naturellement" de l'intérieur vers l'extérieur et ce passage nécessite la présence dans la membrane de ces protéines particulières qui vont permettre ce transfert qualifié d'actif, en consommant de l'énergie, donc de l'ATP. Ce n'est qu'une fois dans le milieu extracellulaire que le cholestérol va se lier à l'apoA1 et aux phospholipides pour former le complexe HDL.

* Chez un nombre très limité de personnes, l'un des chromosomes n° 9, plus rarement encore les deux, présente(nt) un gène ABCA1 qui a muté, c'est-à-dire qu'il ne fabrique plus la bonne protéine. Sans trop entrer dans les détails, on constate que dans un gène muté, la séquence des bases azotées qui composent la double hélice de l'ADN n'est plus la bonne.
    On comprend aisément ce qui se passe dans ce cas : le cholestérol ne peut plus quitter la cellule pour se rendre vers le foie et être éliminé. Il va s'accumuler préférentiellement dans des organes comme le foie et la rate, les artères, la cornée, les amygdales, entre autres. La maladie de Tangier résulte donc d'un dysfonctionnement du transport du cholestérol.

* Une précision importante :
 Principe de la transmission selon le mode autosomique récessif   Cette maladie se transmet selon le mode autosomique récessif. Autosomique : qualifie les chromosomes non sexuels, c'est-à-dire les 22 premières paires (la 23e paire étant conventionnellement celle des chromosomes sexuels, XX chez la femme, XY chez l'homme). Récessif : il faut que l'enfant reçoive de chacun de ses parents un chromosome avec le gène muté pour qu'il développe la maladie. Il est alors homozygote pour ce gène muté, puisqu'il l'a sur les deux chromosomes n° 9. S'il ne reçoit le gène muté que de l'un de ses parents, il est hétérozygote ou "porteur sain" et ne développe aucun symptôme de la maladie, car il produit suffisamment de protéines ABCA1 normales.

* Principaux symptômes de la maladie de Tangier, sachant qu'aucun d'entre eux n'est obligatoire et qu'il existe des cas totalement asymptomatiques.
- Chez les nouveau-nés, les amygdales sont jaune-orangé du fait de l'accumulation d'esters du cholestérol et de taille supérieure à la normale. 
- Hypolipidémie, en particulier baisse sévère du taux des HDL (high density lipoprotein, le "bon" cholestérol) qui est < 0,1 g/L, ainsi que de l'ApoA1. C'est ce qui justifie son autre nom d'hypoalphalipoprotéinémie ou d'analphalipoprotéinémie.
-
Athérosclérose prématurée disséminée, avec atteinte coronarienne fréquente et risque accru d'infarctus du myocarde.
-
Opacité cornéenne résultant de l'accumulation d'esters de cholestérol.
-
Hépatomégalie et splénomégalie (augmentation anormale du volume du foie et de la rate).
-
Sur la muqueuse du côlon sigmoïde et du rectum, on observe des dépôts jaunâtres de cholestérol, visibles en coloscopie sous forme de plaques de 2 à 3 mm.
-
Les amygdales ne sont pas les seuls organes lymphoïdes touchés : on peut aussi observer de petites adénopathies inguinales (à l'aine), axillaires (aux aisselles) et cervicales.
-
Le fait que le cholestérol ne puisse plus sortir des cellules va provoquer une cytolyse (destruction cellulaire) plus ou moins importante, ce qui se traduit par un taux d'ALAT supérieur à 50 UI/L (normale < 25).
-
Parfois rétinite pigmentaire, légère hypertriglycéridémie, entre autres.

* Traitements. Comme indiqué plus haut, il s'agit d'une maladie orpheline et il n'existe aujourd'hui aucun traitement, sinon symptomatique. Cela signifie que l'on soigne au coup par coup les symptômes qui deviennent gênants ou dangereux : angioplastie coronaire transluminale si des athéromes obstruent les artères coronaires, greffe de cornée pour éviter la cécité, amygdalectomie (ou tonsillectomie) chez les jeunes enfants, greffe du foie, entre autres. Les espoirs actuels reposent sur une thérapie génique qui n'est pas encore au point.
       Haut de page

