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Dernière modification : 17-09-2020

Systol(e)      Du latin systole, du grec sustolê, contraction. Le mot grec sustolê est lui-même formé de sun (syn-), ensemble et stellein, équiper, envoyer, période de contraction du muscle cardiaque.


Systole - Systole artérielle - Systole auriculaire - Systole électromécanique - Systole en écho - Systole (extra-) - Systole (télé-) - Systole ventriculaire - Systolie - Systolie (a-) - Systolie (extra-) - Systolie (hémi-) - Systolie (holo-) - Systolie (hypo-) - Systolie (tachy) - Systolique - Systolique (a-) - Systolique (débit) - Systolique (expansion) - Systolique (foie) - Systolique (holo-) - Systolique (holo-) souffle - Systolique (index) - Systolique (méro-) - Systolique (pression) - Systolique (souffle) - Systolique (télé-) -

Systole
Cardiologie, chirurgie cardiaque  -  [Angl. : Systole]   N. f.  * systole : du latin systole, du grec sustolê, contraction. 
    La systole correspond à la contraction des cavités cardiaque qui a pour but de faire passer le sang des oreillettes vers les ventricules - c'est la systole auriculaire - et des ventricules vers les artères pulmonaire et aorte - c'est la systole ventriculaire. Par opposition à la systole qui est une phase active du cycle cardiaque, la diastole est une phase passive pendant laquelle les cavités cardiaques se remplissent.      Haut de page

Systole artérielle
Cardiologie, chirurgie cardiaque  -  [Angl. : Arterial systole]   N. f.  * systole : du latin systole, du grec sustolê, contraction ; * artérielle : du latin arteria et du grec artêria [artéri(o)-, -artériel], relatif à une artère, vaisseau qui porte le sang du cœur vers les différents organes. 
       On trouve encore, dans certaine ouvrages, l'expression "systole artérielle". Elle est désuète et exprime en réalité les pulsations perceptibles (pouls) des artères correspondant aux systoles ventriculaires. La pression artérielle (PA) est la pression exercée par le sang sur la paroi des artères, mais on mesure en fait la tension artérielle (TA) qui est la réaction des parois artérielles à cette pression sanguine. La pression systolique (maxima) s'observe quand le cœur se contracte (environ un cycle par seconde), alors que la pression diastolique ou minima correspond à la phase de remplissage et de repos du cœur.   Tableau édité en 1999 par l'OMS      Haut de page

Systole auriculaire    Systole ventriculaire
Cardiologie, chirurgie cardiaque  -  [Angl. : Atrial systole ; Ventricular systole]   N. f.  * systole : du latin systole, du grec sustolê, contraction ; * auriculaire : du latin auricula [auricul(o)-, -auriculaire], petite oreille, relatif au petit doigt de la main (ainsi nommé car sa petitesse fait qu’on peut l’introduire dans l'oreille), ou à l'oreillette ; * ventriculaire : du latin ventriculus (cardis) [ventricul(o)-, -ventriculaire], petit ventre (du cœur) se rapporte au ventricule, qu'il soit du cœur, du cerveau ou du larynx. 
    La systole auriculaire est la contraction quasi simultanée des deux oreillettes, après qu'elles se soient remplies au cours de de la diastole. Les valves (ou valvules) auriculoventriculaires, mitrale à gauche, tricuspide à droite, sont ouvertes. Les oreillettes se contractent pendant 0,1 s et la pression sanguine augmente, chassant le sang vers les ventricules.
Cette contraction est provoquée par les influx nerveux circulant dans le tissu nodal - voir ci-dessous.
    La systole ventriculaire est la contraction simultanée des deux ventricules, qui suit leur remplissage. Les ventricules se contractent pendant 0,3 s et la pression sanguine augmente, provoquant d'abord la fermeture des valves mitrale et tricuspide (c'est le premier bruit cardiaque, sourd), puis, cette pression dépassant celle des artères aorte et pulmonaire, elle provoque l'ouverture des valves (ou valvules) artérielles ou sigmoïdes : valve aortique à gauche et valve pulmonaire à droite. Le sang passe des ventricules dans les artères, puis la systole ventriculaire cesse, la pression sanguine chute et les valves sigmoïdes se ferment (c'est le deuxième bruit cardiaque, plus sec). La diastole ou remplissage des ventricules suit, après une période de repos. 
   Bon à savoir : les systoles auriculaire et ventriculaire représentent environ 30 à 40% de la durée d'un cycle cardiaque. Le cœur se repose donc pendant les 60 à 70% restants, ce qui explique qu'il soit théoriquement infatigable.              Coupe du cœur  

