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Dernière modification : 8-09-2019

Soin, soigner, soignant : Du bas latin soniare, du francique sunnjôn, s'occuper de. Soin apparaît sous la forme soign en ancien français (1080) dans la locution aveir soign de "se soucier de, s'intéresser à". Il s'écrit ensuite soing (1155) puis soin (XIIIe s).


Soignant, ante - Soigner - Soin - Soins d'urgence - Soins infirmiers - Soins palliatifs

Soignant, ante
Médecine générale, soins infirmiers  -  [Angl. : Care giver]   Adj. et n. m.   * soignant, ante : du bas latin soniare, du francique sunnjôn, s'occuper de. 
    Comme nom ou comme adjectif, le mot soignant désigne une personne qui donne des soins, en particulier quand elle n'est pas médecin. Le personnel soignant hospitalier, par exemple, est l'ensemble des infirmiers, ères, aide-soignants, antes qui prennent en charge les patients en complément des soins médicaux.  Haut de page  

Soigner
Médecine générale, soins infirmiers  -  [Angl. : To treat, to look after, to nurse]   Verbe    * soigner, prendre soin de : du bas latin soniare, du francique sunnjôn, s'occuper de. 
    C'est le fait de procurer les soins nécessaires à la guérison de quelqu'un. Se soigner : prendre les médicaments et suivre les indications et conseils donnés par le médecin pour guérir d'une maladie.     Haut de page

Soin
Médecine générale, soins infirmiers  -  [Angl. : Care]   N. m.   * soigner, prendre soin de : du bas latin soniare, du francique sunnjôn, s'occuper de. 
    En médecine, le mot soin définit ce que l'on fait pour aider un malade à guérir ou à mieux supporter sa maladie. Pour des exemples, voir les soins infirmiers, les soins d'urgence, les soins palliatifs, entre autres.     Haut de page

Soins infirmiers
Spécialité paramédicale : soins infirmiers  -  [Angl. : Medical care, nursing care]   N. m.   * soigner, prendre soin de : du bas latin soniare, du francique sunnjôn, s'occuper de. 
   On entend par soins infirmiers les soins prodigués, de manière autonome ou en collaboration, aux individus de tous âges, aux familles, aux groupes et aux communautés – malades ou bien-portants – quel que soit le cadre.  Les soins infirmiers englobent la promotion de la santé, la prévention de la maladie, ainsi que les soins dispensés aux personnes malades, handicapées et mourantes.  Parmi les rôles essentiels relevant du personnel infirmier citons encore la défense, la promotion d'un environnement sain, la recherche, la participation à l'élaboration de la politique de santé et à la gestion des systèmes de santé et des patients, ainsi que l'éducation.

Extrait du site cidj.com : " Au sein de l’hôpital, l’infirmier ou l'infirmière est un maillon important de l’équipe médicale. Il doit être capable d’apporter son concours à l’élaboration d’un diagnostic.
    Il procède aux soins spécifiques et d’hygiène nécessités par l’état de santé du malade : prise de la tension et de la température, pose de pansements, prélèvements sanguins et injections, préparation et distribution des médicaments, préparation du patient pour le bloc opératoire... L'infirmier assure également des tâches administratives : suivi des dossiers médicaux...
    Il fait le lien entre le malade et le milieu hospitalier. Il se doit d’être à l’écoute, de rencontrer les familles, d’assurer un accompagnement et un suivi psychologique. Le métier est éprouvant physiquement et psychologiquement.

   L’organisation du travail implique une présence permanente auprès des malades. Le travail de nuit et pendant le week-end est une des caractéristiques du métier.
   Si 85 % des infirmiers travaillent en hôpital, établissement public ou privé, certains ouvrent un cabinet en libéral (2 000 à 3 000 par an) d'autres exercent dans les établissements scolaires, dans des structures de médecine du travail ou d'autres types de structures (maisons de retraite, centres de réadaptation, centres anti-cancéreux ou de soins palliatifs...). Le métier est très féminisé : 87 % des infirmiers sont des femmes. "     Haut de page

Soins palliatifs
Médecine générale, oncologie  -  [Angl. : Palliative care]   N. m.   * soins : du bas latin soniare, du francique sunnjôn, s'occuper de ; * palliatifs : du bas latin médiéval palliativus, qui n'a qu'une efficacité incomplète ou provisoire. 
    L'objectif des soins palliatifs n'est pas de guérir, mais de préserver la qualité de vie des patients et de leur famille face aux symptômes et aux conséquences d'une maladie grave et potentiellement mortelle.
    Ils interviennent quand la personne malade est dans une phase critique de sa maladie ou quand elle est en fin de vie. Les soins palliatifs reposent sur une prise en charge globale et singulière de la personne malade par une équipe pluridisciplinaire : ils visent à soulager la douleur physique aussi bien que la souffrance psychique, en tenant compte de la dimension spirituelle et sociale de la personne malade et de son entourage.      Haut de page  

Soins d'urgence
Médecine d'urgence, traumatologie,  imagerie médicale  -  [Angl. : Emergency medicine]   N. m.  * soins : du bas latin soniare, du francique sunnjôn, s'occuper de ; * urgence : du latin urgens, de urgere, presser (dans le sens "sans attendre"). 
Extraits du "Guide des gestes qui sauvent" de la Croix-Rouge française.   
   Quelle que soit la situation d'urgence, il importe d'apprécier correctement la situation et de réaliser les gestes de premiers secours de manière appropriée.   