Hypoandrie
Endocrinologie et métabolismes, andrologie
  -  [Angl. : Male infantilism]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * andrie : du grec anêr, andros [andr(o)-, -andrie], homme, mâle.
    Insuffisance de sécrétion des hormones hypophysaires mâles qui entraîne un développement insuffisant des gonades (testicules), une sécrétion faible de testostérone  et des caractères sexuels secondaires diminués ou absents. L'hypoandrie peut être une cause de stérilité.
Syn. hypogonadisme masculin.       Haut de page

Hypoandrogénie
Endocrinologie et métabolismes, andrologie
  -  [Angl. : Hypoandrogenism]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * andro : du grec anêr, andros [andr(o)-, -andrie], homme, mâle et du latin ; * génie : du grec genesis [-gène, -génie], naissance, formation, qui engendre.
    L'hypoandrogénie est l'insuffisance de sécrétion des hormones androgènes, c'est-à-dire celles fabriquées par l'hypophyse et les surrénales et qui sont responsables de l'apparition des caractères sexuels secondaires masculine, de la maturation des gonades et de la formation du sperme.       Haut de page

Hypoazoturie
Néphrologie urologie, médecine biologique
  -  [Angl. : Hypoazoturia]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * azoto : du préfixe a privatif et du grec zôê, la vie ; [azot(o)-] : l’azote ne permet pas la vie ; * urie : du grec oûron [uro-, -urie, -urique], urine.
    Quantité insuffisante de substances azotées dans l'urine (par exemple urée, acide urique), qui laisse supposer une insuffisance rénale et ne augmentation de ces molécules dans le sang. En cas d'insuffisance rénale sévère, l'hémodialyse peut être envisagée.       
Haut de page

Hypobaropathie
Pneumologie, médecine générale
  -  [Angl. : Hypobaropathy]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * baro : du grec baros [-bare, bar(o)-], pesanteur ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel.
    Terme générique désignant les affections dues à une pression atmosphérique insuffisante, ainsi que toutes les conséquences. De nombreuses personnes sont sensibles à l'hypobaropathie. Exemple : le mal de montagne, le mal des aviateurs, où la baisse de pression est due à l'altitude.       Haut de page

Hypoboulie
Psychiatrie psychologie
  -  [Angl. : Hypobulia]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * boulie : du grec boulê, boulêma[-boulie], volonté.
    L'hypoboulie est un trouble neurologique caractérisé par un
ralentissement et une insuffisance de la volonté, aboutissant à la difficulté ou à l'impossibilité d'agir. Le malade a une parfaite conscience de ce qu'il doit faire, mais il est dans l'impossibilité de le réaliser. Privé complètement de volonté, il est incapable de s'astreindre à un travail régulier. Voir aboulique.       Haut de page

Hypocalcémie   Hypocalcémiant
Hématologie, médecine biologique
  -  [Angl. : Hypocalcaemia, hypocalcemia, Hypocalcaemic, hypocalcemic]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * calco : du latin calx, calcis [calc(o)-], relatif au calcium ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang. 
    Insuffisance du taux de calcium plasmatique (dans le sang). Dans le sang, le calcium est présent sous plusieurs formes : non dialysable ou ultrafiltrable, lié aux protéines, principalement à l'albumine (normale : 0,045 g/L), filtrable ou dialysable, lui-même partagé en 2 fractions : ionisé et non ionisé.
    Taux normal  du calcium total : 0,095 à 0,105 g/L. Une hypocalcémie est normale pendant la grossesse. Un facteur est hypocalcémiant s'il abaisse la calcémie.       Haut de page

Hypocalcipexie
Hématologie, médecine biologique
  -  [Angl. : Hypocalcipexy]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * calci : du latin calx, calcis [calc(o)-], relatif au calcium ; * pexie : du grec pexis [-pexie], fixation.
    Insuffisance de la fixation du calcium par le squelette et les dents. Les causes de l'hypocalcipexie peuvent être nombreuses : entre autres un fonctionnement insuffisant de la thyroïde qui réduit la fixation du calcium dans les tissus osseux et augmente la calcémie (taux de calcium dans le sang).       Haut de page

Hypocalorique
Diététique  -  [Angl. : Hypocaloric]   Adj.  * hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * calorique : du latin calor [calor-, calorie], chaleur.
    On qualifie d'hypocalorique, ce qui constitue un faible apport énergétique pour l'organisme. Un régime hypocalorique est donc préconisé pour obtenir un amaigrissement.      Haut de page