Adj.  * nodal, nœud : du latin nodus [nod(o)-, nœud], enlacement d’un fil, d’une corde.  Le tissu nodal dans le cœur 
   Dans le cœur, les ondes électriques responsables de la contraction du myocarde (muscle cardiaque) sont générées par un groupe particulier de cellules que l'on appelle nœud sinusal ou nœud de Keith et Flack ou nœud sinoauriculaire, véritable starter du cœur.
    Les courants sont ensuite transmis à une structure identique située entre oreillettes et ventricules : le nœud septal (de septum : cloison) ou nœud d'Ashoff-Tawara ou nœud auriculoventriculaire ou atrioventriculaire, qui provoque la contraction des oreillettes et transmet ensuite ces courants cardiaques au faisceau de His ou faisceau atrioventriculaire ou faisceau auriculoventriculaire et provoque la contraction des ventricules. Pour mémoire, les deux nœuds précédents sont situés dans la paroi de l'oreillette droite.
    Compte tenu de la position anatomique des différents éléments du tissu nodal, c'est d'abord l'oreillette droite qui se contracte, puis la gauche et enfin les deux ventricules. Un dysfonctionnement de ce tissu nodal ou de l'un de ses éléments provoque des troubles du rythme, dont certains cas extrêmes nécessitent la pose d'un stimulateur cardiaque ou pace maker.
    Longtemps considéré comme du tissu nerveux, le tissu nodal est en fait constitué de cellules musculaires striées présentant plusieurs caractéristiques du tissu myocardique embryonnaire, noyées dans la masse du tissu myocardique. Elles portent le nom de tissu nodal du fait qu'elles se répartissent en amas ou nœuds. Le premier nœud et en même temps point de départ des ondes, donne au cœur un rythme de base de 120 contractions par seconde. Le deuxième nœud (septal) a une fréquence de 70 par seconde et tout le tissu nodal est sous le contrôle du système nerveux extrinsèque du cœur (nerfs orthosympathiques et pneumogastriques).       Haut de page

Systole en écho
Cardiologie  -  [Angl. : Echo systole]   N. f.  * systole : du latin systole, du grec sustolê, contraction ; * écho : du latin echo ou du grec êchô [écho-], répétition d’un son répercuté par un obstacle. 
    La systole en écho se produit chez un sujet atteint de bloc auriculoventriculaire complet - voir ci-dessous. Elle se traduit par un bruit cardiaque sourd, perçu entre deux bruits de systoles ventriculaires.
    Le bloc auriculoventriculaire (ou atrioventriculaire) est un trouble majeur du rythme cardiaque, qui se traduit par un ralentissement, voire un arrêt total de la conduction des potentiels cardiaques entre les oreillettes et les ventricules, ou plus exactement entre le nœud auriculoventriculaire (Ashoff-Tawara) et le faisceau de His. C'est le plus fréquent des blocs cardiaques.
    S'il est incomplet ou partiel, il peut ne provoquer qu'un simple ralentissement des ondes, alors que s'il est complet ou total, les ventricules vont battre de façon indépendante. Les cardiologues distinguent plusieurs degrés :
* dans le bloc de premier degré ou bloc de Mobitz type I, tous les potentiels sinusaux passent, mais avec un temps PR un peu plus long que la normale ;
* dans le bloc de deuxième degré ou bloc de Mobitz type II, certaines ondes sinusales sont bloquées et n'arrivent pas aux ventricules : certains QRS n'apparaissent pas ;
* dans le troisième degré, le blocage est complet et les rythmes auriculaires et ventriculaires sont indépendants, celui des ventricules étant plus lent que celui des oreillettes.   Le tissu nodal dans le cœur
  Un exemple d'ECG normal          Haut de page