* Etouffement : chez les adultes, l'étouffement survient généralement au cours d'un repas, en présence d'autres personnes. Dans tous les cas, il faut agir vite !
  - Donnez un maximum de 5 claques dans le dos de la victime, entre les omoplates. Après chaque claque, vérifiez si tout rentre dans l'ordre.
  - Si les claques dans le dos n'ont pas d'effet, effectuez un maximum de 5 compressions abdominales (voir manœuvre de Heimlich).
  - Si le problème n'est toujours pas résolu, alternez 5 claques dans le dos et 5 compressions abdominales.
  - Si la victime perd connaissance, posez-la délicatement au sol et alertez immédiatement les secours, puis entreprenez une réanimation cardiopulmonaire en commençant par effectuer 30 compressions thoraciques.
  - Poursuivez la réanimation jusqu'à ce que les secours arrivent ou que la victime reprenne une respiration normale.

* Le saignement : lorsque le sang gicle ou coule de façon continue de la plaie, une pression doit être exercée directement sur celle-ci afin d'arrêter le saignement.
  - Evitez, si possible, tout contact avec le sang de la victime : demandez-lui de comprimer elle-même sa blessure.
  - Sinon, exercez une pression directement sur la plaie avec vos mains protégées (gants jetables, sac plastique ou linge).
  - Allongez la victime en position horizontale.
  - Demandez à une personne présente d'alerter les secours ou faites-le vous-même si vous êtes seul.
  - Si la plaie continue de saigner, comprimez-la encore plus fermement.
  - Poursuivez la compression sur la plaie jusqu'à l'arrivée des secours.
  - Si vous devez vous libérer (par exemple pour aller donner l'alerte), appliquez un tampon relais (voir cette définition) pour remplacer votre compression manuelle. Le tissu mis à la place de la main doit être propre et recouvrir complètement la plaie qui saigne.      
  - Lavez-vous les mains après avoir effectué ces premiers secours.

* L'inconscience : si la victime est inconsciente, et si sa poitrine se soulève régulièrement, il faut libérer les voies aériennes et la placer en position latérale de sécurité.
  - Vérifiez que la victime ne réagit pas.
  - Libérez les voies aériennes (voir RCP)
  - Vérifiez que la victime respire.
  - Tournez la victime sur le côté en position latérale de sécurité (voir PLS).
  - Demandez à quelqu'un d'appeler les secours ; allez chercher de l'aide si vous êtes seul.
  - Vérifiez régulièrement la respiration de la victime jusqu'à l'arrivée des secours.

* L'arrêt cardiaque : si la victime est inconsciente et ne respire pas normalement, des compressions thoraciques et des insufflations doivent être pratiquées.
  - Vérifiez que la victime ne réagit pas et ne respire pas normalement (cf. partie sur l'inconscience).
  - Demandez à quelqu'un de prévenir les secours d'urgence (le 15 ou le 18) et d'apporter immédiatement un défibrillateur automatisé externe (s'il est disponible). Faites tout cela vous-même si vous êtes seul.
  - Commencez par effectuer 30 compressions thoraciques (voir RCP).
  - Alternez 30 compressions thoraciques et 2 insufflations.
  - Continuez la réanimation jusqu'à ce que les secours d'urgence arrivent et poursuivent la réanimation, ou que la victime reprenne une respiration normale.

Si un DAE (défibrillateur automatisé externe) est disponible :
  - Dès qu'il est disponible, mettez le DAE en marche et suivez les instructions de l'appareil.
  - Dénudez la poitrine de la victime et placez les électrodes selon les instructions figurant sur l'emballage ou sur les électrodes elles-mêmes.
  - Assurez-vous que personne ne touche la victime lorsque le DAE analyse le rythme cardiaque de la victime.
  - Si un choc électrique doit être administré, assurez-vous que personne ne touche la victime. Appuyez sur le bouton si cela vous est demandé. Un défibrillateur entièrement automatique administrera lea choc sans votre intervention.
  - Si le DAE vous invite à entreprendre des compressions thoraciques, faites-les sans tarder. Alternez 30 compressions et 2 insufflations.
  - Continuez la réanimation jusqu'à ce que les secours d'urgence arrivent et poursuivent la réanimation, ou que la victime reprenne une respiration normale.
  - N'éteignez pas le DAE et laissez les électrodes en place sur la poitrine de la victime. Si celle-ci reste inconsciente mais respire normalement, mettez-la sur le côté, en Position latérale de sécurité (voir la définition de PLS).

* Le malaise cardiaque : si la victime parle, se sent mal, il est indispensable de lui poser des questions et d'alerter le Samu-Centre 15 qui pourra juger du degré d'urgence.
  - La victime se plaint d'une douleur serrant la poitrine. La douleur peut irradier vers d'autres parties supérieures du corps (notamment le bras, l'épaule, le cou, la mâchoire inférieure ou l'estomac). Ces signes peuvent s'accompagner de difficultés respiratoires, de sueurs, de nausées, voire de douleurs abdominales.
  - Posez des questions à la victime : depuis combien de temps dure ce malaise ? Est-ce la première fois ? La victime a-t-elle été hospitalisée ou prend-elle des médicaments pour cela ?
  - Demandez à une personne présente d'alerter immédiatement les secours (le Samu-Centre 15), ou faites-le vous-même si vous êtes seul.
  - Mettez la victime au repos dans une position confortable (allongée ou, si elle le souhaite, en position semi-assise ou assise).
  - Vérifiez régulièrement que la victime est consciente et respire normalement.  Haut de page