Hypocapnie
Hématologie, biochimie,
médecine biologique  -  [Angl. : Hypocapnia]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * capnie : Du grec kapnos [capn(o)-, -capnie], vapeur, fumée ; en biologie, relatif au dioxyde de carbone CO2. 
    Taux anormalement bas de dioxyde de carbone (et donc d'acide - ou anhydride - carbonique) dans le sang. Il y a hypocapnie lorsque la pression partielle de CO2 dans le sang est inférieure à 35 mm Hg. Si le pH était normal, il devient alcalin (alcalose). Les causes peuvent être nombreuses : hyperventilation, AVC (accident vasculaire cérébral), méningite etc.    
Haut de page

Hypochlorémie
Hématologie, biochimie,
médecine biologique  -  [Angl. : Hypochloraemia, hypochloremia]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * chloro : du grec khlôros [chlor(o)-], vert ; racine qui indique la présence de chlore ou la couleur verte ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang.  
    L'hypochlorémie correspond à un taux insuffisant de chlore dans le sang. Les valeurs normales varient entre 3,45 et 3,60 g/litre de sérum ou de plasma, soit 97 à 102 mEq/L. L'hypochlorémie peut être le résultat d'un régime déchloruré (sans sel), de vomissements ou diarrhées à répétition, d'une perte excessive par l'urine.     
Haut de page

Hypochlorhydrie
Gastroentérologie, pharmacologie
  -  [Angl. : Hypochlorhydria]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * chloro : du grec khlôros [chlor(o)-], vert ; racine qui indique la présence de chlore ou la couleur verte ; * hydrie : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau.
    L'hypochlorhydrie est une insuffisance de sécrétion acide (acide chlorhydrique) par les glandes de l'estomac. Les valeurs normales de l'acidité libre dans le suc gastrique sont comprises entre 0,5 à 0,6 g d'acide chlorhydrique par litre. L'hypochlorhydrie s'observe dans les gastrites chroniques et dans la maladie de Biermer (gastrite atrophique).   
Haut de page

Hypochlorurie
Néphrologie urologie,
médecine biologique  -  [Angl. : Hypochloruria]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * chloro : du grec khlôros [chlor(o)-], vert ; racine qui indique la présence de chlore ou la couleur verte ; * urie : du grec oûron [uro-, -urie, -urèse], urine.
    Dans l'urine, le chlore est essentiellement combiné au sodium sous forme de chlorure de sodium (sel).  L'hypochlorurie est l'insuffisance de chlore dans l'urine. Pour une alimentation normalement salée, le corps humain élimine quotidiennement environ 10 g de chlorure de sodium par jour.
    L'hypochlorurie s'observe dans les régimes sans sel et pendant une période de jeûne, mais aussi dans de nombreuses pathologies : néphrites, cardiopathies, cirrhoses, chez les grands brûlé
s etc.       Haut de page

Hypocholémie
Hématologie, hépatologie,
médecine biologique  -  [Angl. : Hypocholaemia, hypocholemia]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * cholé : du grec kholê [chol(o)-, cholé-, -cholie], relatif à la bile ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang. 
    Il ne s'agit pas réellement de bile, mais des pigments biliaires normalement présents dans le sang. L'hypocholémie représente une baisse relativement importante de ces pigments biliaires dans le sang.       
Haut de page

Hypocholestérolémie   Hypocholestérolémiant
Hématologie, hépatologie,
médecine biologique  -  [Angl. : Hypocholesterolaemia, hypocholesterolemia]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * cholé : du grec kholê [chol(o)-, cholé-, -cholie], relatif à la bile ; * stérol : du mot cholestérol [-stérol, -stéroïde, -stérone], désignant les corps qui dérivent du noyau stérol ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang.
      Dans le sérum, le taux normal de cholestérol total est compris entre 1,5 et 2,6 g/litre. L'hypocholestérolémie n'est caractéristique qu'en dessous de 1,5 g/L chez l'adulte (valeurs inférieures chez l'enfant).
    Adj. :
hypocholestérolémiant : qui fait baisser le taux de cholestérol dans le sang. Ex. : certaines infections aigües, la tuberculose, les cirrhoses, entre autres, sont des facteurs hypocholestérolémiants.       Haut de page