Systole électromécanique
Cardiologie  -  [Angl. : Electromechanical systole]   N. f.  * systole : du latin systole, du grec sustolê, contraction ; * électro: du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l'électricité ; * mécanique : du latin mecanicus, du grec mêkhanê [mécan(o)-, -mécanique], machine, relatif aux mouvements. 
    On appelle systole électromécanique la durée qui s'écoule entre le début de l'onde ventriculaire rapide - c'est le QRS visible sur l'électrocardiogramme - jusqu'à la composante aortique du 2e bruit du cœur (donc à la fermeture des valves artérielles, aortique et pulmonaire), repérée sur le phonocardiogramme. En principe, cette durée est de 0,37 s.     Un exemple d'ECG normal          Haut de page

Extrasystole   Extrasystolie
Cardiologie, angiologie  -  [Angl. : Extrasystole ; Extrasystolism]   N. f.  * extra : du latin extra [extra-], en dehors, extérieur à, ou qui donne une valeur superlative à un adjectif ; * systole : du latin systole [systole, systolie], contraction, période de contraction du muscle cardiaque. 
    Une extrasystole est une contraction prématurée du cœur, d'origine ectopique (*) et généralement suivie d'une phase de repos (diastole) plus longue que la normale et souvent qualifiée de repos compensateur. Des extrasystoles peuvent se produire de façon tout à fait normale chez des sujets qui ne présentent pas de cardiopathies. Les cardiologues distinguent de nombreuses formes d'extrasystoles ; e. auriculoventriculaire, e. nodale, e. auriculaire, e. interpolée, e. rétrograde, entre autres. Pour plus de détails, voir la page "extra-".
(*) * ec- : du grec ek-, ektos [ec-, ecto], au-dehors, à l’extérieur ; * topie : du grec topikos, de topos [topo-, -topie, -topique, -topisme], lieu, espace.  Situation anormale d'un organe, en général de nature génétique (héréditaire ou congénitale). Plusieurs organes peuvent ainsi être concernés, dont le cœur (ectocardie), les testicules (non descendus, ils restent dans la cavité abdominale, mais peuvent aussi se retrouver dans le périnée ou la cuisse, ce qui nécessite une intervention de chirurgie réparatrice pour éviter la stérilité).         Haut de page

-systolie    Systolique
Cardiologie  -  [Angl. : -systole]   N. f.  * -systolie : du latin systole, [systole] contraction, période de contraction du muscle cardiaque et du suffixe -ie, suffixe qui transforme une racine ou un adjectif en un substantif ; * -ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d'autres substantifs. 
    Placé après un préfixe ou une autre racine, le mot formé avec systolie qualifie un état ou une pathologie qui ont un rapport avec la contraction des cavités cardiaques. Quelques exemples décrits ci-dessous : asystolie, extrasystolie, tachysystolie ...
    De la même manière, l'adjectif systolique caractérise ce qui se rapporte à la systole.   Haut de page

Asystolie   Asystolique
Cardiologie  -  [Angl. : Asystole, Asystolic]   N. f.  * a : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * systolie : du latin systole, [systole], contraction, période de contraction du muscle cardiaque. 
    L'asystolie est la diminution de la contraction du cœur et la dilatation excessive de ses cavités résultant d'une affection du cœur ou d'une gêne de la circulation périphérique. Elle est caractérisée par une oppression extrême, des crises d'étouffement, une hépatomégalie douloureuse, des œdèmes des membres inférieurs.
    Adj. asystolique : qui est atteint d'asystolie.    Haut de page

Débit systolique    Index systolique
Cardiologie, angiologie  -  [Angl. : Systolic flow ; Systolic index]   N. m.  < span style="color:#800080">* débit : de bitte, en biologie : quantité de liquide s'écoulant par unité de temps en un point donné ; * index : du latin index, indicateur ; * systolique : du latin systole [systole, systolie], contraction, période de contraction du muscle cardiaque.
    Le débit cardiaque ou débit systolique est le volume de sang expulsé par chacun des deux ventricules par unité de temps. Il est généralement calculé pour le ventricule gauche et correspond donc au volume de sang expulsé par l'artère aorte et sa valeur moyenne est de 5 à 8 litres de sang par minute en fonction de la taille et de la corpulence du patient, mais peut aller jusqu'à 40 L/min au cours d'un effort musculaire important.
    À ne pas confondre avec l'index cardiaque ou index systolique qui est le débit cardiaque par mètre carré de surface corporelle, soit 5,5 / 1,73 = environ 3,2 L (/min). Le débit cardiaque baisse significativement dans l'insuffisance cardiaque.     Haut de page

Expansion systolique
Cardiologie, angiologie  -  [Angl. : Systolic expansion]   N. f.  * expansion : du bas latin expansio, extension, dérivé de expansum, supin de expandere, étendre ; * systolique : du latin systole [systole, systolie], contraction, période de contraction du muscle cardiaque.
   On parle d'expansion systolique lorsqu'il y a une dilatation anormale d'une cavité auriculaire ou ventriculaire au moment de la systole cardiaque. Cette anomalie peut être mise en évidence par radioscopie après opacification de la cavité cardiaque intéressée. L'expansion systolique de l'oreillette gauche est le signe évident d'une insuffisance mitrale. L'expansion systolique d'une zone de la paroi ventriculaire est observée dans certaines altérations myocardiques, comme les nécroses localisées, les anévrisme, entre autres.     Haut de page

Foie systolique
Cardiologie, hépatologie, angiologie  -  [Angl. : Systolic liver, pulsating liver]   N. m.  * foie : du latin populaire fecatum, ou classique ficatum, qui désignait d’abord le foie des oies engraissées avec des figues, puis le foie en général, à partir de ficus, figue. C’est la traduction du grec (hêpar) sukôton, textuellement (foie) de figues (sukon = figue en grec) ; * systolique : du latin systole [systole, systolie], contraction, période de contraction du muscle cardiaque. 
    Le foie cardiaque (* cardiaque ; du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur) est un foie qui apparaît comme congestionné par rétrostase (circulation insuffisante à l'intérieur même du foie) au cours de l'insuffisance cardiaque. On parle de foie accordéon lorsque son volume augmente ou diminue plus ou moins régulièrement selon que l'insuffisance cardiaque s'aggrave ou régresse, ou de foie systolique quand le foie cardiaque présente des mouvements d'expansion rythmés par les systoles (contractions) cardiaques.
    Dans ce dernier cas, il s'agit d'une insuffisance de la valve tricuspide. Quand cette insuffisance est importante et de longue durée, le foie présente une congestion et une augmentation de volume importantes. On le qualifie parfois de foie muscade car les coupes présentent des taches rouge sombre entourées de zones jaunâtres qui le font ressembler à la coupe d'une noix muscade.     Haut de page

Hémisystolie
Cardiologie  -  [Angl. : Hemistole, hemisystoly]   N. f.  * hémi- : du grec hêmi [hémi-], à demi, la moitié de ; * systolie, systolique : du latin systole [systole], contraction, période de contraction du muscle cardiaque. 
   Une hémisystolie est une systole qui ne se produit qu'au niveau d'un seul des deux ventricules. L'hémisystolie peut être due au fait que l'autre ventricule ne se contracte pas, ou que chacun des deux ventricules se contracte alternativement.    Haut de page