Hypocholie
Hépatologie,
médecine biologique  -  [Angl. : Hypocholia]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * cholie : du grec kholê [chol(o)-, cholé-, -cholie], relatif à la bile. 
    L'hypocholie est la sécrétion insuffisante de bile par le foie. On distingue classiquement 3 types de bile :
- la bile A est celle qui se trouve normalement dans le canal cholédoque,
- la bile B de couleur vert foncé est celle qui est contenue dans la vésicule biliaire, alors que
- la bile C, jaune clair, est celle qui arrive des canaux hépatiques quand la vésicule est vide.
    Une hypocholie peut avoir plusieurs causes : ictères, abcès du foie, sclérose des voies biliaires, entre autres.      
Haut de page

Hypocholurie
Néphrologie urologie, hépatologie
  -  [Angl. : Hypocholuria]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * cholé : du grec kholê [chol(o)-, cholé-, -cholie], relatif à la bile ; * urie : du grec oûron [uro-, -urie, -urèse], urine.
    L'hypocholurie correspond à une quantité anormalement insuffisante de pigments et de sels biliaires dans l'urine. Il s'agit de la bilirubine, de la biliverdine, du glycocholate et du taurocholate de sodium. Une hypocholurie peut résulter d'une pathologie rénale ou d'une hypocholie.      
Haut de page

Hypochondroplasie
Anatomie, génétique, embryologie
  -  [Angl. : Hypochondroplasia]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * chondro : du grec khondros, [chondr(o)], cartilage ; * plasie : du grec plasis,  plassein [-plasie], action de façonner, modeler.
    Développement insuffisant des cartilages, notamment de conjugaison. L'hypochondroplasie entraîne une forme de nanisme, semblable à l'achondroplasie, mais avec un faciès plus épargné et moins de problèmes vertébraux. L'ossification endochondrale est perturbée (membres courts), alors que l'ossification périostée est normale. 
    Des chercheurs viennent de montrer que le gène responsable de l'achondroplasie et de sa forme atténuée est situé sur le bras court du chromosome n° 4. C'est une forme disgracieuse de nanisme, avec une grosse tête et des membres très courts.      Haut de page

Hypochromasie   Hypochromatique
Histologie cytologie, biochimie
  -  [Angl. : Hypochromasia, Hypochromatic]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * chromo : du grec khrôma, khrômatos [chroma-, chromato, chromo], couleur ; * asie : du suffixe -ase, -asie, qui signifie enzyme, synonyme de diastase. 
    Dans notre organisme, de nombreuses cellules et tissus ont la propriété d'absorber des pigments (colorants). L'hypochromasie est le fait que cette absorption ne se fait plus que partiellement ou plus du tout, ou avec une vitesse inférieure à la normale.
    Adj. : hypochromatique : qui est moins coloré que la normale, ou noyau cellulaire qui contient moins de chromatine.       Haut de page

Hypochromémie   Hypochrome   Hypochromie   Hypochromique
Hématologie,
médecine biologique  -  [Angl. : Hypochromia, Hypochromic, Hypochromia, Hypochromic]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * chromo : du grec khrôma, khrômatos [chroma-, chromato, chromo], couleur ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang. 
    L'hypochromémie correspond à une perte de coloration du sang. Ce terme désigne aussi une baisse du taux de chrome sanguin qui potentialise l'action de l'insuline et intervient dans le métabolisme des graisses, car il est antiathérogène.
    L'hypochromie est la baisse de coloration d'un tissu ou d'un organe et ce terme est synonyme d'hypochromémie lorsqu'il s'agit du tissu sanguin. 
    Adj. : hypochrome, hypochromique : qui qualifie la perte de coloration d'un tissu ou d'un organe, ou la baisse du taux de chrome.     
Haut de page

Hypochylie
Gastroentérologie
  -  [Angl. : Hypochylia]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * chylie : du latin médical chylus, du grec khulos [chyl(o)-, -chylie], suc. 
    L'hypochylie est un
défaut de la sécrétion gastrique qui se manifeste par une déficience en acide chlorhydrique (partielle) et d'autres constituants du suc gastrique (totale). L'hypochylie peut également désigner l'absence de chyle dans l'intestin grêle.       Haut de page

Hypocoagulabilité
Hématologie, médecine biologique, pharmacologie
  -  [Angl. : Hypocoagulability]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * coagulation : du latin coagulare [-coagulant, -coagulation], donner à un liquide une consistance solide, le figer. 
    Diminution anormale de la coagulabilité du sang. Elle peut être provoquée par médication (administration par voie orale d'AVK ou antivitamines K) pour s'opposer à la formation de thromboses et diminuer des risques thromboemboliques, ou pour traiter, en complément avec l'héparine, des TVP (thromboses veineuses profondes).       Haut de page

Hypocondrie   Hypocondre   Hypocondriaque
Neurologie, psychiatrie psychologie
  -  [Angl. : Hypochondria, Hypochondrium, Hypochondriac]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * condrie : du grec khondros, [chondr(o)], cartilage, situé sous les fausses côtes.
    Maladie des hypocondres (ou hypochondres) c'est-à-dire des parties latérales supérieures du ventre. Adj. et nom :
hypocondriaque ; individu triste, capricieux, toujours préoccupé de façon obsédante de sa santé, avec exagération des douleurs réelles ou imaginaires. 
Il est à l'affût de la moindre sensation pénible venant de son corps.
    Le fait qu'il ne comprenne pas l'origine de ses douleurs l'angoisse encore plus. L'hypocondrie se rencontre entre autres dans les névroses et dans les psychoses, où elle peut être peut prendre une forme délirante.    Les régions de la cavité abdominopelvienne     Haut de page

Hypoconvertinémie   Hypoproconvertinémie
Hématologie,
médecine biologique  -  [Angl. : Hypoconvertinaemia, hypoconvertinemia, Hypoproconvertinaemia, hypoproconvertinemia]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * convertine : du latin conversio, de convertere [-conversion],  tourner entièrement ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang. 
    L'hypoconvertinémie représente une baisse anormale ou une insuffisance chronique de la convertine dans le sang. La convertine est l'un des facteurs de la coagulation sanguine. C'est le facteur VII qui était autrefois appelé proconvertine.
    Syn. : hypoproconvertinémie. Le déficit de ce facteur de coagulation peut entraîner de graves troubles : temps de saignement allongé, hémorragies, entre autres.      
Haut de page

Hypocorticisme
Endocrinologie et métabolismes
  -  [Angl. : Hypocorticism]   N. m. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * cortico : du latin cortex, corticis, écorce. Racine des termes relatifs au cortex (cérébral, surrénal) ; * isme : du suffixe  -isme  servant à former des substantifs. 
    L'hypocorticisme est une insuffisance passagère ou chronique du fonctionnement des glandes surrénales et donc de leurs sécrétions. Ce sont essentiellement les hormones corticosurrénaliennes qui voient leurs taux chuter.  
    L'hypocorticisme aigu constitue une urgence médicale d'une extrême gravité. La maladie d'Addison est une insuffisance chronique. Le traitement repose principalement sur une corticothérapie.       
Haut de page

Hypocrétine   Hypocrétine 1   Hypocrétine 2
Hygiène alimentaire, nutrition et métabolismes  -  [Angl. : Hypocretin, Hypocretin-1, Hypocretin-2]   N. f.  hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * crétine : étymologie non trouvée. 
    C'est en 1998 que deux groupes différents de chercheurs ont découvert les orexines
(* orexo- : du grec orexis [orexie], appétit ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif) ; il y en a deux : l'orexine A et l'orexine B, que l'un des deux groupes a nommé les hypocrétines (hypocrétine 1 et hypocrétine 2). Ce sont des neurohormones, c'est-à-dire qu'elles sont fabriquées par des neurones et ceux-ci se trouvent sur la face antérodorsale de l'hypothalamus.
    Elles jouent un rôle fondamental en stimulant l'appétit, mais aussi l'éveil. Des chercheurs ont montré que le glucose alimentaire inhibait ces neurohormones, donc diminuaient l'appétit (ou augmentaient la satiété) mais aussi l'état de  veille, ce qui expliquerait la tendance à somnoler après un repas riche en glucides. On a également montré qu'un dysfonctionnement de ces neurones à orexines (ou neurones à hypocrétines) était capable de provoquer des crises de narcolepsie. 
    Des recherches sont actuellement en cours pour trouver des inhibiteurs de l'orexine pour lutter contre certaines formes d'obésité.       Haut de page

Hypocrinie   Hypocrinisme   Hypoendocrinie   Hypocrinique
Endocrinologie et métabolismes
  -  [Angl. : Hypocrinia, Hypocrinism, Hypoendocrinism, Hypocrinic]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * crinie : du grec ekkrinein [-crine, -crinien, -crinie], excréter. 
    L'hypocrinie est la sécrétion insuffisante, voire inexistante, d'une ou plusieurs glandes endocrines, c'est-à-dire hormonales. Dans la plupart des cas, cette pathologie est traitée par hormonothérapie, c'est-à-dire par apport dosé d'hormones de synthèse correspondantes.
   Syn. : hypoendocrinie, hypocrinisme. L'adjectif hypocrinique qualifie une glande ou un tissu glandulaire dont la sécrétion est insuffisante ou inexistante.        
Haut de page