Holosystolie   Holosystolique    Holosystolique (souffle)
Cardiologie  -  [Angl. : Holosystole ; Holosystolic]   N. f. ; Adj.  * holo : du grec holos [holo-, olo-], entier ; * systolie, systolique : du latin systole [systole], contraction, période de contraction du muscle cardiaque. 
    Le mot holosystolie et l'adjectif holosystolique caractérisent ce qui concerne toute la systole (c'est la phase de contraction du cœur) ou qui dure pendant toute la systole. Un événement holosystolique commence dès le premier bruit  et peut se terminer un peu après le deuxième bruit. Les cardiologues parlent d'un souffle holosystolique observé par exemple dans la communication interventriculaire, affection cardiaque congénitale chez certains nouveau-nés, chez les personnes faisant un infarctus du myocarde et dans certaines valvulopathies (fonctionnement anormal d'une valve cardiaque, généralement la valve mitrale ou auriculoventriculaire gauche).    Haut de page

Hyposystolie
Cardiologie  -   [Angl. : Hyposystole]   N. f.  * hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * systolie : du latin systole, [systole], contraction, période de contraction du muscle cardiaque.
    L'hyposystolie est la diminution de la contraction du cœur et dilatation excessive de ses cavités résultant d'une affection du cœur ou d'une gêne de la circulation périphérique. Elle est caractérisée par une oppression extrême, des crises d'étouffement, une hépatomégalie (augmentation anormale de la taille du foie) douloureuse, des œdèmes des membres inférieurs.       Haut de page

Mérosystolique
Cardiologie, angiologie  -  [Angl. : Merosystolic]    Adj.   * méro : du grec meros [mér(o)-, mérisme, -mère], partie, élément ; * systolique : du latin systole, [systole], contraction, période de contraction du muscle cardiaque. 
    On qualifie un élément de mérodiastolique lorsqu'il ne concerne qu'une partie de la diastole, c'est-à-dire de la phase de relâchement pendant laquelle les cavités cardiaques se remplissent (par exemple un souffle ou tout autre bruit anormal).
    De la même façon, un événement mérosystolique (du latin systole [systole, systolie], contraction, période de contraction du muscle cardiaque) ne concerne qu'une partie de la systole, période pendant laquelle les cavités du cœur se contractent et éjectent le sang qu'elles contiennent.      Haut de page

Pression systolique
Angiologie, cardiologie  -  [Angl. : Systolic pressure]   N. f.  * pression : du latin pressare, presser ; * systolique : du latin systole, [systole], contraction, période de contraction du muscle cardiaque. 
    La pression artérielle (PA) est la pression exercée par le sang sur la paroi des artères, mais on mesure en fait la tension artérielle (TA) qui est la réaction des parois artérielles à cette pression sanguine - voir le tableau ci-dessous. La pression systolique (maxima) s'observe quand le cœur se contracte (environ un cycle par seconde), alors que la pression diastolique ou minima correspond à la phase de remplissage et de repos du cœur.
    Le sphygmomanomètre (* sphygmo : du grec sphugmos, sphyxia [-sphygmie, sphygmo-, -sphyxie], pouls ; * mano : du grec manôs [mano-], peu dense, fluide ; * mètre : du grec metron, [-mètre, métr(ie)], mesure) est l'appareil que tout le monde connaît sous le nom de tensiomètre. Il existe aujourd'hui de nombreuses variantes de cet appareil, des anciens modèles à colonne de mercure (encore utilisés par certains médecins) aux nouveaux appareils à affichage digital et à action programmable. Un exemple de tensiomètre digital  (Mon appareil, présenté sur cette photo est un modèle qui se place sur le poignet.)