Hypocuprémie
Hématologie,
médecine biologique  -  [Angl. : Hypocupraemia, hypocupremia]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * cupro : du latin cuprum [cupr(o)-, -cuprique], cuivre ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang.
    L'hypocuprémie est une baisse anormale du cuivre dans le sang. Il y est présent sous deux formes : l'hémocuprine (cuivre lié à une protéine) dans les globules rouges ou hématies, et la céruloplasmine (cuivre lié à une globuline) dans le plasma. Les valeurs normales sont comprises entre 0,7 et 1,55 g de cuivre par litre de sérum.
    L'hypocuprémie se rencontre dans la maladie de Wilson, la maladie de Menkès, les syndromes néphrotiques dans lesquels le cuivre est éliminé par une forte protéinurie.       
Haut de page

Hypodactylie
Anatomie, génétique, pharmacologie
  -   [Angl. : Hypodactylia]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * dactylie : du grec daktulos [-dactyle, -dactylie, dactylo-], doigt.
    L'hypodactylie est une
anomalie congénitale caractérisée par le développement incomplet ou par l'absence d'un ou plusieurs  doigts ou orteils. De tels accidents anatomopathologiques ont été observés autrefois lorsque des femmes enceintes ont utilisé certains médicaments, telle la thalidomide. Si l'hypodactylie se traduit par l'absence de doigts ou d'orteils, elle est alors synonyme de adactylie.      Haut de page

Hypodense   Hypodensité
Anatomie, ostéologie, imagerie médicale  -   [Angl. : Hypodense, Hypodensity]   Adj. / N. f.  * hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * dense, densité : du latin densitas [densit(o)-], qualité de ce qui est dense.
     En tomodensitométrie (TDM), chaque structure observée est caractérisée par sa densité. Une lésion sera dite hyperdense si elle apparaît plus dense que la "normale" dans son environnement, hypodense si sa densité est plus faible, isodense si sa densité est similaire.
    La valeur de la densité obtenue par TDM en un point donné est comparée à une échelle arbitraire qui sert de référence : l'échelle de Hounsfield, graduée en unités Hounsfield (UH).
    Quelques exemples :
- Os : de + 1 200 UH pour l'os compact à + 200 UH pour les os spongieux.
- Eau : 0 UH
- Tous les tissus de nos organes : de + 200 UH pour les tissus faiblement calcifiés à - 100 pour les tissus graisseux.
- L'air : - 1 000 UH.
    Sur l'écran ou les reproductions, le contraste va du noir pour l'air au blanc pour l'os compact.

    L'hypodensité est donc le fait, pour un tissu donné, d'être hypodense. Il en est de même pour l'hyperdensité pour un tissu hyperdense, et pour l'isodensité pour un tissu isodense.      Un exemple d'hyperdensité     Haut de page

Hypodermite   Hypoderme   Hypodermique
Dermatologie, histologie cytologie
  -  [Angl. : Hypodermic inflammation, Hypoderm, Hypodermic]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * dermo : du grec derma, dermatos [dermo-, dermato-, -dermie], peau ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    L'hypoderme est la couche située en-dessous de la couche profonde du derme, et qui contient un nombre important d'adipocytes (cellules graisseuses). C'est le tissu sous-cutané.
    L'hypodermite correspond à l'inflammation d'une zone plus ou moins importante de l'hypoderme. Elle se produit plus fréquemment près des veines (phlébite) et des vaisseaux lymphatiques et affecte plus souvent les femmes.
    Adj. : hypodermique : qui se rapporte à l'hypoderme ou qui est situé en-dessous du derme. Une seringue hypodermique est destinée à injecter un produit dans l'hypoderme.    Haut de page

Hypodermie
Dermatologie, soins infirmiers, médecine hospitalière  -  [Angl. : Hypodermia]   N. f.  * hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * dermie : du grec derma, dermatos [dermo-, dermato-, -dermie], peau. 
    L'hypod
ermie désigne les soins infirmiers et la partie de la médecine qui concernent l'hypoderme (couche profonde de la peau, sous l'épiderme et le derme) ou le passage dans ou au travers de cette couche cellulaire. Il s'agit entre autres, des injections sous-cutanées, intradermiques, intramusculaires, mais aussi des aspirations de fluides, des ponctions.
    L'hypodermie utilise du matériel stérile à usage unique, notamment les seringues, aiguilles, cathéters, perfuseurs, robinets, obturateurs ...    Haut de page

Hypodermoclyse
Pédiatrie, gériatrie
  -  [Angl. : Hypodermoclysis]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * dermo : du grec derma, dermatos [dermo-, dermato-, -dermie], peau ; * clyse : du latin clyster, du grec kluzein [-clyse], laver, lavement.
    L'hypodermoclyse ou HDC est une technique consistant à injecter par perfusion, une grande quantité de liquide dans l'hypoderme ou espace sous-cutané. Ce procédé est utilisé en particulier pour réhydrater des enfants et des personnes âgées. L'injection se fait en deux ou trois points (cuisses, abdomen, thorax) et un débit de 1 à 2 mL/min permet de perfuser 2 à 3 litres par 24 h sans qu'il y ait formation d'un œdème sous-cutané.
    Le liquide isotonique contient du glucose, du chlorure de sodium et éventuellement des acides aminés ou/et des médicaments. A noter que cette technique n'est utilisée que dans des cas de déshydratation modérée et n'empêche pas la perfusion veineuse si la déshydratation est sévère.       
Haut de page

Hypodipsie
Gériatrie
  -  [Angl. : Hypodipsia]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * dipsie : du grec dipsos [dips(o)-, -dipsie], soif.  
    C'est une perte de la sensation de soif qui entraîne en conséquence une ingestion très insuffisante de boisson.  L'hypodipsie s'observe entre autres dans la maladie d'Addison, dans la polyurie, le diabète insipide, chez les personnes âgées.   
Haut de page

Hypodontie
Génétique, odontostomatologie
  -  [Angl. : Hypodontia]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * odontie : du grec odous, odontos [odonto-, -odontie], dent. 
    L'hypodontie correspond au développement incomplet ou à l'absence de plusieurs dents. C'est une anomalie génétique du développement, et des chercheurs ont récemment découvert une mutation du gène PAX9 (c'est un gène du développement) dans une famille ou l'absence de molaires se transmet d'une génération à l'autre sur le mode dominant (la maladie se transmet aux enfants même si un seul parent présente le gène déficient).     
Haut de page

Hypoéchogène   Hypoéchogénicité
Imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Hypoechogenic, Hypoéchogenicity]   N. m.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * écho : du latin echo ou du grec êchô [écho-], répétition d’un son répercuté par un obstacle ; * gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre. 
    L'échographe est un appareil basé sur l'émission d'ultrasons à haute fréquence (2,5 à 10 MHz en fonction de la résolution recherchée et de l'organe étudié) et sur la réception des échos renvoyés par les différentes structures tissulaires de l'organisme. Ces ultrasons sont totalement inoffensifs pour l'organisme, se déplacent à environ 1500 m/s dans les tissus.
    Les appareils actuels effectuent environ 15 à 30 émissions - réceptions par seconde, ce qui permet d'obtenir des images dynamiques.
    Adj. échogène : qui renvoie tout ou partie des ultrasons qu'il reçoit sous forme d'un écho ; l'échogénicité est le fait, pour un organe soumis aux ultrasons d'un échographe, de renvoyer un écho.

* Anéchogène :
(du préfixe « a », an- devant une voyelle ou h muet : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de ») qualifie un milieu qui ne renvoie aucun écho lors d'un examen médical tel que l'échographie, par ex. Dans ce cas, la zone de l'écran correspondant à ce liquide est noire. L'urine contenue dans la vessie est normalement anéchogène aux ultrasons car c'est un liquide simple, sans particules, de même pour l'eau ou le liquide contenu à l'intérieur d'un kyste liquidien.

* Normoéchogène :
(du latin norma [norm(o)-], règle, équerre, mais aussi normal, correspondant à une valeur moyenne) la normoéchogénicité, pour un milieu normoéchogène, est le fait de renvoyer un écho conforme à une structure normale de ce milieu.

* Hypoéchogène :
qui ne génère que peu d'échos, donnant des plages d'un gris très sombre, proches du noir sur l'écran de l'échographe. Ex. des liquides légèrement chargés en particules. On trouve ensuite, avec une échogénicité croissante, les liquides avec phases solides comme le sang, les mucus, qui font apparaître des gris plus ou moins homogènes, puis les tissus mous (muscles, placenta), gris clairs, et les tissus solides (os) qui sont très échogènes et apparaissent pratiquement blancs. L'hypoéchogénicité est le fait, pour un milieu donné, d'être hypoéchogène.