    Tous sont basés sur le principe d'un manomètre qui enregistre la réaction des artères, soumises à la fois à la pression du cœur (interne) et à celle de l'air produite par l'appareil (externe). Le principe est simple : le médecin gonfle un brassard puis, à l'aide d'une vis, il laisse doucement l'air s'échapper. Tant qu'il ne perçoit ou n'entend pas le pouls, la pression de l'appareil est supérieure à celle de la systole (contraction) cardiaque. Dès qu'il commence à percevoir le pouls, il note la première valeur qui est la pression haute. Il continue à dégonfler doucement le brassard, jusqu'à ce que le bruit disparaisse. C'est la valeur basse de la pression artérielle, qui correspond à la diastole ou période de repos du cœur.
   L'hypertension est l'augmentation, aigüe ou chronique, de la tension en général (ou au repos). Quand on parle d'hypertension, il s'agit presque toujours de l'HTA ou hypertension artérielle qui est l'un des facteurs pouvant amener à l'athérosclérose. Pour en savoir beaucoup plus sur l'athérosclérose, voyez "Physiopathologie de l'athérosclérose". On parle d'HTA labile quand les variations sont légères mais fréquentes.
    La TA augmente normalement lors d'un effort physique, d'un stress, de l'absorption de certains médicaments, entre autres, mais les médecins s'accordent à parler d'HTA lorsque les valeurs dépassent régulièrement 140 mm de mercure (ou 14 cm) à la systole (moment où le cœur se contracte) et 8,5 cm de mercure à la diastole, pendant la phase de remplissage (repos) du cœur.
    À noter aussi que ces valeurs doivent être corrigées pour les personnes âgées, chez lesquelles la PA augmente de façon physiologique, ainsi que pour les enfants qui ont des valeurs normalement inférieures. Tableau édité en 1999 par l'OMS  Tableau édité en 1999 par l'OMS. Les valeurs sont en millimètres de mercure ; on les exprime souvent en cm. Ainsi 120/80 dans ce tableau devient 12/8.     Haut de page

Souffle systolique
Cardiologie  -  [Angl. : Systolic murmur]   N. m.  * systolique : du latin systole [systole, -systolie], contraction, période de contraction du muscle cardiaque ; * souffle : du latin classique sufflare, souffler, exhaler. 
   Un souffle systolique est un bruit anormal et supplémentaire entendu pendant la systole cardiaque. Quand le souffle systolique est perçu au niveau de la pointe du cœur, il peut traduire une insuffisance de l'une des valves cardiaques, mitrale ou tricuspide.    Haut de page

Tachysystolie
Cardiologie  -  [Angl. : Tachysystole]   N. f.  * tachy : du grec takhus [taché(o)-, tachy-], rapide, vitesse ; * systolie : du latin systole [systole, -systolie], contraction, période de contraction du muscle cardiaque. 
    La systole est la phase de contraction du cœur, par opposition à la diastole qui est la phase de relâchement. Une tachysystolie est une augmentation parfois très importante du rythme des contractions. Dans la tachysystolie auriculaire, il peut y avoir jusqu'à 300 contractions par minutes, ce qui correspond à une fibrillation auriculaire.
    Dans ce cas, le rythme des contractions ventriculaires est variable. Le rétablissement d'un rythme normal peut être obtenu par injection de médicaments (avec anticoagulants) ou par choc électrique externe.     Haut de page

Télésystole   Télésystolique
Cardiologie, angiologie  -  [Angl. : Telesystole, Telesystolic]   N. f.  * télé- : du grec têle [télé-], loin de, à distance ; * systole : du latin systole [systole, systolie], contraction, période de contraction du muscle cardiaque.
    La télésystole est la partie finale de la systole, phase active du cycle cardiaque, qui correspond à la contraction des oreillettes et des ventricules, donc à l'éjection du sang des cavités. L'adjectif télésystolique se rapporte à cette phase finale de la systole.    Haut de page