* Hyperéchogène :
(du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité) l'hyperéchogénicité est le fait de renvoyer un écho fort, ce qui peut s'observer dans l'étude des tissus durs, les os et des calculs mais également les gaz contenus dans les viscères (notamment le colon), certains angiomes, certaines métastases et ceci d'autant plus qu'elles sont déjà calcifiées.   

Échographie
: n. f. -  technique d'imagerie médicale qui utilise l'échographe. Cette technique est de plus en plus utilisée du fait de son innocuité, et elle permet d'observer des tissus fragiles comme l'œil, le fœtus ... 
Échographique
: adj. qui se rapporte à l'échographie.
  Un exemple d'échographe        Haut de page

Hypoépinéphrie   Hyposurrenalisme
Endocrinologie et métabolismes
  -  [Angl. : Hypoepinephry, hypoadrenalism]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * épi : du grec epi [épi-], sur, dessus ; * néphrie : du grec nephros [néphr(o)-, -néphrie], rein.
    "Épinéphrie" signifie ici au-dessus du rein, c'est-à-dire désigne les glandes surrénales. L'hypoépinéphrie est l'hypofonctionnement ou l'arrêt complet des glandes surrénales. Syn. : hyposurrénalisme.  Ce sont essentiellement les hormones corticosurrénaliennes qui voient leurs taux chuter.
    L'hypoépinéphrie aigüe constitue une urgence médicale d'une extrême gravité. La maladie d'Addison est une insuffisance chronique. Le traitement repose principalement sur une corticothérapie.     
Haut de page

Hypoergie
Immunologie allergologie  -  [Angl. : Hypoergy]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * ergie : du grec ergon [-ergie, -ergique], action, travail. 
    L'hypoergie est une diminution de la sensibilité aux antigènes, notamment ceux de l'hypersensibilité. Elle peut être provoquée, en particulier chez les personnes possédant un organe greffé, pour diminuer et ralentir les phénomènes de rejet.   
Haut de page

Hypoesthésie
Neurologie
  -  [Angl. : Hypoesthesia]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * esthésie : du grec aisthêsis [esthésio-, esthésie], sensation, perception.
    Diminution de la capacité de perception sensitive élémentaire ; elle concerne tous les récepteurs sensoriels : cutanés, auditifs, gustatifs etc.     Haut de page

Hypofibrinogénémie
Hématologie, médecine biologique
  -  [Angl. : Hypofibrinogenaemia, hypofibrinogenemia]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * fibrino : du latin fibra [fibr(o)-], filament ; * géno : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang. 
    L'hypofibrinogénémie correspond à une insuffisance de fibrinogène dans le sang. Cette molécule est une glycoprotéine soluble synthétisée par le foie et qui se transforme en fibrine insoluble sous l'action d'une enzyme : la thrombine. Elle intervient dans la coagulation ou hémostase.    
Haut de page

Hypofolliculinie
Gynécologie obstétrique, endocrinologie et métabolismes, histologie cytologie
  -  [Angl. : Hypofolliculinism]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * folliculo : du latin folliculus [follicul(o)-, -folliculaire], petit sac. 
    L'hypofolliculinie correspond en fait à une baisse du taux d'œstrogène (l'hormone produite par les follicules ovariens est aussi appelée folliculine) et cette carence est mise en évidence par l'examen microscopique d'un frottis cervicovaginal après coloration avec le liquide de Schorr. L'hypofolliculinie se traduit alors par des cellules atrophiées. 
    L'une des conséquences de cette hypofolliculinie est l'aménorrhée (absence de règles) ou des règles très irrégulières. Le traitement consiste en une correction hormonale.  
Haut de page

Hypofonction   Hypofonctionnement
Physiologie
  -  [Angl. : Hypofunction, Hypoactivity]   N. f. 
* hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * fonction : du latin functio, de fungi [-fonction, -fonctionnement], s’acquitter, utilité, mécanisme. 
    L'hypofonction d'un organe ou d'une glande est le fait que l'activité de cet organe ou la sécrétion de cette glande diminue par rapport aux valeurs considérées comme normales. Syn. : hypofonctionnement.    
Haut de page